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Un rapport de l'IRES recommande l’insertion de la gestion des risques de catastrophes dans l’enseignement académique 

Lundi 5 décembre 2016 à 16h45
medias24

Un rapport, qui vient d'être publié par l’Institut royal d’études stratégiques (IRES), recommande la promotion de l’insertion de la gestion des risques de catastrophes dans l’enseignement académique dans ses différents cycles (primaire, secondaire et universitaire).

Le rapport, intitulé "Anticipation et gestion des risques d’évènements climatiques extrêmes et de catastrophes naturelles au Maroc", souligne l’importance de renforcer les capacités nationales, régionales et locales en matière de réduction des risques de catastrophes.

Dans ce cadre, ledit rapport met l’accent sur la nécessité d’encourager le transfert des connaissances et l’usage des bonnes pratiques régionales et internationales en termes de gestion des risques de catastrophes.

Il souligne également l’importance "d’accroître les capacités institutionnelles sur les plans opérationnels et organisationnels, en termes de coordination, de surveillance et d’alertes aux catastrophes" et d’actualiser, maintenir et renforcer le dispositif de veille et d’alerte précoce aux aléas.

Il appelle aussi à augmenter les capacités techniques et la formation spécialisée des services d'urgence et à garantir l'efficacité des systèmes d'information et de communication d'urgence, ainsi que la disponibilité des instruments permettant une intervention rapide.

Le document plaide, dans le même sens, pour le renforcement des capacités des groupes communautaires (ONG, associations, établissements publics et privés...) en termes de réduction des catastrophes.

L’étude juge aussi nécessaire de développer la connaissance des risques, des systèmes d’information et de communication et d’évaluer systématiquement les aléas, les vulnérabilités et les risques à différentes échelles, nationale, régionale, provinciale et communale.

Il faut évaluer les coûts humains, économiques et environnementaux de l’accroissement de la vulnérabilité des populations, ainsi que le coût de mesures d’adaptation préventives et de l’amélioration de la gestion des catastrophes, afin "de fonder les décisions politiques sur des données fiables et une analyse coût-bénéfice appropriée", estiment les auteurs du rapport.

Ils recommandent le renforcement du système national d’alerte précoce, la promotion de la coordination intersectorielle, en vue de renforcer la résilience des communautés aux catastrophes, et le développement des programmes de mitigation, de réduction et de réponse aux risques à travers des mesures structurelles et non structurelles.

Par ailleurs, le rapport met l’accent sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de financement durables et flexibles pour le transfert et la réduction des risques de catastrophes, tels qu’un fonds propre pour la gestion des catastrophes.

Dans ce cadre, le document estime logique d’intégrer, dans les stratégies de gestion des risques, des instruments de protection sociale, comme les prestations sociales, telles que les microcrédits, "qui contribuent à atténuer les répercussions immédiates des catastrophes pour les groupes les plus vulnérables et à empêcher, ainsi, que la scolarisation ou la vente de biens de production ne soient interrompues, ce qui aura un impact positif à moyen et long termes".

Le rapport souligne, en sus, l’importance de promouvoir la coopération régionale et internationale, de s’inscrire dans les initiatives régionales et internationales et de veiller à leurs mises en œuvre, notamment la stratégie internationale du Cadre d’action de HyÃ?go, la stratégie arabe, la stratégie africaine et la stratégie islamique.

Ce rapport, qui se veut une synthèse de l’ensemble des résultats sur l’impact des changements climatiques et comprenant des recommandations, est la troisième phase d’une étude lancée par l’IRES sur la gestion des risques d’événements climatiques extrêmes et de catastrophes au Maroc.

La première phase a examiné les risques climatiques extrêmes qui pèsent sur le Maroc et leurs impacts directs et indirects sur l’économie du pays, tandis que la seconde a analysé les forces et les faiblesses du système d’alerte précoce et les capacités d’anticipation des événements extrêmes.

(MAP)

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