Pêche au poulpe: quotas en baisse, captures en hausse

Après un léger déclin en 2018, la filière poulpière reprend son élan depuis le début de la saison actuelle, avec une hausse des captures au terme du premier semestre 2019.

Pêche au poulpe: quotas en baisse, captures en hausse

Le 22 juillet 2019 à 16:26

Modifié le 22 juillet 2019 à 17:19

Après des années de crise, la pêche au poulpe sort la tête de l’eau depuis la mise en place du plan d’aménagement, qui a permis de contribuer à la reconstitution du stock de poulpe.

Le plan vise, entre autres, la préservation de cette ressource et le maintien de son exploitation de manière durable dans son écosystème et assurer une bonne gestion des flux du poulpe à l’échelle nationale. Ce plan a généralisé l’application du repos biologique et du système de quotas sur tout le littoral national.

Bien que les quotas de captures aient été revus à la hausse en 2018 par rapport à 2017, les débarquements ont affiché une baisse. 

En 2018, le volume de poulpe commercialisé par la flotte de pêche côtière et artisanale au niveau des différentes halles (ports, villages de pêche et points de débarquement aménagés) a en effet atteint plus de 25.300 tonnes, contre 31.078 tonnes en 2017, pour une valeur de plus de 2,22 milliards de DH (contre 2,16 milliards de DH en 2017). 

En ce qui concerne la production de la flotte hauturière en 2018, les débarquements ont atteint 15.318 tonnes contre 22.900 tonnes en 2017.

Les captures reprennent durant le premier semestre 2019. En effet, la production de la flotte hauturière a atteint 10.798 tonnes, dont 8.853 tonnes lors de la campagne hiver 2018-2019, contre 5.300 tonnes pour la saison hivernale 2017-2018.

Selon les dernières statistiques de l'Office national des pêches (ONP), le volume est de 18.632 tonnes pour la pêche artisanale et côtière durant le 1er semestre 2019, contre 12.022 tonnes durant la même période de l'année 2018, pour une valeur de 1,32 milliard de DH (contre 1,017 MMDH durant le 1er semestre 2018).

Baisse des quotas

Depuis 2001, un plan d’aménagement de la pêcherie poulpière est mis en place, introduisant l’application du système de plafonnement de captures.

Les mesures de gestion, les conditions de reprise de campagne (le total admissible des captures (TAC), quota par segment, zone de pêche...) et les périodes d’arrêt de pêche dans l’unité d’aménagement de la pêcherie poulpière sont fixées par des décisions. 

Cette année, la pêche au poulpe et l’autorisation d’accès à la zone comprise entre Sidi L’Ghazi (26°24’N) et Cap Blanc (20°46’N) est ouverte depuis le 16 juin dernier. La saison d'été se poursuivra jusqu'au 16 septembre 2019. La durée peut être révisée en fonction de l’évolution des indicateurs biologiques de cette pêcherie. Le quota global pour cette période est de 12.000 tonnes contre 13.000 tonnes l'été dernier.

Au sud de Sidi L'Ghazi, ce quota, non révisable, est réparti sur les trois segments ciblant le poulpe conformément à la clef de répartition arrêtée par le plan d’aménagement du 12 avril 2004:

- Segment hauturier: 7.560 tonnes contre 8.190 tonnes en été 2018,

- Segment côtier: 1.320 tonnes contre 1.430 tonnes en été 2018,

- Segment artisanal de Dakhla: 3.120 tonnes, contre 3.380 tonnes en été 2018.

Ces navires sont autorisés à débarquer leurs captures au niveau des ports de Laâyoune et Tan-Tan.

Un plafond de 1.600 kg est autorisé au débarquement par navire par marée de 10 jours. Ce plafond correspond à 70 caisses en plastique de 23 kg/caisse.

En dehors du quota global fixé, un quota révisable de 700 tonnes est accordé à la sous-unité 1 (Aftissat, Boujdour centre et Sidi L’Ghazi) au titre de cette saison.

Au nord de Sidi L'Ghazi, les plafonds de captures attribuées sont fixés comme suit:

Une commission est chargée de répartir le plafond entre les segments côtier et artisanale, fixer et convenir par marée et par type d’unité (chalutier et barque).

Tout manquement est sanctionné par la suspension de la licence de pêche et la saisie de l’embarcation impliquée pour le segment artisanal et la suspension du quota de cette saison pour le segment côtier et hauturier.

Les mollusques dopent les exportations halieutiques

En 2018, les exportations marocaines des produits de la mer sont dominées par les crustacées et les mollusques, constituées essentiellement de poulpe, calmar et seiche, qui représentent 16,5% des exportations alimentaires du Royaume.

L’Europe reste le principal marché pour les crustacés, mollusques et coquillages. Trois principaux pays européens achètent la plus grande partie de ces exportations à savoir l’Espagne, l’Italie et le Portugal. Sur le marché asiatique, les exportations des crustacées et les mollusques se concentrent vers le Japon.

Si les prix moyens des produits de la mer ont stagné, entre 2002 et 2018, pour les poissons frais et les conserves, ceux des crustacés, mollusques et coquillages affichent une augmentation remarquable depuis l’année de 2015. Ils ont atteint 97.988 DH la tonne en 2018.

Pêche au poulpe: quotas en baisse, captures en hausse

Le 22 juillet 2019 à17:19

Modifié le 22 juillet 2019 à 17:19

Après un léger déclin en 2018, la filière poulpière reprend son élan depuis le début de la saison actuelle, avec une hausse des captures au terme du premier semestre 2019.

Après des années de crise, la pêche au poulpe sort la tête de l’eau depuis la mise en place du plan d’aménagement, qui a permis de contribuer à la reconstitution du stock de poulpe.

Le plan vise, entre autres, la préservation de cette ressource et le maintien de son exploitation de manière durable dans son écosystème et assurer une bonne gestion des flux du poulpe à l’échelle nationale. Ce plan a généralisé l’application du repos biologique et du système de quotas sur tout le littoral national.

Bien que les quotas de captures aient été revus à la hausse en 2018 par rapport à 2017, les débarquements ont affiché une baisse. 

En 2018, le volume de poulpe commercialisé par la flotte de pêche côtière et artisanale au niveau des différentes halles (ports, villages de pêche et points de débarquement aménagés) a en effet atteint plus de 25.300 tonnes, contre 31.078 tonnes en 2017, pour une valeur de plus de 2,22 milliards de DH (contre 2,16 milliards de DH en 2017). 

En ce qui concerne la production de la flotte hauturière en 2018, les débarquements ont atteint 15.318 tonnes contre 22.900 tonnes en 2017.

Les captures reprennent durant le premier semestre 2019. En effet, la production de la flotte hauturière a atteint 10.798 tonnes, dont 8.853 tonnes lors de la campagne hiver 2018-2019, contre 5.300 tonnes pour la saison hivernale 2017-2018.

Selon les dernières statistiques de l'Office national des pêches (ONP), le volume est de 18.632 tonnes pour la pêche artisanale et côtière durant le 1er semestre 2019, contre 12.022 tonnes durant la même période de l'année 2018, pour une valeur de 1,32 milliard de DH (contre 1,017 MMDH durant le 1er semestre 2018).

Baisse des quotas

Depuis 2001, un plan d’aménagement de la pêcherie poulpière est mis en place, introduisant l’application du système de plafonnement de captures.

Les mesures de gestion, les conditions de reprise de campagne (le total admissible des captures (TAC), quota par segment, zone de pêche...) et les périodes d’arrêt de pêche dans l’unité d’aménagement de la pêcherie poulpière sont fixées par des décisions. 

Cette année, la pêche au poulpe et l’autorisation d’accès à la zone comprise entre Sidi L’Ghazi (26°24’N) et Cap Blanc (20°46’N) est ouverte depuis le 16 juin dernier. La saison d'été se poursuivra jusqu'au 16 septembre 2019. La durée peut être révisée en fonction de l’évolution des indicateurs biologiques de cette pêcherie. Le quota global pour cette période est de 12.000 tonnes contre 13.000 tonnes l'été dernier.

Au sud de Sidi L'Ghazi, ce quota, non révisable, est réparti sur les trois segments ciblant le poulpe conformément à la clef de répartition arrêtée par le plan d’aménagement du 12 avril 2004:

- Segment hauturier: 7.560 tonnes contre 8.190 tonnes en été 2018,

- Segment côtier: 1.320 tonnes contre 1.430 tonnes en été 2018,

- Segment artisanal de Dakhla: 3.120 tonnes, contre 3.380 tonnes en été 2018.

Ces navires sont autorisés à débarquer leurs captures au niveau des ports de Laâyoune et Tan-Tan.

Un plafond de 1.600 kg est autorisé au débarquement par navire par marée de 10 jours. Ce plafond correspond à 70 caisses en plastique de 23 kg/caisse.

En dehors du quota global fixé, un quota révisable de 700 tonnes est accordé à la sous-unité 1 (Aftissat, Boujdour centre et Sidi L’Ghazi) au titre de cette saison.

Au nord de Sidi L'Ghazi, les plafonds de captures attribuées sont fixés comme suit:

Une commission est chargée de répartir le plafond entre les segments côtier et artisanale, fixer et convenir par marée et par type d’unité (chalutier et barque).

Tout manquement est sanctionné par la suspension de la licence de pêche et la saisie de l’embarcation impliquée pour le segment artisanal et la suspension du quota de cette saison pour le segment côtier et hauturier.

Les mollusques dopent les exportations halieutiques

En 2018, les exportations marocaines des produits de la mer sont dominées par les crustacées et les mollusques, constituées essentiellement de poulpe, calmar et seiche, qui représentent 16,5% des exportations alimentaires du Royaume.

L’Europe reste le principal marché pour les crustacés, mollusques et coquillages. Trois principaux pays européens achètent la plus grande partie de ces exportations à savoir l’Espagne, l’Italie et le Portugal. Sur le marché asiatique, les exportations des crustacées et les mollusques se concentrent vers le Japon.

Si les prix moyens des produits de la mer ont stagné, entre 2002 et 2018, pour les poissons frais et les conserves, ceux des crustacés, mollusques et coquillages affichent une augmentation remarquable depuis l’année de 2015. Ils ont atteint 97.988 DH la tonne en 2018.

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