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Présentation à Rabat du livre-récit "La conférence des oiseaux expulsés" de Hachemi Salhi 

Vendredi 3 février 2017 à 09h22
medias24

Le livre-récit "La conférence des oiseaux expulsés" de Hachemi Salhi qui revient sur le drame de l'expulsion collective des Marocains d’Algérie, a été présenté, jeudi soir à Rabat, en présence d'une pléiade d'intellectuels et de victimes de cette expulsion arbitraire.

Présenté et également signé à la librairie Kalila Wa Dimna, cet ouvrage des éditions Babel Com se propose de traduire l’injustice et la douleur d’une expulsion collective intervenue pendant l’hiver de l’année 1975, en Algérie.

Dans son ouvrage, l’auteur tient à souligner que le peuple Algérien dont font partie les segments de familles restés en Algérie, n’a pas suivi les informes autocrates qui ont programmé l’ignominie et la catastrophe.

Le livre-récit de Hachemi Salhi est inspiré d’un fragment de son premier recueil poétique intitulé "L’arganier, un jour, le dira au saule pleureur". Il est repris et étoffé, sous la forme d’un genre singulier de la littérature japonaise de l’époque classique nommé "uta monogatari" ou conte-poème.

Une partie du titre de l'ouvrage est puisée de "Mantiq al-tayr" (La Conférence des Oiseaux), un recueil de poèmes médiévaux persans, écrit en 1177, par le poète soufi persan Farid Ad-Din 'Attâr, né vers 1142 à Nichapour (Iran), et mort vers 1230 dans sa cité de naissance dans le Khorassan, Nord-Est de l’Iran.

L’oiseau symbolise l’homme imparfait, l’exilé, l’expulsé, l’étranger qui quitte la terre ferme vers le ciel puis en revient transformé. L’étranger expulsé n’aura pas le choix de l’option retour dans notre histoire contemporaine et son voyage n’est pas l’expression poétique d’un itinéraire mystique mais un périple autrement plus tourmenté et douloureux.

A cette occasion, l’écrivain et poète Hachemi Salhi a souligné que son opuscule littéraire s’inscrit dans le devoir de la mémoire que "nous devons à l’histoire, aux familles expulsées et aux générations futures", ajoutant que le défi littéraire a été immense dans la mesure où il fallait parler d’une douleur immense et d’un véritable exode, décrire, faire vivre et faire sentir au grand public ce drame vécu notamment 42 ans après.

"Je suis le porte silence de la douleur de mes parents et des familles des expulsés d’Algérie", a-t-il dit tout ému, notant que "c’est un live contre l’oubli et pour le droit moral qui est inaliénable, imprescriptible et perpétuel".

"Ce travail porte bien sûr en filigrane une demande légitime de réparation et de justice", a poursuivi l’auteur de l’ouvrage, faisant remarquer que ce livre vise à initier, sereinement, sans rancune ni tabou, un débat sur l’expulsion, en 1975, d’un demi-million de Marocains vivant en Algérie, depuis de nombreuses générations, une expulsion collective arbitraire et illégale.

"L’ouvre est l’occasion d’ouvrir un débat entre deux voisins, deux frères. Ce sont les mêmes familles qui vivent de part et d’autre des frontières. Mes oncles maternels habitent encore en Algérie et je ne suis pas le seul. C’est le cas de nombreuses familles", a-t-il déploré.

Hachemi Salhi, également président de l’association française et européenne des Marocains expulsés d’Algérie, a noté qu’à travers son action au sein des associations pour défendre les causes des expulsés d’Algérie a découvert la densité et la longueur du temps diplomatique et de relations internationales d’où la genèse de cet ouvrage pour laisser une trace écrite et donner à lire, à penser et à agir ensemble dans la quiétude et le dialogue.

Il a, dans ce sens, précisé que son livre se décline en sept chapitres "Expulsés" qui fait la sociographie de l’expulsion, "Dénudés" qui évoque le dépouillement des expulsés de tous leurs biens, "Le sommeil du juste" qui revient sur la difficulté de retrouver le sommeil après un tel drame, "Impétueux et libres" qui parle de l’amour de liberté chez un exilé, "Rendez nous nos morts sacrés" qui se remémore les Marocains enterrés en Algérie, "La cruauté des saisons humaines" qui narre la cruauté de l’expulsion des enfants le jour de l’Aid et "Les tribulations d’un enfant expulsé" qui décrit les adjectifs pour un enfant refoulé.

L’auteur a tenu à conclure sur une note positive en affirmant avoir beaucoup d’espoir en "nos enfants qui relèveront le défi de la réconciliation".

Pour sa part, Aziza Filali, qui a fait les illustrations du livre-récit a souligné que sa contribution est une démarche certes artistique mais surtout une action de solidarité avec les expulsés d’Algérie, notant que le dialogue entre l’expression scripturale et l’expression graphique visait à mettre l’accent sur ce drame humanitaire.

L’assistance à cette cérémonie de présentation et de signature du livre-récit "La Conférence des oiseaux expulsés" a tenu à féliciter l’auteur de son choix de l’approche littéraire pour aborder un tel drame, soulignant la capacité de la littérature en général et de la poésie en particulier à décrire et rendre compte des drames et à sensibiliser sur les malheurs des victimes et la nécessité de réparation des dommages causés.

Né en 1952 à Oran, Hachemi Salhi, coordinateur de l’association des Marocains victimes d’expulsion arbitraire d’Algérie (AMVEAA) en Europe, est sociologue et statisticien.

(MAP)

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