Ramid: "Nous sommes sous un régime constitutionnel qui comprend des institutions"

"Les expressions utilisées dans le communiqué d'Amnesty International du 4 juillet, ne méritent de notre part que de l'indignation et un refus total de son contenu abusif et agressif, comme si nous étions sous le régime de Kaddafi", a martelé au Parlement Mostapha Ramid, ministre d'Etat chargé des droits de l'Homme. 

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Le 16 juillet 2020 à 19:44

Modifié le 17 juillet 2020 à 09:46

Lors de la réunion de la commission de la Justice de la Chambre des représentants, tenue mercredi 15 juillet, Mostapha Ramid a expliqué les raisons derrière le litige opposant le Maroc et Amnesty International depuis que l'ONG a publié un rapport le 22 juin 2020, accusant le Maroc d'utiliser un logiciel espion. 

Le ministre est revenu sur la relation entre le Maroc et l'ONG depuis son installation dans le Royaume il y a 23 ans. 

Dans ce sens, il s'est arrêté sur les tensions de 2014, avant de s'expliquer sur l'affaire actuelle, découlant du dernier rapport de l'ONG.  

"Notre devoir est de défendre l'image de notre pays" 

"Amnesty International est dotée d’une position spéciale au Maroc, puisqu’elle a un siège permanent dans le Royaume depuis 1997. Elle exerce donc, depuis 23 ans, ses activités en toute liberté, sur tout le territoire du Royaume". 

"L’année 2014 a constitué un virage important dans la relation avec Amnesty International, qui a mené une campagne internationale pour l'adoption de la "Convention contre la torture et autres peines ou traitement cruels, inhumains ou dégradants. Cette campagne a visé le Maroc, qui a été classé par l'ONG, avec 4 autres pays, comme étant un Etat qui exerce la torture", rappelle le ministre.

"L'ONG a publié un rapport abusif qui gomme les efforts du Maroc et son adhésion à mettre en application ses engagements internationaux pour renforcer et protéger les droits de l’Homme. Cet événement a malheureusement démontré que l'ONG repose sur une approche anormale à l’égard du Maroc".

"Nous avons un réel litige avec Amnesty International qui porte sur la gestion de la relation, la formulation des rapports et l'approche adoptée dans l'utilisation des sources et données. Cela dit, nous ne sommes pas un pays fermé et nous ne pensons pas à prendre des décisions impulsives. Notre devoir est de défendre l'image de notre pays", explique-t-il. 

"Le rapport publié le 22 juin 2020 contient des accusations infondées qui ne reposent sur aucune preuve, concernant la prétendue utilisation par le Maroc d’un logiciel d’espionnage créé par la société étrangère "NSO".

"Le litige principal relatif au dernier rapport de l'ONG repose sur le fait que cette dernière accuse le Maroc d’espionnage sans présenter de preuves. Tant que les accusations portent sur un fait matériel, il est possible de les confirmer ou les infirmer scientifiquement à travers les moyens technologiques. Chose qui n’a pas été faite jusqu’à présent", rappelle le ministre.

"Au lieu de présenter des preuves scientifiques, l'ONG a choisi de continuer à porter atteinte au Maroc, à travers un communiqué de son bureau régional datant du 4 juillet. En s'éloignant du sujet essentiel, qui est la demande de preuves, l'ONG a utilisé des termes inacceptables tels que: "l'histoire des autorités marocaines en matière de mesures répressives alerte sur son passé misérable en matière des droits de l'Homme".

"Les expressions utilisées dans ce communiqué ne méritent de notre part que de l'indignation et un refus total de son contenu abusif et agressif, comme si nous étions sous le régime de Kaddafi. Pourtant, nous sommes sous un régime constitutionnel qui comprend des institutions chargées de protéger et de défendre les droits de l’Homme. Ces institutions avouent courageusement qu’il y a des perturbations qui exigent notre intervention à tous". 

"L'ONG a peut être envoyé son rapport, mais je certifie que nous ne l'avons pas reçu"

"Je ne dis pas que l’ONG n’a pas envoyé le rapport, peut être qu’ils l’ont fait. Mais je dis avec certitude que nous ne l’avons pas reçu. L'ONG ne s'est pas contentée de dire qu'elle a envoyé le rapport mais assure qu'il a bien été reçu, c’est honteux !", s'indigne le ministre.

"Ces propos négatifs à l’égard de la situation des droits de l’Homme au Maroc n’aide en rien à l’amélioration de cette situation. Bien au contraire, cela est néfaste pour la réputation de l’ONG. La position juste et sage aurait été de fournir des preuves matérielles pour étayer ces accusations ou bien de les retirer".

"Si l’ONG avait publié une liste avec plusieurs pays concernés par ces accusations et que le Maroc était classé à la 100e position comme ils ont l’habitude de le faire pour toutes les choses positives, je n’aurai pas réagi à tout cela. Lorsque l'objet du classement est positif, nous sommes placés en 90e et 100e position, mais dès qu’il s’agit d'éléments négatifs, comme c'était le cas pour la question de la torture nous avons été classés parmi les 5 pays concernés. C'est cela que je réfute !".   

(Avec MAP)

Ramid: "Nous sommes sous un régime constitutionnel qui comprend des institutions"

Le 16 juillet 2020 à20:30

Modifié le 17 juillet 2020 à 09:46

"Les expressions utilisées dans le communiqué d'Amnesty International du 4 juillet, ne méritent de notre part que de l'indignation et un refus total de son contenu abusif et agressif, comme si nous étions sous le régime de Kaddafi", a martelé au Parlement Mostapha Ramid, ministre d'Etat chargé des droits de l'Homme. 

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Lors de la réunion de la commission de la Justice de la Chambre des représentants, tenue mercredi 15 juillet, Mostapha Ramid a expliqué les raisons derrière le litige opposant le Maroc et Amnesty International depuis que l'ONG a publié un rapport le 22 juin 2020, accusant le Maroc d'utiliser un logiciel espion. 

Le ministre est revenu sur la relation entre le Maroc et l'ONG depuis son installation dans le Royaume il y a 23 ans. 

Dans ce sens, il s'est arrêté sur les tensions de 2014, avant de s'expliquer sur l'affaire actuelle, découlant du dernier rapport de l'ONG.  

"Notre devoir est de défendre l'image de notre pays" 

"Amnesty International est dotée d’une position spéciale au Maroc, puisqu’elle a un siège permanent dans le Royaume depuis 1997. Elle exerce donc, depuis 23 ans, ses activités en toute liberté, sur tout le territoire du Royaume". 

"L’année 2014 a constitué un virage important dans la relation avec Amnesty International, qui a mené une campagne internationale pour l'adoption de la "Convention contre la torture et autres peines ou traitement cruels, inhumains ou dégradants. Cette campagne a visé le Maroc, qui a été classé par l'ONG, avec 4 autres pays, comme étant un Etat qui exerce la torture", rappelle le ministre.

"L'ONG a publié un rapport abusif qui gomme les efforts du Maroc et son adhésion à mettre en application ses engagements internationaux pour renforcer et protéger les droits de l’Homme. Cet événement a malheureusement démontré que l'ONG repose sur une approche anormale à l’égard du Maroc".

"Nous avons un réel litige avec Amnesty International qui porte sur la gestion de la relation, la formulation des rapports et l'approche adoptée dans l'utilisation des sources et données. Cela dit, nous ne sommes pas un pays fermé et nous ne pensons pas à prendre des décisions impulsives. Notre devoir est de défendre l'image de notre pays", explique-t-il. 

"Le rapport publié le 22 juin 2020 contient des accusations infondées qui ne reposent sur aucune preuve, concernant la prétendue utilisation par le Maroc d’un logiciel d’espionnage créé par la société étrangère "NSO".

"Le litige principal relatif au dernier rapport de l'ONG repose sur le fait que cette dernière accuse le Maroc d’espionnage sans présenter de preuves. Tant que les accusations portent sur un fait matériel, il est possible de les confirmer ou les infirmer scientifiquement à travers les moyens technologiques. Chose qui n’a pas été faite jusqu’à présent", rappelle le ministre.

"Au lieu de présenter des preuves scientifiques, l'ONG a choisi de continuer à porter atteinte au Maroc, à travers un communiqué de son bureau régional datant du 4 juillet. En s'éloignant du sujet essentiel, qui est la demande de preuves, l'ONG a utilisé des termes inacceptables tels que: "l'histoire des autorités marocaines en matière de mesures répressives alerte sur son passé misérable en matière des droits de l'Homme".

"Les expressions utilisées dans ce communiqué ne méritent de notre part que de l'indignation et un refus total de son contenu abusif et agressif, comme si nous étions sous le régime de Kaddafi. Pourtant, nous sommes sous un régime constitutionnel qui comprend des institutions chargées de protéger et de défendre les droits de l’Homme. Ces institutions avouent courageusement qu’il y a des perturbations qui exigent notre intervention à tous". 

"L'ONG a peut être envoyé son rapport, mais je certifie que nous ne l'avons pas reçu"

"Je ne dis pas que l’ONG n’a pas envoyé le rapport, peut être qu’ils l’ont fait. Mais je dis avec certitude que nous ne l’avons pas reçu. L'ONG ne s'est pas contentée de dire qu'elle a envoyé le rapport mais assure qu'il a bien été reçu, c’est honteux !", s'indigne le ministre.

"Ces propos négatifs à l’égard de la situation des droits de l’Homme au Maroc n’aide en rien à l’amélioration de cette situation. Bien au contraire, cela est néfaste pour la réputation de l’ONG. La position juste et sage aurait été de fournir des preuves matérielles pour étayer ces accusations ou bien de les retirer".

"Si l’ONG avait publié une liste avec plusieurs pays concernés par ces accusations et que le Maroc était classé à la 100e position comme ils ont l’habitude de le faire pour toutes les choses positives, je n’aurai pas réagi à tout cela. Lorsque l'objet du classement est positif, nous sommes placés en 90e et 100e position, mais dès qu’il s’agit d'éléments négatifs, comme c'était le cas pour la question de la torture nous avons été classés parmi les 5 pays concernés. C'est cela que je réfute !".   

(Avec MAP)

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