Marocains bloqués à l'étranger: Anfass appelle à une solution "réaliste"

Le mouvement Anfass propose une démarche pour rapatrier les Marocains bloqués à l'étranger dans des délais "raisonnables et brefs".

0-https://www.medias24.com//photos_articles/big/20-04-2020/marocainsbloquesaletranger1.jpg-oui
Marocains bloqués à l'étranger : Anfass appelle à une solution

Le 20 avril 2020 à 15:14

Modifié le 20 avril 2020 à 15:59

Selon les déclarations officielles, 18.226 Marocains sont bloqués à l'étranger suite à la fermeture des frontières. Ils se répartissent sur plusieurs pays du monde dont principalement la France (4.447), la Turquie (1.859), l’Espagne (1.400), la Belgique (800) et les Emirats Arabes Unis (715).

Reconnaissant "le caractère complexe de cette question et les considérations exceptionnelles que l’Etat marocain fait actuellement prévaloir eu égard à la crise que représente la pandémie du Covid 19", le mouvement Anfass appelle, dans un communiqué, l'Etat à "prendre ses responsabilités éthiques quant à cette question et ne pas se restreindre à une lecture technique, juridique et/ou financière". 

"Nous considérons, au sein du mouvement Anfass démocratique, qu’une solution responsable et réaliste est possible afin de mettre fin à cette question dans les délais les plus courts", souligne le communiqué.

Le Mouvement estime que "c’est aux magistrats compétents de trancher sur cette question et il est même sain dans un Etat de droit de maintenir un possible recours à la justice pour les concitoyens concernés".

"Nous sommes aussi conscients que le rapatriement de nos concitoyens ne doit pas se faire d’une manière hâtive ni tardive, être bien préparé et doit être réussi", précise-t-on de même source.

Le mouvement propose ainsi la démarche suivante: 

- Etablir et communiquer un calendrier de rapatriement dans de délais raisonnables et brefs. La proximité avec l’Europe où siège la majorité des citoyens concernés laisse présager la possibilité d’un rapatriement multicanal en coordination avec les autorités des pays concernés: vols aériens vers les nombreux aéroports du Maroc, ferries/autocars. A noter, que de nombreux concitoyens ont affiché leur volonté de supporter leurs frais de rapatriement si l’Etat l’exige selon le principe de solidarité nationale.

- Mettre en place des unités médicales à l’arrivée des concitoyens avec possibilité de mobiliser le corps médical (les conseils régionaux de l’ordre national des médecins disposent actuellement de listes de médecins privés et publics volontaires Covid 19). L’examen clinique à l’arrivée permettra d’identifier les sujets à risque qui seront transférés vers les unités Covid 19.

- Les ressortissants rapatriés doivent être considérés comme des cas contacts à risque élevé, et le traitement prophylactique doit être initié selon le protocole actuellement établi par le ministère de la santé.

- Un confinement obligatoire devra être instauré et à ce titre plusieurs possibilités se présentent: stations touristiques aujourd’hui désertées, unités hôtelières, maisons d’étudiants… Le confinement devra être en chambres individuelles et éviter toute mixité sociale pendant les 14 jours de confinement. A J4 et conformément au protocole pour les cas contacts, un prélèvement PCR peut être réalisé (ou test diagnostic rapide après avis du comité scientifique national).

- Permettre aux concitoyens marocains résidents à l’étranger qui se sont retrouvés bloqués au Maroc la possibilité de bénéficier des opérations de rapatriement organisées par les chancelleries étrangères de leurs pays de résidence. 

Marocains bloqués à l'étranger: Anfass appelle à une solution "réaliste"

Le 20 avril 2020 à15:59

Modifié le 20 avril 2020 à 15:59

Le mouvement Anfass propose une démarche pour rapatrier les Marocains bloqués à l'étranger dans des délais "raisonnables et brefs".

Selon les déclarations officielles, 18.226 Marocains sont bloqués à l'étranger suite à la fermeture des frontières. Ils se répartissent sur plusieurs pays du monde dont principalement la France (4.447), la Turquie (1.859), l’Espagne (1.400), la Belgique (800) et les Emirats Arabes Unis (715).

Reconnaissant "le caractère complexe de cette question et les considérations exceptionnelles que l’Etat marocain fait actuellement prévaloir eu égard à la crise que représente la pandémie du Covid 19", le mouvement Anfass appelle, dans un communiqué, l'Etat à "prendre ses responsabilités éthiques quant à cette question et ne pas se restreindre à une lecture technique, juridique et/ou financière". 

"Nous considérons, au sein du mouvement Anfass démocratique, qu’une solution responsable et réaliste est possible afin de mettre fin à cette question dans les délais les plus courts", souligne le communiqué.

Le Mouvement estime que "c’est aux magistrats compétents de trancher sur cette question et il est même sain dans un Etat de droit de maintenir un possible recours à la justice pour les concitoyens concernés".

"Nous sommes aussi conscients que le rapatriement de nos concitoyens ne doit pas se faire d’une manière hâtive ni tardive, être bien préparé et doit être réussi", précise-t-on de même source.

Le mouvement propose ainsi la démarche suivante: 

- Etablir et communiquer un calendrier de rapatriement dans de délais raisonnables et brefs. La proximité avec l’Europe où siège la majorité des citoyens concernés laisse présager la possibilité d’un rapatriement multicanal en coordination avec les autorités des pays concernés: vols aériens vers les nombreux aéroports du Maroc, ferries/autocars. A noter, que de nombreux concitoyens ont affiché leur volonté de supporter leurs frais de rapatriement si l’Etat l’exige selon le principe de solidarité nationale.

- Mettre en place des unités médicales à l’arrivée des concitoyens avec possibilité de mobiliser le corps médical (les conseils régionaux de l’ordre national des médecins disposent actuellement de listes de médecins privés et publics volontaires Covid 19). L’examen clinique à l’arrivée permettra d’identifier les sujets à risque qui seront transférés vers les unités Covid 19.

- Les ressortissants rapatriés doivent être considérés comme des cas contacts à risque élevé, et le traitement prophylactique doit être initié selon le protocole actuellement établi par le ministère de la santé.

- Un confinement obligatoire devra être instauré et à ce titre plusieurs possibilités se présentent: stations touristiques aujourd’hui désertées, unités hôtelières, maisons d’étudiants… Le confinement devra être en chambres individuelles et éviter toute mixité sociale pendant les 14 jours de confinement. A J4 et conformément au protocole pour les cas contacts, un prélèvement PCR peut être réalisé (ou test diagnostic rapide après avis du comité scientifique national).

- Permettre aux concitoyens marocains résidents à l’étranger qui se sont retrouvés bloqués au Maroc la possibilité de bénéficier des opérations de rapatriement organisées par les chancelleries étrangères de leurs pays de résidence. 

A lire aussi


Communication financière

Sonasid: résultats au 30 juin 2020

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.