Platinum Power: Belmamoun quitte son poste de PDG

Omar Belmamoun quitte son poste de PDG à Platinum Power. Le conseil d'administration se réunit ce jeudi 30 janvier pour acter cette démission et celle d'un autre administrateur, Mohamed Bouzoubaa. 

Platinum Power: Belmamoun quitte son poste de PDG

Le 30 janvier 2020 à 11:26

Modifié le 30 janvier 2020 à 12:43

Deux démissions de poids à Platinum Power. Omar Belmamoun, président directeur général et Mohamed Bouzoubaa, administrateur, ont décidé de quitter leurs postes respectifs au sein de la société, annonce un communiqué diffusé ce jeudi 30 janvier. 

Les deux démissionnaires sont également actionnaires dans PP. M. Belmamoun détient 41,76% du capital à titre personnel et via la société Luminy Invest. M. Bouzoubaa se positionne pour sa part avec 4,64% de parts sociales à travers la société TGCC.

Les démissions n’ont pas encore été actées, mais "le seront lors d’une réunion du conseil d’administration prévue ce jeudi. Nous devons également convoquer une assemblée générale ordinaire pour nommer un nouveau PDG et un nouveau conseil", nous explique une source au sein de la société.

La démission de Belmamoun fait suite "au refus de Michael Toporek de voter [pour] l’augmentation de capital lors de l’assemblée générale du 15 janvier 2020", explique la même source. L’actionnaire américain s’était en effet opposé à cette recapitalisation estimée à 60 millions de DH.

Le PDG reproche également à leur associé le supposé "détournement du projet AM Wind/Soluna" sur la création d’une grande ferme éolienne à Dakhla. Le communiqué évoque aussi le refus, par M. Toporek, "d’accepter des partenariats stratégiques entre Platinum Power et des groupes nationaux ou internationaux".

Du côté de M. Bouzoubaa, on nous explique que la décision de quitter le CA s'explique par la situation de plus en plus incertaine de la société, aggravée ces dernier par les différents litiges entre les principaux associés. 

La même source annonce que "le conseil d’administration actera aujourd’hui la décision de poursuivre Michael Toporek au pénal et devant la cour d’arbitrage pour les faits reprochés". M. Belmamoun avait diligenté une plainte au pénale pour le cas AM Wind/Soluna, mais qui a été classée sans suite. Similaire, une deuxième plainte a été déposée pour les même faits et est actuellement en cours d'examen. 

"L’assemblée générale du 5 février 2019 avait décidé de révoquer Michael Toporek du conseil d’administration pour motif de rupture de confiance", rappelle le communiqué.

Ce rebondissement jette un peu plus le doute sur l’avenir de Platinum Power, dont la survie semble aujourd’hui plus que jamais compromise par ce conflit entre associés. 

Lors de la dernière AGE, le commissaire aux comptes de la société a précisé "que la société n'a pas arrêté les comptes de 2017, 2018 et 2019 et qu'elle devait présenter des comptes de liquidation".

Créée en 2013, cette entité se présentait comme le premier développeur privé de barrages destinés à la production électrique au Maroc. Depuis, aucun projet n'a été réalisé. Ni au Maroc, ni à l'étranger, notamment en Côte d'Ivoire, où un contrat pour la construction de complexes hydroélectriques (7 MMDH) a été signé lors d'un forum présidé par le Roi Mohammed VI.

Platinum Power: Belmamoun quitte son poste de PDG

Le 30 janvier 2020 à11:50

Modifié le 30 janvier 2020 à 12:43

Omar Belmamoun quitte son poste de PDG à Platinum Power. Le conseil d'administration se réunit ce jeudi 30 janvier pour acter cette démission et celle d'un autre administrateur, Mohamed Bouzoubaa. 

Deux démissions de poids à Platinum Power. Omar Belmamoun, président directeur général et Mohamed Bouzoubaa, administrateur, ont décidé de quitter leurs postes respectifs au sein de la société, annonce un communiqué diffusé ce jeudi 30 janvier. 

Les deux démissionnaires sont également actionnaires dans PP. M. Belmamoun détient 41,76% du capital à titre personnel et via la société Luminy Invest. M. Bouzoubaa se positionne pour sa part avec 4,64% de parts sociales à travers la société TGCC.

Les démissions n’ont pas encore été actées, mais "le seront lors d’une réunion du conseil d’administration prévue ce jeudi. Nous devons également convoquer une assemblée générale ordinaire pour nommer un nouveau PDG et un nouveau conseil", nous explique une source au sein de la société.

La démission de Belmamoun fait suite "au refus de Michael Toporek de voter [pour] l’augmentation de capital lors de l’assemblée générale du 15 janvier 2020", explique la même source. L’actionnaire américain s’était en effet opposé à cette recapitalisation estimée à 60 millions de DH.

Le PDG reproche également à leur associé le supposé "détournement du projet AM Wind/Soluna" sur la création d’une grande ferme éolienne à Dakhla. Le communiqué évoque aussi le refus, par M. Toporek, "d’accepter des partenariats stratégiques entre Platinum Power et des groupes nationaux ou internationaux".

Du côté de M. Bouzoubaa, on nous explique que la décision de quitter le CA s'explique par la situation de plus en plus incertaine de la société, aggravée ces dernier par les différents litiges entre les principaux associés. 

La même source annonce que "le conseil d’administration actera aujourd’hui la décision de poursuivre Michael Toporek au pénal et devant la cour d’arbitrage pour les faits reprochés". M. Belmamoun avait diligenté une plainte au pénale pour le cas AM Wind/Soluna, mais qui a été classée sans suite. Similaire, une deuxième plainte a été déposée pour les même faits et est actuellement en cours d'examen. 

"L’assemblée générale du 5 février 2019 avait décidé de révoquer Michael Toporek du conseil d’administration pour motif de rupture de confiance", rappelle le communiqué.

Ce rebondissement jette un peu plus le doute sur l’avenir de Platinum Power, dont la survie semble aujourd’hui plus que jamais compromise par ce conflit entre associés. 

Lors de la dernière AGE, le commissaire aux comptes de la société a précisé "que la société n'a pas arrêté les comptes de 2017, 2018 et 2019 et qu'elle devait présenter des comptes de liquidation".

Créée en 2013, cette entité se présentait comme le premier développeur privé de barrages destinés à la production électrique au Maroc. Depuis, aucun projet n'a été réalisé. Ni au Maroc, ni à l'étranger, notamment en Côte d'Ivoire, où un contrat pour la construction de complexes hydroélectriques (7 MMDH) a été signé lors d'un forum présidé par le Roi Mohammed VI.

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