Qui sont les nouveaux walis nommés par le Roi ?

Une nouvelle vague de nominations dans les rangs du ministère de l’intérieur a eu lieu ce lundi 18 février, un an et demi seulement après celle de 2017. Six nouveaux walis ont donc été reçus, à Rabat, par le Roi Mohammed VI. Ci-après un aperçu de leur parcours.

Qui sont les nouveaux walis nommés par le Roi ?

Le 19 février 2019 à 14:08

Modifié le 19 février 2019 à 16:04

Six régions des douze que comptent le Maroc changent de Walis. En effet, le Roi Mohammed VI a nommé le lundi 18 février, 6 nouveaux walis et 20 gouverneurs.

Pour certains, c’est la première fois qu’ils occupent ce poste, comme pour Said Ahmidouch ou Khatib El Hebil. Pour d’autres, il s’agit d’un changement de région.

Voici les différents parcours des nouveaux représentants du ministère de l’intérieur au niveau des régions.

Ahmidouch, de la CNSS à la région de Casablanca-Settat

La nomination qui a fait écho dans le monde des affaires est celle de Said Ahmidouch, l’ex directeur général de la CNSS.

Ce dernier remplacera Abdelkbir Zahoud au poste de Wali du poumon économique du Maroc. A l'âge de 59 ans, cet ingénieur lauréat de l'Ecole des Mines de Paris qui a fait l’essentiel de sa carrière dans le domaine financier et des assurances, supervisera les chantiers stratégiques que connaît la capitale économique et sa région.

>> Lire aussi : Said Ahmidouch, un assureur de carrière pour diriger Casablanca-Settat

Jeu de chaises musicales entre Mhidia et Yacoubi

Autre annonce majeure de ces nominations, le jeu de chaises musicales entre les walis Mohamed Yacoubi qui officiait au nord depuis 2010 et Mohamed Mhidia, wali de la région Rabat-Salé-Kénitra.

Yacoubi a pris ses premières fonctions de wali à l’âge de 41 ans, quand il a été nommé par le Roi wali de Tétouan et Gouverneur de la province de Tétouan le 26 novembre 2010.

Depuis cette date, cet ingénieur d'Etat en Génie Civil, lauréat de l'Ecole Hassania des Tavaux Publics originaire de Berkane n’a pas quitté le nord qu’il connaissait déjà pour avoir été directeur du Centre Régional d'Investissement de la région de Tanger-Tétouan, à partir du 1er avril 2004.

Le 20 janvier 2014, il a été nommé Wali de la région de Tanger-Tétouan puis Wali de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima et Gouverneur de la préfecture de Tanger-Assilah, le 13 octobre 2015, après l’entrée en vigueur du nouveau découpage administratif du Royaume.

Durant ses huit années dans le nord, Mohmed Yacoubi a surtout supervisé la transformation de Tanger en un vrai pôle économique notamment à travers son positionnement de pôle international de l'industrie automobile doté d'une importante infrastructure englobant le plus grand des ports méditerranéens et d'un réseau de connexions routière et ferroviaire.

Si le visage de Tanger a changé au cours de ces dernières années, il n’en reste pas mois que Yacoubi a dû passer des moments durs lors du hirak d’Al Hoceima. En effet, les manifestants ont à maintes reprises demandé son départ. La situation sécuritaire dans la région était de sa responsabilité. Et il a dû affronter cette grogne populaire, parfois sans vouloir faire de concession comme en juin 2017 quand des partis politiques et syndicats lui demandent d’alléger l’important dispositif sécuritaire déployé dans la région. Une demande qui a essuyé un refus de la part du Wali Yacoubi.

>> Lire aussi :  Al Hoceima. Aucun accord suite à la rencontre entre le wali et les partis politiques

Aujourd’hui, Yacoubi revient à Rabat en tant que wali. Il pourra faire bénéficier la ville de Kénitra où s’installe le constructeur PSA de l’expérience qu’il a cumulée avec Renault à Tanger.

Pour sa part, Mohamed Mhidia quittera Rabat pour s’installer dans le nord. Ce lauréat de l'Ecole Nationale Supérieure des Mines de Douai en France, en 1981, et de l’Institut Supérieur du Béton Armé (ISBA) de Marseille en 1982 devra poursuivre le travail effectué par Yacoubi.

Il aura pour mission de superviser les chantiers dans le nord notamment à Al Hoceima et faire en sorte que le projet de Manarat Al Moutawassit avance à un rythme accéléré. C’est une région qu’il connaît puisqu’il a été Wali de la Région de Taza-Al Hoceima-Taounate et Gouverneur de la province d'Al Hoceima, à partir du 08 avril 2007 jusqu’en 2010.

Deux nouveaux walis pour les régions du sud

Les régions de Drâa-Tafilalet et Laâyoune-Sakia El Hamra changent également de Wali. La première a été confiée à Yahdih Bouchaab qui assurera également le poste de gouverneur de la province d'Errachidia. La seconde sera désormais dirigée par Abdeslam Bekrate tout en étant gouverneur de la province de Laâyoune.

Yahdih Bouchaab, natif de la ville de Guelmim en 1955, a été jusque-là wali de Laâyoune-Sakia El Hamra. Il a intégré le ministère de l’intérieur au début des années 80 où il a occupé plusieurs postes dont caïd d’annexe administrative à la province de Laâyoune en 1994 et chef de district à la même province.

Il a été très actif sur le dossier du Sahara pour avoir été en 1995 observateur d’identification auprès de la MINURSO. Au début des années 2000, Yahdih Bouchaab entamera une carrière diplomatique en tant que Conseiller des affaires étrangères à l’ambassade du Maroc à Londres, puis coordinateur et organisateur du travail mené par les ONG regroupant les marocains originaires des provinces du sud lors des sessions de la commission et de la sous-commission pour les droits de l’homme à Genève mars.

En 2006, il sera nommé ambassadeur du Maroc au Norvège et en République d’Islande avec résidence à Oslo. Cinq ans plus tard, il sera nommé ambassadeur plénipotentiaire auprès du Royaume de Suède et de la République de Lettonie.

Il rentre au pays en 2014 en tant que Wali de la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia Al Hamra.

Un fauteuil qu’il cède désormais à Abdeslam Bekrate. Né en 1957 à Tiflet à la province de Khemisset, le nouveau wali de Laâyoune-Boujdour-Sakia Al Hamra est docteur en Droit Public et lauréat de l’Institut Royal de l’Administration Territoriale.

Il a fait toute sa carrière au sein du ministère de l’intérieur depuis 1983 à aujourd’hui. De Fès à Ouarzazate, en passant par Marrakech, Essaouira, Salé, Abdeslam Bekrate a roulé sa bosse aux quatre coins du pays.

Il a également été chargé de la cellule du suivi en administration centrale, puis du pôle de la logistique et de la sécurité du comité national d’organisation de la Cop 22.

En 2017, il a été nommé Wali attaché à l’administration centrale du Ministère de l’Intérieur, avant d’être appelé un an plus tard à diriger la région de Béni Mellal-Khénifra. Et moins d’un an depuis sa prise de fonction, il pli bagage pour rejoindre Laayoune.

El Hebil, un oujdi pour diriger Béni Mellal

Pour Khatib El Hebil, c’est la consécration d’une carrière entamée au sein de l’administration en 1983. Né le 7 novembre 1958 à Oujda, il a intégré l’ERAC-Oriental en tant qu’ingérnieur d’Etat après avoir décroché son diplôme d’Ingénieur d’Etat en Génie Civil.

Il a évolué au sein du département de l’habitat en occupant tour à tour les postes de délégué régional de l’Habitat à Beni Mellal-Azilal en 1990, directeur de l’ERAC–Sud en 1992 et directeur de l’ERAC-Tensift en 1997 avant d’être nommé, le 30 avril 2009, directeur de la Société Régionale Al-Omrane Marrakech et Al-Omrane Tamansourt.

Il changera de cap en 2010 lors de sa nomination au poste de gouverneur de la province de Nouaceur et en 2016, gouverneur de la province de Settat.

Il s'agit de sa première nomination en tant que Wali.

Qui sont les nouveaux walis nommés par le Roi ?

Le 19 février 2019 à14:08

Modifié le 19 février 2019 à 16:04

Une nouvelle vague de nominations dans les rangs du ministère de l’intérieur a eu lieu ce lundi 18 février, un an et demi seulement après celle de 2017. Six nouveaux walis ont donc été reçus, à Rabat, par le Roi Mohammed VI. Ci-après un aperçu de leur parcours.

Six régions des douze que comptent le Maroc changent de Walis. En effet, le Roi Mohammed VI a nommé le lundi 18 février, 6 nouveaux walis et 20 gouverneurs.

Pour certains, c’est la première fois qu’ils occupent ce poste, comme pour Said Ahmidouch ou Khatib El Hebil. Pour d’autres, il s’agit d’un changement de région.

Voici les différents parcours des nouveaux représentants du ministère de l’intérieur au niveau des régions.

Ahmidouch, de la CNSS à la région de Casablanca-Settat

La nomination qui a fait écho dans le monde des affaires est celle de Said Ahmidouch, l’ex directeur général de la CNSS.

Ce dernier remplacera Abdelkbir Zahoud au poste de Wali du poumon économique du Maroc. A l'âge de 59 ans, cet ingénieur lauréat de l'Ecole des Mines de Paris qui a fait l’essentiel de sa carrière dans le domaine financier et des assurances, supervisera les chantiers stratégiques que connaît la capitale économique et sa région.

>> Lire aussi : Said Ahmidouch, un assureur de carrière pour diriger Casablanca-Settat

Jeu de chaises musicales entre Mhidia et Yacoubi

Autre annonce majeure de ces nominations, le jeu de chaises musicales entre les walis Mohamed Yacoubi qui officiait au nord depuis 2010 et Mohamed Mhidia, wali de la région Rabat-Salé-Kénitra.

Yacoubi a pris ses premières fonctions de wali à l’âge de 41 ans, quand il a été nommé par le Roi wali de Tétouan et Gouverneur de la province de Tétouan le 26 novembre 2010.

Depuis cette date, cet ingénieur d'Etat en Génie Civil, lauréat de l'Ecole Hassania des Tavaux Publics originaire de Berkane n’a pas quitté le nord qu’il connaissait déjà pour avoir été directeur du Centre Régional d'Investissement de la région de Tanger-Tétouan, à partir du 1er avril 2004.

Le 20 janvier 2014, il a été nommé Wali de la région de Tanger-Tétouan puis Wali de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima et Gouverneur de la préfecture de Tanger-Assilah, le 13 octobre 2015, après l’entrée en vigueur du nouveau découpage administratif du Royaume.

Durant ses huit années dans le nord, Mohmed Yacoubi a surtout supervisé la transformation de Tanger en un vrai pôle économique notamment à travers son positionnement de pôle international de l'industrie automobile doté d'une importante infrastructure englobant le plus grand des ports méditerranéens et d'un réseau de connexions routière et ferroviaire.

Si le visage de Tanger a changé au cours de ces dernières années, il n’en reste pas mois que Yacoubi a dû passer des moments durs lors du hirak d’Al Hoceima. En effet, les manifestants ont à maintes reprises demandé son départ. La situation sécuritaire dans la région était de sa responsabilité. Et il a dû affronter cette grogne populaire, parfois sans vouloir faire de concession comme en juin 2017 quand des partis politiques et syndicats lui demandent d’alléger l’important dispositif sécuritaire déployé dans la région. Une demande qui a essuyé un refus de la part du Wali Yacoubi.

>> Lire aussi :  Al Hoceima. Aucun accord suite à la rencontre entre le wali et les partis politiques

Aujourd’hui, Yacoubi revient à Rabat en tant que wali. Il pourra faire bénéficier la ville de Kénitra où s’installe le constructeur PSA de l’expérience qu’il a cumulée avec Renault à Tanger.

Pour sa part, Mohamed Mhidia quittera Rabat pour s’installer dans le nord. Ce lauréat de l'Ecole Nationale Supérieure des Mines de Douai en France, en 1981, et de l’Institut Supérieur du Béton Armé (ISBA) de Marseille en 1982 devra poursuivre le travail effectué par Yacoubi.

Il aura pour mission de superviser les chantiers dans le nord notamment à Al Hoceima et faire en sorte que le projet de Manarat Al Moutawassit avance à un rythme accéléré. C’est une région qu’il connaît puisqu’il a été Wali de la Région de Taza-Al Hoceima-Taounate et Gouverneur de la province d'Al Hoceima, à partir du 08 avril 2007 jusqu’en 2010.

Deux nouveaux walis pour les régions du sud

Les régions de Drâa-Tafilalet et Laâyoune-Sakia El Hamra changent également de Wali. La première a été confiée à Yahdih Bouchaab qui assurera également le poste de gouverneur de la province d'Errachidia. La seconde sera désormais dirigée par Abdeslam Bekrate tout en étant gouverneur de la province de Laâyoune.

Yahdih Bouchaab, natif de la ville de Guelmim en 1955, a été jusque-là wali de Laâyoune-Sakia El Hamra. Il a intégré le ministère de l’intérieur au début des années 80 où il a occupé plusieurs postes dont caïd d’annexe administrative à la province de Laâyoune en 1994 et chef de district à la même province.

Il a été très actif sur le dossier du Sahara pour avoir été en 1995 observateur d’identification auprès de la MINURSO. Au début des années 2000, Yahdih Bouchaab entamera une carrière diplomatique en tant que Conseiller des affaires étrangères à l’ambassade du Maroc à Londres, puis coordinateur et organisateur du travail mené par les ONG regroupant les marocains originaires des provinces du sud lors des sessions de la commission et de la sous-commission pour les droits de l’homme à Genève mars.

En 2006, il sera nommé ambassadeur du Maroc au Norvège et en République d’Islande avec résidence à Oslo. Cinq ans plus tard, il sera nommé ambassadeur plénipotentiaire auprès du Royaume de Suède et de la République de Lettonie.

Il rentre au pays en 2014 en tant que Wali de la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia Al Hamra.

Un fauteuil qu’il cède désormais à Abdeslam Bekrate. Né en 1957 à Tiflet à la province de Khemisset, le nouveau wali de Laâyoune-Boujdour-Sakia Al Hamra est docteur en Droit Public et lauréat de l’Institut Royal de l’Administration Territoriale.

Il a fait toute sa carrière au sein du ministère de l’intérieur depuis 1983 à aujourd’hui. De Fès à Ouarzazate, en passant par Marrakech, Essaouira, Salé, Abdeslam Bekrate a roulé sa bosse aux quatre coins du pays.

Il a également été chargé de la cellule du suivi en administration centrale, puis du pôle de la logistique et de la sécurité du comité national d’organisation de la Cop 22.

En 2017, il a été nommé Wali attaché à l’administration centrale du Ministère de l’Intérieur, avant d’être appelé un an plus tard à diriger la région de Béni Mellal-Khénifra. Et moins d’un an depuis sa prise de fonction, il pli bagage pour rejoindre Laayoune.

El Hebil, un oujdi pour diriger Béni Mellal

Pour Khatib El Hebil, c’est la consécration d’une carrière entamée au sein de l’administration en 1983. Né le 7 novembre 1958 à Oujda, il a intégré l’ERAC-Oriental en tant qu’ingérnieur d’Etat après avoir décroché son diplôme d’Ingénieur d’Etat en Génie Civil.

Il a évolué au sein du département de l’habitat en occupant tour à tour les postes de délégué régional de l’Habitat à Beni Mellal-Azilal en 1990, directeur de l’ERAC–Sud en 1992 et directeur de l’ERAC-Tensift en 1997 avant d’être nommé, le 30 avril 2009, directeur de la Société Régionale Al-Omrane Marrakech et Al-Omrane Tamansourt.

Il changera de cap en 2010 lors de sa nomination au poste de gouverneur de la province de Nouaceur et en 2016, gouverneur de la province de Settat.

Il s'agit de sa première nomination en tant que Wali.

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