Ligue des champions: l'euphorie du Raja bute sur l’expérience de l’Espérance

Le Raja de Casablanca n’a pas fait le poids face à l’Espérance de Tunis, en s’inclinant par deux buts à zéro (0-2) pour le compte de la première journée du groupe D de la Ligue des champions de la CAF, samedi 30 novembre soir au stade du complexe Mohammed V.

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Ligue des champions : l'euphorie du Raja bute sur l’expérience de l’Espérance

Le 01 décembre 2019 à 10:59

Modifié le 04 décembre 2019 à 14:17

Une semaine après la qualification épique aux quarts de finale de la Coupe Mohammed VI des clubs arabes face aux voisins du Wydad, les hommes de Jamal Sellami croyaient pouvoir renverser le double champion en titre, qui restait sur une désillusion dans la même compétition, face à un autre club marocain, l’Olympique de Safi.

Seulement, il fallait plus que de l’euphorie pour venir à bout de la solidité et de l’expérience de l’Espérance, dont la supériorité tactique était nette tout au long d’une partie pliée définitivement au premier quart d’heure.

Et ce que craignait Sellami est arrivé. La défense en gruyère du Raja, qui a encaissé quatre buts face au Wydad (4-4), a anéanti tout espoir d’exploit face aux Tunisois, qui ne se sont pas fait prier pour exploiter froidement les approximations et les errements de la garde-arrière du club marocain.

Laissant passer un petit orage rajaoui durant les 5 premières minutes, l’Espérance va faire étalage de sa grande maîtrise, avec des décalages et des dédoublements ayant mis à nu les faiblesses criantes de la défense camouflées par la "remontada" historique en Coupe Mohammed VI.

Fidèle à ses habitudes, l’excellent international tunisien Anice Badri a su se faire oublier sur son flanc droit pour surgir de nulle part dans le dos du défenseur camerounais du Raja, Fabrice Ngah, et faire mouche à la 7e minute de jeu.

Enchaînant un amorti de la poitrine et une volée aussi spectaculaire l’un que l’autre, après un lumineux service de l’attaquant ivoirien Ibrahim Ouattara, Badri va loger le ballon au filet opposé de la droite, plongeant le stade dans un silence de cimetière.

Sept minutes plus tard, le même Ouattara sera, cette fois-ci, à la conclusion. En déséquilibre, il va pousser le ballon au fond d’une somptueuse talonnade, sur une action collective partie de la droite pour traverser toute la défense et terminer chez le latéral gauche algérien Ilyes Cheti, qui a remisé sans aucune résistance vers les six mètres.

Dans une situation plus que confortable, les Espérantistes vont se recroqueviller en arrière pour dresser un double rideau infranchissable, alors que les hommes de Sellami se sont lancés dans des escarmouches sans conviction.

Il fallait attendre le temps additionnel pour voir le Raja se créer une action plus ou moins dangereuse, lorsque le capitaine Mohcine Moutouali, le meilleur Casablancais sur le terrain, mettait dans le vent deux défenseurs tunisiens pour s’ouvrir le chemin des filets, mais son tir écrasé est venu mourir à côté du montant droit.

Le scénario de la deuxième période ne sera pas plus différent, malgré une détermination plus affirmée du Raja, parti à l’abordage mais de manière désorganisée. Les longues passes vers l’attaque vont s’avérer contre-productives, facilitant la tâche des défenseurs adverses très solidaires. 

Maîtres du milieu de terrain, les Espérantistes vont s’appuyer sur leur capacité de faire tourner le ballon, exhibant un sang-froid inhabituel pour une équipe cherchant toujours la friction et excellant dans la provocation.

L’une des rares fois où le portier et capitaine tunisien, Moez Ben Cherifia, était obligé de se coucher, c’était sur un coup de pied arrêté des 25 mètres frappé par Abderrahim Achakir, le milieu de terrain récupérateur transformé en défenseur central suite à la sortie sur blessure de Bard Banoun dès la 20ème minute.

Flegmatique et imprévisible, Anice Badri, encore une fois laissé libre, a failli tripler la mise à la 58e minute de jeu d’un tir à bout portant, si ce n’est le réflexe du gardien Anas Zniti qui a détourné le ballon sur la transversale.

Absent de la plus prestigieuse des compétitions africaines depuis quelques saisons, le Raja de Casablanca aurait-il, enfin, pris conscience qu’il va falloir plus que de la volonté et de l’enthousiasme pour rivaliser à nouveau avec les grands du continent ? Décidément, Jamal Sellam a du pain sur la planche.

(MAP)

Ligue des champions: l'euphorie du Raja bute sur l’expérience de l’Espérance

Le 01 décembre 2019 à11:10

Modifié le 04 décembre 2019 à 14:17

Le Raja de Casablanca n’a pas fait le poids face à l’Espérance de Tunis, en s’inclinant par deux buts à zéro (0-2) pour le compte de la première journée du groupe D de la Ligue des champions de la CAF, samedi 30 novembre soir au stade du complexe Mohammed V.

Une semaine après la qualification épique aux quarts de finale de la Coupe Mohammed VI des clubs arabes face aux voisins du Wydad, les hommes de Jamal Sellami croyaient pouvoir renverser le double champion en titre, qui restait sur une désillusion dans la même compétition, face à un autre club marocain, l’Olympique de Safi.

Seulement, il fallait plus que de l’euphorie pour venir à bout de la solidité et de l’expérience de l’Espérance, dont la supériorité tactique était nette tout au long d’une partie pliée définitivement au premier quart d’heure.

Et ce que craignait Sellami est arrivé. La défense en gruyère du Raja, qui a encaissé quatre buts face au Wydad (4-4), a anéanti tout espoir d’exploit face aux Tunisois, qui ne se sont pas fait prier pour exploiter froidement les approximations et les errements de la garde-arrière du club marocain.

Laissant passer un petit orage rajaoui durant les 5 premières minutes, l’Espérance va faire étalage de sa grande maîtrise, avec des décalages et des dédoublements ayant mis à nu les faiblesses criantes de la défense camouflées par la "remontada" historique en Coupe Mohammed VI.

Fidèle à ses habitudes, l’excellent international tunisien Anice Badri a su se faire oublier sur son flanc droit pour surgir de nulle part dans le dos du défenseur camerounais du Raja, Fabrice Ngah, et faire mouche à la 7e minute de jeu.

Enchaînant un amorti de la poitrine et une volée aussi spectaculaire l’un que l’autre, après un lumineux service de l’attaquant ivoirien Ibrahim Ouattara, Badri va loger le ballon au filet opposé de la droite, plongeant le stade dans un silence de cimetière.

Sept minutes plus tard, le même Ouattara sera, cette fois-ci, à la conclusion. En déséquilibre, il va pousser le ballon au fond d’une somptueuse talonnade, sur une action collective partie de la droite pour traverser toute la défense et terminer chez le latéral gauche algérien Ilyes Cheti, qui a remisé sans aucune résistance vers les six mètres.

Dans une situation plus que confortable, les Espérantistes vont se recroqueviller en arrière pour dresser un double rideau infranchissable, alors que les hommes de Sellami se sont lancés dans des escarmouches sans conviction.

Il fallait attendre le temps additionnel pour voir le Raja se créer une action plus ou moins dangereuse, lorsque le capitaine Mohcine Moutouali, le meilleur Casablancais sur le terrain, mettait dans le vent deux défenseurs tunisiens pour s’ouvrir le chemin des filets, mais son tir écrasé est venu mourir à côté du montant droit.

Le scénario de la deuxième période ne sera pas plus différent, malgré une détermination plus affirmée du Raja, parti à l’abordage mais de manière désorganisée. Les longues passes vers l’attaque vont s’avérer contre-productives, facilitant la tâche des défenseurs adverses très solidaires. 

Maîtres du milieu de terrain, les Espérantistes vont s’appuyer sur leur capacité de faire tourner le ballon, exhibant un sang-froid inhabituel pour une équipe cherchant toujours la friction et excellant dans la provocation.

L’une des rares fois où le portier et capitaine tunisien, Moez Ben Cherifia, était obligé de se coucher, c’était sur un coup de pied arrêté des 25 mètres frappé par Abderrahim Achakir, le milieu de terrain récupérateur transformé en défenseur central suite à la sortie sur blessure de Bard Banoun dès la 20ème minute.

Flegmatique et imprévisible, Anice Badri, encore une fois laissé libre, a failli tripler la mise à la 58e minute de jeu d’un tir à bout portant, si ce n’est le réflexe du gardien Anas Zniti qui a détourné le ballon sur la transversale.

Absent de la plus prestigieuse des compétitions africaines depuis quelques saisons, le Raja de Casablanca aurait-il, enfin, pris conscience qu’il va falloir plus que de la volonté et de l’enthousiasme pour rivaliser à nouveau avec les grands du continent ? Décidément, Jamal Sellam a du pain sur la planche.

(MAP)

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