Olives: Bonne année pour la production mais l'exportation d'huile peine

La production d’olives a augmenté de 22% à l’issue de la dernière saison agricole, confirmant le potentiel de cette culture. Mais les performances à l’exportation de l’huile d’olive sont encore loin d’être satisfaisantes.

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Olives: Bonne année pour la production mais l'exportation d'huile peine

Le 10 octobre 2019 à 12:38

Modifié le 11 octobre 2019 à 15:40

A l’occasion du lancement de la campagne agricole 2019-2020, un chiffre a beaucoup retenu l’attention lors de la présentation du bilan de la saison précédente. Il s’agit de la production d’olives qui a fait un saut quantitatif de 22%, passant de 1,56 millions de tonnes à près de 1,91 millions. Auparavant, la production était estimée à 2 millions de tonnes et la hausse à 28%.

La production d’huile d’olives s’est établie, quant à elle, à 200.000 tonnes contre 140.000 pour la saison 2017-2018, soit une au augmentation de 43%.

Ces performances sont dues à deux facteurs :

- L’arrivée à maturité de nouvelles plantations d’oliviers grâce à la politique de l’Etat dans le cadre du plan « Maroc vert » qui vise à porter la production d’olives à 2,5 millions de tonnes en 2020. Un objectif qui semble réalisable au vu du rythme de plantation de nouveaux oliviers, ces dernières années. A ce titre, il faut savoir qu’un olivier planté commence à donner ses premiers fruits au bout de deux à trois ans, selon qu’il est irrigué ou pas, et n’atteint sa pleine production qu’après quatre ou cinq ans.

- Une pluviométrie, ou plutôt sa répartition, qui a été favorable. En effet, la récolte d’olives a eu lieu en décembre et janvier derniers, et par conséquent, une bonne récolte est dépendante de deux saisons de pluie; comme ce fut le cas pour la campagne 2018-2019 où l’olivier a pu profiter des premières pluies de la saison avant qu’elles ne se rarifient. La prochaine récolte, selon les spécialistes, reste tributaire de la pluviométrie des semaines à venir.

L’offre à l’export handicapée par une faible qualité

Malgré une production moyenne d’olives en progression ces dernière années, le Maroc reste encore à la traîne dans l’exportation de l’huile d’olive sur le marché international par rapport à ses principaux concurrents du pourtour méditerranéen.

Le marché est largement dominé par l’Espagne suivie de l’Italie et de la Tunisie. En d’autres termes, le Maroc a encore beaucoup d’efforts à faire en matière d’offre à l’export de son huile d’olive.

Selon Rachid Benali, président d’Interprolive (Fédération Interprofessionnelle Marocaine de l'Olive), malgré les efforts réalisés en matière de valorisation et de savoir faire, l’offre marocaine d’huile d’olive n’est pas encore de bonne qualité pour devenir concurrentielle sur le marché international.

A son sens, le consommateur marocain a des habitudes qui ne contribuent pas à l’amélioration de la qualité de l’huile d’olive commercialisée sur le marché intérieur. Sa préférence va vers l’huile produite de manière traditionnelle et vendue en vrac. Or, insiste-t-il, ce comportement demeure un des freins pour développer l’exportation de cette denrée vers l’Europe qui est le principal débouché pour l’huile d’olive marocaine.

La diversification des débouchés est une bonne solution, mais elle se heurte aussi aux habitudes de consommation au niveau mondial. Il faut beaucoup de temps pour que ça change.

Olives: Bonne année pour la production mais l'exportation d'huile peine

Le 10 octobre 2019 à12:49

Modifié le 11 octobre 2019 à 15:40

La production d’olives a augmenté de 22% à l’issue de la dernière saison agricole, confirmant le potentiel de cette culture. Mais les performances à l’exportation de l’huile d’olive sont encore loin d’être satisfaisantes.

A l’occasion du lancement de la campagne agricole 2019-2020, un chiffre a beaucoup retenu l’attention lors de la présentation du bilan de la saison précédente. Il s’agit de la production d’olives qui a fait un saut quantitatif de 22%, passant de 1,56 millions de tonnes à près de 1,91 millions. Auparavant, la production était estimée à 2 millions de tonnes et la hausse à 28%.

La production d’huile d’olives s’est établie, quant à elle, à 200.000 tonnes contre 140.000 pour la saison 2017-2018, soit une au augmentation de 43%.

Ces performances sont dues à deux facteurs :

- L’arrivée à maturité de nouvelles plantations d’oliviers grâce à la politique de l’Etat dans le cadre du plan « Maroc vert » qui vise à porter la production d’olives à 2,5 millions de tonnes en 2020. Un objectif qui semble réalisable au vu du rythme de plantation de nouveaux oliviers, ces dernières années. A ce titre, il faut savoir qu’un olivier planté commence à donner ses premiers fruits au bout de deux à trois ans, selon qu’il est irrigué ou pas, et n’atteint sa pleine production qu’après quatre ou cinq ans.

- Une pluviométrie, ou plutôt sa répartition, qui a été favorable. En effet, la récolte d’olives a eu lieu en décembre et janvier derniers, et par conséquent, une bonne récolte est dépendante de deux saisons de pluie; comme ce fut le cas pour la campagne 2018-2019 où l’olivier a pu profiter des premières pluies de la saison avant qu’elles ne se rarifient. La prochaine récolte, selon les spécialistes, reste tributaire de la pluviométrie des semaines à venir.

L’offre à l’export handicapée par une faible qualité

Malgré une production moyenne d’olives en progression ces dernière années, le Maroc reste encore à la traîne dans l’exportation de l’huile d’olive sur le marché international par rapport à ses principaux concurrents du pourtour méditerranéen.

Le marché est largement dominé par l’Espagne suivie de l’Italie et de la Tunisie. En d’autres termes, le Maroc a encore beaucoup d’efforts à faire en matière d’offre à l’export de son huile d’olive.

Selon Rachid Benali, président d’Interprolive (Fédération Interprofessionnelle Marocaine de l'Olive), malgré les efforts réalisés en matière de valorisation et de savoir faire, l’offre marocaine d’huile d’olive n’est pas encore de bonne qualité pour devenir concurrentielle sur le marché international.

A son sens, le consommateur marocain a des habitudes qui ne contribuent pas à l’amélioration de la qualité de l’huile d’olive commercialisée sur le marché intérieur. Sa préférence va vers l’huile produite de manière traditionnelle et vendue en vrac. Or, insiste-t-il, ce comportement demeure un des freins pour développer l’exportation de cette denrée vers l’Europe qui est le principal débouché pour l’huile d’olive marocaine.

La diversification des débouchés est une bonne solution, mais elle se heurte aussi aux habitudes de consommation au niveau mondial. Il faut beaucoup de temps pour que ça change.

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