Sahara: 2è table ronde à Genève, interrogations sur la posture algérienne

C’est Ramtane Lamamra qui conduira la délégation algérienne à la table ronde sur le Sahara organisée à Genève par Horst Köhler. Un nouveau message algérien qui signifie que malgré la transition, rien ne change dans ce dossier.

Sahara: 2è table-ronde à Genève, interrogations sur la posture algérienne

Le 21 mars 2019 à 07:23

Modifié le 21 mars 2019 à 20:29

L’Algérie a entamé une transition politique délicate qui pourrait durer un à deux ans. Dans ces moments incertains, son niveau de représentation à la table ronde de Genève allait être un test. Il se confirme, maintenant que les décideurs ne veulent pas changer de cap sur ce dossier.

Le président algérien a chargé le 11 mars, Noureddine Bedoui, ancien ministre de l’Intérieur, de constituer un gouvernement de “compétences“. Les consultations sont lancées, mais il n’y a toujours pas de nouveau cabinet et tous les échos montrent que la tâche n’est pas aisée.

Dans cette mission, Bedoui est flanqué d’un vice-Premier ministre, poste nouvelle créé et taillé sur mesure pour Ramtane Lamamra, qui reprend en même temps sa casquette de ministre des Affaires étrangères. C’est ce binôme qui doit conduire le nouveau gouvernement, une étape clé de la transition.

Après s’être rendu en mission à Moscou et Berlin, pour rassurer ces deux partenaires sur la situation en Algérie, Lamamra a atterri mercredi soir à l’aéroport de Genève. C’est lui qui conduira la délégation algérienne à la table ronde de Genève. C’est dire qu’en pleine tourmente, le pouvoir algérien place cette réunion au rang des priorités.

La table ronde sur le Sahara est-elle une priorité pour tenir un discours de paix et “parvenir à une solution réaliste, pragmatique et durable basée sur le compromis“, comme le stipule la dernière résolution du Conseil de sécurité ? Nous l’espérons, mais les faits indiquent malheureusement que c’est peu probable.

La résolution 2440 du Conseil de sécurité, adoptée le 31 octobre 2018, encourage tous les participants à la "table ronde", le Maroc, l’Algérie, le polisario et la Mauritanie, “à travailler de manière constructive avec l’envoyé personnel, dans un esprit de compromis, tout au long de la durée du processus, de sorte qu’il aboutisse“.

En même temps, tout en participant à un niveau élevé à cette table ronde, l’Algérie participe activement aux côtés de l’Afrique du Sud à l’organisation les 25 et 26 mars d'une conférence de solidarité de la SADC avec le polisario.

La table ronde de Genève débutera ce jeudi matin et prendra fin le lendemain vendredi 22 mars. Le premier round, début décembre 2018, s’était plutôt cantonné dans les généralités. Le Royaume participera avec la même délégation (Nasser Bourita, Omar Hilale et des représentants élus des provinces du sud) seulement lors de la première table ronde.

Sahara: 2è table ronde à Genève, interrogations sur la posture algérienne

Le 21 mars 2019 à07:54

Modifié le 21 mars 2019 à 20:29

C’est Ramtane Lamamra qui conduira la délégation algérienne à la table ronde sur le Sahara organisée à Genève par Horst Köhler. Un nouveau message algérien qui signifie que malgré la transition, rien ne change dans ce dossier.

L’Algérie a entamé une transition politique délicate qui pourrait durer un à deux ans. Dans ces moments incertains, son niveau de représentation à la table ronde de Genève allait être un test. Il se confirme, maintenant que les décideurs ne veulent pas changer de cap sur ce dossier.

Le président algérien a chargé le 11 mars, Noureddine Bedoui, ancien ministre de l’Intérieur, de constituer un gouvernement de “compétences“. Les consultations sont lancées, mais il n’y a toujours pas de nouveau cabinet et tous les échos montrent que la tâche n’est pas aisée.

Dans cette mission, Bedoui est flanqué d’un vice-Premier ministre, poste nouvelle créé et taillé sur mesure pour Ramtane Lamamra, qui reprend en même temps sa casquette de ministre des Affaires étrangères. C’est ce binôme qui doit conduire le nouveau gouvernement, une étape clé de la transition.

Après s’être rendu en mission à Moscou et Berlin, pour rassurer ces deux partenaires sur la situation en Algérie, Lamamra a atterri mercredi soir à l’aéroport de Genève. C’est lui qui conduira la délégation algérienne à la table ronde de Genève. C’est dire qu’en pleine tourmente, le pouvoir algérien place cette réunion au rang des priorités.

La table ronde sur le Sahara est-elle une priorité pour tenir un discours de paix et “parvenir à une solution réaliste, pragmatique et durable basée sur le compromis“, comme le stipule la dernière résolution du Conseil de sécurité ? Nous l’espérons, mais les faits indiquent malheureusement que c’est peu probable.

La résolution 2440 du Conseil de sécurité, adoptée le 31 octobre 2018, encourage tous les participants à la "table ronde", le Maroc, l’Algérie, le polisario et la Mauritanie, “à travailler de manière constructive avec l’envoyé personnel, dans un esprit de compromis, tout au long de la durée du processus, de sorte qu’il aboutisse“.

En même temps, tout en participant à un niveau élevé à cette table ronde, l’Algérie participe activement aux côtés de l’Afrique du Sud à l’organisation les 25 et 26 mars d'une conférence de solidarité de la SADC avec le polisario.

La table ronde de Genève débutera ce jeudi matin et prendra fin le lendemain vendredi 22 mars. Le premier round, début décembre 2018, s’était plutôt cantonné dans les généralités. Le Royaume participera avec la même délégation (Nasser Bourita, Omar Hilale et des représentants élus des provinces du sud) seulement lors de la première table ronde.

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