Le Front pour la Samir s'étonne du retard dans le démarrage du stockage (communiqué)

Le Front national pour la sauvegarde de la raffinerie marocaine de pétrole a publié un communiqué concernant les prix des hydrocarbures, la régulation du marché, le conseil de la concurrence et appelle à soutenir le transfert des actifs à l'Etat.

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Le Front pour la Samir s'étonne du retard dans le démarrage du stockage (communiqué)

Le 13 août 2020 à 17:16

Modifié le 14 août 2020 à 09:28

Voici le texte intégral du communiqué:

"Suite à des discussions approfondies au sujet de l’arrêt de la production de ea Samir qui se poursuit toujours et dans le cadre de l’initiative du Front en faveur de deux propositions de loi de transfert des actifs de la raffinerie de pétrole à l’État marocain et de régulation des prix des hydrocarbures.

"Dans le contexte particulier marqué par des tentatives de perturbation de l’intérieur de la décision du Conseil de la concurrence quant aux pratiques anticoncurrentielles sur le marché des carburants.

"Considérant les pertes énormes résultant de l’arrêt du raffinage pétrolier au Maroc depuis cinq années, du fait des déséquilibres notoires dans les stocks de sécurité et des niveaux scandaleux des prix.

"Considérant les implications plus que probables de cette situation sur la sécurité énergétique du pays, à la lumière de la pandémie du coronavirus et de la montée des conflits internationaux sur les sources de pétrole et de gaz.

"Nous, membres du Bureau Exécutif du Front national pour la sauvegarde de la raffinerie marocaine de pétrole, réunis en visioconférence le mardi 11 août 2020, déclarons à l’opinion publique ce qui suit :

"1. Nous considérons que la reprise urgente du raffinage de pétrole dans la raffinerie marocaine, dont les actifs sont évalués à plus de 21 milliards de dirhams (les créances de l’État représentent 65% de la dette globale de La Samir) et dont le budget de remise à niveau de l’outil industriel représente moins de 1,5 milliard de dirhams (7% de la valeur), constitue la voie idoine pour renforcer la souveraineté énergétique du Maroc, préserver les gains générés par les industries de raffinage, organiser les conditions d’une concurrence saine et réduire l’hégémonie de ceux qui exercent un contrôle sur le marché du pétrole et du gaz.

"2. Nous mettons en garde au sujet de la nécessité de constituer les stocks de sécurité nécessaires en produits hydrocarbures dans cette période de pandémie sanitaire et de fermeture des frontières, et ce à travers l’exploitation, fût-ce par la location, des réservoirs de stockage de La Samir. Nous exprimons notre étonnement quant au retard et aux entraves auxquels est confrontée l’opération de démarrage effectif de l’activité de stockage des matières pétrolières, en dépit de la décision de justice rendue depuis mai 2020 sur la base de la demande du gouvernement marocain.

"3. Nous attendons des partis politiques, des organisations syndicales et de toutes les forces vives de la nation, ayant exprimé leur soutien à la proposition de loi de transfert des actifs de la Samir à l’État marocain et à la proposition de régulation des prix des hydrocarbures au Maroc, de s’engager dans le plaidoyer en faveur de ces deux textes de loi et de prendre des initiatives concrètes au sein de la Chambre des représentants et de la Chambre des conseillers. Et nous espérons que le fonds d’investissement stratégique annoncé à l’occasion du discours du Trône sera un point d’entrée pour faire renaître la raffinerie de Mohammedia, favoriser son retour sur la scène énergétique marocaine et développer les industries nationales.

"4. Nous nous félicitons de la décision de créer une Commission Royale chargée de veiller à la manifestation de la vérité au sujet du rapport du Conseil de la concurrence au sujet des soupçons d’ententes illicites sur les prix entre les distributeurs de produits pétroliers. Et nous invitons au respect des dispositions constitutionnelles s’agissant des plus hautes expressions de la volonté de la nation, à la nécessité de garantir l’indépendance de décision des institutions constitutionnelles, au premier rang desquelles se trouve le Conseil de la concurrence, afin qu’il puisse jouer pleinement son rôle sans ingérence de l’extérieur et sans perturbation de l’intérieur en matière de régulation du marché des hydrocarbures, des matières pétrolières et gazières, et en matière de lutte contre toutes les pratiques contraires à une concurrence loyale ou préjudiciables aux droits des consommateurs et aux intérêts de l’économie nationale.

"5. L’augmentation du niveau de la marge bénéficiaire dans le secteur des hydrocarbures après sa libéralisation, de 600 dirhams la tonne à environ 2.000 dirhams la tonne, la vente aux consommateurs à prix comparables, la répartition des parts de marché, l’échange d’informations confidentielles sur les flux d’affaires, l’approvisionnement concerté auprès du marché international et la poursuite des mêmes pratiques que celles qui prévalaient avant la libéralisation, sont autant de faisceaux de soupçons qui militent en faveur de l’existence d’une obstruction au processus de formation des prix par le marché et requièrent, s’ils venaient à être confirmés, l’application des sanctions proposées par le Conseil de la concurrence aux sociétés pétrolières qui se seraient mises en violation de la loi 104.12 relative à la liberté des prix et de la concurrence."

Tags : La Samir

Le Front pour la Samir s'étonne du retard dans le démarrage du stockage (communiqué)

Le 14 août 2020 à09:28

Modifié le 14 août 2020 à 09:28

Le Front national pour la sauvegarde de la raffinerie marocaine de pétrole a publié un communiqué concernant les prix des hydrocarbures, la régulation du marché, le conseil de la concurrence et appelle à soutenir le transfert des actifs à l'Etat.

Voici le texte intégral du communiqué:

"Suite à des discussions approfondies au sujet de l’arrêt de la production de ea Samir qui se poursuit toujours et dans le cadre de l’initiative du Front en faveur de deux propositions de loi de transfert des actifs de la raffinerie de pétrole à l’État marocain et de régulation des prix des hydrocarbures.

"Dans le contexte particulier marqué par des tentatives de perturbation de l’intérieur de la décision du Conseil de la concurrence quant aux pratiques anticoncurrentielles sur le marché des carburants.

"Considérant les pertes énormes résultant de l’arrêt du raffinage pétrolier au Maroc depuis cinq années, du fait des déséquilibres notoires dans les stocks de sécurité et des niveaux scandaleux des prix.

"Considérant les implications plus que probables de cette situation sur la sécurité énergétique du pays, à la lumière de la pandémie du coronavirus et de la montée des conflits internationaux sur les sources de pétrole et de gaz.

"Nous, membres du Bureau Exécutif du Front national pour la sauvegarde de la raffinerie marocaine de pétrole, réunis en visioconférence le mardi 11 août 2020, déclarons à l’opinion publique ce qui suit :

"1. Nous considérons que la reprise urgente du raffinage de pétrole dans la raffinerie marocaine, dont les actifs sont évalués à plus de 21 milliards de dirhams (les créances de l’État représentent 65% de la dette globale de La Samir) et dont le budget de remise à niveau de l’outil industriel représente moins de 1,5 milliard de dirhams (7% de la valeur), constitue la voie idoine pour renforcer la souveraineté énergétique du Maroc, préserver les gains générés par les industries de raffinage, organiser les conditions d’une concurrence saine et réduire l’hégémonie de ceux qui exercent un contrôle sur le marché du pétrole et du gaz.

"2. Nous mettons en garde au sujet de la nécessité de constituer les stocks de sécurité nécessaires en produits hydrocarbures dans cette période de pandémie sanitaire et de fermeture des frontières, et ce à travers l’exploitation, fût-ce par la location, des réservoirs de stockage de La Samir. Nous exprimons notre étonnement quant au retard et aux entraves auxquels est confrontée l’opération de démarrage effectif de l’activité de stockage des matières pétrolières, en dépit de la décision de justice rendue depuis mai 2020 sur la base de la demande du gouvernement marocain.

"3. Nous attendons des partis politiques, des organisations syndicales et de toutes les forces vives de la nation, ayant exprimé leur soutien à la proposition de loi de transfert des actifs de la Samir à l’État marocain et à la proposition de régulation des prix des hydrocarbures au Maroc, de s’engager dans le plaidoyer en faveur de ces deux textes de loi et de prendre des initiatives concrètes au sein de la Chambre des représentants et de la Chambre des conseillers. Et nous espérons que le fonds d’investissement stratégique annoncé à l’occasion du discours du Trône sera un point d’entrée pour faire renaître la raffinerie de Mohammedia, favoriser son retour sur la scène énergétique marocaine et développer les industries nationales.

"4. Nous nous félicitons de la décision de créer une Commission Royale chargée de veiller à la manifestation de la vérité au sujet du rapport du Conseil de la concurrence au sujet des soupçons d’ententes illicites sur les prix entre les distributeurs de produits pétroliers. Et nous invitons au respect des dispositions constitutionnelles s’agissant des plus hautes expressions de la volonté de la nation, à la nécessité de garantir l’indépendance de décision des institutions constitutionnelles, au premier rang desquelles se trouve le Conseil de la concurrence, afin qu’il puisse jouer pleinement son rôle sans ingérence de l’extérieur et sans perturbation de l’intérieur en matière de régulation du marché des hydrocarbures, des matières pétrolières et gazières, et en matière de lutte contre toutes les pratiques contraires à une concurrence loyale ou préjudiciables aux droits des consommateurs et aux intérêts de l’économie nationale.

"5. L’augmentation du niveau de la marge bénéficiaire dans le secteur des hydrocarbures après sa libéralisation, de 600 dirhams la tonne à environ 2.000 dirhams la tonne, la vente aux consommateurs à prix comparables, la répartition des parts de marché, l’échange d’informations confidentielles sur les flux d’affaires, l’approvisionnement concerté auprès du marché international et la poursuite des mêmes pratiques que celles qui prévalaient avant la libéralisation, sont autant de faisceaux de soupçons qui militent en faveur de l’existence d’une obstruction au processus de formation des prix par le marché et requièrent, s’ils venaient à être confirmés, l’application des sanctions proposées par le Conseil de la concurrence aux sociétés pétrolières qui se seraient mises en violation de la loi 104.12 relative à la liberté des prix et de la concurrence."

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