Mansouri : Je soutiendrai Ouahbi s'il se présente aux élections à la tête du PAM

La commission préparatoire du congrès du PAM a décidé à l'unanimité, samedi 5 janvier, que le 4ème congrès national qui renouvellera les instances dirigeantes du parti se tiendra du 7 au 9 février 2020. Sollicitée par Médias24, Fatima Zahra-Mansouri nous a confirmé qu’elle ne se présentera pas, tout en expliquant les raisons de son soutien à Abdellatif Ouahbi, si ce dernier devait se présenter contre Mohamed Cheikh Biadillah.

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Mansouri : Je soutiendrai Ouahbi s'il se présente aux élections à la tête du PAM

Le 06 janvier 2020 à 16:41

Modifié le 07 janvier 2020 à 09:36

"Ma précédente décision de ne pas briguer le poste de secrétaire général du PAM est désormais irrévocable", nous a confirmé la présidente du Conseil national qui pense que d’autres personnalités "plus disposées et plus disponibles" s’acquitteront mieux de la tâche de bien diriger et mener son parti "à la victoire" aux prochains scrutins.

"Ouahbi a ma bénédiction s'il se présente"

Questionnée sur le candidat qu’elle soutiendra, Fatima Zahra Mansouri affirme qu’elle ne se prononcera définitivement qu’au moment où toutes les candidatures seront annoncées officiellement.

En réponse à la déclaration récente de Abdellatif Ouahbi à Medias24 où il liait son éventuelle déclaration de candidature aux soutiens préalables de dirigeants et notamment du sien, la numéro 2 du PAM a temporisé dans un premier temps en affirmant qu’il n’avait pas encore dévoilé ses intentions.

"Sachant que j’ai beaucoup d’estime et de respect pour le confrère et le militant qu’est Ouahbi, oui à sa candidature en attendant de voir l’ensemble des autres. Je n’ai pas encore totalement tranché mais c’est indéniablement le candidat dont je suis la plus proche", a quasiment tranché Mansouri.

Niet à Biadillah qui n'est pas le candidat du renouveau

Appelée à commenter la déclaration de candidature de Mohamed Cheikh Biadillah, la présidente a réitéré son respect à l’ancien secrétaire général du PAM avant de rappeler que la crise interne avait pour origine leur différence d’appréciation sur le renouveau des générations de dirigeants.

"A partir de là, je soutiendrai toujours les candidats du renouveau dont ne fait pas partie le candidat Biadillah", a expliqué celle qui était jusqu’à la fin de la crise du PAM dans le clan des anti-Benchamach.

"Sa déclaration prématurée de candidature m’a beaucoup surprise. En effet généralement, la première chose à faire avant de se déclarer est de consulter les gens qui ont un certain poids dans son parti.

"A titre personnel, je n’ai eu aucune de ses nouvelles et comme tout un chacun, j’ai découvert son intention de se présenter au secrétariat général chez un de vos confrères.

"Si je lui souhaite le meilleur, il n’empêche que sa candidature ne s’inscrit pas dans mon combat du renouveau des élites, du discours politique et par conséquent, je ne pense pas qu’il incarne les mêmes valeurs de changement", a-t-elle résumé pour expliquer qu’elle ne le soutiendra pas le 8 ou 9 février.

La probabilité d’un match Biadillah-Ouahbi se renforce

Sur l’éventualité de plus en plus probable d’un scrutin opposant Biadillah à Ouahbi, notre interlocutrice a confirmé, pour l’instant, ce scénario sachant que le membre du bureau politique ne s’est pas caché, dans le passé, de vouloir prendre la tête du parti tandis que son collègue Biadillah s’est porté candidat.

"Pour l’instant, je ne veux pas me prononcer car jusqu’à preuve du contraire, il peut y avoir d’autres candidats. En effet, il est toujours possible que des jeunes s’organisent pour soutenir un candidat.

"Mais a priori, on se dirige vers une élection opposant les deux membres actuels du bureau politique", avance Mansouri qui, contrairement à d’autres, refuse de dire que Biadillah part perdant.

Une crise salutaire pour rebondir en 2021 ?

Malgré les 8 mois de crise interne qui ont aggravé l’image du parti auprès de l’électorat marocain, Mansouri se veut résolument optimiste pour le scrutin législatif qui aura lieu dans moins de deux ans.

"D’ici 2021, nous aurons le temps de rattraper le temps perdu qui n’en est pas, car je considère avec le recul que le PAM avait besoin de lancer une dynamique interne.

"En effet, durant les dernières années, notre parti était géré par des secrétaires généraux qui ne consultaient personne pour les grandes décisions.

"Il n’était donc plus possible de fonctionner avec un pouvoir centralisé et un parti dirigé par 3 ou 4 personnes au maximum alors qu’au départ, nous voulions un PAM ouvert avec une vraie démocratie interne basée sur l’échange et le débat d’idées.

"Au final, la récente crise qui a été parfois très violente s’est donc révélée être un exercice salutaire qui a libéré des énergies à l’origine d’une nouvelle dynamique.

Pas exclu de redevenir numéro 2 du parti

"Si comme je l’espère, un candidat du changement est élu à l’issue du congrès, je ferais campagne avec la nouvelle direction pour que notre projet de société remporte les suffrages au scrutin de 2021.

"Avant cela, il faut espérer que le congrès sera l’occasion d’établir un bilan d’étape de 10 années d’existence avec beaucoup de réajustements à opérer au niveau du discours politique et de la vision", propose celle qui ne sait pas encore si elle se représentera au poste de présidente du Conseil national.

"Aujourd’hui, je n’aspire ni à diriger le secrétariat général ni à présider le parlement du parti mais à la mise en place d’une équipe renouvelée, jeune et dynamique pour travailler efficacement.

"Je pense en faire partie mais a priori, je n’occuperais pas de statut national au sein du PAM à moins d’être la seule alternative", conclut la présidente qui ne s’est pas, non plus, encore décidée à se présenter pour un mandat de député lors du futur scrutin législatif de 2021.

En l’absence de primaires pour désigner les candidats au leadership, le soutien de la numéro 2 pourra s’avérer très utile pour faire basculer l’élection du 8 ou 9 février prochain mais il reste encore à connaitre la position du numéro 1 qui ne s’est pas encore prononcé mais qu’on dit proche de Biadillah ...

Mansouri : Je soutiendrai Ouahbi s'il se présente aux élections à la tête du PAM

Le 06 janvier 2020 à16:41

Modifié le 07 janvier 2020 à 09:36

La commission préparatoire du congrès du PAM a décidé à l'unanimité, samedi 5 janvier, que le 4ème congrès national qui renouvellera les instances dirigeantes du parti se tiendra du 7 au 9 février 2020. Sollicitée par Médias24, Fatima Zahra-Mansouri nous a confirmé qu’elle ne se présentera pas, tout en expliquant les raisons de son soutien à Abdellatif Ouahbi, si ce dernier devait se présenter contre Mohamed Cheikh Biadillah.

"Ma précédente décision de ne pas briguer le poste de secrétaire général du PAM est désormais irrévocable", nous a confirmé la présidente du Conseil national qui pense que d’autres personnalités "plus disposées et plus disponibles" s’acquitteront mieux de la tâche de bien diriger et mener son parti "à la victoire" aux prochains scrutins.

"Ouahbi a ma bénédiction s'il se présente"

Questionnée sur le candidat qu’elle soutiendra, Fatima Zahra Mansouri affirme qu’elle ne se prononcera définitivement qu’au moment où toutes les candidatures seront annoncées officiellement.

En réponse à la déclaration récente de Abdellatif Ouahbi à Medias24 où il liait son éventuelle déclaration de candidature aux soutiens préalables de dirigeants et notamment du sien, la numéro 2 du PAM a temporisé dans un premier temps en affirmant qu’il n’avait pas encore dévoilé ses intentions.

"Sachant que j’ai beaucoup d’estime et de respect pour le confrère et le militant qu’est Ouahbi, oui à sa candidature en attendant de voir l’ensemble des autres. Je n’ai pas encore totalement tranché mais c’est indéniablement le candidat dont je suis la plus proche", a quasiment tranché Mansouri.

Niet à Biadillah qui n'est pas le candidat du renouveau

Appelée à commenter la déclaration de candidature de Mohamed Cheikh Biadillah, la présidente a réitéré son respect à l’ancien secrétaire général du PAM avant de rappeler que la crise interne avait pour origine leur différence d’appréciation sur le renouveau des générations de dirigeants.

"A partir de là, je soutiendrai toujours les candidats du renouveau dont ne fait pas partie le candidat Biadillah", a expliqué celle qui était jusqu’à la fin de la crise du PAM dans le clan des anti-Benchamach.

"Sa déclaration prématurée de candidature m’a beaucoup surprise. En effet généralement, la première chose à faire avant de se déclarer est de consulter les gens qui ont un certain poids dans son parti.

"A titre personnel, je n’ai eu aucune de ses nouvelles et comme tout un chacun, j’ai découvert son intention de se présenter au secrétariat général chez un de vos confrères.

"Si je lui souhaite le meilleur, il n’empêche que sa candidature ne s’inscrit pas dans mon combat du renouveau des élites, du discours politique et par conséquent, je ne pense pas qu’il incarne les mêmes valeurs de changement", a-t-elle résumé pour expliquer qu’elle ne le soutiendra pas le 8 ou 9 février.

La probabilité d’un match Biadillah-Ouahbi se renforce

Sur l’éventualité de plus en plus probable d’un scrutin opposant Biadillah à Ouahbi, notre interlocutrice a confirmé, pour l’instant, ce scénario sachant que le membre du bureau politique ne s’est pas caché, dans le passé, de vouloir prendre la tête du parti tandis que son collègue Biadillah s’est porté candidat.

"Pour l’instant, je ne veux pas me prononcer car jusqu’à preuve du contraire, il peut y avoir d’autres candidats. En effet, il est toujours possible que des jeunes s’organisent pour soutenir un candidat.

"Mais a priori, on se dirige vers une élection opposant les deux membres actuels du bureau politique", avance Mansouri qui, contrairement à d’autres, refuse de dire que Biadillah part perdant.

Une crise salutaire pour rebondir en 2021 ?

Malgré les 8 mois de crise interne qui ont aggravé l’image du parti auprès de l’électorat marocain, Mansouri se veut résolument optimiste pour le scrutin législatif qui aura lieu dans moins de deux ans.

"D’ici 2021, nous aurons le temps de rattraper le temps perdu qui n’en est pas, car je considère avec le recul que le PAM avait besoin de lancer une dynamique interne.

"En effet, durant les dernières années, notre parti était géré par des secrétaires généraux qui ne consultaient personne pour les grandes décisions.

"Il n’était donc plus possible de fonctionner avec un pouvoir centralisé et un parti dirigé par 3 ou 4 personnes au maximum alors qu’au départ, nous voulions un PAM ouvert avec une vraie démocratie interne basée sur l’échange et le débat d’idées.

"Au final, la récente crise qui a été parfois très violente s’est donc révélée être un exercice salutaire qui a libéré des énergies à l’origine d’une nouvelle dynamique.

Pas exclu de redevenir numéro 2 du parti

"Si comme je l’espère, un candidat du changement est élu à l’issue du congrès, je ferais campagne avec la nouvelle direction pour que notre projet de société remporte les suffrages au scrutin de 2021.

"Avant cela, il faut espérer que le congrès sera l’occasion d’établir un bilan d’étape de 10 années d’existence avec beaucoup de réajustements à opérer au niveau du discours politique et de la vision", propose celle qui ne sait pas encore si elle se représentera au poste de présidente du Conseil national.

"Aujourd’hui, je n’aspire ni à diriger le secrétariat général ni à présider le parlement du parti mais à la mise en place d’une équipe renouvelée, jeune et dynamique pour travailler efficacement.

"Je pense en faire partie mais a priori, je n’occuperais pas de statut national au sein du PAM à moins d’être la seule alternative", conclut la présidente qui ne s’est pas, non plus, encore décidée à se présenter pour un mandat de député lors du futur scrutin législatif de 2021.

En l’absence de primaires pour désigner les candidats au leadership, le soutien de la numéro 2 pourra s’avérer très utile pour faire basculer l’élection du 8 ou 9 février prochain mais il reste encore à connaitre la position du numéro 1 qui ne s’est pas encore prononcé mais qu’on dit proche de Biadillah ...

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