Production d'olives: les opérateurs tablent sur 1,4 million de tonnes en 2020

Auprès de l’Interprolive, on estime que la saison 2019-2020 sera moyenne, avec des disparités selon les régions et selon le type d’olives. La production a augmenté dans certaines régions en comparaison avec l’année écoulée qui est jugée exceptionnelle.

Production d'olives: les opérateurs tablent sur 1,4 million de tonnes en 2020

Le 06 décembre 2019 à 16:18

Modifié le 06 décembre 2019 à 17:00

La période de cueillette de l’olive n’est pas encore close, mais il apparaît déjà que la campagne 2019-2020 sera moins bonne que la précédente.

Les professionnels ne s’inquiètent pas outre mesure. Pour eux, la campagne de l’année dernière fut à tous égards exceptionnelle avec une production qui a frôlé les 2 millions de tonnes.

Au niveau de la Fédération interprofessionnelle Marocaine de l’Olive (Interprolive), on table sur une production autour de 1,4 million de tonnes, soit "une campagne qu’on peut considérer comme moyenne par rapport à une année normale et non pas par rapport à l’année dernière", nous explique Rachid Benali, Président de l’Interprolive.

Cela dit, aux yeux du président de cette fédération, la campagne en cours reste "mitigée", variant à la fois selon les régions et selon les variétés d’olives. Il existe même des différences de rendement dans une même région selon les plantations, ajoute-t-il, car d’une manière générale, les olives "étrangères" ont donné un meilleur rendement que les variétés purement marocaines.

A titre d’exemple, une région comme l’Oriental, et elle n’est pas la seule, a vu sa production augmenter très sensiblement par rapport à la campagne écoulée, alors que d’autres ont vu la leur chuter de 40% et même plus. Il étaye sa démonstration en donnant l’exemple de la région Fès-Saiss où les variétés marocaines ont donné une faible production alors que celles dites étrangères ont été plus productives.

Ces disparités viennent du fait que les variétés d’olives ont des cycles de production différents, réagissent aussi différemment aux changements climatiques et demandent des technicités d’entretien diverses, sans oublier les périodes de maturité qui ne sont pas les mêmes partout, conclut-il.

Les prix devraient rester stables

S’agissant de la commercialisation, Rachid Benali parie sur une stabilité des prix sur le marché intérieur pour ce qui est de la consommation courante de l’huile de table. Sans donner de chiffres précis, il estime néanmoins que des variations pourraient apparaître selon les régions en fonction de l’offre et de la demande, car les Marocains consomment en général l’huile de leur région.

Cependant, c’est au niveau des exportations des huiles marocaines qu’il va falloir réagir. En effet, les perspectives ne sont pas idéales sur le marché européen qui reste dominé par l’Espagne et l’Italie, mais aussi caractérisé par la concurrence qui existe entre les pays du pourtour méditerranéen.

Les professionnels marocains, soutenus par les organismes d’Etat tentent d’opérer une percée sur le marché nord américain où ils sont présents de manière quasi embryonnaire. A titre de comparaison, le Maroc exporte vers les Etats Unis tout juste 3 tonnes d’huile par an contre des exportations espagnoles de 60.000 tonnes en moyenne annuelle.

Mais avec la décision des Etats-Unis d’augmenter les droits de douane de 25% pour l’huile d’olive espagnole, les opérateurs marocains tentent de s’introduire dans cette brèche pour être mieux présents sur ce marché. Ainsi, dès la semaine prochaine une délégation d’exportateurs marocains, menée par Morocco Foodex (l'ex EACCE), fera le déplacement à New York pour des rencontres professionnelles avec les importateurs américains.

Un autre événement similaire, initié cette fois ci par l'ADA (Agence de Développement Agricole), est prévu pour le mois de mars prochain à Los Angeles.

Les professionnels espèrent ainsi opérer une percée sur ce marché.

Production d'olives: les opérateurs tablent sur 1,4 million de tonnes en 2020

Le 06 décembre 2019 à16:30

Modifié le 06 décembre 2019 à 17:00

Auprès de l’Interprolive, on estime que la saison 2019-2020 sera moyenne, avec des disparités selon les régions et selon le type d’olives. La production a augmenté dans certaines régions en comparaison avec l’année écoulée qui est jugée exceptionnelle.

La période de cueillette de l’olive n’est pas encore close, mais il apparaît déjà que la campagne 2019-2020 sera moins bonne que la précédente.

Les professionnels ne s’inquiètent pas outre mesure. Pour eux, la campagne de l’année dernière fut à tous égards exceptionnelle avec une production qui a frôlé les 2 millions de tonnes.

Au niveau de la Fédération interprofessionnelle Marocaine de l’Olive (Interprolive), on table sur une production autour de 1,4 million de tonnes, soit "une campagne qu’on peut considérer comme moyenne par rapport à une année normale et non pas par rapport à l’année dernière", nous explique Rachid Benali, Président de l’Interprolive.

Cela dit, aux yeux du président de cette fédération, la campagne en cours reste "mitigée", variant à la fois selon les régions et selon les variétés d’olives. Il existe même des différences de rendement dans une même région selon les plantations, ajoute-t-il, car d’une manière générale, les olives "étrangères" ont donné un meilleur rendement que les variétés purement marocaines.

A titre d’exemple, une région comme l’Oriental, et elle n’est pas la seule, a vu sa production augmenter très sensiblement par rapport à la campagne écoulée, alors que d’autres ont vu la leur chuter de 40% et même plus. Il étaye sa démonstration en donnant l’exemple de la région Fès-Saiss où les variétés marocaines ont donné une faible production alors que celles dites étrangères ont été plus productives.

Ces disparités viennent du fait que les variétés d’olives ont des cycles de production différents, réagissent aussi différemment aux changements climatiques et demandent des technicités d’entretien diverses, sans oublier les périodes de maturité qui ne sont pas les mêmes partout, conclut-il.

Les prix devraient rester stables

S’agissant de la commercialisation, Rachid Benali parie sur une stabilité des prix sur le marché intérieur pour ce qui est de la consommation courante de l’huile de table. Sans donner de chiffres précis, il estime néanmoins que des variations pourraient apparaître selon les régions en fonction de l’offre et de la demande, car les Marocains consomment en général l’huile de leur région.

Cependant, c’est au niveau des exportations des huiles marocaines qu’il va falloir réagir. En effet, les perspectives ne sont pas idéales sur le marché européen qui reste dominé par l’Espagne et l’Italie, mais aussi caractérisé par la concurrence qui existe entre les pays du pourtour méditerranéen.

Les professionnels marocains, soutenus par les organismes d’Etat tentent d’opérer une percée sur le marché nord américain où ils sont présents de manière quasi embryonnaire. A titre de comparaison, le Maroc exporte vers les Etats Unis tout juste 3 tonnes d’huile par an contre des exportations espagnoles de 60.000 tonnes en moyenne annuelle.

Mais avec la décision des Etats-Unis d’augmenter les droits de douane de 25% pour l’huile d’olive espagnole, les opérateurs marocains tentent de s’introduire dans cette brèche pour être mieux présents sur ce marché. Ainsi, dès la semaine prochaine une délégation d’exportateurs marocains, menée par Morocco Foodex (l'ex EACCE), fera le déplacement à New York pour des rencontres professionnelles avec les importateurs américains.

Un autre événement similaire, initié cette fois ci par l'ADA (Agence de Développement Agricole), est prévu pour le mois de mars prochain à Los Angeles.

Les professionnels espèrent ainsi opérer une percée sur ce marché.

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