PAM: interrogations sur le financement du prochain congrès du parti

Le tribunal administratif de Rabat examine, ce mercredi 24 juillet, la demande du secrétaire général du PAM d’annuler l’élection de Samir Goudar à la présidence de la commission préparatoire du congrès. Un bras-de-fer derrière lequel se pose aussi la question du financement du prochain congrès.

PAM: interrogations sur le financement du prochain congrès du parti L'organisation du congrès est-elle possible sans le financement du parti ?

Le 23 juillet 2019 à 18:41

Modifié le 23 juillet 2019 à 19:12

A la veille de l’audience du tribunal administratif de Rabat qui devra se prononcer sur la légalité de l’élection du président de la commission préparatoire du congrès, la hache de la guerre est loin d’être enterrée entre le clan du secrétaire général, désireux d’organiser le 4ème congrès qui doit renouveler toutes les instances du PAM avant janvier 2020, et celui de ses détracteurs qui a annoncé qu’il se tiendra en septembre prochain.

Pas de réconciliation en vue avec Goudar

Sollicité par Médias24, Hakim Benchamach, d’ordinaire injoignable, s’est dit optimiste sur l’issue de sa procédure contre Samir Goudar qui multiplie les réunions pour organiser le futur 4ème congrès du PAM.

"Nous rejetons la légalité de son élection entachée d’irrégularités vu que malgré le fait que la séance de vote ait été levée, ce Monsieur s’est obstiné à la poursuivre sans mon accord.

"Les réunions successives de cette commission qui annonce préparer un congrès pour septembre n’ont donc aucune légitimité car elles se sont déroulées en dehors et sans le feu vert de nos instances", déclare le secrétaire général qui pense que la justice administrative lui donnera raison en annulant purement et simplement l’élection de Samir Goudar, déjà exclu du PAM par ses soins.

Rappelons cependant que malgré sa tentative d’interdire par une action en référé la 2ème réunion du comité préparatoire du congrès à Agadir, présidée par Goudar, celle-ci s'est bien tenue au final.

Benchamach: "Je suis le seul ordonnateur des fonds du parti"

Interrogé sur sa réaction au cas où cette élection ne serait pas annulée par le tribunal administratif et où ses détracteurs persisteraient à vouloir organiser leur congrès en septembre, notre interlocuteur s’est dit serein du fait de leur impossibilité de disposer des fonds du parti pour financer le congrès.

"Les statuts du PAM sont très clairs. L'octroi du financement de l’organisation d’un congrès est une prérogative qui relève des attributions des instances dirigeantes à savoir moi et un membre du bureau politique", déclare, amusé, Benchamach comme pour signifier qu’il était toujours le seul maître à bord du parti.

En examinant ses statuts, il apparaît en effet dans le paragraphe 4 de l’article 39 consacré aux attributions du secrétaire général que ce dernier est seul à pouvoir gérer les finances de son parti même si selon une autre source, requérant l’anonymat, toute dépense relative au congrès ou autre devra faire l’objet d’une double signature de Milouda Hazib, une de ses proches au bureau politique.

Courant de l'avenir: "Nous n’aurons aucun mal à mobiliser l’argent nécessaire"

Si cette disposition peut laisser croire que le clan anti-Benchamach aura du mal ou échouera à financer l’organisation coûteuse du congrès dont le budget devra tourner entre 4 et 7 millions de DH, un dirigeant de premier plan du courant de l’avenir (opposé à Benchamah) affirme sous couvert d’anonymat que "l’argent ne sera pas un problème".

"Désignée par le Conseil national pour arrêter une date, la commission préparatoire du 4ème congrès a tranché pour l’organiser en septembre prochain et cette annonce est donc toujours valable.

 "Si malheureusement, Hakim continue de se braquer et de refuser de reconnaître la légitimité de la commission préparatoire, dont il est d’ailleurs membre de droit, cette commission sera en droit d’ouvrir un compte et d’accueillir des donations (de militants et congressistes) pour financer les prestations du congrès.

"Une fois que le congrès sera achevé, la subvention de l’Etat qui sera reversée sur les comptes du parti permettra de rembourser une partie des frais engagés pour organiser la tenue de cet événement.

"Un congrès en septembre nous permettra de devenir la 1ère force politique en 6 mois"

"Partant de là, je ne pense pas que le financement sera un frein dès lors qu’il se fera dans la transparence et l’adhésion des membres du parti. Notre courant ne se lance pas dans cette aventure sans avoir la certitude d’être sur le bon chemin ce qui n’est pas le cas de Hakim qui vire tout le monde.

"Ce semblant de désordre au sein du PAM peut laisser croire que c’est la fin de son existence mais en fait c’est le combat de ceux qui sont nés avec sa genèse contre la clique de Ilyas El Omari. Hakim Benchamach n’étant que l’exécutant de la volonté de l’ex-SG qui tente de garder la main sur le parti.

"Si le congrès se tient en septembre et qu’on désigne un leader crédible capable d’unifier nos rangs, le PAM s’imposera dans les 6 mois suivant le congrès comme la 1ère force politique du pays.

"Ma conviction est qu’en 2021, le match devrait se jouer entre le PAM et le PJD", conclut très optimiste notre source.

L'organisation du congrès est-elle possible sans le financement du parti ?

PAM: interrogations sur le financement du prochain congrès du parti

Le 23 juillet 2019 à18:41

Modifié le 23 juillet 2019 à 19:12

Le tribunal administratif de Rabat examine, ce mercredi 24 juillet, la demande du secrétaire général du PAM d’annuler l’élection de Samir Goudar à la présidence de la commission préparatoire du congrès. Un bras-de-fer derrière lequel se pose aussi la question du financement du prochain congrès.

A la veille de l’audience du tribunal administratif de Rabat qui devra se prononcer sur la légalité de l’élection du président de la commission préparatoire du congrès, la hache de la guerre est loin d’être enterrée entre le clan du secrétaire général, désireux d’organiser le 4ème congrès qui doit renouveler toutes les instances du PAM avant janvier 2020, et celui de ses détracteurs qui a annoncé qu’il se tiendra en septembre prochain.

Pas de réconciliation en vue avec Goudar

Sollicité par Médias24, Hakim Benchamach, d’ordinaire injoignable, s’est dit optimiste sur l’issue de sa procédure contre Samir Goudar qui multiplie les réunions pour organiser le futur 4ème congrès du PAM.

"Nous rejetons la légalité de son élection entachée d’irrégularités vu que malgré le fait que la séance de vote ait été levée, ce Monsieur s’est obstiné à la poursuivre sans mon accord.

"Les réunions successives de cette commission qui annonce préparer un congrès pour septembre n’ont donc aucune légitimité car elles se sont déroulées en dehors et sans le feu vert de nos instances", déclare le secrétaire général qui pense que la justice administrative lui donnera raison en annulant purement et simplement l’élection de Samir Goudar, déjà exclu du PAM par ses soins.

Rappelons cependant que malgré sa tentative d’interdire par une action en référé la 2ème réunion du comité préparatoire du congrès à Agadir, présidée par Goudar, celle-ci s'est bien tenue au final.

Benchamach: "Je suis le seul ordonnateur des fonds du parti"

Interrogé sur sa réaction au cas où cette élection ne serait pas annulée par le tribunal administratif et où ses détracteurs persisteraient à vouloir organiser leur congrès en septembre, notre interlocuteur s’est dit serein du fait de leur impossibilité de disposer des fonds du parti pour financer le congrès.

"Les statuts du PAM sont très clairs. L'octroi du financement de l’organisation d’un congrès est une prérogative qui relève des attributions des instances dirigeantes à savoir moi et un membre du bureau politique", déclare, amusé, Benchamach comme pour signifier qu’il était toujours le seul maître à bord du parti.

En examinant ses statuts, il apparaît en effet dans le paragraphe 4 de l’article 39 consacré aux attributions du secrétaire général que ce dernier est seul à pouvoir gérer les finances de son parti même si selon une autre source, requérant l’anonymat, toute dépense relative au congrès ou autre devra faire l’objet d’une double signature de Milouda Hazib, une de ses proches au bureau politique.

Courant de l'avenir: "Nous n’aurons aucun mal à mobiliser l’argent nécessaire"

Si cette disposition peut laisser croire que le clan anti-Benchamach aura du mal ou échouera à financer l’organisation coûteuse du congrès dont le budget devra tourner entre 4 et 7 millions de DH, un dirigeant de premier plan du courant de l’avenir (opposé à Benchamah) affirme sous couvert d’anonymat que "l’argent ne sera pas un problème".

"Désignée par le Conseil national pour arrêter une date, la commission préparatoire du 4ème congrès a tranché pour l’organiser en septembre prochain et cette annonce est donc toujours valable.

 "Si malheureusement, Hakim continue de se braquer et de refuser de reconnaître la légitimité de la commission préparatoire, dont il est d’ailleurs membre de droit, cette commission sera en droit d’ouvrir un compte et d’accueillir des donations (de militants et congressistes) pour financer les prestations du congrès.

"Une fois que le congrès sera achevé, la subvention de l’Etat qui sera reversée sur les comptes du parti permettra de rembourser une partie des frais engagés pour organiser la tenue de cet événement.

"Un congrès en septembre nous permettra de devenir la 1ère force politique en 6 mois"

"Partant de là, je ne pense pas que le financement sera un frein dès lors qu’il se fera dans la transparence et l’adhésion des membres du parti. Notre courant ne se lance pas dans cette aventure sans avoir la certitude d’être sur le bon chemin ce qui n’est pas le cas de Hakim qui vire tout le monde.

"Ce semblant de désordre au sein du PAM peut laisser croire que c’est la fin de son existence mais en fait c’est le combat de ceux qui sont nés avec sa genèse contre la clique de Ilyas El Omari. Hakim Benchamach n’étant que l’exécutant de la volonté de l’ex-SG qui tente de garder la main sur le parti.

"Si le congrès se tient en septembre et qu’on désigne un leader crédible capable d’unifier nos rangs, le PAM s’imposera dans les 6 mois suivant le congrès comme la 1ère force politique du pays.

"Ma conviction est qu’en 2021, le match devrait se jouer entre le PAM et le PJD", conclut très optimiste notre source.

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