Les profs peinent à enseigner avec le modèle hybride présentiel-distanciel

Les enseignants déplorent que le programme n’ait pas été adapté au modèle hybride, qui alterne entre présentiel et distanciel, et s’inquiètent de ne pas pouvoir le terminer à temps. En plus des cours à dispenser, ils doivent également garder un œil sur le respect des mesures barrières, ce qui alourdit la charge cognitive qui pèse sur eux.

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Les profs peinent à enseigner avec le modèle hybride présentiel-distanciel

Le 21 octobre 2020 à 18:52

Modifié le 21 octobre 2020 à 20:54

La reprise de l’enseignement en présentiel, même si elle n’est que partielle car conjuguée à l’enseignement à distance selon la formule du modèle hybride, n’est pas de tout repos pour les enseignants.

Car l’alternance entre le présentiel et le distanciel a aussi ses contraintes, à commencer par la division des classes en deux groupes. Certains enseignants redoutent en effet de ne pas pouvoir terminer le programme à temps car, plutôt que de faire une leçon en un cours, il leur faut désormais deux cours pour terminer une seule et même leçon : un premier cours pour le premier groupe, un second cours pour le second groupe – mais, in fine, toujours la même leçon.

Un rythme très difficile à suivre

A ce rythme, Boughaleb Lemaadni, professeur en sciences de la vie et de la Terre (SVT) dans un lycée public de Tiflet, s’inquiète de la lourdeur du programme qui, estime-t-il, n’a pas été adapté au contexte actuel, en l’occurrence à la division des classes. ''Cette répartition a augmenté le nombre de cours : on voit un groupe une semaine et un autre groupe l’autre semaine. Ça devient difficile de garder le même rythme et le même programme en travaillant de cette façon. Le ministère aurait dû alléger le programme pour s’adapter à la vitesse de progression des élèves'', dit cet enseignant, contacté par Médias24.

Boughaleb Lemaadni craint également que le retard pris par certains élèves s’accumule davantage ; que certains ne puissent pas acquérir toutes les connaissances dans les délais impartis ; que toutes les leçons n’aient pas été suffisamment approfondies, et donc vues à la va-vite... ''La semaine prochaine, les élèves seront en vacances. Il y a donc certains groupes que je ne verrai que dans deux, voire trois semaines. Certains professeurs n’ont même pas encore vu tous leurs groupes. Moi par exemple, je n’ai eu mon premier cours avec un groupe que samedi dernier, car plusieurs réunions de rentrée ont été organisées sur les temps de cours. Certains cours ont donc sauté pour que les professeurs puissent assister à ces réunions'', ajoute-t-il.

Naima Seghrouchni, professeure de français dans un collège de Salé, déplore également que le ministère de l’Education nationale n’ait pas revu à la baisse le programme. ''On a gardé le même programme comme si de rien n’était. C’est quasi impossible de tout faire en ayant une moitié de classe absente. En novembre, une première évaluation doit être faite. Mais d’ici là, si le programme n’a pas pu être vu dans sa totalité, sur quoi vont être évalués les élèves ? Sur des leçons que nous n’aurons pas eu le temps de leur enseigner ?'' s’interroge-t-elle.

A distance, les élèves sont pourtant censés travailler afin, justement, de ne pas accumuler de retard. C’est le principe de l’auto-apprentissage : les élèves apprennent par eux-mêmes une partie du programme, sur la base des éléments de cours que l’enseignant leur fournit. Problème : tous ne le font pas, faute d’être suffisamment autonomes. ''La plupart des élèves n’apprennent pas chez eux : soit ils ne sont pas assidus, soit ils ont beaucoup de mal à comprendre le cours par eux-mêmes'', relève Lahcen Chkam, professeur de SVT dans un lycée de Khémisset. C’est bien la raison pour laquelle les enseignants contactés par Médias24 craignent que la totalité du programme ne soit pas vue, et que l’enseignement à distance ne joue pas son rôle.

L’inconfortable port du masque

A en croire Naima Seghrouchni, le retour du présentiel n’a pas facilité les choses, voire les a rendues plus compliquées encore que l’enseignement à distance. Aux leçons qu’il faut dispenser, s’ajoutent désormais les mesures barrières sur lesquelles les professeurs doivent rester vigilants. ''Je ne peux pas m’approcher trop près des élèves pour voir ce qu’ils font, aider de plus près ceux qui ont des difficultés… J’ai une maladie chronique et je ne veux prendre aucun risque. Je reste donc éloignée et je me permets de baisser mon masque pour leur parler, mais je suis souvent contrainte de m’interrompre pour dire à un tel de remettre son masque, à tel autre de ne pas prêter sa bouteille d’eau… Tout ça, c’est nouveau pour eux ; ils n’ont pas encore l’habitude du port du masque et du respect de la distanciation'', raconte-t-elle.

Pour Lahcen Chkam également, professeur de SVT dans un lycée de Khémisset, le respect des mesures barrières n’est pas chose aisée : ''Peu d’élèves respectent la distanciation ; beaucoup ont le réflexe de s’approcher les uns des autres pour discuter, se prêter les stylos… Ils portent le masque, certes, mais la distanciation, c’est autre chose !''

''La première semaine de reprise en présentiel a été difficile : les élèves n’étaient pas prêts pour les mesures sanitaires'', confie Malika Cheranti, professeure de français dans une école primaire privée à Casablanca. ''Ils ne se lavaient pas les mains, jouaient avec les masques… Puis finalement, les classes étant très grandes, les fenêtres étant ouvertes et les effectifs réduits, on a proposé à ceux qui le souhaitaient de retirer leur masque.'' Elle, a opté pour la visière, bien moins encombrante que le masque, tout comme Dalila Amina Benzakour, professeure de français dans un lycée privé de Casablanca où, dit-elle, ''tous les élèves sans exception ont leur masque ; c’est quelque chose qui ne se discute même pas chez nous''.

Parfois, ce sont les enseignants eux-mêmes qui peinent à porter le masque, tant il peut être inconfortable lorsqu’il est porté toute la journée. C’est le cas de Boughaleb Lemaadni, qui dit ne pas pouvoir ''enseigner deux heures d’affilée avec le masque''. La seule solution qu’il a trouvée, c’est que les élèves le portent et que lui maintienne une distance ''de deux mètres'' avec eux, de façon à pouvoir se permettre de le retirer sans risque de contamination.

''Un travail qui n’a pas de nom''

Autre constat : la division par deux des effectifs, dont certains membres du corps professoral louent les vertus pédagogiques, n’a pas allégé la pression, voire même la charge cognitive, qui pèse sur les enseignants, estime Naima Seghrouchni. ''C’est très difficile, très stressant de travailler dans ces conditions. On devrait travailler mieux compte tenu de la réduction des effectifs dans les classes, mais la réalité, c’est qu’on travaille moins bien.''

Elle ne le dit pas de façon claire et nette, mais on comprend en l’écoutant que cette enseignante ne compte pas ses heures : officiellement, elle travaille 24 heures par semaine. Officieusement, le temps passé à préparer les exercices et certains cours interactifs, à les mettre en ligne sur les plateformes dédiées à l’enseignement à distance, à répondre aux messages des parents inquiets, parfois mécontents, et à ceux des élèves envoyés ''à toute heure de la soirée ou de la nuit'' – tout ce temps n’est pas compté.

''L’enseignement à distance nous rajoute une charge de travail en plus de celui effectué en présentiel, et ce travail n’a pas de nom ; il n’est pas visible. Certains parents ne comprennent pas que les enseignants ne peuvent pas être sollicités à tout moment. Les enfants, on leur a donné des outils numériques sans leur apprendre à les utiliser convenablement ; à ne pas envoyer des messages sur les groupes WhatsApp jusqu’à 2 heures du matin… Le matin, je découvre parfois des dizaines, pour ne pas dire des centaines, de ''messages supprimés'' dans les conversations WhatsApp, que les élèves s’échangent entre eux et suppriment pour que les parents ou les enseignants ne les voient pas'', raconte Naima Seghrouchni.

Elle se dit aussi mal à l’aise d’échanger des messages avec ses élèves – mineurs – qui la contactent directement lorsqu’ils ont des questions à poser. ''Au début, j’ai pris les numéros des parents pour échanger avec eux, et pas avec leurs enfants. Mais les élèves ont leur propre smartphone et ils me contactent directement. C’est délicat de ne pas leur répondre, même si je suis très gênée d’échanger des messages avec des mineurs.''

Des enseignants toujours pas formés au distanciel

Il faut dire enfin que malgré les quatre mois d’enseignement à distance qui ont précédé cette rentrée si particulière, beaucoup d’enseignants ne sont toujours pas à l’aise avec les outils numériques. ''Les professeurs ne sont pas formés à enseigner à des élèves qui restent chez eux ; ils sont formés au présentiel. Pour être à l’aise avec le distanciel, il faut l’avoir pratiqué plusieurs fois ; avoir suffisamment d’expérience et être à jour avec l’utilisation des nouvelles technologies'', réagit Lahcen Chkam.

''Ce serait mentir que de dire que la mission est facile, mais on s’adapte'', abonde Dalila Amina Benzakour. Cette professeure de français a organisé son enseignement de façon à consacrer la théorie au distanciel et la pratique, notamment les productions écrites et les exercices, au présentiel.

Naima Seghrouchni déplore elle aussi le manque, voire l’absence de formation des enseignants à l’enseignement à distance. Elle dit avoir profité de ses congés d’été pour se former elle-même au maniement des outils numériques, en toute autonomie, afin d’être plus à l’aise cette année. Puisque nul ne sait pour l’heure quand les enseignants pourront à nouveau exercer leur métier le plus normalement du monde.

Les profs peinent à enseigner avec le modèle hybride présentiel-distanciel

Le 21 octobre 2020 à18:56

Modifié le 21 octobre 2020 à 20:54

Les enseignants déplorent que le programme n’ait pas été adapté au modèle hybride, qui alterne entre présentiel et distanciel, et s’inquiètent de ne pas pouvoir le terminer à temps. En plus des cours à dispenser, ils doivent également garder un œil sur le respect des mesures barrières, ce qui alourdit la charge cognitive qui pèse sur eux.

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La reprise de l’enseignement en présentiel, même si elle n’est que partielle car conjuguée à l’enseignement à distance selon la formule du modèle hybride, n’est pas de tout repos pour les enseignants.

Car l’alternance entre le présentiel et le distanciel a aussi ses contraintes, à commencer par la division des classes en deux groupes. Certains enseignants redoutent en effet de ne pas pouvoir terminer le programme à temps car, plutôt que de faire une leçon en un cours, il leur faut désormais deux cours pour terminer une seule et même leçon : un premier cours pour le premier groupe, un second cours pour le second groupe – mais, in fine, toujours la même leçon.

Un rythme très difficile à suivre

A ce rythme, Boughaleb Lemaadni, professeur en sciences de la vie et de la Terre (SVT) dans un lycée public de Tiflet, s’inquiète de la lourdeur du programme qui, estime-t-il, n’a pas été adapté au contexte actuel, en l’occurrence à la division des classes. ''Cette répartition a augmenté le nombre de cours : on voit un groupe une semaine et un autre groupe l’autre semaine. Ça devient difficile de garder le même rythme et le même programme en travaillant de cette façon. Le ministère aurait dû alléger le programme pour s’adapter à la vitesse de progression des élèves'', dit cet enseignant, contacté par Médias24.

Boughaleb Lemaadni craint également que le retard pris par certains élèves s’accumule davantage ; que certains ne puissent pas acquérir toutes les connaissances dans les délais impartis ; que toutes les leçons n’aient pas été suffisamment approfondies, et donc vues à la va-vite... ''La semaine prochaine, les élèves seront en vacances. Il y a donc certains groupes que je ne verrai que dans deux, voire trois semaines. Certains professeurs n’ont même pas encore vu tous leurs groupes. Moi par exemple, je n’ai eu mon premier cours avec un groupe que samedi dernier, car plusieurs réunions de rentrée ont été organisées sur les temps de cours. Certains cours ont donc sauté pour que les professeurs puissent assister à ces réunions'', ajoute-t-il.

Naima Seghrouchni, professeure de français dans un collège de Salé, déplore également que le ministère de l’Education nationale n’ait pas revu à la baisse le programme. ''On a gardé le même programme comme si de rien n’était. C’est quasi impossible de tout faire en ayant une moitié de classe absente. En novembre, une première évaluation doit être faite. Mais d’ici là, si le programme n’a pas pu être vu dans sa totalité, sur quoi vont être évalués les élèves ? Sur des leçons que nous n’aurons pas eu le temps de leur enseigner ?'' s’interroge-t-elle.

A distance, les élèves sont pourtant censés travailler afin, justement, de ne pas accumuler de retard. C’est le principe de l’auto-apprentissage : les élèves apprennent par eux-mêmes une partie du programme, sur la base des éléments de cours que l’enseignant leur fournit. Problème : tous ne le font pas, faute d’être suffisamment autonomes. ''La plupart des élèves n’apprennent pas chez eux : soit ils ne sont pas assidus, soit ils ont beaucoup de mal à comprendre le cours par eux-mêmes'', relève Lahcen Chkam, professeur de SVT dans un lycée de Khémisset. C’est bien la raison pour laquelle les enseignants contactés par Médias24 craignent que la totalité du programme ne soit pas vue, et que l’enseignement à distance ne joue pas son rôle.

L’inconfortable port du masque

A en croire Naima Seghrouchni, le retour du présentiel n’a pas facilité les choses, voire les a rendues plus compliquées encore que l’enseignement à distance. Aux leçons qu’il faut dispenser, s’ajoutent désormais les mesures barrières sur lesquelles les professeurs doivent rester vigilants. ''Je ne peux pas m’approcher trop près des élèves pour voir ce qu’ils font, aider de plus près ceux qui ont des difficultés… J’ai une maladie chronique et je ne veux prendre aucun risque. Je reste donc éloignée et je me permets de baisser mon masque pour leur parler, mais je suis souvent contrainte de m’interrompre pour dire à un tel de remettre son masque, à tel autre de ne pas prêter sa bouteille d’eau… Tout ça, c’est nouveau pour eux ; ils n’ont pas encore l’habitude du port du masque et du respect de la distanciation'', raconte-t-elle.

Pour Lahcen Chkam également, professeur de SVT dans un lycée de Khémisset, le respect des mesures barrières n’est pas chose aisée : ''Peu d’élèves respectent la distanciation ; beaucoup ont le réflexe de s’approcher les uns des autres pour discuter, se prêter les stylos… Ils portent le masque, certes, mais la distanciation, c’est autre chose !''

''La première semaine de reprise en présentiel a été difficile : les élèves n’étaient pas prêts pour les mesures sanitaires'', confie Malika Cheranti, professeure de français dans une école primaire privée à Casablanca. ''Ils ne se lavaient pas les mains, jouaient avec les masques… Puis finalement, les classes étant très grandes, les fenêtres étant ouvertes et les effectifs réduits, on a proposé à ceux qui le souhaitaient de retirer leur masque.'' Elle, a opté pour la visière, bien moins encombrante que le masque, tout comme Dalila Amina Benzakour, professeure de français dans un lycée privé de Casablanca où, dit-elle, ''tous les élèves sans exception ont leur masque ; c’est quelque chose qui ne se discute même pas chez nous''.

Parfois, ce sont les enseignants eux-mêmes qui peinent à porter le masque, tant il peut être inconfortable lorsqu’il est porté toute la journée. C’est le cas de Boughaleb Lemaadni, qui dit ne pas pouvoir ''enseigner deux heures d’affilée avec le masque''. La seule solution qu’il a trouvée, c’est que les élèves le portent et que lui maintienne une distance ''de deux mètres'' avec eux, de façon à pouvoir se permettre de le retirer sans risque de contamination.

''Un travail qui n’a pas de nom''

Autre constat : la division par deux des effectifs, dont certains membres du corps professoral louent les vertus pédagogiques, n’a pas allégé la pression, voire même la charge cognitive, qui pèse sur les enseignants, estime Naima Seghrouchni. ''C’est très difficile, très stressant de travailler dans ces conditions. On devrait travailler mieux compte tenu de la réduction des effectifs dans les classes, mais la réalité, c’est qu’on travaille moins bien.''

Elle ne le dit pas de façon claire et nette, mais on comprend en l’écoutant que cette enseignante ne compte pas ses heures : officiellement, elle travaille 24 heures par semaine. Officieusement, le temps passé à préparer les exercices et certains cours interactifs, à les mettre en ligne sur les plateformes dédiées à l’enseignement à distance, à répondre aux messages des parents inquiets, parfois mécontents, et à ceux des élèves envoyés ''à toute heure de la soirée ou de la nuit'' – tout ce temps n’est pas compté.

''L’enseignement à distance nous rajoute une charge de travail en plus de celui effectué en présentiel, et ce travail n’a pas de nom ; il n’est pas visible. Certains parents ne comprennent pas que les enseignants ne peuvent pas être sollicités à tout moment. Les enfants, on leur a donné des outils numériques sans leur apprendre à les utiliser convenablement ; à ne pas envoyer des messages sur les groupes WhatsApp jusqu’à 2 heures du matin… Le matin, je découvre parfois des dizaines, pour ne pas dire des centaines, de ''messages supprimés'' dans les conversations WhatsApp, que les élèves s’échangent entre eux et suppriment pour que les parents ou les enseignants ne les voient pas'', raconte Naima Seghrouchni.

Elle se dit aussi mal à l’aise d’échanger des messages avec ses élèves – mineurs – qui la contactent directement lorsqu’ils ont des questions à poser. ''Au début, j’ai pris les numéros des parents pour échanger avec eux, et pas avec leurs enfants. Mais les élèves ont leur propre smartphone et ils me contactent directement. C’est délicat de ne pas leur répondre, même si je suis très gênée d’échanger des messages avec des mineurs.''

Des enseignants toujours pas formés au distanciel

Il faut dire enfin que malgré les quatre mois d’enseignement à distance qui ont précédé cette rentrée si particulière, beaucoup d’enseignants ne sont toujours pas à l’aise avec les outils numériques. ''Les professeurs ne sont pas formés à enseigner à des élèves qui restent chez eux ; ils sont formés au présentiel. Pour être à l’aise avec le distanciel, il faut l’avoir pratiqué plusieurs fois ; avoir suffisamment d’expérience et être à jour avec l’utilisation des nouvelles technologies'', réagit Lahcen Chkam.

''Ce serait mentir que de dire que la mission est facile, mais on s’adapte'', abonde Dalila Amina Benzakour. Cette professeure de français a organisé son enseignement de façon à consacrer la théorie au distanciel et la pratique, notamment les productions écrites et les exercices, au présentiel.

Naima Seghrouchni déplore elle aussi le manque, voire l’absence de formation des enseignants à l’enseignement à distance. Elle dit avoir profité de ses congés d’été pour se former elle-même au maniement des outils numériques, en toute autonomie, afin d’être plus à l’aise cette année. Puisque nul ne sait pour l’heure quand les enseignants pourront à nouveau exercer leur métier le plus normalement du monde.

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