Naufrage du navire italien en direction de Casablanca, des véhicules à bord

Après deux jours d'incendie et l'évacuation des 27 membres d'équipages, le navire de commerce italien "Grande America", qui reliait Hambourg à Casablanca, a finalement coulé mardi 12 mars en milieu d'après-midi à plus de 300 km du Finistère.

Naufrage du navire italien en direction de Casablanca, des véhicules à bord Source: Marine nationale France

Le 13 mars 2019 à 11:41

Modifié le 13 mars 2019 à 11:45

Le gouvernement français n'écarte pas un risque de pollution en l’absence de données complètes sur sa cargaison.

"Le bateau a coulé à 15h26 par 4.600 m de fond", à environ 333 km des côtes françaises, soit en zone économique exclusive française, a précisé la préfecture maritime de l'Atlantique à l'AFP. Le navire transportait des conteneurs et des véhicules.

"Nous allons envisager les moyens de lutte anti-pollution, car, comme toujours dans ces cas-là, il y a un risque de pollution, il ne faut pas le nier, d'abord parce qu'il y a une cargaison de fioul lourd qui était le carburant de propulsion", a expliqué devant l'Assemblée nationale le ministre de la Transition écologique François de Rugy.

Le ministre a expliqué qu'il fallait encore identifier le contenu de la cargaison "pour connaître la nature exacte des produits contenus dans les conteneurs dont certains sont tombés à l'eau, avant même que le navire ne coule". "Nous allons voir s'il faut mobiliser des moyens sous-marins antipollution", a précisé le ministre, même si le navire a sombré très loin des côtes.

Des matières dangereuses

Sur Twitter, la préfecture maritime a précisé mardi après-midi que le navire "subissait un incendie depuis le 10 mars en soirée, dont la violence s'est amplifiée durant les 24 dernières heures. Le navire présentait sur son côté droit une forte inclinaison qui s'est aggravée au fil du temps".

"Le navire, construit en 1997, a été détenu en 2010 pour 35 déficiences dans le port de Tilbury au Royaume-Uni", a assuré lundi dans un communiqué l'association écologiste Robin des Bois, ajoutant que depuis "d'autres déficiences sont régulièrement relevées par les inspecteurs de sécurité maritime à Hambourg et à Anvers".

L'association assure que "selon toute logique" le navire est "bourré de voitures et autres véhicules roulants de seconde main, de remorques et d'engins de travaux publics", ainsi que de déchets "à recycler", de pneus et de quelques conteneurs renfermant des matières dangereuses.

Dimanche 10 mars, vers 20h00, le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) d'Etel a été informé par le MRCC (Maritime rescue coordination center) de Rome de la situation à bord du "Grande America", un navire hybride entre un roulier et un porte-conteneurs. D'une longueur de 214 mètres, il était en provenance de Hambourg (Allemagne) et devait se rendre à Casablanca.

Le navire a déclaré un incendie à son bord alors qu'il se trouvait à environ 263 kilomètres au sud-ouest de la pointe de Penmarc'h (sud Finistère).

Après avoir annoncé dans un premier temps avoir maîtrisé l'incendie et vouloir faire route vers La Corogne (Espagne), le commandant du navire a informé les autorités maritimes de la dégradation de la situation alors que plusieurs conteneurs étaient en feu. Il a décidé peu après 02H00 d'abandonner le navire, à bord d'une seule embarcation de sauvetage. Les 26 membres d'équipage et un passager ont pu ensuite être secourus par une frégate britannique déroutée sur zone.

Mauvaise météo

Lundi et mardi, les opérations pour éteindre l'incendie se sont révélées infructueuses, notamment en raison des mauvaises conditions météorologiques.

Une frégate multi-missions (FREMM) de la Marine française, l'"Aquitaine" se trouvait mardi sur zone, de même que le BSAA (Bâtiment de soutien et d'assistance affrété), le "VN Sapeur", où il a relevé le remorqueur de haute mer "Abeille Bourbon" qui avait tenté sans succès de mettre un terme à l'incendie.

Deux remorqueurs, affrétés par la société Ardent, mandatée par l'armateur du navire, Grimaldi Group, devaient arriver mardi et mercredi soir sur zone.

(Avec AFP)

Source: Marine nationale France

Naufrage du navire italien en direction de Casablanca, des véhicules à bord

Le 13 mars 2019 à10:50

Modifié le 13 mars 2019 à 11:45

Après deux jours d'incendie et l'évacuation des 27 membres d'équipages, le navire de commerce italien "Grande America", qui reliait Hambourg à Casablanca, a finalement coulé mardi 12 mars en milieu d'après-midi à plus de 300 km du Finistère.

Le gouvernement français n'écarte pas un risque de pollution en l’absence de données complètes sur sa cargaison.

"Le bateau a coulé à 15h26 par 4.600 m de fond", à environ 333 km des côtes françaises, soit en zone économique exclusive française, a précisé la préfecture maritime de l'Atlantique à l'AFP. Le navire transportait des conteneurs et des véhicules.

"Nous allons envisager les moyens de lutte anti-pollution, car, comme toujours dans ces cas-là, il y a un risque de pollution, il ne faut pas le nier, d'abord parce qu'il y a une cargaison de fioul lourd qui était le carburant de propulsion", a expliqué devant l'Assemblée nationale le ministre de la Transition écologique François de Rugy.

Le ministre a expliqué qu'il fallait encore identifier le contenu de la cargaison "pour connaître la nature exacte des produits contenus dans les conteneurs dont certains sont tombés à l'eau, avant même que le navire ne coule". "Nous allons voir s'il faut mobiliser des moyens sous-marins antipollution", a précisé le ministre, même si le navire a sombré très loin des côtes.

Des matières dangereuses

Sur Twitter, la préfecture maritime a précisé mardi après-midi que le navire "subissait un incendie depuis le 10 mars en soirée, dont la violence s'est amplifiée durant les 24 dernières heures. Le navire présentait sur son côté droit une forte inclinaison qui s'est aggravée au fil du temps".

"Le navire, construit en 1997, a été détenu en 2010 pour 35 déficiences dans le port de Tilbury au Royaume-Uni", a assuré lundi dans un communiqué l'association écologiste Robin des Bois, ajoutant que depuis "d'autres déficiences sont régulièrement relevées par les inspecteurs de sécurité maritime à Hambourg et à Anvers".

L'association assure que "selon toute logique" le navire est "bourré de voitures et autres véhicules roulants de seconde main, de remorques et d'engins de travaux publics", ainsi que de déchets "à recycler", de pneus et de quelques conteneurs renfermant des matières dangereuses.

Dimanche 10 mars, vers 20h00, le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) d'Etel a été informé par le MRCC (Maritime rescue coordination center) de Rome de la situation à bord du "Grande America", un navire hybride entre un roulier et un porte-conteneurs. D'une longueur de 214 mètres, il était en provenance de Hambourg (Allemagne) et devait se rendre à Casablanca.

Le navire a déclaré un incendie à son bord alors qu'il se trouvait à environ 263 kilomètres au sud-ouest de la pointe de Penmarc'h (sud Finistère).

Après avoir annoncé dans un premier temps avoir maîtrisé l'incendie et vouloir faire route vers La Corogne (Espagne), le commandant du navire a informé les autorités maritimes de la dégradation de la situation alors que plusieurs conteneurs étaient en feu. Il a décidé peu après 02H00 d'abandonner le navire, à bord d'une seule embarcation de sauvetage. Les 26 membres d'équipage et un passager ont pu ensuite être secourus par une frégate britannique déroutée sur zone.

Mauvaise météo

Lundi et mardi, les opérations pour éteindre l'incendie se sont révélées infructueuses, notamment en raison des mauvaises conditions météorologiques.

Une frégate multi-missions (FREMM) de la Marine française, l'"Aquitaine" se trouvait mardi sur zone, de même que le BSAA (Bâtiment de soutien et d'assistance affrété), le "VN Sapeur", où il a relevé le remorqueur de haute mer "Abeille Bourbon" qui avait tenté sans succès de mettre un terme à l'incendie.

Deux remorqueurs, affrétés par la société Ardent, mandatée par l'armateur du navire, Grimaldi Group, devaient arriver mardi et mercredi soir sur zone.

(Avec AFP)

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