Procès d'Imlil: Fin de l'interrogatoire, dernière ligne droite

Le procès de l'assassinat d'Imlil entame la phase des plaidoiries. Le juge a rejeté deux demandes tendant à la convocation l'une de l'Association Prédication pour le Coran et la Sunna et l'autre de Mustapha Ramid.

Procès d'Imlil: Fin de l'interrogatoire, dernière ligne droite

Le 20 juin 2019 à 17:02

Modifié le 20 juin 2019 à 17:39

« L’affaire Imlil » entame sa dernière ligne droite. La Chambre criminelle près la Cour d’appel de Rabat (annexe de Salé) a bouclé, ce jeudi 20 juin, l’interrogatoire des 24 individus impliqués dans l’assassinat des deux touristes scandinaves.

Ce jeudi, le président Abdellatif Amrani a entendu les 7 derniers accusés, dont l’hispano-suisse Kevin Zoller Guervos, 25 ans, poursuivi notamment pour « entrainement de personnes en vue de rejoindre une organisation terroriste ».

Accompagné d'un traducteur parfois à la dérive, l’intéressé a été interrogé pendant plus d’une heure sur son rôle dans la cellule terroriste pilotée par Abdessamad El Joud, bourreau présumé des victimes. Sa relation avec ce dernier a également fait l’objet de questions posées par le juge, le représentant du parquet général et la partie civile.

La fin de l’interrogatoire ouvre la voie à l’étape fatidique des plaidoiries, programmées à partir du 27 juin et qui verra les avocats de la partie civile ouvrir le bal. Il s’agit de Me Khalid El Fataoui et de Me Lhoucine Raji, qui assistent les parents de la victime danoise, Louisa Vesterager Jespersen. 

Pour l’heure, les parents de Louisa sont les seuls à s’être manifesté sur l’action civile accessoire, où ils font valoir la responsabilité de l’Etat en vue d’un dédommagement. La famille de la victime norvégienne n’a, en revanche, pas pris part au procès.

S’il a validé la jonction de l’Etat dans le volet civil du dossier, le juge a rejeté, ce jeudi, deux autres demandes  « d’intervention forcée » initiées par la partie civile :

A l’audience précédente, les avocats de la partie civile avaient invoqué la responsabilité de l'Association Prédication pour le Coran et la Sunna dans le double assassinat d'Imlil, arguant, entre autres, que les principaux accusés avaient déclaré avoir suivi des cours religieux dans les écoles coraniques (Dar Al Kuran) rattachées à cette entité fondée par le Cheikh Maghraoui.

L'implication du réseau "Maison du Coran" dans l'affaire est réfutée par le parquet général. Son représentant Khalid El Kardoudi,  a rappelé, en ce sens, que les accusé ont dit avoir "accédé à des sites jihadistes" lesquels ont été, selon lui, à l'origine de leur radicalisation. 

Ce jeudi matin et à la surprise quasi-générale, ces mêmes avocats ont soumis une demande similaire touchant cette fois-ci à Mustapha Ramid, dont ils ont réclamé la convocation "non pas en sa qualité de ministre d'État actuel chargé des droits de l'homme", mais " en tant qu'ancien ministre de la Justice", a clarifié Me Raji.

Motif de la demande : Après la fermeture des écoles coraniques du réseau Maghraoui en 2013, Ramid "a procédé à leur réouverture" malgré " les décisions judiciaires et les rapports de l'Agence judiciaire du Royaume attestant que de nombreux individus ayant étudié dans ces écoles sont porteurs d'opinions jihadistes", a assuré Me Raji. 

La partie civile a même remis au juge "une vidéo" où on voit le ministre rendre "un discours"  à l'occasion de la réouverture. 

Le ministre "n'est pas partie dans ce dossier, n'a pas été cité par les parties et n'a aucun lien avec l'enquête" y afférente, a pour sa part répliqué le représentant du ministère public, qui a requis le rejet de la demande d'intervention. 

Procès d'Imlil: Fin de l'interrogatoire, dernière ligne droite

Le 20 juin 2019 à17:13

Modifié le 20 juin 2019 à 17:39

Le procès de l'assassinat d'Imlil entame la phase des plaidoiries. Le juge a rejeté deux demandes tendant à la convocation l'une de l'Association Prédication pour le Coran et la Sunna et l'autre de Mustapha Ramid.

« L’affaire Imlil » entame sa dernière ligne droite. La Chambre criminelle près la Cour d’appel de Rabat (annexe de Salé) a bouclé, ce jeudi 20 juin, l’interrogatoire des 24 individus impliqués dans l’assassinat des deux touristes scandinaves.

Ce jeudi, le président Abdellatif Amrani a entendu les 7 derniers accusés, dont l’hispano-suisse Kevin Zoller Guervos, 25 ans, poursuivi notamment pour « entrainement de personnes en vue de rejoindre une organisation terroriste ».

Accompagné d'un traducteur parfois à la dérive, l’intéressé a été interrogé pendant plus d’une heure sur son rôle dans la cellule terroriste pilotée par Abdessamad El Joud, bourreau présumé des victimes. Sa relation avec ce dernier a également fait l’objet de questions posées par le juge, le représentant du parquet général et la partie civile.

La fin de l’interrogatoire ouvre la voie à l’étape fatidique des plaidoiries, programmées à partir du 27 juin et qui verra les avocats de la partie civile ouvrir le bal. Il s’agit de Me Khalid El Fataoui et de Me Lhoucine Raji, qui assistent les parents de la victime danoise, Louisa Vesterager Jespersen. 

Pour l’heure, les parents de Louisa sont les seuls à s’être manifesté sur l’action civile accessoire, où ils font valoir la responsabilité de l’Etat en vue d’un dédommagement. La famille de la victime norvégienne n’a, en revanche, pas pris part au procès.

S’il a validé la jonction de l’Etat dans le volet civil du dossier, le juge a rejeté, ce jeudi, deux autres demandes  « d’intervention forcée » initiées par la partie civile :

A l’audience précédente, les avocats de la partie civile avaient invoqué la responsabilité de l'Association Prédication pour le Coran et la Sunna dans le double assassinat d'Imlil, arguant, entre autres, que les principaux accusés avaient déclaré avoir suivi des cours religieux dans les écoles coraniques (Dar Al Kuran) rattachées à cette entité fondée par le Cheikh Maghraoui.

L'implication du réseau "Maison du Coran" dans l'affaire est réfutée par le parquet général. Son représentant Khalid El Kardoudi,  a rappelé, en ce sens, que les accusé ont dit avoir "accédé à des sites jihadistes" lesquels ont été, selon lui, à l'origine de leur radicalisation. 

Ce jeudi matin et à la surprise quasi-générale, ces mêmes avocats ont soumis une demande similaire touchant cette fois-ci à Mustapha Ramid, dont ils ont réclamé la convocation "non pas en sa qualité de ministre d'État actuel chargé des droits de l'homme", mais " en tant qu'ancien ministre de la Justice", a clarifié Me Raji.

Motif de la demande : Après la fermeture des écoles coraniques du réseau Maghraoui en 2013, Ramid "a procédé à leur réouverture" malgré " les décisions judiciaires et les rapports de l'Agence judiciaire du Royaume attestant que de nombreux individus ayant étudié dans ces écoles sont porteurs d'opinions jihadistes", a assuré Me Raji. 

La partie civile a même remis au juge "une vidéo" où on voit le ministre rendre "un discours"  à l'occasion de la réouverture. 

Le ministre "n'est pas partie dans ce dossier, n'a pas été cité par les parties et n'a aucun lien avec l'enquête" y afférente, a pour sa part répliqué le représentant du ministère public, qui a requis le rejet de la demande d'intervention. 

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