La Gazelle d'or: Les plaidoiries commencent à la Cour d'appel

A la Cour d'appel de commerce de Casablanca, dénouement prochain dans le dossier la Gazelle d'or. Le 4 avril, Ghita Bennis et les héritiers Adham seront face à face lors de la séance des plaidoiries.

La Gazelle d'or: Les plaidoiries commencent à la Cour d'appel

Le 28 mars 2019 à 20:11

Modifié le 28 mars 2019 à 19:32

Relancé devant la Cour d’appel de commerce de Casablanca, le dossier la Gazelle d’Or entame sa dernière ligne droite. Ultime étape de ce procès avant le verdict, les plaidoiries des parties auront lieu jeudi 4 avril 2019. Un exercice rare pour être cité. Dans les juridictions commerciales, les procédures sont le plus souvent  écrites.

De part ces protagonistes, ses enjeux et son historique, l’affaire est en elle-même exceptionnelle. Elle oppose d'une part Ghita Bennis, administrateur depuis 1981 de la Gazelle d’Or, palace mythique basé à Taroudant, et d'autre part, les héritiers de Kamal Ibrahim Adham qui en réclament la propriété. Kamal Ibrahim Adham n’est autre que le fondateur des services secrets saoudiens.

Mme Bennis avait perdu en première instance (2013), en appel (2014) puis en cassation (2015). Ces juridictions lui avaient successivement renié tout droit sur La Gazelle d'or, alors qu'elle invoquait 80% de parts cédées par le père Adham.

L'affaire semblait alors close, si ce n'est ce revirement exceptionnel dans l'histoire de la Justice marocaine: Le 17 octobre 2017, la Cour de cassation se rétracte de sa décision, casse celle de la juridiction inférieure et renvoie, sans se prononcer sur le fond, le dossier pour un nouvel examen à Casablanca.

Forte de ce rebondissement, l'ancienne diplomate a repris, en mars 2018, possession du Palace dont elle avait été évincée en 2014. La Cour de commerce de Casablanca la confortera-t-elle définitivement dans ses droits ou se prononcera-t-elle en faveur des héritiers Adham ?

Les jeux sont ouverts. Et les plaidoiries seront décisives. Les parties ont fait appel à des avocats qui en maItrisent les règles. La famille Adham est représentée par 3 robes noires, dont Me Abdellatif Ouahbi, avocat à la casquette de parlementaire. Ghita Bennis a quant à elle engagé Me Abdellatif Michbal et Me Semlali Hassan, deux avocats expérimentés.

Cette nouvelle phase de l’affaire a été relancée il y a plus d’une année (le 6 mars 2018) après le renvoi de la Cour de cassation. La conseillère Machraoui Naima a dû annoncer plusieurs renvois d’audiences avant que le dossier ne prenne enfin son envol. Les héritiers Adham avaient été notifiés par la voie diplomatique, réputée pour sa complexité et sa lenteur.  

>>Lire aussi: Affaire la Gazelle d'or: Les motifs d'une rétractation inattendue

La Gazelle d'or: Les plaidoiries commencent à la Cour d'appel

Le 28 mars 2019 à20:32

Modifié le 28 mars 2019 à 19:32

A la Cour d'appel de commerce de Casablanca, dénouement prochain dans le dossier la Gazelle d'or. Le 4 avril, Ghita Bennis et les héritiers Adham seront face à face lors de la séance des plaidoiries.

Relancé devant la Cour d’appel de commerce de Casablanca, le dossier la Gazelle d’Or entame sa dernière ligne droite. Ultime étape de ce procès avant le verdict, les plaidoiries des parties auront lieu jeudi 4 avril 2019. Un exercice rare pour être cité. Dans les juridictions commerciales, les procédures sont le plus souvent  écrites.

De part ces protagonistes, ses enjeux et son historique, l’affaire est en elle-même exceptionnelle. Elle oppose d'une part Ghita Bennis, administrateur depuis 1981 de la Gazelle d’Or, palace mythique basé à Taroudant, et d'autre part, les héritiers de Kamal Ibrahim Adham qui en réclament la propriété. Kamal Ibrahim Adham n’est autre que le fondateur des services secrets saoudiens.

Mme Bennis avait perdu en première instance (2013), en appel (2014) puis en cassation (2015). Ces juridictions lui avaient successivement renié tout droit sur La Gazelle d'or, alors qu'elle invoquait 80% de parts cédées par le père Adham.

L'affaire semblait alors close, si ce n'est ce revirement exceptionnel dans l'histoire de la Justice marocaine: Le 17 octobre 2017, la Cour de cassation se rétracte de sa décision, casse celle de la juridiction inférieure et renvoie, sans se prononcer sur le fond, le dossier pour un nouvel examen à Casablanca.

Forte de ce rebondissement, l'ancienne diplomate a repris, en mars 2018, possession du Palace dont elle avait été évincée en 2014. La Cour de commerce de Casablanca la confortera-t-elle définitivement dans ses droits ou se prononcera-t-elle en faveur des héritiers Adham ?

Les jeux sont ouverts. Et les plaidoiries seront décisives. Les parties ont fait appel à des avocats qui en maItrisent les règles. La famille Adham est représentée par 3 robes noires, dont Me Abdellatif Ouahbi, avocat à la casquette de parlementaire. Ghita Bennis a quant à elle engagé Me Abdellatif Michbal et Me Semlali Hassan, deux avocats expérimentés.

Cette nouvelle phase de l’affaire a été relancée il y a plus d’une année (le 6 mars 2018) après le renvoi de la Cour de cassation. La conseillère Machraoui Naima a dû annoncer plusieurs renvois d’audiences avant que le dossier ne prenne enfin son envol. Les héritiers Adham avaient été notifiés par la voie diplomatique, réputée pour sa complexité et sa lenteur.  

>>Lire aussi: Affaire la Gazelle d'or: Les motifs d'une rétractation inattendue

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