Les hôtels de Marrakech affichent complet en ce début de haute saison

Après trois mois d’une basse saison atone, les hôteliers de la ville ocre ont renoué avec des taux d’occupation records, similaires à ceux des fêtes de fin d’année. Selon des professionnels, la haute saison qui démarre sera exceptionnelle. Ils déplorent cependant l’absence d’un parc des expositions qui devrait mettre fin aux variations saisonnières.

Les hôtels de Marrakech affichent complet en ce début de haute saison

Le 11 avril 2019 à 17:46

Modifié le 12 avril 2019 à 21:24

A Marrakech, quand le tourisme va, tout va. Depuis début avril, les professionnels ont en effet retrouvé le sourire avec des taux d’occupation hôtelière qui tranchent avec la fréquentation anémique des mois de janvier à mars.

Selon Abdellatif Abouricha, chargé de communication du CRT de la ville, après une basse saison « moyenne », les chambres disponibles dans les établissements classés commencent à se raréfier.

Un taux d'occupation compris entre 70 et 100%

« Entre les vacances scolaires marocaines qui se terminent ( du 30 mars au le 14 avril) et celles françaises qui démarrent (du 6 avril au 5 mai pour les zones A, B et C), le calendrier de ce mois est très porteur.

« Pendant le début du mois d’avril, la fréquentation a été assurée par les familles marocaines et les Français vont prendre le relais jusqu’au 5 mai prochain qui correspond au premier jour du ramadan. A partir de là, il y aura une stagnation des arrivées jusqu’au 4 juin avant la reprise en force de l’activité.

« D’ici là, les hôtels classés 3 à 5 étoiles cartonnent, avec un taux d’occupation de 70 à 100% pour des établissements comme La Mamounia, le Royal Mansour, le Four Seasons, le Sofitel, les Ibis… Du fait de cette forte demande, les prix des chambres disponibles ont évidemment été revus à la hausse.

« De leur côté, les 14 clubs de la ville à la formule familiale« All Inclusive » sont quasi-complets (Club Med, Kenzi Agdal, Marmara Madina, Aqua Mirage, Aqua park, Tikida Palmeraie, Tikida Garden …).

Un défilé historique qui rappelle la nécessité de construire un parc des expositions

« Les seules disponibilités se trouvent encore dans les maisons d’hôtes ou appartements meublés », explique Abouricha qui ajoute que le choix de la célèbre maison de couture Dior de présenter le 29 avril à Marrakech sa nouvelle collection va encore rajouter à la visibilité internationale de la ville.

« Bien que nous soyons désormais habitués à recevoir des événements planétaires comme la COP22 …, c’est la première fois de son histoire que cette maison organise un tel défilé de mode au Maroc.

« Sachant que les organisateurs ont loué les palais Bahia et Badii mais aussi le pavillon Menara, les retombées médiatiques à Tokyo, New York, Londres … vont être fabuleuses mais nous avons vraiment besoin d’un parc des expositions, promis depuis des années, pour accueillir d’autres rencontres internationales du même type», conclut Abouricha.

Joint à son tour, Hamid Bentahar, président du CRT, confirme un démarrage de saison très prometteur grâce à des facteurs structurels et conjoncturels qui ont boosté tous les marchés.

 « Si la hausse actuelle de la fréquentation est liée à un calendrier favorable, elle découle également d’autres paramètres structurels. Ainsi, on peut citer l’ouverture du nouveau terminal de l’aéroport, les nouvelles dessertes aériennes et l’augmentation de l’offre d’animations (musées YSL, de l’eau …).

« Basée sur du savoir-faire et du faire-savoir, cette stratégie attire de plus en plus de grandes enseignes et de nouveaux marchés mais nous voulons éliminer les périodes creuses de basse-saison.

Le parc des expositions mettra fin à la basse saison

« Si Marrakech n’a aucun mal à remplir ses établissements pendant les périodes de fêtes, de week-ends ou de vacances, notre objectif est de s’attaquer aux jours ordinaires de semaine.

« Sachant qu’il existe à travers le monde des énormes salons ou forums internationaux qui nous échappent encore alors que depuis la COP22, nous avons prouvé que nous étions rodés à ce type d’organisation, les trois palais des congrès de 2 000 personnes de la ville ne sont donc plus suffisants.

Pour passer à une vraie dimension mondiale, Marrakech a plus que jamais besoin d’un parc des expositions d’une capacité de 5 000 à 10 000 personnes.

« Il faut accélérer la concrétisation de ce projet qui permettra d’investir le segment des grandes rencontres internationales sans devoir louer des chapiteaux, faute d’infrastructures adaptées.

« Pour l’instant, nous n’avons toujours aucune visibilité sur ce parc des expositions mais une fois opérationnel, la ville sera parée pour s’attaquer à un segment d’activité qui fera augmenter l’occupation hôtelière pendant les jours de semaine ou durant la basse saison des tourismes familial, break-city, festif, golfique … », conclut Bentahar qui est également président du groupe Accor Afrique.

Quoi qu’il en soit, la forte fréquentation actuelle dans la ville ocre montre à la fois que les bulletins d’alerte des autorités américaines et anglaises n’ont eu aucune conséquence sur les marchés étrangers et que le drame terroriste de décembre à Imlil n’est déjà plus qu’un lointain souvenir.

 

Les hôtels de Marrakech affichent complet en ce début de haute saison

Le 11 avril 2019 à18:42

Modifié le 12 avril 2019 à 21:24

Après trois mois d’une basse saison atone, les hôteliers de la ville ocre ont renoué avec des taux d’occupation records, similaires à ceux des fêtes de fin d’année. Selon des professionnels, la haute saison qui démarre sera exceptionnelle. Ils déplorent cependant l’absence d’un parc des expositions qui devrait mettre fin aux variations saisonnières.

A Marrakech, quand le tourisme va, tout va. Depuis début avril, les professionnels ont en effet retrouvé le sourire avec des taux d’occupation hôtelière qui tranchent avec la fréquentation anémique des mois de janvier à mars.

Selon Abdellatif Abouricha, chargé de communication du CRT de la ville, après une basse saison « moyenne », les chambres disponibles dans les établissements classés commencent à se raréfier.

Un taux d'occupation compris entre 70 et 100%

« Entre les vacances scolaires marocaines qui se terminent ( du 30 mars au le 14 avril) et celles françaises qui démarrent (du 6 avril au 5 mai pour les zones A, B et C), le calendrier de ce mois est très porteur.

« Pendant le début du mois d’avril, la fréquentation a été assurée par les familles marocaines et les Français vont prendre le relais jusqu’au 5 mai prochain qui correspond au premier jour du ramadan. A partir de là, il y aura une stagnation des arrivées jusqu’au 4 juin avant la reprise en force de l’activité.

« D’ici là, les hôtels classés 3 à 5 étoiles cartonnent, avec un taux d’occupation de 70 à 100% pour des établissements comme La Mamounia, le Royal Mansour, le Four Seasons, le Sofitel, les Ibis… Du fait de cette forte demande, les prix des chambres disponibles ont évidemment été revus à la hausse.

« De leur côté, les 14 clubs de la ville à la formule familiale« All Inclusive » sont quasi-complets (Club Med, Kenzi Agdal, Marmara Madina, Aqua Mirage, Aqua park, Tikida Palmeraie, Tikida Garden …).

Un défilé historique qui rappelle la nécessité de construire un parc des expositions

« Les seules disponibilités se trouvent encore dans les maisons d’hôtes ou appartements meublés », explique Abouricha qui ajoute que le choix de la célèbre maison de couture Dior de présenter le 29 avril à Marrakech sa nouvelle collection va encore rajouter à la visibilité internationale de la ville.

« Bien que nous soyons désormais habitués à recevoir des événements planétaires comme la COP22 …, c’est la première fois de son histoire que cette maison organise un tel défilé de mode au Maroc.

« Sachant que les organisateurs ont loué les palais Bahia et Badii mais aussi le pavillon Menara, les retombées médiatiques à Tokyo, New York, Londres … vont être fabuleuses mais nous avons vraiment besoin d’un parc des expositions, promis depuis des années, pour accueillir d’autres rencontres internationales du même type», conclut Abouricha.

Joint à son tour, Hamid Bentahar, président du CRT, confirme un démarrage de saison très prometteur grâce à des facteurs structurels et conjoncturels qui ont boosté tous les marchés.

 « Si la hausse actuelle de la fréquentation est liée à un calendrier favorable, elle découle également d’autres paramètres structurels. Ainsi, on peut citer l’ouverture du nouveau terminal de l’aéroport, les nouvelles dessertes aériennes et l’augmentation de l’offre d’animations (musées YSL, de l’eau …).

« Basée sur du savoir-faire et du faire-savoir, cette stratégie attire de plus en plus de grandes enseignes et de nouveaux marchés mais nous voulons éliminer les périodes creuses de basse-saison.

Le parc des expositions mettra fin à la basse saison

« Si Marrakech n’a aucun mal à remplir ses établissements pendant les périodes de fêtes, de week-ends ou de vacances, notre objectif est de s’attaquer aux jours ordinaires de semaine.

« Sachant qu’il existe à travers le monde des énormes salons ou forums internationaux qui nous échappent encore alors que depuis la COP22, nous avons prouvé que nous étions rodés à ce type d’organisation, les trois palais des congrès de 2 000 personnes de la ville ne sont donc plus suffisants.

Pour passer à une vraie dimension mondiale, Marrakech a plus que jamais besoin d’un parc des expositions d’une capacité de 5 000 à 10 000 personnes.

« Il faut accélérer la concrétisation de ce projet qui permettra d’investir le segment des grandes rencontres internationales sans devoir louer des chapiteaux, faute d’infrastructures adaptées.

« Pour l’instant, nous n’avons toujours aucune visibilité sur ce parc des expositions mais une fois opérationnel, la ville sera parée pour s’attaquer à un segment d’activité qui fera augmenter l’occupation hôtelière pendant les jours de semaine ou durant la basse saison des tourismes familial, break-city, festif, golfique … », conclut Bentahar qui est également président du groupe Accor Afrique.

Quoi qu’il en soit, la forte fréquentation actuelle dans la ville ocre montre à la fois que les bulletins d’alerte des autorités américaines et anglaises n’ont eu aucune conséquence sur les marchés étrangers et que le drame terroriste de décembre à Imlil n’est déjà plus qu’un lointain souvenir.

 

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