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Omar Faraj, figure discrète des Assises de la fiscalité

Aux Assises de la fiscalité, Omar Faraj, directeur général des impôts, a été très discret. Pourtant, c’est l’administration fiscale qui est à l’origine de l’idée des Assises et c’est elle qui pilotera la réforme une fois que celle-ci aura été actée entre le gouvernement d’une part et le Parlement d’autre part.

Omar Faraj, figure discrète des Assises de la fiscalité Omar Faraj avec Driss Jettou, qu’il considère comme “son ami et son maître“.

Le 06 mai 2019 à 16:09

Modifié le 06 mai 2019 à 17:51

Omar Faraj s’est discrètement effacé ou presque au cours des assises. Il a mis en avant et a rendu un hommage mérité à la commission scientifique et à son président Mohamed Berrada. Il a également laissé le devant de la scène aux politiques, parce que ce sont les politiques qui doivent prendre les décisions finales ainsi que les arbitrages et qui ont la tâche pas toujours aisée de plaider et de convaincre.

Pourtant, l’administration fiscale a joué un rôle clé dans ces assises. C’est sa réflexion interne et parfois partagée avec les opérateurs qui a légitimé la tenue de ce grand forum. C’est la réforme du système d’information et les datas ainsi collectées qui ont été un pilier sans lequel ces assises n’auraient pas eu lieu. Ou pas dans la même ampleur ni avec la même efficacité.

Pour rappel, cette réforme du système d’information a été en grande partie supervisée par Nabyl Lakhdar, devenu depuis DG de l’administration des douanes.

Venu de la direction des domaines, Omar Faraj a apporté pas mal de changements dans l’administration fiscale, agissant plutôt comme un économiste: la transformation numérique, la dématérialisation, le système d’alerte en matière de fraude fiscale, le recours pour certains secteurs à l’article 221 bis (rectification volontaire des anciennes déclarations), une attitude cherchant à favoriser l’adhésion à l’impôt et une relation de confiance, une hausse continue des recettes fiscales…

Au sein de cette administration, on constate une “transformation de mentalité“. Le personnel est “moins crispé“, selon une source qui connaît bien le domaine. “L’ouverture nous enrichit“, entend-on dire.

Dans l’allocution qu’il a prononcée à l’ouverture des assises, Omar Faraj s’est positionné en tant que porte-parole de l’administration fiscale et de son personnel auquel il a rendu un hommage appuyé. En filigrane, il a bien envoyé son message : l’administration fiscale soutient le budget comme en témoigne la progression annuelle moyenne des recettes brutes, de 5%. Et l’administration fiscale sera le pilote qui permettra la réussite de toute réforme.

>>Lire aussi: Réforme du système fiscal : Tout dépendra de la future loi-cadre

SOMMAIRE DU DOSSIER
Omar Faraj avec Driss Jettou, qu’il considère comme “son ami et son maître“.

Omar Faraj, figure discrète des Assises de la fiscalité

Le 06 mai 2019 à16:17

Modifié le 06 mai 2019 à 17:51

Aux Assises de la fiscalité, Omar Faraj, directeur général des impôts, a été très discret. Pourtant, c’est l’administration fiscale qui est à l’origine de l’idée des Assises et c’est elle qui pilotera la réforme une fois que celle-ci aura été actée entre le gouvernement d’une part et le Parlement d’autre part.

Omar Faraj s’est discrètement effacé ou presque au cours des assises. Il a mis en avant et a rendu un hommage mérité à la commission scientifique et à son président Mohamed Berrada. Il a également laissé le devant de la scène aux politiques, parce que ce sont les politiques qui doivent prendre les décisions finales ainsi que les arbitrages et qui ont la tâche pas toujours aisée de plaider et de convaincre.

Pourtant, l’administration fiscale a joué un rôle clé dans ces assises. C’est sa réflexion interne et parfois partagée avec les opérateurs qui a légitimé la tenue de ce grand forum. C’est la réforme du système d’information et les datas ainsi collectées qui ont été un pilier sans lequel ces assises n’auraient pas eu lieu. Ou pas dans la même ampleur ni avec la même efficacité.

Pour rappel, cette réforme du système d’information a été en grande partie supervisée par Nabyl Lakhdar, devenu depuis DG de l’administration des douanes.

Venu de la direction des domaines, Omar Faraj a apporté pas mal de changements dans l’administration fiscale, agissant plutôt comme un économiste: la transformation numérique, la dématérialisation, le système d’alerte en matière de fraude fiscale, le recours pour certains secteurs à l’article 221 bis (rectification volontaire des anciennes déclarations), une attitude cherchant à favoriser l’adhésion à l’impôt et une relation de confiance, une hausse continue des recettes fiscales…

Au sein de cette administration, on constate une “transformation de mentalité“. Le personnel est “moins crispé“, selon une source qui connaît bien le domaine. “L’ouverture nous enrichit“, entend-on dire.

Dans l’allocution qu’il a prononcée à l’ouverture des assises, Omar Faraj s’est positionné en tant que porte-parole de l’administration fiscale et de son personnel auquel il a rendu un hommage appuyé. En filigrane, il a bien envoyé son message : l’administration fiscale soutient le budget comme en témoigne la progression annuelle moyenne des recettes brutes, de 5%. Et l’administration fiscale sera le pilote qui permettra la réussite de toute réforme.

>>Lire aussi: Réforme du système fiscal : Tout dépendra de la future loi-cadre

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