Larache

Le 3 novembre 2017 à 0h00

Modifié 11 avril 2021 à 2h34

A 90 km au sud de Tanger, Larache (anciennement appelée Lixus) est souvent omise des circuits touristiques de la région, pourtant cette petite ville ne manque pas d’atouts. Petite cité côtière au charme désuet, Larache est typiquement le genre de villes où l’on sait prendre son temps, où chaque ruelle vous invite à une flânerie insouciante…

Située en plein centre de Larache, la place de la Libération est très animée. Ses arcades de style arabo-andalou abritent une multitude de cafés aux terrasses accueillantes.

 

 

De là, on peut accéder à la médina par deux imposantes portes mauresques : Bab el Kasbah et Bab El Khmiss, qui vous donnent accès à un monde d’une autre époque. Une profusion de couleurs, qui vous submerge de tous parts. Comme beaucoup de médinas du nord du Royaume – et de cités méditerranéennes, le bleu et le blanc immaculé sont omniprésents.

 

 

 

Dans le souk Es-Sghir (‘le petit souk’), des boutiques présentent des productions traditionnelles, permettant de se faire une idée de l’artisanat de la région. Les artisans locaux excellent particulièrement dans la confection de burnous, capelines et autres étoffes que revêtent au quotidien les habitants de Larache. Alors que les hommes privilégient les étoffes blanches ornées de motifs noirs, les femmes aiment particulièrement se draper dans une cape traditionnelle striées de bandes colorées, essentiellement du blanc, du rouge et du vert.

 

En descendant dans les ruelles de la médina on accède au port de la ville. Très animé, on peut y assister aux criées et déguster à l’envie des grillades de poissons frais.

 

Dame des Pilliers 

La cathédrale de Nuestra Señora del Pilar est une église catholique au centre de la ville de Larache, il existe beaucoup d’églises du même style architectural en Amérique latine, mais particulièrement en Espagne et ses anciennes colonies.

 

L’église a été nommée en l’honneur de la Vierge Marie, sous le titre de « Dame des piliers», été construite pour la population chrétienne de la ville qui était environ de 12 000 personnes au premier quart du 20ème siècle et dont la plupart étaient des colons espagnols.

La reine Victoire-Eugénie de Battenberg (épouse du monarque espagnol Alphonse XIII) a financé la construction du bâtiment à partir de janvier 1926.

Les colons craignaient la réaction des gens de la ville dont la majorité était de foi musulmane, ils ont alors répandu la rumeur qu’il s’agissait d’un «Mezala» (lieu de prière) parmi la population afin d’éviter tout acte de résistance à l’expansion de la foi chrétienne d’une part, mais aussi afin de bénéficier de la main-d’œuvre locale d’autre part. Les dernières phases de construction qui concernaient la décoration, mosaïques, fresques et autres décorations chrétiennes, ont été effectués par artisansespagnols sous une surveillance militaire rigoureuse.
 

Nous vous proposons une visite virtuelle de ce lieu de culte et chef d’œuvre de l’architecture de l’époque :  

 

 

 

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Le 3 novembre 2017

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