La première réponse de Didier Raoult à l'article de de The Lancet sur HCQ

"Une étude foireuse", tel est le principal argument du Pr Didier Raoult dans une vidéo de réponse à l'étude observationnelle publiée par The Lancet.  Pour le célèbre mandarin de Marseille, il y a dedans un biais d'analyse, car il y a une différence entre ceux qui ont vu les malades et les ont traités et ceux qui ne voient que des documents.

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 La première réponse de Didier Raoult à l'article de de The Lancet sur HC

Le 25 mai 2020 à 13:19

Modifié le 25 mai 2020 à 16:25

Didier Raoult promet la publication de sa propre étude, qui sera "bientôt mise en ligne". Elle porte sur 3.600 malades et fait ressortir "le taux de mortalité le plus bas de la planète", 0,5%. 3.600 cas réels, c'est mieux que le big data, selon lui.
Une réponse "préliminaire" a effectivement été mise en ligne sur le site de l'IHU de Marseille. On y lit: "nous avons traité et suivi nous-mêmes plus de 3.500 patients par bithérapie (hydroxychloroquine + azithromycine) avec un protocole très détaillé (Million, 2020), nous n’avons jamais observé de mortalité et de toxicité cardiaque compatible avec les données rapportées dans cette étude s’appuyant sur des registres de dossiers de patients (Million, 2020). Sur plus de 1.000 patients infectés non sélectionnés de tous âges traités par hydroxychloroquine + azithromycine selon un protocole thérapeutique standardisé détaillé (Million, 2020), 8 morts (74 à 95 ans) ont été identifiés (8/1.061) avec 0% de mortalité avant 70 ans (0/995 – intervalle de confiance à 95% selon Wilson 0 – 3.73%) et une mortalité de 12% (8/66 – CI95% 6.3 – 22.1) chez ceux de 70 ans et plus. Aucune tachycardie ventriculaire de novo n’a été observée. Ces résultats ne sont pas compatibles (p<10-7) avec ceux rapportés par analyse d’une base de données récente (mortalité tous âges confondus, 1479/6221 – 23.8% – IC95% 22.7 à 24.8) (Mehra, 2020).

"Nous communiquons aujourd’hui cette analyse très préliminaire pour permettre à chacun de juger avec les éléments qui semblent pertinents puisque, dans la vie réelle, nous ne traitons pas des bases de données mais des humains. Sans négliger le potentiel théorique du big data, il est temps de remettre l’expertise clinique au centre de la recherche médicale pour soigner de vraies personnes."

L'article de The Lancet est effectivement une étude documentaire sur 96.000 cas observés dans de nombreux pays, à travers l'analyse des registres hospitaliers. Elle n'a pas la valeur d'une étude randomisée. Mais elle alerte sur "un risque accru de décès par les protocoles à base d'hydroxychloroquine".

Les auteurs écrivent notamment: "Dans cette vaste analyse multinationale du monde réel, nous n'avons observé aucun avantage de l'hydroxychloroquine ou de la chloroquine (lorsqu'ils sont utilisés seuls ou en combinaison avec un macrolide) sur les résultats hospitaliers, lorsqu'ils sont initiés tôt après le diagnostic de COVID-19. Chacun des schémas thérapeutiques de chloroquine ou d'hydroxychloroquine seul ou en association avec un macrolide était associé à un risque accru de survenue cliniquement significative d'arythmies ventriculaires et à un risque accru de décès à l'hôpital avec COVID-19."
C'est la dernière phrase qui interpelle.

Au Maroc, le principe de précaution voudrait:
-que l'on s'interroge sur les causes des 200 décès enregistrés jusqu'à ce jour par Covid-19.

-que l'on instaure une surveillance cardiaque accrue et régulière pour toutes les personnes sous traitement à l'hydroxychloroquine.

La première réponse de Didier Raoult à l'article de de The Lancet sur HCQ

Le 25 mai 2020 à14:10

Modifié le 25 mai 2020 à 16:25

"Une étude foireuse", tel est le principal argument du Pr Didier Raoult dans une vidéo de réponse à l'étude observationnelle publiée par The Lancet.  Pour le célèbre mandarin de Marseille, il y a dedans un biais d'analyse, car il y a une différence entre ceux qui ont vu les malades et les ont traités et ceux qui ne voient que des documents.

Didier Raoult promet la publication de sa propre étude, qui sera "bientôt mise en ligne". Elle porte sur 3.600 malades et fait ressortir "le taux de mortalité le plus bas de la planète", 0,5%. 3.600 cas réels, c'est mieux que le big data, selon lui.
Une réponse "préliminaire" a effectivement été mise en ligne sur le site de l'IHU de Marseille. On y lit: "nous avons traité et suivi nous-mêmes plus de 3.500 patients par bithérapie (hydroxychloroquine + azithromycine) avec un protocole très détaillé (Million, 2020), nous n’avons jamais observé de mortalité et de toxicité cardiaque compatible avec les données rapportées dans cette étude s’appuyant sur des registres de dossiers de patients (Million, 2020). Sur plus de 1.000 patients infectés non sélectionnés de tous âges traités par hydroxychloroquine + azithromycine selon un protocole thérapeutique standardisé détaillé (Million, 2020), 8 morts (74 à 95 ans) ont été identifiés (8/1.061) avec 0% de mortalité avant 70 ans (0/995 – intervalle de confiance à 95% selon Wilson 0 – 3.73%) et une mortalité de 12% (8/66 – CI95% 6.3 – 22.1) chez ceux de 70 ans et plus. Aucune tachycardie ventriculaire de novo n’a été observée. Ces résultats ne sont pas compatibles (p<10-7) avec ceux rapportés par analyse d’une base de données récente (mortalité tous âges confondus, 1479/6221 – 23.8% – IC95% 22.7 à 24.8) (Mehra, 2020).

"Nous communiquons aujourd’hui cette analyse très préliminaire pour permettre à chacun de juger avec les éléments qui semblent pertinents puisque, dans la vie réelle, nous ne traitons pas des bases de données mais des humains. Sans négliger le potentiel théorique du big data, il est temps de remettre l’expertise clinique au centre de la recherche médicale pour soigner de vraies personnes."

L'article de The Lancet est effectivement une étude documentaire sur 96.000 cas observés dans de nombreux pays, à travers l'analyse des registres hospitaliers. Elle n'a pas la valeur d'une étude randomisée. Mais elle alerte sur "un risque accru de décès par les protocoles à base d'hydroxychloroquine".

Les auteurs écrivent notamment: "Dans cette vaste analyse multinationale du monde réel, nous n'avons observé aucun avantage de l'hydroxychloroquine ou de la chloroquine (lorsqu'ils sont utilisés seuls ou en combinaison avec un macrolide) sur les résultats hospitaliers, lorsqu'ils sont initiés tôt après le diagnostic de COVID-19. Chacun des schémas thérapeutiques de chloroquine ou d'hydroxychloroquine seul ou en association avec un macrolide était associé à un risque accru de survenue cliniquement significative d'arythmies ventriculaires et à un risque accru de décès à l'hôpital avec COVID-19."
C'est la dernière phrase qui interpelle.

Au Maroc, le principe de précaution voudrait:
-que l'on s'interroge sur les causes des 200 décès enregistrés jusqu'à ce jour par Covid-19.

-que l'on instaure une surveillance cardiaque accrue et régulière pour toutes les personnes sous traitement à l'hydroxychloroquine.

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