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OIT : En 2019, le taux de chômage en Afrique du nord est le plus élevé au monde (Photo AFP)

OIT: En 2019, le taux de chômage en Afrique du nord est le plus élevé au monde

Le 21 janvier 2020 à 10:00

Modifié le 21 janvier 2020 à 13:54

Le nombre de chômeurs dans le monde devrait augmenter de 2,5 millions en 2020, à 190,5 millions, selon un rapport de l'Organisation internationale du travail publié lundi 20 janvier. En 2019, dans les 11 sous-régions du monde, l'Afrique du nord enregistre le taux de chômage le plus élevé (12%) suivie de l'Asie centrale et occidentale (9%).

Dans son rapport annuel sur l'emploi dans le monde, l'Organisation internationale du travail (OIT) indique qu'après être resté "relativement stable au cours des neuf dernières années", le chômage mondial devrait repartir à la hausse en raison du ralentissement de la croissance économique.

Le nombre de chômeurs devrait augmenter d'environ 2,5 millions en 2020 car à mesure que la main-d’œuvre augmente, les emplois créés ne sont pas suffisamment nombreux pour absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail.

Le taux de chômage mondial s'est lui établi à 5,4% en 2019 et devrait demeurer essentiellement le même au cours des deux prochaines années, ce qui signifie que sa baisse progressive observée entre 2009 et 2018 marque le pas.

La "sous-utilisation de la main-d’œuvre" a elle touché plus de 470 millions de personnes dans le monde l'an dernier. Outre les 188 millions de chômeurs, cette notion englobe les 165 millions de personnes ayant un emploi mais qui souhaiteraient travailler davantage et les 120 millions qui ne sont pas classées comme chômeurs mais qui pourraient trouver un emploi dans un avenir proche.

Selon le même rapport, la sous-utilisation de la main-d’œuvre féminine est très prononcée en Afrique du nord et dans les Etats arabes, touchant environ 40% des femmes dans la population active élargie dans les deux sous-régions (contre respectivement 20% et 12% pour les hommes).

"Pour des millions de gens ordinaires, il est de plus en plus difficile de vivre mieux grâce au travail", a déclaré le directeur de l'OIT, Guy Ryder, en conférence de presse.

"La persistance et l'ampleur de l'exclusion et des inégalités professionnelles les empêchent de trouver un emploi décent et d'accéder à un avenir meilleur. C'est un constat extrêmement préoccupant qui a des répercussions lourdes et inquiétantes sur la cohésion sociale" au sein des pays, a-t-il relevé.

L'accès à un travail rémunéré n'est pas non plus une garantie de travail décent: environ 61% de la main-d’œuvre mondiale occupent des emplois informels, mal payés et n'offrant que peu ou pas d'accès à la protection sociale et aux droits au travail.

Et plus de 630 millions de travailleurs dans le monde, une personne sur cinq dans la population active mondiale, vivent dans une pauvreté extrême ou modérée (gains inférieurs à 3,20 dollars par jour en termes de parité de pouvoir d'achat). Ce phénomène devrait augmenter en 2020 et 2021 dans les pays en développement.

Par ailleurs, 267 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans dans le monde (soit 22 pour cent de ce groupe d’âge) ne sont ni en formation ni en emploi. En outre, souligne le rapport, beaucoup de jeunes qui ont un emploi rémunéré se heurtent à des obstacles pour trouver un travail décent. En Afrique, l'informalité concerne 95% des jeunes travailleurs.

Appel au dialogue social

L'augmentation des manifestations dans de nombreuses régions l'an dernier "montre que le mécontentement à l'égard de la situation sociale, économique ou politique est en hausse", s'inquiète l'OIT.

Dans son rapport, l'OIT note également que la part du revenu national qui revient aux travailleurs (plutôt qu'aux détenteurs de capital) a nettement reculé entre 2004 et 2017, passant de 54% à 51%. Cette baisse, plus forte qu'attendue, est plus marquée en Europe, en Asie centrale et dans la région des Amériques.

Quant à l'inégalité du revenu du travail, elles sont plus importantes que ne le suggéraient les estimations précédentes.

Au niveau mondial, elle a diminué au cours des quinze dernières années grâce à la convergence économique entraînée par des pays tels que l'Inde et la Chine, mais l'inégalité au sein des pays ne s'est pas réduite au cours de la même période.

(Avec AFP)

(Photo AFP)

OIT: En 2019, le taux de chômage en Afrique du nord est le plus élevé au monde

Le 21 janvier 2020 à10:00

Modifié le 21 janvier 2020 à 13:54

Le nombre de chômeurs dans le monde devrait augmenter de 2,5 millions en 2020, à 190,5 millions, selon un rapport de l'Organisation internationale du travail publié lundi 20 janvier. En 2019, dans les 11 sous-régions du monde, l'Afrique du nord enregistre le taux de chômage le plus élevé (12%) suivie de l'Asie centrale et occidentale (9%).

Dans son rapport annuel sur l'emploi dans le monde, l'Organisation internationale du travail (OIT) indique qu'après être resté "relativement stable au cours des neuf dernières années", le chômage mondial devrait repartir à la hausse en raison du ralentissement de la croissance économique.

Le nombre de chômeurs devrait augmenter d'environ 2,5 millions en 2020 car à mesure que la main-d’œuvre augmente, les emplois créés ne sont pas suffisamment nombreux pour absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail.

Le taux de chômage mondial s'est lui établi à 5,4% en 2019 et devrait demeurer essentiellement le même au cours des deux prochaines années, ce qui signifie que sa baisse progressive observée entre 2009 et 2018 marque le pas.

La "sous-utilisation de la main-d’œuvre" a elle touché plus de 470 millions de personnes dans le monde l'an dernier. Outre les 188 millions de chômeurs, cette notion englobe les 165 millions de personnes ayant un emploi mais qui souhaiteraient travailler davantage et les 120 millions qui ne sont pas classées comme chômeurs mais qui pourraient trouver un emploi dans un avenir proche.

Selon le même rapport, la sous-utilisation de la main-d’œuvre féminine est très prononcée en Afrique du nord et dans les Etats arabes, touchant environ 40% des femmes dans la population active élargie dans les deux sous-régions (contre respectivement 20% et 12% pour les hommes).

"Pour des millions de gens ordinaires, il est de plus en plus difficile de vivre mieux grâce au travail", a déclaré le directeur de l'OIT, Guy Ryder, en conférence de presse.

"La persistance et l'ampleur de l'exclusion et des inégalités professionnelles les empêchent de trouver un emploi décent et d'accéder à un avenir meilleur. C'est un constat extrêmement préoccupant qui a des répercussions lourdes et inquiétantes sur la cohésion sociale" au sein des pays, a-t-il relevé.

L'accès à un travail rémunéré n'est pas non plus une garantie de travail décent: environ 61% de la main-d’œuvre mondiale occupent des emplois informels, mal payés et n'offrant que peu ou pas d'accès à la protection sociale et aux droits au travail.

Et plus de 630 millions de travailleurs dans le monde, une personne sur cinq dans la population active mondiale, vivent dans une pauvreté extrême ou modérée (gains inférieurs à 3,20 dollars par jour en termes de parité de pouvoir d'achat). Ce phénomène devrait augmenter en 2020 et 2021 dans les pays en développement.

Par ailleurs, 267 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans dans le monde (soit 22 pour cent de ce groupe d’âge) ne sont ni en formation ni en emploi. En outre, souligne le rapport, beaucoup de jeunes qui ont un emploi rémunéré se heurtent à des obstacles pour trouver un travail décent. En Afrique, l'informalité concerne 95% des jeunes travailleurs.

Appel au dialogue social

L'augmentation des manifestations dans de nombreuses régions l'an dernier "montre que le mécontentement à l'égard de la situation sociale, économique ou politique est en hausse", s'inquiète l'OIT.

Dans son rapport, l'OIT note également que la part du revenu national qui revient aux travailleurs (plutôt qu'aux détenteurs de capital) a nettement reculé entre 2004 et 2017, passant de 54% à 51%. Cette baisse, plus forte qu'attendue, est plus marquée en Europe, en Asie centrale et dans la région des Amériques.

Quant à l'inégalité du revenu du travail, elles sont plus importantes que ne le suggéraient les estimations précédentes.

Au niveau mondial, elle a diminué au cours des quinze dernières années grâce à la convergence économique entraînée par des pays tels que l'Inde et la Chine, mais l'inégalité au sein des pays ne s'est pas réduite au cours de la même période.

(Avec AFP)

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