Bus: les grandes lignes du contrat signé entre Casablanca et Alsa

Un contrat d’exploitation du parc et du réseau sous la houlette de Casa Transports. Alsa sera rémunérée de manière forfaitaire avec une obligation de résultat.

Les grandes lignes du contrat signé entre Casablanca et Alsa

Le 15 octobre 2019 à 15:54

Modifié le 15 octobre 2019 à 21:37

Depuis la mise sous séquestre de M’dina bus et l’entrée en lice de la société Alsa avec un nouveau contrat d’exploitation, les choses semblent s’accélérer. En témoigne la réunion de l'ECI (Etablissement de coopération intercommunale) tenue au siège de la wilaya, ce lundi 15 octobre avec à l’ordre du jour un seul point : le nouveau contrat de transport par autobus signé avec la société Alsa.

Le maire de la ville, Abdelaziz El Omari était tenu d’exposer les grandes lignes de ce contrat aux présidents des communes présents avant de les inviter à l’approuver par vote, ce qui a été fait par une très large majorité, en dépit de remarques émanant de quelques présidents de communes situées à la périphérie de l’agglomération casablancaise.

Le maire de la capitale économique a précisé qu’il s’agit d’un nouveau contrat et d’un nouveau modèle d’exploitation qui n’a rien à voir avec celui de M’dina Bus qui a montré ses limites.

Un contrat calqué sur celui de Casa Tramway

En effet, ce modèle, calqué sur celui de Casa Tramway, confine la société Alsa dans son rôle d’exploitant du réseau urbain et du parc, suivant un cahier des charges précis et un plan d’investissement, courant sur 10 ans ainsi qu’une période de transition d’un an, pour atteindre son rythme de croisière. Le tout sous l’autorité de Casa Transports qui assurera le contrôle et le suivi au quotidien.

En clair, c’est Casa Transports qui encaissera la recette des autobus à la fin de chaque journée, la société exploitante Alsa sera rémunérée de manière forfaitaire selon des barèmes contenus dans le cahier des charges. De même, le transporteur urbain Alsa est soumis à des objectifs chiffrés à atteindre au terme de chaque exercice. Ainsi, en cas de dépassement de ces objectifs, il aura une part du bénéfice et dans le cas contraire, il devra mettre la main à la poche pour  contribuer à combler une partie du déficit.

Au niveau de l’exploitation, Alsa est libre de mener sa propre politique de gestion qui revient à développer le parc conformément au plan d’investissement convenu, de gérer son parc et son personnel comme elle l’entend, payer les salaires, avoir ses propres indicateurs de performance etc.

Néanmoins, un avenant au contrat précise que le personnel hérité de M’dina bus doit conserver ses acquis sociaux.

Durant la période de transition, le nouvel opérateur devra s’atteler à remettre en état le parc hérité de M’dina bus et il est autorisé à importer des véhicules avec, là aussi, un objectif de 450 autobus d’ici novembre 2020.

Une commission a été mise sur pied pour assurer le contrôle et le suivi de l’investissement et du respect des termes du cahier des charges.

Bus: les grandes lignes du contrat signé entre Casablanca et Alsa

Le 15 octobre 2019 à16:44

Modifié le 15 octobre 2019 à 21:37

Un contrat d’exploitation du parc et du réseau sous la houlette de Casa Transports. Alsa sera rémunérée de manière forfaitaire avec une obligation de résultat.

Depuis la mise sous séquestre de M’dina bus et l’entrée en lice de la société Alsa avec un nouveau contrat d’exploitation, les choses semblent s’accélérer. En témoigne la réunion de l'ECI (Etablissement de coopération intercommunale) tenue au siège de la wilaya, ce lundi 15 octobre avec à l’ordre du jour un seul point : le nouveau contrat de transport par autobus signé avec la société Alsa.

Le maire de la ville, Abdelaziz El Omari était tenu d’exposer les grandes lignes de ce contrat aux présidents des communes présents avant de les inviter à l’approuver par vote, ce qui a été fait par une très large majorité, en dépit de remarques émanant de quelques présidents de communes situées à la périphérie de l’agglomération casablancaise.

Le maire de la capitale économique a précisé qu’il s’agit d’un nouveau contrat et d’un nouveau modèle d’exploitation qui n’a rien à voir avec celui de M’dina Bus qui a montré ses limites.

Un contrat calqué sur celui de Casa Tramway

En effet, ce modèle, calqué sur celui de Casa Tramway, confine la société Alsa dans son rôle d’exploitant du réseau urbain et du parc, suivant un cahier des charges précis et un plan d’investissement, courant sur 10 ans ainsi qu’une période de transition d’un an, pour atteindre son rythme de croisière. Le tout sous l’autorité de Casa Transports qui assurera le contrôle et le suivi au quotidien.

En clair, c’est Casa Transports qui encaissera la recette des autobus à la fin de chaque journée, la société exploitante Alsa sera rémunérée de manière forfaitaire selon des barèmes contenus dans le cahier des charges. De même, le transporteur urbain Alsa est soumis à des objectifs chiffrés à atteindre au terme de chaque exercice. Ainsi, en cas de dépassement de ces objectifs, il aura une part du bénéfice et dans le cas contraire, il devra mettre la main à la poche pour  contribuer à combler une partie du déficit.

Au niveau de l’exploitation, Alsa est libre de mener sa propre politique de gestion qui revient à développer le parc conformément au plan d’investissement convenu, de gérer son parc et son personnel comme elle l’entend, payer les salaires, avoir ses propres indicateurs de performance etc.

Néanmoins, un avenant au contrat précise que le personnel hérité de M’dina bus doit conserver ses acquis sociaux.

Durant la période de transition, le nouvel opérateur devra s’atteler à remettre en état le parc hérité de M’dina bus et il est autorisé à importer des véhicules avec, là aussi, un objectif de 450 autobus d’ici novembre 2020.

Une commission a été mise sur pied pour assurer le contrôle et le suivi de l’investissement et du respect des termes du cahier des charges.

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