Le Covid-19 fait perdre 350 MDH aux producteurs d’oeufs, en trois mois

Les pertes pour les producteurs d’œufs sont estimées à 3,5 millions de DH par jour, soit 350 MDH entre le 20 mars et le 30 juin. Les professionnels du secteur demandent une intervention rapide du gouvernement.

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Le covid-19 fait perdre 350 MDH aux producteurs d’oeufs, en trois mois

Le 03 juillet 2020 à 12:49

Modifié le 03 juillet 2020 à 13:36

Le secteur des œufs de consommation est malmené depuis 2019, et le Covid n’a pas arrangé les choses, nous confirme Khalid Zaime, vice-président et porte-parole de l’Association nationale des producteurs d’œufs de consommation.

Un problème de surproduction

"L’offre est abondante, le produit est disponible mais la demande est en baisse, et ce, depuis 2019", nous confie notre source.

"La situation a empiré avec l’arrivée du Covid-19, qui a entraîné la fermeture des marchés, des hôtels, des restaurants ainsi que quelques points de vente".

"Le transport était restreint, ce qui a rendu difficile l'écoulement des marchandises. La seule solution qui se présentait était la baisse des prix, puisque les œufs ne peuvent pas être stockés". Le prix de l’œuf, grand calibre, est actuellement de 0,50 DH à la ferme. Il est vendu à 0,60 DH chez les épiciers, et peut atteindre 1 DH chez d'autres points de vente, d’après M. Zaime.

"Dans notre secteur, nous avons toujours respecté les mesures d’hygiène et de sécurité, ainsi que les mesures barrières pour protéger la poule. Nous en avons ajouté d’autres, vu le contexte actuel, ce qui a engendré des charges supplémentaires aux producteurs".

"Le prix du transport des matières premières a beaucoup augmenté durant cette période, notamment le transport vers le sud".

A cela s’ajoute le prolongement forcé du cycle d’élevage des poules dans les fermes, et donc une production supplémentaire. La production d’œufs au niveau national est estimée à 19 millions quotidiennement, par 120 éleveurs. 

Subventions à l’export

"Pour faire face à cette situation, nous avons besoin de subventions à l’export. Nous en avons déjà saisi le ministre de l’Agriculture", mais au moment où nous mettons en ligne cet article, il n’y a pas encore eu d’accord sur le sujet. "D’autres réunions sont prévues dans les jours à venir".

"De grands investissements ont été fait par les professionnels du secteur en réponse à la volonté du Roi Mohammed VI de s’ouvrir sur le continent africain. Mais nous n’arrivons pas à concurrencer l’Espagne, sauf si les prix des oeufs augmentent en Europe".

"Nous avons réalisé une étude, que nous avons présentée au ministre, qui démontre que des subventions à l’export seraient très rentables pour le secteur".  

"Plusieurs producteurs risquent la faillite et d’autres pourraient arrêter leur activité. La situation risque d'empirer. Nous avons donc besoin d’une intervention rapide", ajoute notre interlocuteur, qui explique que "le Maroc pourrait de nouveau être contraint d’importer des œufs de l’étranger, comme en 2016, avec un prix supérieur et une qualité moindre".

"En Europe, la production d’œufs passe par la chaîne de froid. Celle-ci est interrompue lorsque le produit arrive au Maroc, puisque le circuit de production n’est pas encore bien maîtrisé. Les œufs peuvent rester plusieurs jours à l’air libre chez les épiciers par exemple, et leur qualité se dégrade", conclut notre source.

Le Covid-19 fait perdre 350 MDH aux producteurs d’oeufs, en trois mois

Le 03 juillet 2020 à13:24

Modifié le 03 juillet 2020 à 13:36

Les pertes pour les producteurs d’œufs sont estimées à 3,5 millions de DH par jour, soit 350 MDH entre le 20 mars et le 30 juin. Les professionnels du secteur demandent une intervention rapide du gouvernement.

Le secteur des œufs de consommation est malmené depuis 2019, et le Covid n’a pas arrangé les choses, nous confirme Khalid Zaime, vice-président et porte-parole de l’Association nationale des producteurs d’œufs de consommation.

Un problème de surproduction

"L’offre est abondante, le produit est disponible mais la demande est en baisse, et ce, depuis 2019", nous confie notre source.

"La situation a empiré avec l’arrivée du Covid-19, qui a entraîné la fermeture des marchés, des hôtels, des restaurants ainsi que quelques points de vente".

"Le transport était restreint, ce qui a rendu difficile l'écoulement des marchandises. La seule solution qui se présentait était la baisse des prix, puisque les œufs ne peuvent pas être stockés". Le prix de l’œuf, grand calibre, est actuellement de 0,50 DH à la ferme. Il est vendu à 0,60 DH chez les épiciers, et peut atteindre 1 DH chez d'autres points de vente, d’après M. Zaime.

"Dans notre secteur, nous avons toujours respecté les mesures d’hygiène et de sécurité, ainsi que les mesures barrières pour protéger la poule. Nous en avons ajouté d’autres, vu le contexte actuel, ce qui a engendré des charges supplémentaires aux producteurs".

"Le prix du transport des matières premières a beaucoup augmenté durant cette période, notamment le transport vers le sud".

A cela s’ajoute le prolongement forcé du cycle d’élevage des poules dans les fermes, et donc une production supplémentaire. La production d’œufs au niveau national est estimée à 19 millions quotidiennement, par 120 éleveurs. 

Subventions à l’export

"Pour faire face à cette situation, nous avons besoin de subventions à l’export. Nous en avons déjà saisi le ministre de l’Agriculture", mais au moment où nous mettons en ligne cet article, il n’y a pas encore eu d’accord sur le sujet. "D’autres réunions sont prévues dans les jours à venir".

"De grands investissements ont été fait par les professionnels du secteur en réponse à la volonté du Roi Mohammed VI de s’ouvrir sur le continent africain. Mais nous n’arrivons pas à concurrencer l’Espagne, sauf si les prix des oeufs augmentent en Europe".

"Nous avons réalisé une étude, que nous avons présentée au ministre, qui démontre que des subventions à l’export seraient très rentables pour le secteur".  

"Plusieurs producteurs risquent la faillite et d’autres pourraient arrêter leur activité. La situation risque d'empirer. Nous avons donc besoin d’une intervention rapide", ajoute notre interlocuteur, qui explique que "le Maroc pourrait de nouveau être contraint d’importer des œufs de l’étranger, comme en 2016, avec un prix supérieur et une qualité moindre".

"En Europe, la production d’œufs passe par la chaîne de froid. Celle-ci est interrompue lorsque le produit arrive au Maroc, puisque le circuit de production n’est pas encore bien maîtrisé. Les œufs peuvent rester plusieurs jours à l’air libre chez les épiciers par exemple, et leur qualité se dégrade", conclut notre source.

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