La Princesse Lalla Hasnaa à l'ouverture du Festival des musiques sacrées

La Princesse Lalla Hasnaa a présidé, vendredi 14 juin à Fès, la cérémonie d'ouverture du 25e festival de Fès des musiques sacrées du monde.

La Princesse Lalla Hasnaa préside l'ouverture du Festival de Fès des musiques sacrées

Le 15 juin 2019 à 10:39

Modifié le 17 juin 2019 à 10:28

La Princesse Lalla Hasnaa a suivi le concert inaugural, une création originale intitulée "Fès, mémoire du futur", qui reflète la dimension sacrée et spirituelle de la médina de Fès, tout en valorisant les traditions authentiques du Maroc et de ses liens avec plusieurs pays du monde.

De nombreux artistes marocains, portant l’héritage arabe, andalou, amazigh et juif, ont mis en valeur la diversité culturelle qu’incarne l’enchevêtrement des ruelles de la médina, représentation symbolique d’une géographie de l’esprit et du voyage. Des chants du Sénégal, honorant la confrérie Tijanniya, sont venus rappeler à cet autre trait de l’identité de Fès, africaine.

Les concepteurs de cette œuvre ont voulu mettre en lumière le rayonnement de la Cité qui est au cours du temps nourri et représenté par des pèlerins et illustres voyageurs nomades. Sur leurs traces, la création a visité les confréries soufies du Sénégal ainsi que la ville sainte d’Al-Qods où s’établirent un grand nombre de soufis fassis et où se rendit le célèbre médecin et philosophe Rabbi Moshé Ben Maimon, connu sous le pseudonyme de Maïmonide, né le 30 mars 1135, à Cordoue, sur les rives du Guadalquivir.

Des artistes persans, arméniens, tunisiens, palestiniens ou encore du Sultanat d’Oman ont illustré le rayonnement d’une culture islamique et savante dont Fès fut l’un des principaux berceaux, notamment à travers la notoriété de son université Al Quaraouiyine.

Conçue et mise en scène par le directeur artistique du festival, Alain Weber, cette nouvelle scénographie a fait pénétrer l’assistance au cœur des ruelles d’une médina, dont la mémoire peut être la source d’un futur créatif, spirituel et épanoui.

La configuration particulière du site de Bab Al Makina a permis d’exploiter astucieusement la technique du "mapping" et de la mise en scène. Au-delà des remparts gigantesques, chaque séquence musicale a été portée par des images féeriques, sans pour autant corrompre l’essence même de ces traditions.

(Avec MAP)

Lire aussi: Le festival de Fès des musiques sacrées dévoile sa programmation 2019

La Princesse Lalla Hasnaa à l'ouverture du Festival des musiques sacrées

Le 15 juin 2019 à10:47

Modifié le 17 juin 2019 à 10:28

La Princesse Lalla Hasnaa a présidé, vendredi 14 juin à Fès, la cérémonie d'ouverture du 25e festival de Fès des musiques sacrées du monde.

La Princesse Lalla Hasnaa a suivi le concert inaugural, une création originale intitulée "Fès, mémoire du futur", qui reflète la dimension sacrée et spirituelle de la médina de Fès, tout en valorisant les traditions authentiques du Maroc et de ses liens avec plusieurs pays du monde.

De nombreux artistes marocains, portant l’héritage arabe, andalou, amazigh et juif, ont mis en valeur la diversité culturelle qu’incarne l’enchevêtrement des ruelles de la médina, représentation symbolique d’une géographie de l’esprit et du voyage. Des chants du Sénégal, honorant la confrérie Tijanniya, sont venus rappeler à cet autre trait de l’identité de Fès, africaine.

Les concepteurs de cette œuvre ont voulu mettre en lumière le rayonnement de la Cité qui est au cours du temps nourri et représenté par des pèlerins et illustres voyageurs nomades. Sur leurs traces, la création a visité les confréries soufies du Sénégal ainsi que la ville sainte d’Al-Qods où s’établirent un grand nombre de soufis fassis et où se rendit le célèbre médecin et philosophe Rabbi Moshé Ben Maimon, connu sous le pseudonyme de Maïmonide, né le 30 mars 1135, à Cordoue, sur les rives du Guadalquivir.

Des artistes persans, arméniens, tunisiens, palestiniens ou encore du Sultanat d’Oman ont illustré le rayonnement d’une culture islamique et savante dont Fès fut l’un des principaux berceaux, notamment à travers la notoriété de son université Al Quaraouiyine.

Conçue et mise en scène par le directeur artistique du festival, Alain Weber, cette nouvelle scénographie a fait pénétrer l’assistance au cœur des ruelles d’une médina, dont la mémoire peut être la source d’un futur créatif, spirituel et épanoui.

La configuration particulière du site de Bab Al Makina a permis d’exploiter astucieusement la technique du "mapping" et de la mise en scène. Au-delà des remparts gigantesques, chaque séquence musicale a été portée par des images féeriques, sans pour autant corrompre l’essence même de ces traditions.

(Avec MAP)

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