Le risque de pénurie d'eau potable plane sur Agadir, des mesures drastiques annoncées

Le risque de pénurie d'eau potable dans la région de Souss-Massa s'accentue. Les décisions pour y faire face se multiplient. La dernière en date est celle relative aux coupures quotidiennes d'eau par la RAMSA, dans différentes communes d'Agadir, qui prendra effet le samedi 3 octobre. 

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Le risque de pénurie d'eau potable plane sur Agadir, des mesures drastiques annoncées

Le 02 octobre 2020 à 17:40

Modifié le 02 octobre 2020 à 18:55

Ces coupures auront lieu de 22h à 5h30 du matin, et concerneront les communes d’Agadir, Dchira, Inzegane, Ait Melloul, Aourir, Drarga ainsi que la station balnéaire de Taghazout, dans le but de rationaliser l’usage de l’eau potable.

En effet, les ressources en eau du bassin du Souss-Massa sont rares. Les changements climatiques, la surexploitation de la nappe phréatique et les années consécutives de sécheresse ont aggravé la situation. 

La décision de la Régie autonome multi-services d'Agadir intervient après l'alerte lancée le 25 septembre dernier par l’Agence du bassin hydraulique de Souss-Massa et Draâ (ABHSMD) sur la baisse des ressources hydriques dans la région. 

Un stress hydrique de 60%

Dans un communiqué, l’Agence a précisé que Souss-Massa "a enregistré un stress hydrique de 60% durant les trois dernières années, à cause de la pluviométrie qui a atteint des niveaux inquiétants".

"Ce manque de précipitations a sérieusement affecté le taux de remplissage des barrages alimentant la région. Pour l'année hydrologique 2019-2020, ces barrages n'ont reçu que 30 millions de mètres cubes d'eau, contre 476,5 M m3 lors d'une année normale, soit un déficit estimé à 94%".

Lors d'une conférence de presse organisée le 28 septembre par la même agence, celle-ci a livré plus de détails sur le sujet, et les chiffres sont très inquiétants. L'ABHSMD a également fait le point sur l'avancement des projets en cours dans le but de gérer cette pénurie.

 Taux de remplissage des barrages : 12,33% au 2 octobre

Selon l'Agence du bassin hydraulique de Souss-Massa et Draâ, la situation est critique. Au 28 septembre, jour de la conférence, le taux de remplissage des barrages de la région était de l'ordre de 12,5%, un des taux les plus bas.

Sur une capacité totale de 731,4 Mm3, les huit barrages disposaient, à la même date, d’une réserve totale de 91,6 Mm3, contre 175,42 Mm3 en janvier.

Les deux principaux barrages de la région, Youssef Ben Tachfin (298,9 Mm3) et Abdelmoumen (198,4 Mm3) affichaient des taux de remplissage très faibles, respectivement de 12,4% et 2,1%.

Médias 24 a calculé le taux de remplissage de ces 8 barrages au 2 octobre, sur la base des chiffres dévoilés quotidiennement par le département ministériel chargé de l'eau. Les barrages continuent de se vider, comme le montre le tableau ci-dessous:

Situation des barrages de la région Souss-Massa au 2 octobre (Médias 24)

Les réserves totales en eau, au 2 octobre, ont baissé à 90,2 Mm3 (contre 211,7 Mm3 durant la même période de l'an passé). Le taux de remplissage, lui, est passé à 12,33% (contre 28,94% en octobre 2019). 

Le taux de remplissage des deux principaux barrages continue également de dégringoler: 12,3% pour Youssef Ben Tachfin et 1,9% pour Abdelmoumen.

Des mesures drastiques 

Pour faire face à cette pénurie, de nombreuses mesures sont mises en place par l'ABHSMD depuis 2017, dans le cadre de la gestion des retenues de barrages. Il s'agit notamment de:

- L'arrêt de la fourniture de l’eau d’irrigation au périmètre d’Issen à partir du barrage Abdelmoumen depuis juillet 2017;

- L'arrêt de la fourniture de l’eau d’irrigation au périmètre de Massa et Chtouka à partir du barrage Youssef;

- La gestion des retenues de barrages Ben Tachfin depuis octobre 2019;

- et la réduction de la dotation allouée au périmètre Elguerdane, Awlouz et Ouzioua à partir du complexe Moukhtar Soussi depuis mars 2020. 

Gestion de la demande en eau à Agadir

D'autres mesures sont également appliquées à Agadir, pour une meilleure gestion de la demande en eau potable, telles que: 

- L'identification des gros consommateurs d'eau et l'incitation de ces derniers à limiter leur consommation: 94 points de prélèvement ont fait l'objet de diagnostics:

  • Commune Agadir: 24 points de prélèvement;
  • Commune Aourir: 2 points de prélèvements et 22 sociétés industrielles;
  • Inzegane: 2 établissements pénitentiaires;
  • 34 établissements hôteliers;
  • et 5 golfs;

- L'interdiction de l'arrosage des espaces verts et des golfs à partir des réseaux d'eau potable:

  • L'arrêt de l’arrosage des espaces verts à partir de l’eau potable;
  • La réutilisation des eaux usées épurées pour les golfs;

- L'incitation et la sensibilisation des consommateurs particuliers et potentiels (hôtels, administrations, industriels, etc…) à l’économie de l’eau;

- Prise de mesures de restriction des débits distribués et multiplication des efforts en matière de réduction des pertes d'eau dans les réseaux de distribution et de production pour atteindre une réduction de 10%;

- Le dégagement de nouvelles ressources souterraines;

- La réalisation de la conduite d’amenée d’eau brute à partir d’El Guerdane sur un linéaire de 49 km.

Renforcement de l'offre des ressources hydriques

Pour ce qui est du dégagement de nouvelles ressources souterraines, l’Agence de Souss-Massa, ainsi que l’ONEE- Branche eau, ont procédé à la réalisation de 10 forages d’exploitation qui permettront d’injecter, à terme, un débit supplémentaire d’environ 246 l/s. Huit ont déjà été mis en service, et dégagent déjà un débit total de 190 l/s. 

Deux autres forages, qui dégageront un débit de 56 l/s, sont en cours d’équipement. Leur mise en service est prévue pour fin septembre 2020

Selon l'Agence hydraulique de la région, "pour mieux sécuriser l’eau potable du Grand Agadir à partir des eaux souterraines, il faudra dégager un débit supplémentaire de 100l/s, moyennant 5 forages avant fin 2020".

Où en est la station de dessalement d'eau ? 

Sur le moyen terme, d’autres actions sont entreprises pour l’alimentation en eau potable du Grand Agadir, comme par exemple l’unité de dessalement d’eau de mer qui est en cours de réalisation. Sa mise en service est prévue fin mars 2021

Ce projet a nécessité un investissement total de 4,4 MMDH, dont 1,86 MMDH de contribution publique. Une fois achevée, cette usine devrait commencer à produire près de 275.000 m3 d'eau par jour avant d'atteindre sa capacité maximale de 400.000 m3 par jour. L'objectif, à terme, est la répartition équitable de cette eau entre l'agriculture et l'eau potable.

Le projet permettra ainsi de préserver la nappe de Chtouka, d'irriguer 15.000 ha dans le périmètre Chtouka, de sécuriser l’alimentation en eau potable du grand Agadir, de réduire les coûts de production de l’eau à travers la mutualisation et de maintenir l’activité agricole dans la zone.

La situation est moins alarmante dans la région de Marrakech-Safi

Les ressources en eau dans la région de Marrakech-Safi sont également rares. Mais selon l'Agence du bassin hydraulique de Tensift (ABHT), contactée par nos soins, "la situation est moins grave qu'à Souss-Massa. La région ne connait pas de soucis dans ce sens actuellement, mais l'agence est en train de travailler sur des simulations pour couvrir les besoins en eau pour l'été prochain". 

Médias24 a fait le même exercice pour connaitre le taux de remplissage actuel des barrages de la région de Marrakech-Safi.  

Situation des barrages de la région Marrakech-Safi au 2 octobre (Médias 24)

Selon l'ABHT, "les barrages mentionnés dans le tableau ci-dessus ne fournissent pas d’eau d’irrigation". L'Agence nous a également précisé que "les stations Hassan 1er, Sidi Driss et Timinoutine relèvent du bassin hydraulique de l’Oum Er-Rbia, et des flux sont transférés à Marrakech quand il y a besoin".

En effet, le complexe des barrages Yacoub Manssour - Lalla Takerkoust, édifiés sur l’Oued N’Fis, jouent un rôle important dans le système d’alimentation en eau potable de la ville de Marrakech, mais restent très insuffisants pour faire face à la demande croissante.

Actuellement l’approvisionnement en eau dans le bassin du Tensift dépend largement du bassin de l’Oum Er-Rbia, d’où le transfert réalisé depuis des années pour dériver les eaux via le complexe Hassan 1er - Sidi Driss et le barrage Timinoutine, vers le Haouz.

Comme le montre le tableau ci-dessus, au 2 octobre 2020, le taux de remplissage des barrages de la région Marrakech-Safi est de 24,79% (contre 36,78% une année auparavant). Concernant les réserves totales en eau, elles sont de 149,42 Mm3 sur une capacité totale de 602,79 Mm3. 

Pour ce qui des mesures mises en place pour prévenir la pénurie d'eau potable, l'ABHT prévoit, entre autres, "la mise en service du transfert du barrage Al Massira vers Marrakech, début 2021". 

Le risque de pénurie d'eau potable plane sur Agadir, des mesures drastiques annoncées

Le 02 octobre 2020 à17:44

Modifié le 02 octobre 2020 à 18:55

Le risque de pénurie d'eau potable dans la région de Souss-Massa s'accentue. Les décisions pour y faire face se multiplient. La dernière en date est celle relative aux coupures quotidiennes d'eau par la RAMSA, dans différentes communes d'Agadir, qui prendra effet le samedi 3 octobre. 

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Ces coupures auront lieu de 22h à 5h30 du matin, et concerneront les communes d’Agadir, Dchira, Inzegane, Ait Melloul, Aourir, Drarga ainsi que la station balnéaire de Taghazout, dans le but de rationaliser l’usage de l’eau potable.

En effet, les ressources en eau du bassin du Souss-Massa sont rares. Les changements climatiques, la surexploitation de la nappe phréatique et les années consécutives de sécheresse ont aggravé la situation. 

La décision de la Régie autonome multi-services d'Agadir intervient après l'alerte lancée le 25 septembre dernier par l’Agence du bassin hydraulique de Souss-Massa et Draâ (ABHSMD) sur la baisse des ressources hydriques dans la région. 

Un stress hydrique de 60%

Dans un communiqué, l’Agence a précisé que Souss-Massa "a enregistré un stress hydrique de 60% durant les trois dernières années, à cause de la pluviométrie qui a atteint des niveaux inquiétants".

"Ce manque de précipitations a sérieusement affecté le taux de remplissage des barrages alimentant la région. Pour l'année hydrologique 2019-2020, ces barrages n'ont reçu que 30 millions de mètres cubes d'eau, contre 476,5 M m3 lors d'une année normale, soit un déficit estimé à 94%".

Lors d'une conférence de presse organisée le 28 septembre par la même agence, celle-ci a livré plus de détails sur le sujet, et les chiffres sont très inquiétants. L'ABHSMD a également fait le point sur l'avancement des projets en cours dans le but de gérer cette pénurie.

 Taux de remplissage des barrages : 12,33% au 2 octobre

Selon l'Agence du bassin hydraulique de Souss-Massa et Draâ, la situation est critique. Au 28 septembre, jour de la conférence, le taux de remplissage des barrages de la région était de l'ordre de 12,5%, un des taux les plus bas.

Sur une capacité totale de 731,4 Mm3, les huit barrages disposaient, à la même date, d’une réserve totale de 91,6 Mm3, contre 175,42 Mm3 en janvier.

Les deux principaux barrages de la région, Youssef Ben Tachfin (298,9 Mm3) et Abdelmoumen (198,4 Mm3) affichaient des taux de remplissage très faibles, respectivement de 12,4% et 2,1%.

Médias 24 a calculé le taux de remplissage de ces 8 barrages au 2 octobre, sur la base des chiffres dévoilés quotidiennement par le département ministériel chargé de l'eau. Les barrages continuent de se vider, comme le montre le tableau ci-dessous:

Situation des barrages de la région Souss-Massa au 2 octobre (Médias 24)

Les réserves totales en eau, au 2 octobre, ont baissé à 90,2 Mm3 (contre 211,7 Mm3 durant la même période de l'an passé). Le taux de remplissage, lui, est passé à 12,33% (contre 28,94% en octobre 2019). 

Le taux de remplissage des deux principaux barrages continue également de dégringoler: 12,3% pour Youssef Ben Tachfin et 1,9% pour Abdelmoumen.

Des mesures drastiques 

Pour faire face à cette pénurie, de nombreuses mesures sont mises en place par l'ABHSMD depuis 2017, dans le cadre de la gestion des retenues de barrages. Il s'agit notamment de:

- L'arrêt de la fourniture de l’eau d’irrigation au périmètre d’Issen à partir du barrage Abdelmoumen depuis juillet 2017;

- L'arrêt de la fourniture de l’eau d’irrigation au périmètre de Massa et Chtouka à partir du barrage Youssef;

- La gestion des retenues de barrages Ben Tachfin depuis octobre 2019;

- et la réduction de la dotation allouée au périmètre Elguerdane, Awlouz et Ouzioua à partir du complexe Moukhtar Soussi depuis mars 2020. 

Gestion de la demande en eau à Agadir

D'autres mesures sont également appliquées à Agadir, pour une meilleure gestion de la demande en eau potable, telles que: 

- L'identification des gros consommateurs d'eau et l'incitation de ces derniers à limiter leur consommation: 94 points de prélèvement ont fait l'objet de diagnostics:

  • Commune Agadir: 24 points de prélèvement;
  • Commune Aourir: 2 points de prélèvements et 22 sociétés industrielles;
  • Inzegane: 2 établissements pénitentiaires;
  • 34 établissements hôteliers;
  • et 5 golfs;

- L'interdiction de l'arrosage des espaces verts et des golfs à partir des réseaux d'eau potable:

  • L'arrêt de l’arrosage des espaces verts à partir de l’eau potable;
  • La réutilisation des eaux usées épurées pour les golfs;

- L'incitation et la sensibilisation des consommateurs particuliers et potentiels (hôtels, administrations, industriels, etc…) à l’économie de l’eau;

- Prise de mesures de restriction des débits distribués et multiplication des efforts en matière de réduction des pertes d'eau dans les réseaux de distribution et de production pour atteindre une réduction de 10%;

- Le dégagement de nouvelles ressources souterraines;

- La réalisation de la conduite d’amenée d’eau brute à partir d’El Guerdane sur un linéaire de 49 km.

Renforcement de l'offre des ressources hydriques

Pour ce qui est du dégagement de nouvelles ressources souterraines, l’Agence de Souss-Massa, ainsi que l’ONEE- Branche eau, ont procédé à la réalisation de 10 forages d’exploitation qui permettront d’injecter, à terme, un débit supplémentaire d’environ 246 l/s. Huit ont déjà été mis en service, et dégagent déjà un débit total de 190 l/s. 

Deux autres forages, qui dégageront un débit de 56 l/s, sont en cours d’équipement. Leur mise en service est prévue pour fin septembre 2020

Selon l'Agence hydraulique de la région, "pour mieux sécuriser l’eau potable du Grand Agadir à partir des eaux souterraines, il faudra dégager un débit supplémentaire de 100l/s, moyennant 5 forages avant fin 2020".

Où en est la station de dessalement d'eau ? 

Sur le moyen terme, d’autres actions sont entreprises pour l’alimentation en eau potable du Grand Agadir, comme par exemple l’unité de dessalement d’eau de mer qui est en cours de réalisation. Sa mise en service est prévue fin mars 2021

Ce projet a nécessité un investissement total de 4,4 MMDH, dont 1,86 MMDH de contribution publique. Une fois achevée, cette usine devrait commencer à produire près de 275.000 m3 d'eau par jour avant d'atteindre sa capacité maximale de 400.000 m3 par jour. L'objectif, à terme, est la répartition équitable de cette eau entre l'agriculture et l'eau potable.

Le projet permettra ainsi de préserver la nappe de Chtouka, d'irriguer 15.000 ha dans le périmètre Chtouka, de sécuriser l’alimentation en eau potable du grand Agadir, de réduire les coûts de production de l’eau à travers la mutualisation et de maintenir l’activité agricole dans la zone.

La situation est moins alarmante dans la région de Marrakech-Safi

Les ressources en eau dans la région de Marrakech-Safi sont également rares. Mais selon l'Agence du bassin hydraulique de Tensift (ABHT), contactée par nos soins, "la situation est moins grave qu'à Souss-Massa. La région ne connait pas de soucis dans ce sens actuellement, mais l'agence est en train de travailler sur des simulations pour couvrir les besoins en eau pour l'été prochain". 

Médias24 a fait le même exercice pour connaitre le taux de remplissage actuel des barrages de la région de Marrakech-Safi.  

Situation des barrages de la région Marrakech-Safi au 2 octobre (Médias 24)

Selon l'ABHT, "les barrages mentionnés dans le tableau ci-dessus ne fournissent pas d’eau d’irrigation". L'Agence nous a également précisé que "les stations Hassan 1er, Sidi Driss et Timinoutine relèvent du bassin hydraulique de l’Oum Er-Rbia, et des flux sont transférés à Marrakech quand il y a besoin".

En effet, le complexe des barrages Yacoub Manssour - Lalla Takerkoust, édifiés sur l’Oued N’Fis, jouent un rôle important dans le système d’alimentation en eau potable de la ville de Marrakech, mais restent très insuffisants pour faire face à la demande croissante.

Actuellement l’approvisionnement en eau dans le bassin du Tensift dépend largement du bassin de l’Oum Er-Rbia, d’où le transfert réalisé depuis des années pour dériver les eaux via le complexe Hassan 1er - Sidi Driss et le barrage Timinoutine, vers le Haouz.

Comme le montre le tableau ci-dessus, au 2 octobre 2020, le taux de remplissage des barrages de la région Marrakech-Safi est de 24,79% (contre 36,78% une année auparavant). Concernant les réserves totales en eau, elles sont de 149,42 Mm3 sur une capacité totale de 602,79 Mm3. 

Pour ce qui des mesures mises en place pour prévenir la pénurie d'eau potable, l'ABHT prévoit, entre autres, "la mise en service du transfert du barrage Al Massira vers Marrakech, début 2021". 

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