Les étudiants en médecine campent sur leur position

Les étudiants en médecine défendent l'indépendance de leur mouvement et rejettent toute "atteinte à leur patriotisme". Des assemblées générales sont prévues mardi 18 juin pour statuer sur le boycott des examens de rattrapage. 

Le 17 juin 2019 à 13:30

Modifié le 17 juin 2019 à 13:33

En grève depuis le 25 mars, les étudiants en médecine campent sur leur position. Ils confirment le boycott des examens semestriels à 100% au niveau national et appellent le gouvernement au "dialogue sérieux". Ils veulent des "actions concrètes, des formules claires et des dates précises de mise en oeuvre".

Dans une conférence de presse organisée ce lundi 17 juin à Rabat, la Commission nationale des étudiants en médecine répond aux "allégations" autour de son dossier revendicatif, sur la table du gouvernement "depuis plus d'un an".

"Notre dossier revendicatif traîne depuis plus d'un an. La première réunion n'a eu lieu qu'après l'appel à la grève", affirment les représentants des étudiants. La dernière réunion date du 12 mai dernier.

En réaction aux accusations du gouvernement quant au lien du mouvement de boycott avec "Al Adl Wa Lihsan", les étudiants s'indignent et rejettent tout agenda politique. Ils dénoncent, par ailleurs, la pression du gouvernement sur des parents, enseignants et étudiants dans les cités universitaires. 

Les décisions sont prises au niveau des assemblées générales, après consultation des étudiants par le biais de vote. D'où le boycott des examens voté à 91% au niveau des différentes facultés de médecine.

Des assemblées sont ainsi prévues ce mardi 18 juin pour statuer sur le boycott des examens de rattrapage. "Le boycott des examens est survenu naturellement après trois mois de boycott des cours et des stages", explique la Commission nationale. "Si le gouvernement répond favorablement et concrètement à nos revendications, 18.000 étudiants regagneront les facultés dès demain".

La Commission nationale pointe un discours "contradictoire" des deux ministères de tutelle par rapport à la légitimité de leurs revendications. Ils dénoncent également les accusations de "manque de communication" sur les discussions avec la tutelle.

Sur les 14 points évoqués par les deux ministères de tutelle, la coordination reconnaît la réalisation de deux acquis:

- la modification de la circulaire n° 48 du 12 octobre 2017 relative aux stages des étudiants de médecine chargés des missions de médecin interne (7e année), en impliquant les étudiants et ce, avant septembre prochain;

- la suppression de la mention des diplômes de docteur en médecine, en pharmacie et en médecine dentaire.

"Le dossier revendicatif n'a jamais changé", affirment les représentants des étudiants, insistant sur leur position "pacifique" vis-à-vis des étudiants des universités privées et rejetant tout favoritisme au détriment de l'université publique.

Les étudiants en médecine campent sur leur position

Le 17 juin 2019 à13:32

Modifié le 17 juin 2019 à 13:33

Les étudiants en médecine défendent l'indépendance de leur mouvement et rejettent toute "atteinte à leur patriotisme". Des assemblées générales sont prévues mardi 18 juin pour statuer sur le boycott des examens de rattrapage. 

En grève depuis le 25 mars, les étudiants en médecine campent sur leur position. Ils confirment le boycott des examens semestriels à 100% au niveau national et appellent le gouvernement au "dialogue sérieux". Ils veulent des "actions concrètes, des formules claires et des dates précises de mise en oeuvre".

Dans une conférence de presse organisée ce lundi 17 juin à Rabat, la Commission nationale des étudiants en médecine répond aux "allégations" autour de son dossier revendicatif, sur la table du gouvernement "depuis plus d'un an".

"Notre dossier revendicatif traîne depuis plus d'un an. La première réunion n'a eu lieu qu'après l'appel à la grève", affirment les représentants des étudiants. La dernière réunion date du 12 mai dernier.

En réaction aux accusations du gouvernement quant au lien du mouvement de boycott avec "Al Adl Wa Lihsan", les étudiants s'indignent et rejettent tout agenda politique. Ils dénoncent, par ailleurs, la pression du gouvernement sur des parents, enseignants et étudiants dans les cités universitaires. 

Les décisions sont prises au niveau des assemblées générales, après consultation des étudiants par le biais de vote. D'où le boycott des examens voté à 91% au niveau des différentes facultés de médecine.

Des assemblées sont ainsi prévues ce mardi 18 juin pour statuer sur le boycott des examens de rattrapage. "Le boycott des examens est survenu naturellement après trois mois de boycott des cours et des stages", explique la Commission nationale. "Si le gouvernement répond favorablement et concrètement à nos revendications, 18.000 étudiants regagneront les facultés dès demain".

La Commission nationale pointe un discours "contradictoire" des deux ministères de tutelle par rapport à la légitimité de leurs revendications. Ils dénoncent également les accusations de "manque de communication" sur les discussions avec la tutelle.

Sur les 14 points évoqués par les deux ministères de tutelle, la coordination reconnaît la réalisation de deux acquis:

- la modification de la circulaire n° 48 du 12 octobre 2017 relative aux stages des étudiants de médecine chargés des missions de médecin interne (7e année), en impliquant les étudiants et ce, avant septembre prochain;

- la suppression de la mention des diplômes de docteur en médecine, en pharmacie et en médecine dentaire.

"Le dossier revendicatif n'a jamais changé", affirment les représentants des étudiants, insistant sur leur position "pacifique" vis-à-vis des étudiants des universités privées et rejetant tout favoritisme au détriment de l'université publique.

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