Le respirateur marocain otage des lourdeurs administratives au ministère de la Santé

Le respirateur made in Morroco est boudé par le ministère de la Santé. Ce dernier retarde sa réception en attendant son homologation. Une procédure dont la mise en place est à peine entamée. Détails.

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Le respirateur marocain otage des lourdeurs administratives au ministère de la Santé

Le 31 août 2020 à 19:26

Modifié le 04 septembre 2020 à 23:34

A l'heure où la presse parle d'une nouvelle prouesse made in Morocco, à savoir un lit de réanimation conçu et fabriqué par un groupement d'industriels et de spécialistes marocains, tout le monde se pose la question si cet équipement aura le même sort que le respirateur marocain

Ce dernier, conçu et fabriqué suite à une commande du ministère de la Santé, n'a toujours pas trouvé son chemin vers les structures hospitalières marocaines, à l'heure où le nombre de cas critiques de Covid-19 est en constante augmentation.

Quelles en sont les raisons ? Plusieurs sources évoquent un blocage au niveau du ministère de la Santé. 

Par ailleurs, des experts notamment en réanimation et anesthésie estiment que ce produit n'a pas sa place au sein des hôpitaux car il n'est pas au niveau des équipements conventionnels habituellement utilisés. 

Serait-ce la raison pour laquelle le ministère de la Santé rechigne à réceptionner un produit qu'il a commandé et dont il a participé à la conception ?

Médias24 a cherché à comprendre les dessous de cette polémique. D'emblée, nous comprenons que les choses sont beaucoup plus compliquées qu'il n'y parait.

"Tourbillon administratif"

Certaines de nos sources expliquent le blocage par l'infériorité du respirateur marocain comparé aux produits équivalents. D'autres évoquent des procédures administratives à respecter et que cela n'a rien à voir avec la qualité du produit. D'autres encore vont jusqu'à évoquer des raisons politiques et même électorales...

Que le respirateur marocain soit utilisé dans les hôpitaux marocains n'est pas une fin en soi. Au contraire, l'objectif est d'arriver à ne pas en avoir besoin. Car cela voudrait tout simplement dire que les capacités disponibles sont suffisantes pour gérer les cas graves et critiques dus au Covid-19 ou que ces derniers ne sont pas très nombreux.

Malheureusement, la situation épidémiologique s'aggrave de jour en jour. Le Maroc est passé de centaines de cas par jour à plus d'un millier quotidiennement, ce qui fait exploser les compteurs des cas critiques et graves et des décès. 

Dans un tel contexte et avec le risque de voir notre système de santé saturé, la question du recours aux respirateurs revient avec insistance. Et alors que nous risquons de manquer de moyens, nous bloquons 400 à 500 respirateurs pour des raisons floues et imprécises. 

En attendant que les deux ministères impliqués dans ce projet prennent la parole ouvertement pour expliquer ce qui se passe, voici une réaction obtenue de la part d'une source sûre et fiable qui opère au sein du groupement. Cette dernière apporte quelques explications mais exprime aussi son étonnement par rapport à ce qui se passe.

"Nous-mêmes, on ne comprend pas vraiment ce qui se passe. Aujourd'hui on rentre dans un tourbillon administratif qui n'a jamais été détaillé au départ", nous explique notre source

"Si je dois résumer l'affaire, elle est simple, dès que l'on sent que la crise est passée on revient aux procédures administratives classiques. Mais on ne peut pas appliquer la même procédure administrative utilisée pour des machines fabriquées par des Allemands pendant des décennies, à un équipement médical conçu et fabriqué en catastrophe pendant une pandémie avec un problème majeur de disponibilité de pièces", avance notre source qui va plus loin et affirme qu'en réalité le ministère ne dispose pas encore du protocole sur la base duquel le respirateur doit être évalué ou homologué.

"Il n'a jamais été question de fabriquer un respirateur sophistiqué"

"On a toujours été clair sur le projet. C'est une machine qui ne sera pas conforme, si on lui applique la procédure de la machine allemande ou française fabriquée depuis 50 ans", ajoute notre source. 

Sur ce point, il est vrai que les initiateurs du projet n'ont jamais eu la prétention de concurrencer les machines conventionnelles. Un point qu'ils n'ont eu de cesse de répéter pour justement arrêter les comparaisons inutiles. 

Dans une interview accordée à Médias24 en juin dernier, Mamoun El Faroudy, professeur d’anesthésie-réanimation, chef de service de la réanimation et des urgences chirurgicales au CHU Ibn Sina à Rabat, qui a été mandaté par le ministère de la Santé pour faire partie de l'équipe projet, a longuement répondu sur ce point. 

"Nous aurions tous aimé avoir le meilleur et le plus sophistiqué des respirateurs sous la main. Il faut aussi rappeler que pour ne pas avoir un respirateur "basique", il faut s’appeler Greger ou General Electric,… et avoir fait cela pendant 50 ans. Maintenant, selon le cahier des charges de départ, ce respirateur n’a jamais eu pour vocation d’être un respirateur commercial qui va rentrer en compétition avec les autres respirateurs commerciaux. Le but n’était pas de le rajouter à l’arsenal thérapeutique et de le mettre au même niveau de mise en jeu", nous répondait-il. 

"La question pour nous était simple: que pouvons-nous proposer comme solution de respiration artificielle à grande échelle. Et c’est ce paramètre de "grande échelle" qu’il faut considérer dans cette dynamique. Notre première contrainte c'était d'avoir la possibilité d’industrialiser ce produit en plusieurs dizaines ou centaines d'unités, contrairement à quelqu'un qui veut juste faire un prototype. De ce fait, l’aspect "simplicité" devient un avantage pour pouvoir industrialiser le respirateur rapidement avec des composants locaux et par des usines qui n’ont jamais fabriqué de respirateurs. Il faut savoir qu’il y à peine 5 ou 6 producteurs de respirateurs dans le monde. Les pièces détachées et les composants sont fabriqués par moins de pays. L’Inde par exemple fabrique ses propres respirateurs mais la majeure partie des pièces reste importée. Il y a très peu de pays qui sont en autosuffisance totale", poursuit-il. 

"Nous n'allions utiliser cette machine qu’en troisième ligne, on va dire. Les appareils déjà existants étaient en première ligne et les appareils qui ont été achetés pendant l’épidémie en deuxième ligne. Notre troisième ligne c’était d’avoir ce respirateur pour sauver des vies. Ceux qui critiquent doivent savoir qu’il y a des gens qui sont morts dans des pays plus développés que le nôtre à cause de l’absence de respirateurs", insistait-il. 

Voilà l'argumentation en réponse à ceux qui avancent que le respirateur marocain n'a pas été homologué parce qu'il n'est pas au même niveau que les machines importées. 

"Le ministère de la Santé change les règles en cours de route"

D'ailleurs, le ministère de la Santé a été associé à chaque étape du projet. Etant directement impliqué, il aurait pu communiquer à l'équipe les normes ou les exigences nécessaires aux fins d'une homologation future.

Pour notre source, "tout cela est déprimant". "Après avoir communiqué sur le projet, plus personne n'est revenu nous voir. J'imagine qu'à l'époque la peur de la pandémie avait diminué. Avec cette deuxième vague, on revient nous voir pour un deuxième tour de danse". "C'est dire que nous sommes dans le réactionnel, c'est la peur et la crainte qui nous fait réagir et non la raison", commente notre source. 

"Au début le ministère de la Santé a passé une commande avec un cahier de charges qui parle d'une mécanisation d'un ballon sans autres détails. Aujourd'hui, les règles changent. En dehors des spécificités techniques du produit, on exige même des entreprises productrices d'être homologuées. Ce n'est qu'après avoir fabriqué le respirateur qu'on cherche si l'entreprise est homologuée ou pas", s'interroge notre source. "Actuellement, nous attendons que le ministère de la Santé nous communique la procédure à suivre", confie notre source.

Selon nos informations, le ministère ne dispose pas de cette procédure car nous ne sommes pas un pays producteur d'équipements médicaux. Nous avons des procédures équivalentes pour le médicament, par exemple, car nous en produisons depuis des décennies. 

"La procédure d'homologation pas encore prête"

Donc, le ministère de la Santé travaille actuellement sur l'établissement de la procédure qui doit être appliquée à ce respirateur.

"Cette bataille dure trop longtemps, un temps et des efforts que nous aurions pu consacrer aux autres versions qui sont en développement qui, elles, peuvent être conformes avec l'homologation aux normes internationales", ajoute notre source. 

A ce rythme, le temps que prendra l'homologation du produit dépassera bientôt celui qui a été nécessaire pour sa conception et sa fabrication. 

Aujourd'hui, l'ensemble des explications apportées tournent autour de la procédure d'homologation du respirateur, "une procédure dont il n'a jamais été question au début sinon nous l'aurions prise en compte", explique notre source. 

Qu'un équipement médical nécessite des autorisations et une homologation, cela reste incontestable. Ce qui l'est moins c'est que le ministère de la Santé encourage et assiste des entreprises à investir du temps et de l'argent dans un équipement dont il a établi le cahier de charges de départ et qu'à la fin il tergiverse sur sa réception. 

Quelle que soit la raison derrière ce blocage, elle doit être exposée publiquement comme l'a été le projet, le premier jour. Garder le silence et maintenir le flou dans un dossier comme celui-là risque de tuer dans l'œuf des initiatives et des bonnes volontés dont le Maroc a besoin. 

Lire aussi: 

"Le respirateur marocain est basique dans le bon sens du terme" (Mamoun Faroudy)

Respirateurs : "Un écosystème médical est né " (Said Benahajjou / Aviarail)

"Plus de 3.000 heures de travail pour développer le respirateur" (Badre Jaafar)

Le respirateur marocain otage des lourdeurs administratives au ministère de la Santé

Le 31 août 2020 à19:30

Modifié le 04 septembre 2020 à 23:34

Le respirateur made in Morroco est boudé par le ministère de la Santé. Ce dernier retarde sa réception en attendant son homologation. Une procédure dont la mise en place est à peine entamée. Détails.

A l'heure où la presse parle d'une nouvelle prouesse made in Morocco, à savoir un lit de réanimation conçu et fabriqué par un groupement d'industriels et de spécialistes marocains, tout le monde se pose la question si cet équipement aura le même sort que le respirateur marocain

Ce dernier, conçu et fabriqué suite à une commande du ministère de la Santé, n'a toujours pas trouvé son chemin vers les structures hospitalières marocaines, à l'heure où le nombre de cas critiques de Covid-19 est en constante augmentation.

Quelles en sont les raisons ? Plusieurs sources évoquent un blocage au niveau du ministère de la Santé. 

Par ailleurs, des experts notamment en réanimation et anesthésie estiment que ce produit n'a pas sa place au sein des hôpitaux car il n'est pas au niveau des équipements conventionnels habituellement utilisés. 

Serait-ce la raison pour laquelle le ministère de la Santé rechigne à réceptionner un produit qu'il a commandé et dont il a participé à la conception ?

Médias24 a cherché à comprendre les dessous de cette polémique. D'emblée, nous comprenons que les choses sont beaucoup plus compliquées qu'il n'y parait.

"Tourbillon administratif"

Certaines de nos sources expliquent le blocage par l'infériorité du respirateur marocain comparé aux produits équivalents. D'autres évoquent des procédures administratives à respecter et que cela n'a rien à voir avec la qualité du produit. D'autres encore vont jusqu'à évoquer des raisons politiques et même électorales...

Que le respirateur marocain soit utilisé dans les hôpitaux marocains n'est pas une fin en soi. Au contraire, l'objectif est d'arriver à ne pas en avoir besoin. Car cela voudrait tout simplement dire que les capacités disponibles sont suffisantes pour gérer les cas graves et critiques dus au Covid-19 ou que ces derniers ne sont pas très nombreux.

Malheureusement, la situation épidémiologique s'aggrave de jour en jour. Le Maroc est passé de centaines de cas par jour à plus d'un millier quotidiennement, ce qui fait exploser les compteurs des cas critiques et graves et des décès. 

Dans un tel contexte et avec le risque de voir notre système de santé saturé, la question du recours aux respirateurs revient avec insistance. Et alors que nous risquons de manquer de moyens, nous bloquons 400 à 500 respirateurs pour des raisons floues et imprécises. 

En attendant que les deux ministères impliqués dans ce projet prennent la parole ouvertement pour expliquer ce qui se passe, voici une réaction obtenue de la part d'une source sûre et fiable qui opère au sein du groupement. Cette dernière apporte quelques explications mais exprime aussi son étonnement par rapport à ce qui se passe.

"Nous-mêmes, on ne comprend pas vraiment ce qui se passe. Aujourd'hui on rentre dans un tourbillon administratif qui n'a jamais été détaillé au départ", nous explique notre source

"Si je dois résumer l'affaire, elle est simple, dès que l'on sent que la crise est passée on revient aux procédures administratives classiques. Mais on ne peut pas appliquer la même procédure administrative utilisée pour des machines fabriquées par des Allemands pendant des décennies, à un équipement médical conçu et fabriqué en catastrophe pendant une pandémie avec un problème majeur de disponibilité de pièces", avance notre source qui va plus loin et affirme qu'en réalité le ministère ne dispose pas encore du protocole sur la base duquel le respirateur doit être évalué ou homologué.

"Il n'a jamais été question de fabriquer un respirateur sophistiqué"

"On a toujours été clair sur le projet. C'est une machine qui ne sera pas conforme, si on lui applique la procédure de la machine allemande ou française fabriquée depuis 50 ans", ajoute notre source. 

Sur ce point, il est vrai que les initiateurs du projet n'ont jamais eu la prétention de concurrencer les machines conventionnelles. Un point qu'ils n'ont eu de cesse de répéter pour justement arrêter les comparaisons inutiles. 

Dans une interview accordée à Médias24 en juin dernier, Mamoun El Faroudy, professeur d’anesthésie-réanimation, chef de service de la réanimation et des urgences chirurgicales au CHU Ibn Sina à Rabat, qui a été mandaté par le ministère de la Santé pour faire partie de l'équipe projet, a longuement répondu sur ce point. 

"Nous aurions tous aimé avoir le meilleur et le plus sophistiqué des respirateurs sous la main. Il faut aussi rappeler que pour ne pas avoir un respirateur "basique", il faut s’appeler Greger ou General Electric,… et avoir fait cela pendant 50 ans. Maintenant, selon le cahier des charges de départ, ce respirateur n’a jamais eu pour vocation d’être un respirateur commercial qui va rentrer en compétition avec les autres respirateurs commerciaux. Le but n’était pas de le rajouter à l’arsenal thérapeutique et de le mettre au même niveau de mise en jeu", nous répondait-il. 

"La question pour nous était simple: que pouvons-nous proposer comme solution de respiration artificielle à grande échelle. Et c’est ce paramètre de "grande échelle" qu’il faut considérer dans cette dynamique. Notre première contrainte c'était d'avoir la possibilité d’industrialiser ce produit en plusieurs dizaines ou centaines d'unités, contrairement à quelqu'un qui veut juste faire un prototype. De ce fait, l’aspect "simplicité" devient un avantage pour pouvoir industrialiser le respirateur rapidement avec des composants locaux et par des usines qui n’ont jamais fabriqué de respirateurs. Il faut savoir qu’il y à peine 5 ou 6 producteurs de respirateurs dans le monde. Les pièces détachées et les composants sont fabriqués par moins de pays. L’Inde par exemple fabrique ses propres respirateurs mais la majeure partie des pièces reste importée. Il y a très peu de pays qui sont en autosuffisance totale", poursuit-il. 

"Nous n'allions utiliser cette machine qu’en troisième ligne, on va dire. Les appareils déjà existants étaient en première ligne et les appareils qui ont été achetés pendant l’épidémie en deuxième ligne. Notre troisième ligne c’était d’avoir ce respirateur pour sauver des vies. Ceux qui critiquent doivent savoir qu’il y a des gens qui sont morts dans des pays plus développés que le nôtre à cause de l’absence de respirateurs", insistait-il. 

Voilà l'argumentation en réponse à ceux qui avancent que le respirateur marocain n'a pas été homologué parce qu'il n'est pas au même niveau que les machines importées. 

"Le ministère de la Santé change les règles en cours de route"

D'ailleurs, le ministère de la Santé a été associé à chaque étape du projet. Etant directement impliqué, il aurait pu communiquer à l'équipe les normes ou les exigences nécessaires aux fins d'une homologation future.

Pour notre source, "tout cela est déprimant". "Après avoir communiqué sur le projet, plus personne n'est revenu nous voir. J'imagine qu'à l'époque la peur de la pandémie avait diminué. Avec cette deuxième vague, on revient nous voir pour un deuxième tour de danse". "C'est dire que nous sommes dans le réactionnel, c'est la peur et la crainte qui nous fait réagir et non la raison", commente notre source. 

"Au début le ministère de la Santé a passé une commande avec un cahier de charges qui parle d'une mécanisation d'un ballon sans autres détails. Aujourd'hui, les règles changent. En dehors des spécificités techniques du produit, on exige même des entreprises productrices d'être homologuées. Ce n'est qu'après avoir fabriqué le respirateur qu'on cherche si l'entreprise est homologuée ou pas", s'interroge notre source. "Actuellement, nous attendons que le ministère de la Santé nous communique la procédure à suivre", confie notre source.

Selon nos informations, le ministère ne dispose pas de cette procédure car nous ne sommes pas un pays producteur d'équipements médicaux. Nous avons des procédures équivalentes pour le médicament, par exemple, car nous en produisons depuis des décennies. 

"La procédure d'homologation pas encore prête"

Donc, le ministère de la Santé travaille actuellement sur l'établissement de la procédure qui doit être appliquée à ce respirateur.

"Cette bataille dure trop longtemps, un temps et des efforts que nous aurions pu consacrer aux autres versions qui sont en développement qui, elles, peuvent être conformes avec l'homologation aux normes internationales", ajoute notre source. 

A ce rythme, le temps que prendra l'homologation du produit dépassera bientôt celui qui a été nécessaire pour sa conception et sa fabrication. 

Aujourd'hui, l'ensemble des explications apportées tournent autour de la procédure d'homologation du respirateur, "une procédure dont il n'a jamais été question au début sinon nous l'aurions prise en compte", explique notre source. 

Qu'un équipement médical nécessite des autorisations et une homologation, cela reste incontestable. Ce qui l'est moins c'est que le ministère de la Santé encourage et assiste des entreprises à investir du temps et de l'argent dans un équipement dont il a établi le cahier de charges de départ et qu'à la fin il tergiverse sur sa réception. 

Quelle que soit la raison derrière ce blocage, elle doit être exposée publiquement comme l'a été le projet, le premier jour. Garder le silence et maintenir le flou dans un dossier comme celui-là risque de tuer dans l'œuf des initiatives et des bonnes volontés dont le Maroc a besoin. 

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"Le respirateur marocain est basique dans le bon sens du terme" (Mamoun Faroudy)

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