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La CDG, un acteur structurant de la transition énergétique et du digital

ENTRETIEN. Après la régionalisation et la transformation industrielle, voici les deux autres enjeux de la nouvelle stratégie de la CDG: la transition énergétique et la transformation digitale. Troisième partie de l'interview exclusive de Abdellatif Zaghnoun, Directeur général du groupe CDG.

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La CDG, un acteur structurant de la transition énergétique et du digital (Photo Médias24)

Le 01 novembre 2019 à 15:53

Modifié le 01 novembre 2019 à 16:03

Médias24: Après la régionalisation et la transformation structurelle du tissu industriel national, le 3e enjeu pour le groupe CDG est celui de la transition énergétique…

Abdellatif Zaghnoun: Oui, la transition énergétique et ses deux composantes les plus importantes : les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Pour ce qui concerne les énergies renouvelables, le Maroc est doté d’une stratégie, qui est portée par la plus haute autorité. Sa Majesté a fixé des objectifs très clairs, notamment que l’électricité produite doit être de source renouvelable, à 42% en 2020 et à 52% en 2030. Cette stratégie est en train d’être déclinée par MASEN et l’ONEE.

La CDG peut contribuer à cet objectif à travers des partenariats public privé. D’ailleurs, je vous rappelle que nous avions soumissionné pour le projet éolien intégré de 850 MW.

Aujourd’hui, nous sommes en train d’étudier d’autres projets, notamment dans les domaines hydraulique et éolien. Nous sommes convaincus de pouvoir y contribuer à travers des PPP.

La deuxième composante de la transition énergétique, c’est l’efficacité énergétique. Là aussi, des objectifs ont été fixés par les pouvoirs publics. Notamment la réduction de la consommation électrique de 5% à l’horizon 2020 et de 20% à l’horizon 2030. Et je pense qu’à ce niveau, il n’y a pas beaucoup d’avancées.

A l’occasion de la COP 22, en 2016, nous avions pris un engagement commun, avec d’autres acteurs, d’autres institutions nationales, notamment l’ONEE et l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique AMEE, de créer une ESCO [Energy Service Company] qui va être l’interlocuteur entre les donneurs d’ordre et là nous avons ciblé deux domaines. Il s’agit de l’éclairage public et des bâtiments publics. Cette ESCO va être l’interlocuteur entre les donneurs d’ordre (communes, Etat…) et les entreprises privées qui vont intervenir pour réaliser ces projets d’efficacité énergétique dans ces deux domaines.

Avant fin novembre, nous allons créer une ESCO en interne, au sein de la CDG, pour d'abord promouvoir les projets et piloter les projets en interne mais également pour être l'interlocuteur avec un certain nombre d'acteurs publics notamment les communes. Nous travaillons par exemple à un modèle qui va justement nous permettre d'intervenir au niveau de l'éclairage public pour un certain nombre de communes.

-On a déjà vu des villes marocaines changer leurs systèmes d’éclairage et passer aux LED…

-Oui, mais ce n’est pas structuré.

Nous voulons mettre en place quelque chose de structurant. L'ESCO va accompagner les communes dans l'élaboration de cahiers de charges, le choix des investisseurs, la mobilisation des financements et la réalisation des projets avec un engagement sur les objectifs en termes de réduction de la consommation énergétique.

-Il reste le quatrième et dernier enjeu, le digital.

-La transformation digitale est un enjeu transverse aux trois premiers.

Le digital doit être présent dans les trois. Il apportera une contribution majeure à régénérer le tissu industriel marocain ainsi qu’au développement des régions et à la transition énergétique. L’idée d’accompagner les startups vient d’ailleurs de là.

Il est évident que la transformation digitale doit commencer par soi-même. Nous avons donc engagé au niveau du groupe CDG une transformation digitale centrée sur le client et il y a déjà des réalisations aujourd'hui, des projets opérationnels notamment la banque digitale ainsi que la dématérialisation d'un certain nombre d'activités par exemple avec les notaires, la Conservation foncière ou la DGI.

Ce processus est encore plus important qu’il n’y paraît puisqu’il va intégrer tout l'écosystème du groupe CDG c'est-à-dire les collectivités, les services de l'Etat, les fournisseurs, les clients internes. Ce sera une transformation à 360 degrés.

Le processus est déjà engagé en termes d'identification des processus de simplification et d'informatisation. L'année 2020 va être l’année de l’achèvement de ce chantier.

-Qui pilote ce processus?

-C’est nous qui pilotons. Et à chaque fois que nous avons besoin d’une prestation externe, nous allons la chercher.

Selon les économistes à l'horizon 2030, plus de 50% des métiers existants doivent disparaitre

Il faut anticiper tout cela. La CDG veut être un acteur structurant de la transformation du Maroc dans ces différents domaines prioritaires.

[A SUIVRE]

(Photo Médias24)

La CDG, un acteur structurant de la transition énergétique et du digital

Le 01 novembre 2019 à16:03

Modifié le 01 novembre 2019 à 16:03

ENTRETIEN. Après la régionalisation et la transformation industrielle, voici les deux autres enjeux de la nouvelle stratégie de la CDG: la transition énergétique et la transformation digitale. Troisième partie de l'interview exclusive de Abdellatif Zaghnoun, Directeur général du groupe CDG.

Médias24: Après la régionalisation et la transformation structurelle du tissu industriel national, le 3e enjeu pour le groupe CDG est celui de la transition énergétique…

Abdellatif Zaghnoun: Oui, la transition énergétique et ses deux composantes les plus importantes : les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Pour ce qui concerne les énergies renouvelables, le Maroc est doté d’une stratégie, qui est portée par la plus haute autorité. Sa Majesté a fixé des objectifs très clairs, notamment que l’électricité produite doit être de source renouvelable, à 42% en 2020 et à 52% en 2030. Cette stratégie est en train d’être déclinée par MASEN et l’ONEE.

La CDG peut contribuer à cet objectif à travers des partenariats public privé. D’ailleurs, je vous rappelle que nous avions soumissionné pour le projet éolien intégré de 850 MW.

Aujourd’hui, nous sommes en train d’étudier d’autres projets, notamment dans les domaines hydraulique et éolien. Nous sommes convaincus de pouvoir y contribuer à travers des PPP.

La deuxième composante de la transition énergétique, c’est l’efficacité énergétique. Là aussi, des objectifs ont été fixés par les pouvoirs publics. Notamment la réduction de la consommation électrique de 5% à l’horizon 2020 et de 20% à l’horizon 2030. Et je pense qu’à ce niveau, il n’y a pas beaucoup d’avancées.

A l’occasion de la COP 22, en 2016, nous avions pris un engagement commun, avec d’autres acteurs, d’autres institutions nationales, notamment l’ONEE et l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique AMEE, de créer une ESCO [Energy Service Company] qui va être l’interlocuteur entre les donneurs d’ordre et là nous avons ciblé deux domaines. Il s’agit de l’éclairage public et des bâtiments publics. Cette ESCO va être l’interlocuteur entre les donneurs d’ordre (communes, Etat…) et les entreprises privées qui vont intervenir pour réaliser ces projets d’efficacité énergétique dans ces deux domaines.

Avant fin novembre, nous allons créer une ESCO en interne, au sein de la CDG, pour d'abord promouvoir les projets et piloter les projets en interne mais également pour être l'interlocuteur avec un certain nombre d'acteurs publics notamment les communes. Nous travaillons par exemple à un modèle qui va justement nous permettre d'intervenir au niveau de l'éclairage public pour un certain nombre de communes.

-On a déjà vu des villes marocaines changer leurs systèmes d’éclairage et passer aux LED…

-Oui, mais ce n’est pas structuré.

Nous voulons mettre en place quelque chose de structurant. L'ESCO va accompagner les communes dans l'élaboration de cahiers de charges, le choix des investisseurs, la mobilisation des financements et la réalisation des projets avec un engagement sur les objectifs en termes de réduction de la consommation énergétique.

-Il reste le quatrième et dernier enjeu, le digital.

-La transformation digitale est un enjeu transverse aux trois premiers.

Le digital doit être présent dans les trois. Il apportera une contribution majeure à régénérer le tissu industriel marocain ainsi qu’au développement des régions et à la transition énergétique. L’idée d’accompagner les startups vient d’ailleurs de là.

Il est évident que la transformation digitale doit commencer par soi-même. Nous avons donc engagé au niveau du groupe CDG une transformation digitale centrée sur le client et il y a déjà des réalisations aujourd'hui, des projets opérationnels notamment la banque digitale ainsi que la dématérialisation d'un certain nombre d'activités par exemple avec les notaires, la Conservation foncière ou la DGI.

Ce processus est encore plus important qu’il n’y paraît puisqu’il va intégrer tout l'écosystème du groupe CDG c'est-à-dire les collectivités, les services de l'Etat, les fournisseurs, les clients internes. Ce sera une transformation à 360 degrés.

Le processus est déjà engagé en termes d'identification des processus de simplification et d'informatisation. L'année 2020 va être l’année de l’achèvement de ce chantier.

-Qui pilote ce processus?

-C’est nous qui pilotons. Et à chaque fois que nous avons besoin d’une prestation externe, nous allons la chercher.

Selon les économistes à l'horizon 2030, plus de 50% des métiers existants doivent disparaitre

Il faut anticiper tout cela. La CDG veut être un acteur structurant de la transformation du Maroc dans ces différents domaines prioritaires.

[A SUIVRE]

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