Investissement: le gouvernement s’attaque aux projets en souffrance

La commission des investissements a décidé de s’attaquer au dossier des conventions d’investissements en souffrance. Plus d’une dizaine de projets de 1999 à aujourd’hui vont être passés au crible par le gouvernement pour les apurer. Premiers éléments.

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Investissement : le gouvernement s’attaque aux projets en souffrance

Le 16 juillet 2020 à 17:17

Modifié le 17 juillet 2020 à 09:50

A la 78e commission interministérielle des investissements tenue le 24 juin dernier, les membres n’ont pas fait qu’étudier et valider les nouveaux projets de conventions. En plus de valider 45 conventions d'investissements pour un montant global de 23 MMDH, ils se sont également penchés sur le suivi des projets validés lors des précédentes réunions de la commission.

Une source sûre confie à Médias24 que sur la période 2015-2019, 111 conventions ont été signées pour un montant total de 333,44 MMDH qui devaient générer 38.210 emplois.

Sur les 111 conventions, "on a des avancements pour 79 projets", confie notre source. "L'analyse de ces 79 projets fait ressortir que le taux de concrétisation des investissements et des emplois est de 40% à cause des retards".

Le taux est certes faible, mais il faut le nuancer car il regroupe à la fois "les projets anciens dont la concrétisation est plus avancée que pour les projets signés plus récemment notamment en 2018 et 2019", nous explique-t-on.

La commission s'est par ailleurs intéressée à une autre catégorie de projets dits "en souffrance". De quoi s'agit-il ? Ce sont des projets d'investissements signés avec l'Etat entre 1999 et aujourd'hui et qui sont bloqués et n'ont pas pu être résolus au niveau des commissions locales d'investissement. 

Selon nos informations, la commission a décidé de se pencher sur ces projets fin 2019 afin de solder ce passif. L'objectif est d'examiner ces projets dossier par dossier, identifier les éléments de blocage et proposer des solutions.

Nos sources nous précisent que les raisons du blocage sont différentes en fonction des projets. Pour certains, "la raison est interne à l’entreprise", pour d'autres, elle peut être "liée à un engagement de l’Etat qui n’a pas été respecté".

L'essentiel des projets actuellement en examen sont des projets hôteliers et touristiques qui devaient être réalisés dans plusieurs villes parmi lesquelles Marrakech, Tanger, Bouznika ou encore Rabat. 

L'arrêté de la situation exacte est en cours de finalisation. Mais selon le bilan fait fin 2019 (qui a dû évoluer entre temps), le travail est mené sur une vingtaine de projets portés par des investisseurs des pays du Golf, d'Espagne, et des Marocains pour un montant total de 47 MMDH dont 41 MMDH pour le tourisme. 

"Certains de ces projets ont pu être solutionnés au cours de ces derniers mois notamment certains dans la région de Rabat", nous confie-t-on.

Médias24 livrera en détail, la situation de ces projets quand elle sera finalisée par les équipes concernées notamment au ministère de l'industrie et du commerce, à l' AMDIE et à la primature.

Notre source assure que il y a "une approche volontariste du ministère du commerce et de l’industrie et de la primature pour faire ce travail et une prise de conscience qu'il faut le faire dans les meilleurs délais". 

Et pour cause, l'objectif pour l'Etat est double. Soit les blocages sont levées et donc l'investissement concrétisé avec les créations d'emplois qui vont avec. Soit la convention d'investissement est annulée et ainsi l'Etat peut récupérer le foncier bloqué dans ces projets depuis des années.

On parle de plusieurs centaines d’hectares bloqués dans ces projets dont des terrains au centre des villes touristiques comme Marrakech ou Tanger. 

Investissement: le gouvernement s’attaque aux projets en souffrance

Le 16 juillet 2020 à17:23

Modifié le 17 juillet 2020 à 09:50

La commission des investissements a décidé de s’attaquer au dossier des conventions d’investissements en souffrance. Plus d’une dizaine de projets de 1999 à aujourd’hui vont être passés au crible par le gouvernement pour les apurer. Premiers éléments.

A la 78e commission interministérielle des investissements tenue le 24 juin dernier, les membres n’ont pas fait qu’étudier et valider les nouveaux projets de conventions. En plus de valider 45 conventions d'investissements pour un montant global de 23 MMDH, ils se sont également penchés sur le suivi des projets validés lors des précédentes réunions de la commission.

Une source sûre confie à Médias24 que sur la période 2015-2019, 111 conventions ont été signées pour un montant total de 333,44 MMDH qui devaient générer 38.210 emplois.

Sur les 111 conventions, "on a des avancements pour 79 projets", confie notre source. "L'analyse de ces 79 projets fait ressortir que le taux de concrétisation des investissements et des emplois est de 40% à cause des retards".

Le taux est certes faible, mais il faut le nuancer car il regroupe à la fois "les projets anciens dont la concrétisation est plus avancée que pour les projets signés plus récemment notamment en 2018 et 2019", nous explique-t-on.

La commission s'est par ailleurs intéressée à une autre catégorie de projets dits "en souffrance". De quoi s'agit-il ? Ce sont des projets d'investissements signés avec l'Etat entre 1999 et aujourd'hui et qui sont bloqués et n'ont pas pu être résolus au niveau des commissions locales d'investissement. 

Selon nos informations, la commission a décidé de se pencher sur ces projets fin 2019 afin de solder ce passif. L'objectif est d'examiner ces projets dossier par dossier, identifier les éléments de blocage et proposer des solutions.

Nos sources nous précisent que les raisons du blocage sont différentes en fonction des projets. Pour certains, "la raison est interne à l’entreprise", pour d'autres, elle peut être "liée à un engagement de l’Etat qui n’a pas été respecté".

L'essentiel des projets actuellement en examen sont des projets hôteliers et touristiques qui devaient être réalisés dans plusieurs villes parmi lesquelles Marrakech, Tanger, Bouznika ou encore Rabat. 

L'arrêté de la situation exacte est en cours de finalisation. Mais selon le bilan fait fin 2019 (qui a dû évoluer entre temps), le travail est mené sur une vingtaine de projets portés par des investisseurs des pays du Golf, d'Espagne, et des Marocains pour un montant total de 47 MMDH dont 41 MMDH pour le tourisme. 

"Certains de ces projets ont pu être solutionnés au cours de ces derniers mois notamment certains dans la région de Rabat", nous confie-t-on.

Médias24 livrera en détail, la situation de ces projets quand elle sera finalisée par les équipes concernées notamment au ministère de l'industrie et du commerce, à l' AMDIE et à la primature.

Notre source assure que il y a "une approche volontariste du ministère du commerce et de l’industrie et de la primature pour faire ce travail et une prise de conscience qu'il faut le faire dans les meilleurs délais". 

Et pour cause, l'objectif pour l'Etat est double. Soit les blocages sont levées et donc l'investissement concrétisé avec les créations d'emplois qui vont avec. Soit la convention d'investissement est annulée et ainsi l'Etat peut récupérer le foncier bloqué dans ces projets depuis des années.

On parle de plusieurs centaines d’hectares bloqués dans ces projets dont des terrains au centre des villes touristiques comme Marrakech ou Tanger. 

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