Raja S.A: conseil d'administration vs conseil de surveillance

Le Raja Club Athletic a tenu, ce 17 et 18 octobre, une assemblée générale marathonienne avec en point d'orgue l'approbation de la transformation en société anonyme. Deux modèle s'y sont opposés. L'un basé sur un conseil d'administration. L'autre coiffé par un conseil de surveillance. Immersion dans un débat aussi houleux que fécond qui aura débouché sur un consensus temporaire.  

Raja S.A : conseil d'administration vs conseil de surveillance

Le 18 octobre 2019 à 13:31

Modifié le 18 octobre 2019 à 14:08

Le Raja Club Athletic vient de s’adonner à un exercice de transparence assez rare dans le milieu du sport marocain pour être signalé. Le club casablancais a en effet tenu son assemblée générale ordinaire, et sa page Facebook officielle en a retransmis les travaux, repris par les multiples pages de supporters.

Outre les habituelles discussions autour des rapports moral et financier, un point à l’ordre du jour a cristallisé les tensions dans les semaines qui ont précédé l’assemblée et n’a pas manqué de soulever des débats houleux lors de sa tenue: la transformation en société anonyme. 

Ultimatum de la fédération

Acculée par l’ultimatum de la Fédération royale marocaine de football (FMRF), l’agora du Raja devaient trancher la question dans l’urgence pour ne pas se mettre en porte-à-faux par rapport à la loi. Or, force est de constater que le consensus n’était pas acquis d’avance, tout du moins en ce qui concerne la forme que devrait prendre cette société. 

D’un côté, les adeptes d’un modèle basé sur un conseil d’administration qui émanerait des nouveaux actionnaires cooptés par l’assemblée des adhérents. De l’autre, les chantres d’un modèle coiffé par un conseil de surveillance qui désignerait un directoire habilité à prendre les rênes du club.

Un modèle-type imposé ?

Pour la FRMF, pas d’équivoque. C’est le premier modèle qui est à préconiser. Il a l’avantage de permettre à l’assemblée des adhérents de maintenir sa souveraineté. Un cahier de statuts type a d’ailleurs été élaboré dans ce sens avant d’être transmis aux clubs. 

La démarche de l’instance faîtière du football a de plus été renforcée par la désignation d’experts, sensés accompagner les clubs dans cette transformation et en éviter les éventuels écarts. Celui qui a été assigné au Raja était bien présent en plus du représentant statutaire de la fédération.

L’une de ses phrases va d’ailleurs soulever un tollé dans la salle: "Le Raja est le dernier club de l’élite qui n’a pas encore adopté le passage à la société anonyme". 

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Raja S.A: conseil d'administration vs conseil de surveillance

Le 18 octobre 2019 à13:41

Modifié le 18 octobre 2019 à 14:08

Le Raja Club Athletic a tenu, ce 17 et 18 octobre, une assemblée générale marathonienne avec en point d'orgue l'approbation de la transformation en société anonyme. Deux modèle s'y sont opposés. L'un basé sur un conseil d'administration. L'autre coiffé par un conseil de surveillance. Immersion dans un débat aussi houleux que fécond qui aura débouché sur un consensus temporaire.  

Le Raja Club Athletic vient de s’adonner à un exercice de transparence assez rare dans le milieu du sport marocain pour être signalé. Le club casablancais a en effet tenu son assemblée générale ordinaire, et sa page Facebook officielle en a retransmis les travaux, repris par les multiples pages de supporters.

Outre les habituelles discussions autour des rapports moral et financier, un point à l’ordre du jour a cristallisé les tensions dans les semaines qui ont précédé l’assemblée et n’a pas manqué de soulever des débats houleux lors de sa tenue: la transformation en société anonyme. 

Ultimatum de la fédération

Acculée par l’ultimatum de la Fédération royale marocaine de football (FMRF), l’agora du Raja devaient trancher la question dans l’urgence pour ne pas se mettre en porte-à-faux par rapport à la loi. Or, force est de constater que le consensus n’était pas acquis d’avance, tout du moins en ce qui concerne la forme que devrait prendre cette société. 

D’un côté, les adeptes d’un modèle basé sur un conseil d’administration qui émanerait des nouveaux actionnaires cooptés par l’assemblée des adhérents. De l’autre, les chantres d’un modèle coiffé par un conseil de surveillance qui désignerait un directoire habilité à prendre les rênes du club.

Un modèle-type imposé ?

Pour la FRMF, pas d’équivoque. C’est le premier modèle qui est à préconiser. Il a l’avantage de permettre à l’assemblée des adhérents de maintenir sa souveraineté. Un cahier de statuts type a d’ailleurs été élaboré dans ce sens avant d’être transmis aux clubs. 

La démarche de l’instance faîtière du football a de plus été renforcée par la désignation d’experts, sensés accompagner les clubs dans cette transformation et en éviter les éventuels écarts. Celui qui a été assigné au Raja était bien présent en plus du représentant statutaire de la fédération.

L’une de ses phrases va d’ailleurs soulever un tollé dans la salle: "Le Raja est le dernier club de l’élite qui n’a pas encore adopté le passage à la société anonyme". 

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