Poisson. Les prix restent relativement élevés à Casablanca

Médias24 a fait le tour de quatre marchés casablancais pour y relever les prix de vente publics du poisson. Au 1er jour du mois de Ramadan, les tarifs affichés sont assez élevés, comparés aux prix moyens de vente au gros appliqués à la halle aux poissons de Casablanca. Le point.

Poisson. Les prix restent relativement élevés à Casablanca

Le 07 mai 2019 à 20:50

Modifié le 08 mai 2019 à 21:18

L’opération lancée par le ministère de l’Agriculture et les mareyeurs dans l’objectif de maîtriser les prix de vente du poisson ne semble pas donner pour l’instant tous ses fruits. L'opération consiste en un approvisionnement suffisant du marché et en l'information du consommateur, à travers des vidéos qui retracent les prix de vente du port jusqu'au marché, diffusées sur Internet.

Ce mardi 7 mai, nous avons visité deux marchés casablancais populaires et deux autres destinés à la classe moyenne (marché de Derb Ghalef, marché attenant à la rue Souamay, marché Bab Marrakech et celui de Benjdia), le constat est sans appel : les prix de vente au public du poisson restent relativement chers.

Au marché de Derb Ghalef, destiné à la classe moyenne et aisée, la sardine se négociait autour de 20 dirhams, tandis que la crevette et le calamar affichaient un prix de 100 dirhams. Le merlan se vendait entre 60 et 70 dirhams et la sole entre 80 et 100 dirhams. "20 dirhams le kilo de sardines est un prix élevé. C’est également le cas pour les crevettes et le calamar se vendant à 100 dirhams", annonce d’emblée un vendeur de poissons au marché de gros de Casablanca.

Prix de gros vs tarif de vente public

Lorsqu’on compare les prix affichés au marché de Derb Ghalef aux prix moyens de gros appliqués à la halle aux poissons de Casablanca, le gap est relativement important. Pour la sardine par exemple, le prix moyen à la halle aux poissons était de 4 dirhams, lundi 6 mai. La différence entre ce dernier tarif et celui, public, au marché de Derb Ghallef ressort ainsi à 16 dirhams.

Pour la crevette rose, le prix moyen de gros à la halle était de 54 dirhams, dimanche 5 mai. Si l’on compare ce dernier prix à celui appliqué au marché de Derb Ghalef, le gap est de 46 dirhams.

Pour sa part, le merlan médium affiche un prix moyen de vente de gros de 42 dirhams, dimanche 5 mai. En comparaison avec le tarif du marché de Derb Ghalef, la différence est de 18 dirhams minimum.

La sole s’est vendue, pour sa part, à la halle aux poissons de Casablanca à 37 dirhams, le 5 mai dernier. Le gap entre ce tarif moyen de vente au gros et le prix de vente public au marché de Darb Ghalef est de 43 dirhams minimum.

L’importante différence de prix entre les tarifs de vente au gros et ceux de vente publics ne peut, donc, être expliquée que par la multiplication des intermédiaires. Car les prix grimpent au départ du marché de gros.

Les tarifs de vente au gros restent stables

El Hassan Chafai, président de l’association du marché de gros de poissons de Casablanca souligne de son côté que "sur le marché de gros de Casablanca, le prix de la sardine aujourd’hui était de 6,5 dirhams. La caisse de sardines (24 kilos) se vendait entre 100 et 160 dirhams".

Il poursuit : "Au marché de gros de Lahraouine à Casablanca, le prix, aujourd’hui, n’a pas trop évolué par rapport à hier. Le tonnage a pour sa part augmenté ce mardi 7 mai (300 tonnes) en comparaison à la journée d’hier (200 tonnes) pour répondre au besoin du consommateur. D’ailleurs, le stock n’a pas été écoulé en totalité. Si les conditions météorologiques restent bénéfiques à la pêche, la sardine restera disponible sur le marché".

Une augmentation généralisée

Pour le calamar, un vendeur du marché de gros de Casablanca nous assure qu’il se vendait ce matin entre 50 et 60 dirhams le kilo. Selon ce commerçant, le prix de vente public de ce produit devrait, donc, ressortir à 70 dirhams, au grand maximum, au lieu du tarif de 100 dirhams appliqué par les vendeurs de poissons du marché de Derb Ghalef.

Au marché populaire attenant à la rue Soumaya, le prix de la sardine variait de 10 à 18 dirhams. Les vendeurs avancent l’argument de la qualité pour expliquer ce gap important de tarif d’un vendeur à l’autre. Le kilo de la sole ressort dans ce marché entre 40 et 45 dirhams tandis que le merlan affiche un prix de 50 dirhams. Les crevettes se vendaient, pour leur part, au prix de 120 dirhams.

À Benjdia, les prix du poisson ne sont guère plus abordables. Le kilo de crevettes varie de 100 à 130 dirhams et celui de la sépia était de 60 dirhams. La sole et le merlan se négociaient au prix de 70 et 60 dirhams respectivement. La sardine se vendait, pour sa part à 13 dirhams.

Du côté de Bab Marrakech, le prix de la sardine était de 10 à 12 dirhams. La sole aussi se vendait moins cher au prix de 35 à 40 dirhams. Le merlan se négociait, pour sa part, au tarif de 45 dirhams. Les crevettes se vendaient à Bab Marrakech à 120 dirhams.

Poisson. Les prix restent relativement élevés à Casablanca

Le 07 mai 2019 à21:06

Modifié le 08 mai 2019 à 21:18

Médias24 a fait le tour de quatre marchés casablancais pour y relever les prix de vente publics du poisson. Au 1er jour du mois de Ramadan, les tarifs affichés sont assez élevés, comparés aux prix moyens de vente au gros appliqués à la halle aux poissons de Casablanca. Le point.

L’opération lancée par le ministère de l’Agriculture et les mareyeurs dans l’objectif de maîtriser les prix de vente du poisson ne semble pas donner pour l’instant tous ses fruits. L'opération consiste en un approvisionnement suffisant du marché et en l'information du consommateur, à travers des vidéos qui retracent les prix de vente du port jusqu'au marché, diffusées sur Internet.

Ce mardi 7 mai, nous avons visité deux marchés casablancais populaires et deux autres destinés à la classe moyenne (marché de Derb Ghalef, marché attenant à la rue Souamay, marché Bab Marrakech et celui de Benjdia), le constat est sans appel : les prix de vente au public du poisson restent relativement chers.

Au marché de Derb Ghalef, destiné à la classe moyenne et aisée, la sardine se négociait autour de 20 dirhams, tandis que la crevette et le calamar affichaient un prix de 100 dirhams. Le merlan se vendait entre 60 et 70 dirhams et la sole entre 80 et 100 dirhams. "20 dirhams le kilo de sardines est un prix élevé. C’est également le cas pour les crevettes et le calamar se vendant à 100 dirhams", annonce d’emblée un vendeur de poissons au marché de gros de Casablanca.

Prix de gros vs tarif de vente public

Lorsqu’on compare les prix affichés au marché de Derb Ghalef aux prix moyens de gros appliqués à la halle aux poissons de Casablanca, le gap est relativement important. Pour la sardine par exemple, le prix moyen à la halle aux poissons était de 4 dirhams, lundi 6 mai. La différence entre ce dernier tarif et celui, public, au marché de Derb Ghallef ressort ainsi à 16 dirhams.

Pour la crevette rose, le prix moyen de gros à la halle était de 54 dirhams, dimanche 5 mai. Si l’on compare ce dernier prix à celui appliqué au marché de Derb Ghalef, le gap est de 46 dirhams.

Pour sa part, le merlan médium affiche un prix moyen de vente de gros de 42 dirhams, dimanche 5 mai. En comparaison avec le tarif du marché de Derb Ghalef, la différence est de 18 dirhams minimum.

La sole s’est vendue, pour sa part, à la halle aux poissons de Casablanca à 37 dirhams, le 5 mai dernier. Le gap entre ce tarif moyen de vente au gros et le prix de vente public au marché de Darb Ghalef est de 43 dirhams minimum.

L’importante différence de prix entre les tarifs de vente au gros et ceux de vente publics ne peut, donc, être expliquée que par la multiplication des intermédiaires. Car les prix grimpent au départ du marché de gros.

Les tarifs de vente au gros restent stables

El Hassan Chafai, président de l’association du marché de gros de poissons de Casablanca souligne de son côté que "sur le marché de gros de Casablanca, le prix de la sardine aujourd’hui était de 6,5 dirhams. La caisse de sardines (24 kilos) se vendait entre 100 et 160 dirhams".

Il poursuit : "Au marché de gros de Lahraouine à Casablanca, le prix, aujourd’hui, n’a pas trop évolué par rapport à hier. Le tonnage a pour sa part augmenté ce mardi 7 mai (300 tonnes) en comparaison à la journée d’hier (200 tonnes) pour répondre au besoin du consommateur. D’ailleurs, le stock n’a pas été écoulé en totalité. Si les conditions météorologiques restent bénéfiques à la pêche, la sardine restera disponible sur le marché".

Une augmentation généralisée

Pour le calamar, un vendeur du marché de gros de Casablanca nous assure qu’il se vendait ce matin entre 50 et 60 dirhams le kilo. Selon ce commerçant, le prix de vente public de ce produit devrait, donc, ressortir à 70 dirhams, au grand maximum, au lieu du tarif de 100 dirhams appliqué par les vendeurs de poissons du marché de Derb Ghalef.

Au marché populaire attenant à la rue Soumaya, le prix de la sardine variait de 10 à 18 dirhams. Les vendeurs avancent l’argument de la qualité pour expliquer ce gap important de tarif d’un vendeur à l’autre. Le kilo de la sole ressort dans ce marché entre 40 et 45 dirhams tandis que le merlan affiche un prix de 50 dirhams. Les crevettes se vendaient, pour leur part, au prix de 120 dirhams.

À Benjdia, les prix du poisson ne sont guère plus abordables. Le kilo de crevettes varie de 100 à 130 dirhams et celui de la sépia était de 60 dirhams. La sole et le merlan se négociaient au prix de 70 et 60 dirhams respectivement. La sardine se vendait, pour sa part à 13 dirhams.

Du côté de Bab Marrakech, le prix de la sardine était de 10 à 12 dirhams. La sole aussi se vendait moins cher au prix de 35 à 40 dirhams. Le merlan se négociait, pour sa part, au tarif de 45 dirhams. Les crevettes se vendaient à Bab Marrakech à 120 dirhams.

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