L'aéroport Mohammed V risque la saturation dès 2023

Depuis janvier 2019, le premier aéroport du Maroc peut recevoir 14 millions de passagers par an. Entre les nouvelles lignes aériennes et les arrivées croissantes de touristes, le trafic de passagers explose littéralement surtout en été. Selon une source à l’ONDA, l’Office doit absolument avancer la date de lancement de la reconstruction du terminal 3 pour porter la capacité à 23 millions de voyageurs et éviter une saturation dès 2023.

L'aéroport Mohammed V risque la saturation dès 2023

Le 16 juillet 2019 à 16:48

Modifié le 16 juillet 2019 à 17:41

Il aura fallu pas moins de 10 ans de travaux pour que le terminal 1 puisse doubler la capacité d’accueil de l’aéroport Mohammed V qui plafonnait à 7 millions de passagers.

Sachant que le trafic passagers croît fortement avec des taux de progression énormes en été (26% en juin), une source de l’ONDA avance que cet aéroport pourrait recevoir dès cette année 2019 entre 10 et 11 millions de personnes et que sa capacité d’accueil sera donc dépassée plus vite que prévu.

14 millions de passagers dès 2023 ?

"Les prévisions font état d’un peu plus de 10 millions de passagers en 2019, mais comme l’été est loin d’être fini, il est probable que le trafic annuel sera bien plus élevé.

"Si l’aéroport continue d’enregistrer des taux de progression à 2 chiffres, sa capacité d’accueil qui est de 14 millions de personnes sera dépassée au maximum à la fin de 2023", révèle notre interlocuteur qui insiste sur la nécessité d’accélérer l’extension des capacités aéroportuaires.

"Avant de lancer n’importe quel chantier (agrandissement, rénovation…), l’ONDA tient compte des recommandations de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) qui sont le fruit d’études prévisionnelles basées sur l’évolution de la dynamique touristique, d’ouverture de liaisons aériennes…

"Le problème est que le schéma directeur de la DGAC qui prévoit de raser et reconstruire le Terminal 3, destiné au pèlerinage et aux opérations spéciales, recommande de le faire seulement à l’horizon 2025.

Nécessité d’avancer le chantier du Terminal 3

"Ce nouveau terminal permettra de porter la capacité annuelle totale de l'aéroport à 23 millions de passagers, soit 9 millions de plus que la capacité actuelle de 14 millions.

"Selon moi, il ne faut pas rééditer l’expérience du T1 dont la durée des travaux a entraîné la saturation de la capacité aéroportuaire.

"C’est pourquoi l’ONDA doit accélérer car le temps que les études de faisabilité, en cours, s’achèvent et que les travaux démarrent, la capacité d’accueil sera déjà saturée", recommande notre source en citant les ouvertures à venir de lignes qui vont faire exploser le nombre de passagers.

Les études n’ont pas prévu l’explosion du nombre de sièges aériens

"Les études de la DGAC n’avaient pas prévu que l’ONMT ajouterait des millions de sièges aériens et que cette dynamique se poursuivrait à Casablanca ou à Marrakech dont l’évolution constante du trafic de passagers posera bientôt un problème de capacité d’accueil.

"De plus, il faut rappeler que le Maroc a gagné un million d’arrivées touristiques supplémentaires en 2018 et que l’année en cours pourrait également réaliser la même performance", conclut notre interlocuteur en précisant que la situation impactera en premier lieu le flux des passagers ce qui aura pour principale conséquence de renforcer leur insatisfaction à l’égard des infrastructures aéroportuaires marocaines.

Au final à défaut d’un lancement rapide du chantier du T3 par l’ONDA, il faudra s’attendre à au moins deux années de perturbation de la fluidité du trafic des passagers à l’aéroport Mohammed V…

L'aéroport Mohammed V risque la saturation dès 2023

Le 16 juillet 2019 à16:48

Modifié le 16 juillet 2019 à 17:41

Depuis janvier 2019, le premier aéroport du Maroc peut recevoir 14 millions de passagers par an. Entre les nouvelles lignes aériennes et les arrivées croissantes de touristes, le trafic de passagers explose littéralement surtout en été. Selon une source à l’ONDA, l’Office doit absolument avancer la date de lancement de la reconstruction du terminal 3 pour porter la capacité à 23 millions de voyageurs et éviter une saturation dès 2023.

Il aura fallu pas moins de 10 ans de travaux pour que le terminal 1 puisse doubler la capacité d’accueil de l’aéroport Mohammed V qui plafonnait à 7 millions de passagers.

Sachant que le trafic passagers croît fortement avec des taux de progression énormes en été (26% en juin), une source de l’ONDA avance que cet aéroport pourrait recevoir dès cette année 2019 entre 10 et 11 millions de personnes et que sa capacité d’accueil sera donc dépassée plus vite que prévu.

14 millions de passagers dès 2023 ?

"Les prévisions font état d’un peu plus de 10 millions de passagers en 2019, mais comme l’été est loin d’être fini, il est probable que le trafic annuel sera bien plus élevé.

"Si l’aéroport continue d’enregistrer des taux de progression à 2 chiffres, sa capacité d’accueil qui est de 14 millions de personnes sera dépassée au maximum à la fin de 2023", révèle notre interlocuteur qui insiste sur la nécessité d’accélérer l’extension des capacités aéroportuaires.

"Avant de lancer n’importe quel chantier (agrandissement, rénovation…), l’ONDA tient compte des recommandations de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) qui sont le fruit d’études prévisionnelles basées sur l’évolution de la dynamique touristique, d’ouverture de liaisons aériennes…

"Le problème est que le schéma directeur de la DGAC qui prévoit de raser et reconstruire le Terminal 3, destiné au pèlerinage et aux opérations spéciales, recommande de le faire seulement à l’horizon 2025.

Nécessité d’avancer le chantier du Terminal 3

"Ce nouveau terminal permettra de porter la capacité annuelle totale de l'aéroport à 23 millions de passagers, soit 9 millions de plus que la capacité actuelle de 14 millions.

"Selon moi, il ne faut pas rééditer l’expérience du T1 dont la durée des travaux a entraîné la saturation de la capacité aéroportuaire.

"C’est pourquoi l’ONDA doit accélérer car le temps que les études de faisabilité, en cours, s’achèvent et que les travaux démarrent, la capacité d’accueil sera déjà saturée", recommande notre source en citant les ouvertures à venir de lignes qui vont faire exploser le nombre de passagers.

Les études n’ont pas prévu l’explosion du nombre de sièges aériens

"Les études de la DGAC n’avaient pas prévu que l’ONMT ajouterait des millions de sièges aériens et que cette dynamique se poursuivrait à Casablanca ou à Marrakech dont l’évolution constante du trafic de passagers posera bientôt un problème de capacité d’accueil.

"De plus, il faut rappeler que le Maroc a gagné un million d’arrivées touristiques supplémentaires en 2018 et que l’année en cours pourrait également réaliser la même performance", conclut notre interlocuteur en précisant que la situation impactera en premier lieu le flux des passagers ce qui aura pour principale conséquence de renforcer leur insatisfaction à l’égard des infrastructures aéroportuaires marocaines.

Au final à défaut d’un lancement rapide du chantier du T3 par l’ONDA, il faudra s’attendre à au moins deux années de perturbation de la fluidité du trafic des passagers à l’aéroport Mohammed V…

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