Grève des bagagistes à l'aéroport: Médias24 donne la parole aux grévistes

Depuis deux mois, l’aéroport Mohammed V est confronté à des grèves à répétition des bagagistes. Malgré plusieurs accords laissant croire que le problème était réglé, aucune information précise n’a filtré sur les raisons de la multiplication de ces arrêts de travail. Après insistance, un cadre syndical de l’UMT a accepté de nous expliquer l’origine d’un conflit qui sera selon lui définitivement résolu mardi 2 juillet.

Grève des bagagistes à l'aéroport: Médias24 donne la parole aux grévistes Signature imminente d'un pacte social qui mettra fin à toute nouvelle grève des bagagistes

Le 28 juin 2019 à 14:46

Modifié le 29 juin 2019 à 15:17

Face aux grèves à répétition qui ont occasionné des retards de livraison voire même des pertes de bagages à l’aéroport Mohammed V, personne, y compris chez la direction de la société GPI n’a été en mesure de nous expliquer les raisons ayant poussé les bagagistes à multiplier les arrêts de travail, alors que le trafic aérien commence à battre son plein en ce début de haute saison touristique.

Silence radio, on négocie

Ainsi, malgré notre insistance, la direction de General Private Interim (GPI) s’est contentée de temporiser en assurant que contrairement « aux rumeurs », les grèves n’étaient pas dues à des retards de paiement des salaires, avant de révéler qu’un accord définitif était en cours de finalisation.

Sachant que plusieurs accords promettant la fin de ces grèves n’ont pas été respectés, nous avons donc essayé d’interroger les représentants des bagagistes qui sont proches de la centrale de l’UMT.

Après avoir essuyé plusieurs refus du fait de « la signature imminente d’un pacte social avec tous les acteurs de la manutention de bagages », un adjoint du SG Miloudi Moukharik nous a relaté en requérant l’anonymat, l’origine du conflit entre les bagagistes de l’aéroport casablancais et GPI.

Au départ du mouvement, 13 licenciements, puis une garde à vue

« Il y a plusieurs raisons au fait que ce conflit qui traîne depuis deux mois n'est toujours pas réglé.

« Contrairement à la RAM qui possède plusieurs syndicats (pilotes, agents au sol…), les 800 bagagistes n’ont pas de représentants syndicaux directs à GPI pour défendre leurs droits.

« A partir de là, quand environ 500 d’entre eux ont voulu créer une antenne syndicale de l’UMT, 13 bagagistes ont été licenciés par la direction qui n’a pas accepté d’avoir des perturbateurs en son sein.

« Ces licenciements qui ont déclenché les hostilités ont ensuite été suivis d’autres débrayages.

« La raison est que Younes Radi, élu par 500 employés de GPI secrétaire général de l'UMT, a été interpellé et mis en garde à vue, trois fois pour des prétendues violences sur son lieu de travail, alors qu’il ne demandait que l’amélioration des conditions sociales et économiques de ses collègues.

« Soumis à une charge de travail supérieure aux obligations contractuelles signées entre RAM Handling et GPI, les bagagistes ont donc décidé de multiplier les arrêts de travail de 30 minutes jusqu’à vendredi dernier (NDRL : 21 juin) », rembobine le syndicaliste qui révèle qu’un accord a été trouvé avec tous les acteurs concernés de près ou de loin par la manutention de bagages.

Signature imminente d'un pacte social qui évitera toute nouvelle grève

« Une assemblée générale des 500 bagagistes encartés à l’UMT s’est tenue hier [jeudi 27 juin 2019, NDLR] au siège de ce syndicat en présence de son secrétaire général Miloudi Moukharik.

« Cette réunion a permis de valider un certain nombre de revendications sociales et économiques constitutives d’un pacte social dont le contenu sera révélé et signé mardi prochain (2 juillet).

« Les signataires seront la RAM Handling, le secrétaire général de la fédération syndicale de la RAM, l’ONDA, l’UMT, le bureau syndical des travailleurs au sol de l’aéroport Mohammed V, le gouverneur de Nouaceur et enfin le directeur régional du ministère du Travail.

« Sachant que le contrat de GPI avec RAM Handling arrive à terme fin septembre, cette société ne sera pas signataire car il n’est pas sûr qu’elle gagne à nouveau l’appel d’offres qui vient d’être lancé », nous explique notre source qui se félicite de la conclusion imminente de cet accord qui engagera le prochain employeur des 800 bagagistes du plus grand aéroport du Royaume.

Reste à savoir si ses dispositions seront vraiment respectées et s’il n’y aura pas de nouvelles grèves sauvages durant cet été avant la fin du contrat de manutention entre RAM Handling et la société d’intérim GPI.

Signature imminente d'un pacte social qui mettra fin à toute nouvelle grève des bagagistes

Grève des bagagistes à l'aéroport: Médias24 donne la parole aux grévistes

Le 28 juin 2019 à20:21

Modifié le 29 juin 2019 à 15:17

Depuis deux mois, l’aéroport Mohammed V est confronté à des grèves à répétition des bagagistes. Malgré plusieurs accords laissant croire que le problème était réglé, aucune information précise n’a filtré sur les raisons de la multiplication de ces arrêts de travail. Après insistance, un cadre syndical de l’UMT a accepté de nous expliquer l’origine d’un conflit qui sera selon lui définitivement résolu mardi 2 juillet.

Face aux grèves à répétition qui ont occasionné des retards de livraison voire même des pertes de bagages à l’aéroport Mohammed V, personne, y compris chez la direction de la société GPI n’a été en mesure de nous expliquer les raisons ayant poussé les bagagistes à multiplier les arrêts de travail, alors que le trafic aérien commence à battre son plein en ce début de haute saison touristique.

Silence radio, on négocie

Ainsi, malgré notre insistance, la direction de General Private Interim (GPI) s’est contentée de temporiser en assurant que contrairement « aux rumeurs », les grèves n’étaient pas dues à des retards de paiement des salaires, avant de révéler qu’un accord définitif était en cours de finalisation.

Sachant que plusieurs accords promettant la fin de ces grèves n’ont pas été respectés, nous avons donc essayé d’interroger les représentants des bagagistes qui sont proches de la centrale de l’UMT.

Après avoir essuyé plusieurs refus du fait de « la signature imminente d’un pacte social avec tous les acteurs de la manutention de bagages », un adjoint du SG Miloudi Moukharik nous a relaté en requérant l’anonymat, l’origine du conflit entre les bagagistes de l’aéroport casablancais et GPI.

Au départ du mouvement, 13 licenciements, puis une garde à vue

« Il y a plusieurs raisons au fait que ce conflit qui traîne depuis deux mois n'est toujours pas réglé.

« Contrairement à la RAM qui possède plusieurs syndicats (pilotes, agents au sol…), les 800 bagagistes n’ont pas de représentants syndicaux directs à GPI pour défendre leurs droits.

« A partir de là, quand environ 500 d’entre eux ont voulu créer une antenne syndicale de l’UMT, 13 bagagistes ont été licenciés par la direction qui n’a pas accepté d’avoir des perturbateurs en son sein.

« Ces licenciements qui ont déclenché les hostilités ont ensuite été suivis d’autres débrayages.

« La raison est que Younes Radi, élu par 500 employés de GPI secrétaire général de l'UMT, a été interpellé et mis en garde à vue, trois fois pour des prétendues violences sur son lieu de travail, alors qu’il ne demandait que l’amélioration des conditions sociales et économiques de ses collègues.

« Soumis à une charge de travail supérieure aux obligations contractuelles signées entre RAM Handling et GPI, les bagagistes ont donc décidé de multiplier les arrêts de travail de 30 minutes jusqu’à vendredi dernier (NDRL : 21 juin) », rembobine le syndicaliste qui révèle qu’un accord a été trouvé avec tous les acteurs concernés de près ou de loin par la manutention de bagages.

Signature imminente d'un pacte social qui évitera toute nouvelle grève

« Une assemblée générale des 500 bagagistes encartés à l’UMT s’est tenue hier [jeudi 27 juin 2019, NDLR] au siège de ce syndicat en présence de son secrétaire général Miloudi Moukharik.

« Cette réunion a permis de valider un certain nombre de revendications sociales et économiques constitutives d’un pacte social dont le contenu sera révélé et signé mardi prochain (2 juillet).

« Les signataires seront la RAM Handling, le secrétaire général de la fédération syndicale de la RAM, l’ONDA, l’UMT, le bureau syndical des travailleurs au sol de l’aéroport Mohammed V, le gouverneur de Nouaceur et enfin le directeur régional du ministère du Travail.

« Sachant que le contrat de GPI avec RAM Handling arrive à terme fin septembre, cette société ne sera pas signataire car il n’est pas sûr qu’elle gagne à nouveau l’appel d’offres qui vient d’être lancé », nous explique notre source qui se félicite de la conclusion imminente de cet accord qui engagera le prochain employeur des 800 bagagistes du plus grand aéroport du Royaume.

Reste à savoir si ses dispositions seront vraiment respectées et s’il n’y aura pas de nouvelles grèves sauvages durant cet été avant la fin du contrat de manutention entre RAM Handling et la société d’intérim GPI.

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