Qui sont les nouveaux directeurs des premiers CRI nouvelle génération ?

Pour insuffler une nouvelle dynamique aux CRI 2.0, de nouveaux directeurs ont été récemment nommés. Ils sont jeunes avec une expérience probante dans le secteur privé. Ils ont la lourde tâche de donner corps aux nouveaux CRI. Qui sont-ils ?

Qui sont les nouveaux directeurs des premiers CRI nouvelle génération ?

Le 12 novembre 2019 à 18:58

Modifié le 15 novembre 2019 à 02:05

« Il y a une rupture totale entre le nouveau CRI et l’ancien. Cela n’a absolument rien à voir ; il faut que les gens le comprennent. Il n’y a pas de continuité, c’est une rupture totale ». Cette citation est du ministre de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit, prononcée lors d’une rencontre organisée par la CGEM, le lundi 4 novembre.

Lors de cette rencontre, il a annoncé le lancement imminent des premiers CRI nouvelle génération et la nomination des premiers directeurs. Ce qui est intervenu quelques jours plus tard lors du Conseil du gouvernement du 7 novembre

Trois directeurs de Conseils régionaux de l'investissement ont été nommés. Il s’agit de :

- Salmane Belayachi à Casablanca-Settat, 

- Yassine Al Mssefer à Marrakech-Safi,

- Mohamed Ghassan Bouhya à Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Peu ou pas connus de la sphère de la gestion publique, ces profils ont quelques points communs. Ils sont jeunes. Ils ont fait les grandes écoles. Ils viennent du privé. Et ils ont une lourde responsabilité, celle d’insuffler une nouvelle dynamique d’investissement dans leurs régions respectives. Ils ont pour mission de donner corps et vie aux nouveaux CRI tels qu’ils ont été pensés et conçus sur papier à travers la loi qui a été adoptée en janvier dernier.

Le « citoyen marocain » à la tête du CRI Casablanca-Settat

Au niveau de Casablanca, c’est Salmane Belayachi. Ce natif de Meknès où il a décroché son bac au lycée de l’Académie Royale Militaire, s’envole aux Etats-Unis en 2002 pour poursuivre ses études supérieures.

C’est de l’Université de la Caroline du Nord à Charlotte qu’il décroche une double diplomation en sciences politiques et affaires internationales et en commerce international et marketing.

Sur son compte LinkedIn, Salmane Belayachi avance être le « premier Marocain choisi parmi 23.000 étudiants comme l'élément modèle qui incarne l'esprit exemplaire de l'Université de la Caroline du Nord et honoré par la prestigieuse tradition de la sonnerie de la cloche ».

En 2009, Salmane quitte les USA et rentre au pays avec un projet ambitieux, celui de promouvoir la citoyenneté. Il crée le « Citoyen Marocain » et entreprend un périple à pied qui le mènera de Dakhla à Tanger pour illustrer ‘son’ « contrat avec le Maroc ».

Une action remarquée et qui lui vaudra d’être décoré par le Souverain du Ouissam de Récompense nationale de l'ordre d'officier (Al Moukafaa Al Wataniya).

Depuis, Belayachi a construit une expérience dans le privé dans les secteurs de l’agroalimentaire et l’investissement. Avant d’être nommé directeur du CRI de Casabanca-Settat, Salmane Belayachi était Directeur Marketing & Stratégie à Obegi Consumer Products Morocco depuis décembre 2015.

Au service de l’entrepreneuriat et de l’investissement

Dans la région de Marrakech-Safi, c’est un autre jeune qui a fait ses preuves dans le secteur privé qui prend les rênes de la promotion des investissements dans la région.

Yassine Al Mseffer ne s’éloigne pas trop de ce qu’il faisait jusque-là. Après une expérience en France dans la vente et le développement commercial dans les plus grandes institutions financières (Thomson Reuters, HSBC, Merrill Lynch), Yassine Al Mseffer a géré pendant deux années Injaz Al Maghrib, association membre de Junior Achievement et dont la mission est d'insuffler aux jeunes l'esprit d'entreprendre.

Celui qui a décroché un master en finances et business management de l’école de Management Audencia Nantes a eu une première expérience entrepreneuriale avant de co-fonder en 2016 Investis Maroc, une plateforme d'investissement et de conseil en entrepreneuriat et startups.

Cette structure s’assigne la mission de la création et le lancement de startups dans les secteurs de la Fintech et l’innovation sociale. La plateforme avait également pour objectif la recherche de business models à succès à l’étranger, applicable sur le continent.

De LafargeHolcim au CRI de Tanger 

Le CRI de la région Tanger-Tétouan- Al Hoceima sera quant à lui dirigé par Mohamed Ghassane Bouhia. Celui qui a dirigé entre 2012 et 2017 trois parcs industriels différents, Atlantic Free Zone (Kénitra), Casaneashore (Casablanca) et parcs industriels à l’Oriental mettra toute son expérience au service de l’investissement dans le Nord du pays.

Mohamed Ghassane Bouhia a décroché un premier diplôme en ingénierie électrique de l’Université du Montana (USA) en 2000. Deux ans après, il décroche une maitrise en économie internationale de l’Université Johns Hopkins. Il ne s’arrête pas là. En 2005, il s’inscrit à l’école des Ponts business school pour un MBA en commerce international. Il complétera sa formation par un Executive Doctorate of Business Administration qu’il obtient en 2019. Cette dernière formation sera axée entre autres sur les zones économiques spéciales, l’économie circulaire, les partenariats publics privés.

Avant sa nomination, Mohamed Ghassane Bouhia occupait le poste de directeur de développement à LafargeHolcim.  

Qui sont les nouveaux directeurs des premiers CRI nouvelle génération ?

Le 12 novembre 2019 à19:31

Modifié le 15 novembre 2019 à 02:05

Pour insuffler une nouvelle dynamique aux CRI 2.0, de nouveaux directeurs ont été récemment nommés. Ils sont jeunes avec une expérience probante dans le secteur privé. Ils ont la lourde tâche de donner corps aux nouveaux CRI. Qui sont-ils ?

« Il y a une rupture totale entre le nouveau CRI et l’ancien. Cela n’a absolument rien à voir ; il faut que les gens le comprennent. Il n’y a pas de continuité, c’est une rupture totale ». Cette citation est du ministre de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit, prononcée lors d’une rencontre organisée par la CGEM, le lundi 4 novembre.

Lors de cette rencontre, il a annoncé le lancement imminent des premiers CRI nouvelle génération et la nomination des premiers directeurs. Ce qui est intervenu quelques jours plus tard lors du Conseil du gouvernement du 7 novembre

Trois directeurs de Conseils régionaux de l'investissement ont été nommés. Il s’agit de :

- Salmane Belayachi à Casablanca-Settat, 

- Yassine Al Mssefer à Marrakech-Safi,

- Mohamed Ghassan Bouhya à Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Peu ou pas connus de la sphère de la gestion publique, ces profils ont quelques points communs. Ils sont jeunes. Ils ont fait les grandes écoles. Ils viennent du privé. Et ils ont une lourde responsabilité, celle d’insuffler une nouvelle dynamique d’investissement dans leurs régions respectives. Ils ont pour mission de donner corps et vie aux nouveaux CRI tels qu’ils ont été pensés et conçus sur papier à travers la loi qui a été adoptée en janvier dernier.

Le « citoyen marocain » à la tête du CRI Casablanca-Settat

Au niveau de Casablanca, c’est Salmane Belayachi. Ce natif de Meknès où il a décroché son bac au lycée de l’Académie Royale Militaire, s’envole aux Etats-Unis en 2002 pour poursuivre ses études supérieures.

C’est de l’Université de la Caroline du Nord à Charlotte qu’il décroche une double diplomation en sciences politiques et affaires internationales et en commerce international et marketing.

Sur son compte LinkedIn, Salmane Belayachi avance être le « premier Marocain choisi parmi 23.000 étudiants comme l'élément modèle qui incarne l'esprit exemplaire de l'Université de la Caroline du Nord et honoré par la prestigieuse tradition de la sonnerie de la cloche ».

En 2009, Salmane quitte les USA et rentre au pays avec un projet ambitieux, celui de promouvoir la citoyenneté. Il crée le « Citoyen Marocain » et entreprend un périple à pied qui le mènera de Dakhla à Tanger pour illustrer ‘son’ « contrat avec le Maroc ».

Une action remarquée et qui lui vaudra d’être décoré par le Souverain du Ouissam de Récompense nationale de l'ordre d'officier (Al Moukafaa Al Wataniya).

Depuis, Belayachi a construit une expérience dans le privé dans les secteurs de l’agroalimentaire et l’investissement. Avant d’être nommé directeur du CRI de Casabanca-Settat, Salmane Belayachi était Directeur Marketing & Stratégie à Obegi Consumer Products Morocco depuis décembre 2015.

Au service de l’entrepreneuriat et de l’investissement

Dans la région de Marrakech-Safi, c’est un autre jeune qui a fait ses preuves dans le secteur privé qui prend les rênes de la promotion des investissements dans la région.

Yassine Al Mseffer ne s’éloigne pas trop de ce qu’il faisait jusque-là. Après une expérience en France dans la vente et le développement commercial dans les plus grandes institutions financières (Thomson Reuters, HSBC, Merrill Lynch), Yassine Al Mseffer a géré pendant deux années Injaz Al Maghrib, association membre de Junior Achievement et dont la mission est d'insuffler aux jeunes l'esprit d'entreprendre.

Celui qui a décroché un master en finances et business management de l’école de Management Audencia Nantes a eu une première expérience entrepreneuriale avant de co-fonder en 2016 Investis Maroc, une plateforme d'investissement et de conseil en entrepreneuriat et startups.

Cette structure s’assigne la mission de la création et le lancement de startups dans les secteurs de la Fintech et l’innovation sociale. La plateforme avait également pour objectif la recherche de business models à succès à l’étranger, applicable sur le continent.

De LafargeHolcim au CRI de Tanger 

Le CRI de la région Tanger-Tétouan- Al Hoceima sera quant à lui dirigé par Mohamed Ghassane Bouhia. Celui qui a dirigé entre 2012 et 2017 trois parcs industriels différents, Atlantic Free Zone (Kénitra), Casaneashore (Casablanca) et parcs industriels à l’Oriental mettra toute son expérience au service de l’investissement dans le Nord du pays.

Mohamed Ghassane Bouhia a décroché un premier diplôme en ingénierie électrique de l’Université du Montana (USA) en 2000. Deux ans après, il décroche une maitrise en économie internationale de l’Université Johns Hopkins. Il ne s’arrête pas là. En 2005, il s’inscrit à l’école des Ponts business school pour un MBA en commerce international. Il complétera sa formation par un Executive Doctorate of Business Administration qu’il obtient en 2019. Cette dernière formation sera axée entre autres sur les zones économiques spéciales, l’économie circulaire, les partenariats publics privés.

Avant sa nomination, Mohamed Ghassane Bouhia occupait le poste de directeur de développement à LafargeHolcim.  

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