Ouverture des frontières: L'IATA se prononce contre la quarantaine des voyageurs

L’association internationale du transport aérien (IATA) qui assure 82% du trafic aérien mondial affirme que 83% des voyageurs annuleront leurs voyages si une quarantaine leur est imposée à destination. Selon un document envoyé à ses 290 membres, dont la RAM, et aux gouvernements, le Maroc peut mettre en œuvre des mesures de substitution qui éviteront les risques de contamination.

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Ouverture des frontières: L'IATA se prononce contre la quarantaine des voyageurs

Le 29 juin 2020 à 16:44

Modifié le 30 juin 2020 à 08:05

« Les déclarations de santé, le dépistage et les tests par les gouvernements vont ajouter des niveaux supplémentaires de protection. Et si quelqu’un voyage alors qu’il est infecté, nous pouvons réduire les risques de transmission au moyen de protocoles pour prévenir la propagation durant le voyage et à destination. Et le suivi efficace des contacts permet d’isoler les personnes à risque sans provoquer des bouleversements majeurs », a affirmé le DG de l’IATA.

Ce dernier cite un récent sondage d’opinion qui a révélé que 83% des voyageurs refuseraient de voyager si des mesures de quarantaine étaient imposées à destination.

La quarantaine obligatoire achèvera la RAM

Le DG a affirmé que les pays imposant la quarantaine ont vu leur nombre d’arrivées décliner de 90%, soit un résultat comparable à celui des pays qui ont interdit les arrivées étrangères.

Sollicité par Medias24, une source proche de la RAM nous a confirmé ce scénario en précisant que 80% des passagers aériens sont des touristes qui refuseront d’être soumis à 9 jours de quarantaine.

Tout comme l'IATA, notre interlocuteur affirme que la période de quarantaine imposée par les autorités marocaines aura pour effet de décourager les touristes de séjour et les MRE de prendre l’avion pour se rendre au Maroc et retardera la relance du secteur aérien en vidant ses avions.

Comment réduire le risque d’importer des cas positifs

Ainsi, l’association des transporteurs aériens assure, dans ce document daté du 24 juin, que des solutions de rechange peuvent réduire le risque d’importation de la COVID-19 tout en permettant la reprise des voyages et du tourisme qui est essentielle pour redémarrer les économies nationales.

Afin de dissuader les passagers symptomatiques de voyager, les compagnies aériennes vont d’ores et déjà offrir aux voyageurs la flexibilité en leur permettant de modifier les réservations prises.

Souhaitant réduire le risque sanitaire, l’IATA appuie le dépistage sanitaire par les gouvernements au moyen de déclarations de santé. Pour éviter les problèmes de confidentialité et réduire les risques d’infection par des documents papier, elle recommande des déclarations électroniques normalisées et sans contact accessibles sur les portails gouvernementaux ou via des applications mobiles.

La prise de température dissuade les passagers malades de voyager

Sachant que dans le cadre d’un récent sondage de l’IATA, 80% des voyageurs avaient indiqué que les contrôles de température les rassuraient, l’association juge que le dépistage sanitaire doit se faire par la prise de température corporelle.

Bien qu’elle reconnaisse que ce n’est pas la méthode la plus efficace pour détecter les symptômes de la COVID-19, la prise de température peut dissuader les gens de voyager s’ils ne sont pas bien

Obligation de tester les voyageurs originaires de pays à risque

Si les autorités du pays d’arrivée acceptent de recevoir sur leur sol des voyageurs provenant de pays où le taux de nouvelles infections est élevé, elles seront tenues d’effectuer des tests de COVID19.

Pour ne pas ajouter à la congestion aéroportuaire et éviter une possible contagion dans le processus de voyage, les tests sur ces voyageurs à risque seront effectués avant l’arrivée à l’aéroport de départ.    

Lors de leur passage aux guichets d’enregistrement des compagnies, ils devront présenter un test avec des résultats négatifs. Afin d’être reconnu par les gouvernements, le dépistage devra détecter le virus actif (réaction en chaîne de la polymérase, ou RCP) plutôt que les anticorps ou les antigènes.

Les mesures pour éviter les contaminations à bord

Concernant la réduction des risques de transmission durant un voyage aérien, l’IATA préconise la mise en œuvre universelle des lignes directrices du document « Paré au décollage » de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) qui sont conformes aux recommandations de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) et la Federal Aviation Administration (FAA) des États-Unis.

Les mesures préconisées par ces organismes internationaux comportent le port du masque durant tout le voyage, la désinfection, les déclarations de santé et la distanciation physique si possible.

Automatiser le suivi des contacts des personnes reconnues positives à l’arrivée

Dans le cas où une personne s’avère infectée après l’arrivée, il y aura identification rapide et isolement des contacts pour limiter les risques sans provoquer de perturbations économiques ou sociales.

Pour cela, les nouvelles technologies mobiles pourront automatiser une partie du processus de suivi des contacts, à condition de régler les problèmes de confidentialité.

Les Etats souverains pour limiter la propagation du virus par les voyageurs infectés

Afin de réduire le risque de transmission du virus à destination, les gouvernements pourront prendre toutes les mesures pour limiter la propagation du virus sur leurs territoires, ce qui en d’autres termes veut dire qu’ils sont libres d’imposer une période de quarantaine aux cas prouvés de COVID 19.

De plus, les protocoles sanitaires mis en œuvre par le Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC) permettront au secteur touristique (hôtellerie, attractions, commerces, voyagistes, organisateurs de réunion ..) de rétablir la sécurité des touristes et donc la confiance des voyageurs.

Tags : RAM , Iata

Ouverture des frontières: L'IATA se prononce contre la quarantaine des voyageurs

Le 29 juin 2020 à16:43

Modifié le 30 juin 2020 à 08:05

L’association internationale du transport aérien (IATA) qui assure 82% du trafic aérien mondial affirme que 83% des voyageurs annuleront leurs voyages si une quarantaine leur est imposée à destination. Selon un document envoyé à ses 290 membres, dont la RAM, et aux gouvernements, le Maroc peut mettre en œuvre des mesures de substitution qui éviteront les risques de contamination.

« Les déclarations de santé, le dépistage et les tests par les gouvernements vont ajouter des niveaux supplémentaires de protection. Et si quelqu’un voyage alors qu’il est infecté, nous pouvons réduire les risques de transmission au moyen de protocoles pour prévenir la propagation durant le voyage et à destination. Et le suivi efficace des contacts permet d’isoler les personnes à risque sans provoquer des bouleversements majeurs », a affirmé le DG de l’IATA.

Ce dernier cite un récent sondage d’opinion qui a révélé que 83% des voyageurs refuseraient de voyager si des mesures de quarantaine étaient imposées à destination.

La quarantaine obligatoire achèvera la RAM

Le DG a affirmé que les pays imposant la quarantaine ont vu leur nombre d’arrivées décliner de 90%, soit un résultat comparable à celui des pays qui ont interdit les arrivées étrangères.

Sollicité par Medias24, une source proche de la RAM nous a confirmé ce scénario en précisant que 80% des passagers aériens sont des touristes qui refuseront d’être soumis à 9 jours de quarantaine.

Tout comme l'IATA, notre interlocuteur affirme que la période de quarantaine imposée par les autorités marocaines aura pour effet de décourager les touristes de séjour et les MRE de prendre l’avion pour se rendre au Maroc et retardera la relance du secteur aérien en vidant ses avions.

Comment réduire le risque d’importer des cas positifs

Ainsi, l’association des transporteurs aériens assure, dans ce document daté du 24 juin, que des solutions de rechange peuvent réduire le risque d’importation de la COVID-19 tout en permettant la reprise des voyages et du tourisme qui est essentielle pour redémarrer les économies nationales.

Afin de dissuader les passagers symptomatiques de voyager, les compagnies aériennes vont d’ores et déjà offrir aux voyageurs la flexibilité en leur permettant de modifier les réservations prises.

Souhaitant réduire le risque sanitaire, l’IATA appuie le dépistage sanitaire par les gouvernements au moyen de déclarations de santé. Pour éviter les problèmes de confidentialité et réduire les risques d’infection par des documents papier, elle recommande des déclarations électroniques normalisées et sans contact accessibles sur les portails gouvernementaux ou via des applications mobiles.

La prise de température dissuade les passagers malades de voyager

Sachant que dans le cadre d’un récent sondage de l’IATA, 80% des voyageurs avaient indiqué que les contrôles de température les rassuraient, l’association juge que le dépistage sanitaire doit se faire par la prise de température corporelle.

Bien qu’elle reconnaisse que ce n’est pas la méthode la plus efficace pour détecter les symptômes de la COVID-19, la prise de température peut dissuader les gens de voyager s’ils ne sont pas bien

Obligation de tester les voyageurs originaires de pays à risque

Si les autorités du pays d’arrivée acceptent de recevoir sur leur sol des voyageurs provenant de pays où le taux de nouvelles infections est élevé, elles seront tenues d’effectuer des tests de COVID19.

Pour ne pas ajouter à la congestion aéroportuaire et éviter une possible contagion dans le processus de voyage, les tests sur ces voyageurs à risque seront effectués avant l’arrivée à l’aéroport de départ.    

Lors de leur passage aux guichets d’enregistrement des compagnies, ils devront présenter un test avec des résultats négatifs. Afin d’être reconnu par les gouvernements, le dépistage devra détecter le virus actif (réaction en chaîne de la polymérase, ou RCP) plutôt que les anticorps ou les antigènes.

Les mesures pour éviter les contaminations à bord

Concernant la réduction des risques de transmission durant un voyage aérien, l’IATA préconise la mise en œuvre universelle des lignes directrices du document « Paré au décollage » de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) qui sont conformes aux recommandations de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) et la Federal Aviation Administration (FAA) des États-Unis.

Les mesures préconisées par ces organismes internationaux comportent le port du masque durant tout le voyage, la désinfection, les déclarations de santé et la distanciation physique si possible.

Automatiser le suivi des contacts des personnes reconnues positives à l’arrivée

Dans le cas où une personne s’avère infectée après l’arrivée, il y aura identification rapide et isolement des contacts pour limiter les risques sans provoquer de perturbations économiques ou sociales.

Pour cela, les nouvelles technologies mobiles pourront automatiser une partie du processus de suivi des contacts, à condition de régler les problèmes de confidentialité.

Les Etats souverains pour limiter la propagation du virus par les voyageurs infectés

Afin de réduire le risque de transmission du virus à destination, les gouvernements pourront prendre toutes les mesures pour limiter la propagation du virus sur leurs territoires, ce qui en d’autres termes veut dire qu’ils sont libres d’imposer une période de quarantaine aux cas prouvés de COVID 19.

De plus, les protocoles sanitaires mis en œuvre par le Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC) permettront au secteur touristique (hôtellerie, attractions, commerces, voyagistes, organisateurs de réunion ..) de rétablir la sécurité des touristes et donc la confiance des voyageurs.

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