Région de Tanger: Les courtes réponses d'El Omari à sa démission mystérieuse

Remplacé, lundi, à la tête de la région TTAH (Tanger-Tétouan-Al Hoceima), Ilyas El Omari n’a jusque-là fait aucune déclaration sur sa démission. Joint par Médias 24, il affirme avoir quitté son poste pour "des raisons de santé" mais qu’il n’a pas quitté le Maroc.

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Région de Tanger: Les courtes réponses d'El Omari à sa démission mystérieuse (Photo AIC press)

Le 29 octobre 2019 à 18:42

Modifié le 29 octobre 2019 à 20:27

Fatima El Hassani (PAM) a été élue à la tête du conseil régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Un résultat qui n’a surpris personne. Pas même ses adversaires du parti de la lampe, dont le bureau régional avait dénoncé, une semaine avant l’élection, ce qu’il considère comme des “alliances hybrides reproduisant le scénario de 2015’’.

"Bien que conscients de ces manigances, nous avons présenté une candidature [celle de Said Khairoune, candidat malheureux aux élections de 2015, ndlr] pour voir si quelque chose a changé depuis 2015 et mettre chacun devant sa responsabilité’’, nous a déclaré, dimanche 27 octobre, Nabil Chlieh, chef du groupe du PJD au conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

En revanche, la démission d’Ilyas El Omari de la présidence de la région reste encore entourée d’un halo de mystère. Pourquoi a-t-il jeté l’éponge au moment où personne ne s’y attendait ? Pourquoi n’a-t-il fait aucune déclaration officielle ni organisé de conférence pour présenter son bilan ? Pourquoi son parti est-il resté muet sur un événement aussi important ?

La démission-surprise

Joint au milieu du mois de septembre au sujet de la cité Mohammed VI Tanger Tech, Ilyas El Omari nous expliquait que le projet redémarrait sur les chapeaux de roues. Il devait ainsi, quelques jours plus tard, prendre part à son comité de pilotage. Rien ne présageait le moindre changement dans l’agenda de l’ancien patron du PAM.

Le 28 septembre, coup de théâtre : Ilyas El Omari démissionne de la présidence de la région. La raison ? L’ancien secrétaire général du parti du tracteur n’en a donné aucune officiellement. Son parti non plus.

Joint lundi 28 octobre par Médias24, Ilyas El Omari nous dit, laconique, qu’il a présenté sa démission "pour des raisons de santé". Une raison qui ne convainc pas les élus du conseil régional que nous avons interrogés. Selon nos sources, une réunion de l’Agence régionale d'exécution des projets (AREP), présidée par Ilyas El Omari, devait avoir lieu le 27 septembre sur le budget de 2019.

Selon la loi organique relative aux régions, l’AREP a pour mission, entre autres, d’apporter "au conseil de la région, à la demande de son président, toute forme d’assistance juridique et d’ingénierie technico-financière lors de l’étude et d’élaboration des projets et programmes de développement.’’

Mais la réunion n’aura pas lieu. "Des membres du comité de toutes les couleurs politiques, y compris de sa formation, avaient pris la décision de boycotter la réunion’’, confie un membre du conseil régional. Le vendredi 27 septembre, l’agence dirigée par Amal Ouahid publie un communiqué informant les membres du comité "avec l’accord de son président", Ilyas El Omari, que la réunion sera reportée.

Une démission et des rumeurs

Le conseil devait tenir sa session ordinaire le premier lundi du mois d’octobre, comme l’impose la loi organique relative aux régions. Le président du conseil démissionnera avant sa tenue. "Le boycott et le report de la réunion de l’AREP lui avaient fait comprendre qu’il n’était plus soutenu’’, explique une autre source du PAM.

Face au silence d’Ilyas El Omari et de son parti, le landerneau politique bruissait de rumeurs sur ce départ inattendu. Le bureau régional du PJD, lui, pointe du doigt, dans un communiqué, "la grande opacité qui entoure la démission d'Ilyas El Omari, l'ancien président de la région, son timing et ses raisons.’’

Certains disent même qu’il aurait quitté le territoire. Ce que nie l’ancien président du conseil régional, affirmant n’avoir quitté le Maroc que "pour 48 heures’’. "Il était présent aujourd’hui [lundi 28 octobre] et il a voté en faveur de l’élection de la nouvelle présidente", confirme Nabil Chlieh.

(Photo AIC press)

Région de Tanger: Les courtes réponses d'El Omari à sa démission mystérieuse

Le 29 octobre 2019 à19:17

Modifié le 29 octobre 2019 à 20:27

Remplacé, lundi, à la tête de la région TTAH (Tanger-Tétouan-Al Hoceima), Ilyas El Omari n’a jusque-là fait aucune déclaration sur sa démission. Joint par Médias 24, il affirme avoir quitté son poste pour "des raisons de santé" mais qu’il n’a pas quitté le Maroc.

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Fatima El Hassani (PAM) a été élue à la tête du conseil régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Un résultat qui n’a surpris personne. Pas même ses adversaires du parti de la lampe, dont le bureau régional avait dénoncé, une semaine avant l’élection, ce qu’il considère comme des “alliances hybrides reproduisant le scénario de 2015’’.

"Bien que conscients de ces manigances, nous avons présenté une candidature [celle de Said Khairoune, candidat malheureux aux élections de 2015, ndlr] pour voir si quelque chose a changé depuis 2015 et mettre chacun devant sa responsabilité’’, nous a déclaré, dimanche 27 octobre, Nabil Chlieh, chef du groupe du PJD au conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

En revanche, la démission d’Ilyas El Omari de la présidence de la région reste encore entourée d’un halo de mystère. Pourquoi a-t-il jeté l’éponge au moment où personne ne s’y attendait ? Pourquoi n’a-t-il fait aucune déclaration officielle ni organisé de conférence pour présenter son bilan ? Pourquoi son parti est-il resté muet sur un événement aussi important ?

La démission-surprise

Joint au milieu du mois de septembre au sujet de la cité Mohammed VI Tanger Tech, Ilyas El Omari nous expliquait que le projet redémarrait sur les chapeaux de roues. Il devait ainsi, quelques jours plus tard, prendre part à son comité de pilotage. Rien ne présageait le moindre changement dans l’agenda de l’ancien patron du PAM.

Le 28 septembre, coup de théâtre : Ilyas El Omari démissionne de la présidence de la région. La raison ? L’ancien secrétaire général du parti du tracteur n’en a donné aucune officiellement. Son parti non plus.

Joint lundi 28 octobre par Médias24, Ilyas El Omari nous dit, laconique, qu’il a présenté sa démission "pour des raisons de santé". Une raison qui ne convainc pas les élus du conseil régional que nous avons interrogés. Selon nos sources, une réunion de l’Agence régionale d'exécution des projets (AREP), présidée par Ilyas El Omari, devait avoir lieu le 27 septembre sur le budget de 2019.

Selon la loi organique relative aux régions, l’AREP a pour mission, entre autres, d’apporter "au conseil de la région, à la demande de son président, toute forme d’assistance juridique et d’ingénierie technico-financière lors de l’étude et d’élaboration des projets et programmes de développement.’’

Mais la réunion n’aura pas lieu. "Des membres du comité de toutes les couleurs politiques, y compris de sa formation, avaient pris la décision de boycotter la réunion’’, confie un membre du conseil régional. Le vendredi 27 septembre, l’agence dirigée par Amal Ouahid publie un communiqué informant les membres du comité "avec l’accord de son président", Ilyas El Omari, que la réunion sera reportée.

Une démission et des rumeurs

Le conseil devait tenir sa session ordinaire le premier lundi du mois d’octobre, comme l’impose la loi organique relative aux régions. Le président du conseil démissionnera avant sa tenue. "Le boycott et le report de la réunion de l’AREP lui avaient fait comprendre qu’il n’était plus soutenu’’, explique une autre source du PAM.

Face au silence d’Ilyas El Omari et de son parti, le landerneau politique bruissait de rumeurs sur ce départ inattendu. Le bureau régional du PJD, lui, pointe du doigt, dans un communiqué, "la grande opacité qui entoure la démission d'Ilyas El Omari, l'ancien président de la région, son timing et ses raisons.’’

Certains disent même qu’il aurait quitté le territoire. Ce que nie l’ancien président du conseil régional, affirmant n’avoir quitté le Maroc que "pour 48 heures’’. "Il était présent aujourd’hui [lundi 28 octobre] et il a voté en faveur de l’élection de la nouvelle présidente", confirme Nabil Chlieh.

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