Sahara. Vote sans surprise au Conseil de sécurité

Le mandat de la Minurso a été renouvelé pour une année. La résolution 2548 votée vendredi 30 octobre 2020 par 13 voix pour et deux abstentions, les mêmes que celles de l'année dernière: Russie et Afrique du sud.

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Sahara. Vote sans surprise au Conseil de sécurité

Le 31 octobre 2020 à 08:05

Modifié le 31 octobre 2020 à 08:16

Le Conseil de sécurité des Nations-Unies a décidé, vendredi, de proroger pour une année le mandat de la MINURSO, tout en consacrant, une fois de plus, la prééminence de l'initiative marocaine d’autonomie pour résoudre le conflit artificiel autour du Sahara marocain.

Le Conseil de sécurité "décide de proroger le mandat de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2021", lit-on dans le texte de la résolution 2548 présentée par les Etats-Unis et adoptée par une procédure écrite des quinze membres du Conseil en raison de l’annulation des réunions présentielles au siège de l’ONU due à la découverte de cas de Covid-19.

Dans cette nouvelle résolution, l’instance exécutive des Nations-Unies a conforté, pour la quatorzième année de suite, la prééminence de l’initiative d’autonomie, présentée par le Royaume le 11 avril 2007, en se félicitant des efforts "sérieux et crédibles" du Maroc, incarnés par l’initiative d’autonomie.

De même, la résolution consacre, à nouveau, l’Algérie en tant que partie principale au différend régional sur le Sahara marocain, tout en soulignant la nécessité de "parvenir à une solution politique réaliste, pragmatique et durable" à la question du Sahara "qui repose sur le compromis". L'Algérie est citée 5 fois dans la réolution, autant que le Maroc.

Ainsi, tout en appelant à la nomination d’un nouvel Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, le Conseil de sécurité a réaffirmé la consécration du processus des tables-rondes et encouragé "la reprise des concertations entre le prochain Envoyé personnel" et les parties prenantes à ce différend régional, à savoir le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le polisario.

Dans ce sens, l’instance exécutive des Nations-Unies souligne l’importance que les parties s’engagent à nouveau à faire avancer le processus politique sous les auspices du Secrétaire général de l’ONU, tout en affirmant qu’il est "indispensable que les parties fassent preuve de réalisme et d’un esprit de compromis pour aller de l’avant".

Le conseil appelle également à tenir compte "des efforts faits depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable".

La résolution appelle aussi à faire montre de volonté politique et à travailler dans une atmosphère propice au dialogue, assurant ainsi la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité depuis 2007, qui est l’année de la présentation par le Maroc de son initiative d’autonomie.

Le Conseil de sécurité reconnait, à cet égard, que "la concrétisation d’une solution politique à ce différend de longue date et le renforcement de la coopération entre les Etats membres de l’Union du Maghreb Arabe contribueraient à la stabilité et à la sécurité, induisant à son tour la création d’emplois, de croissance et d’opportunités pour l’ensemble des peuples de la région du Sahel”.

Quelques explications de vote

>La France a exprimé, vendredi, son inquiétude vis-à-vis de "la situation de blocage en cours" provoquée par le polisario et ses milices dans la zone tampon de Guerguerat, avertissant qu'une telle situation est susceptible de créer "des tensions de nature à porter atteinte au processus politique" visant à aboutir à une solution définitive au différend régional sur le Sahara marocain.

"La France s’inquiète (…) de la situation de blocage en cours dans la zone tampon de Guerguerat, qui est susceptible de créer des tensions de nature à porter atteinte au processus politique", a souligné l’ambassadeur représentant permanent de la France à l’ONU, dans son explication de vote sur la résolution 2548 sur le Sahara marocain, adoptée vendredi par le Conseil de sécurité.

"Nous apportons notre plein soutien à la déclaration du porte-parole du Secrétaire général appelant les parties à la retenue, afin d’éviter toute escalade, notamment à Guerguerat. Nous appuyons également son appel à ne pas entraver le trafic commercial et civil et à ne pas changer le statu quo de la zone tampon. La France apporte son appui aux efforts de de la MINURSO à cet égard", a affirmé M. Nicolas De Rivière.

L’ambassadeur a également réitéré "la préoccupation" de la France à l’égard de "la hausse des violations attestée dans le dernier rapport du Secrétaire général des Nations-Unies", en allusion directe aux provocations et aux violations par le polisario des accords militaires au Sahara qui se comptent par milliers, selon le dernier rapport du chef de l’ONU. Le diplomate a également appelé à la pleine mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu.

"Nous réitérons, parallèlement, notre plein appui à la MINURSO, qui joue un rôle essentiel pour assurer le respect du cessez-le-feu et constitue un facteur clé pour assurer la stabilité de la zone. Elle contribue également à créer les conditions favorables à la reprise du processus politique", a ajouté M. De Rivière.

Evoquant ce processus politique, l’ambassadeur français a réitéré la position de son pays qui "considère que le plan d’autonomie marocain de 2007 constitue une base sérieuse et crédible de discussions en vue de la reprise du dialogue".

A cet égard, il a rappelé le plein soutien de la France aux efforts du Secrétaire général de l'ONU en faveur d'une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable" à la question du Sahara, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité.

>Les Etats-Unis ont réaffirmé, vendredi suite à l’adoption de la résolution 2548 du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara marocain, que l’initiative marocaine d’autonomie est "sérieuse, crédible et réaliste" pour la règlement de ce différend régional.

"Nous considérons le plan marocain d’autonomie comme sérieux, crédible et réaliste, et il représente une approche potentielle pour satisfaire les aspirations" de la population du Sahara pour gérer ses affaires locales "dans la paix et la dignité", a souligné la délégation américaine à l’ONU dans son explication de vote sur cette résolution.

Les Etats-Unis ont également réitéré leur appel aux parties concernées par ce différend régional à "démontrer leur attachement à une solution politique réaliste, pragmatique et durable, basée sur le compromis, en reprenant les négociations sans conditions préalables et de bonne foi", soulignant que "les positions pré-établies ne doivent pas faire obstacle au progrès" du processus politique mené sous les auspices exclusifs des Nations-Unies.

La délégation américaine a également émis l’espoir que "l’ensemble des parties respecteront leurs obligations au titre du cessez-le-feu, coopéreront pleinement avec la MINURSO et s'abstiendront de toute action qui pourrait déstabiliser la situation ou menacer le processus onusien".

"Nous appelons toutes les parties à faire preuve de retenue, en particulier à la lumière des récents événements à Guerguerat - qui constituent une menace pour la paix et la stabilité dans la région - et de l’augmentation générale des violations soulignées dans le dernier rapport du Secrétaire général" de l’ONU, a souligné la délégation américaine, en allusion directe aux provocations et aux violations commises par le polisario et ses milices dans la zone tampon de Guerguerat et à l’Est du dispositif de défense au Sahara marocain.

Et d’avertir à cet égard que "des changements unilatéraux du statu quo sur le terrain ne nous aideront pas à parvenir à une solution durable et pacifique" à ce différend régional.

Sahara. Vote sans surprise au Conseil de sécurité

Le 31 octobre 2020 à08:16

Modifié le 31 octobre 2020 à 08:16

Le mandat de la Minurso a été renouvelé pour une année. La résolution 2548 votée vendredi 30 octobre 2020 par 13 voix pour et deux abstentions, les mêmes que celles de l'année dernière: Russie et Afrique du sud.

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Le Conseil de sécurité des Nations-Unies a décidé, vendredi, de proroger pour une année le mandat de la MINURSO, tout en consacrant, une fois de plus, la prééminence de l'initiative marocaine d’autonomie pour résoudre le conflit artificiel autour du Sahara marocain.

Le Conseil de sécurité "décide de proroger le mandat de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2021", lit-on dans le texte de la résolution 2548 présentée par les Etats-Unis et adoptée par une procédure écrite des quinze membres du Conseil en raison de l’annulation des réunions présentielles au siège de l’ONU due à la découverte de cas de Covid-19.

Dans cette nouvelle résolution, l’instance exécutive des Nations-Unies a conforté, pour la quatorzième année de suite, la prééminence de l’initiative d’autonomie, présentée par le Royaume le 11 avril 2007, en se félicitant des efforts "sérieux et crédibles" du Maroc, incarnés par l’initiative d’autonomie.

De même, la résolution consacre, à nouveau, l’Algérie en tant que partie principale au différend régional sur le Sahara marocain, tout en soulignant la nécessité de "parvenir à une solution politique réaliste, pragmatique et durable" à la question du Sahara "qui repose sur le compromis". L'Algérie est citée 5 fois dans la réolution, autant que le Maroc.

Ainsi, tout en appelant à la nomination d’un nouvel Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, le Conseil de sécurité a réaffirmé la consécration du processus des tables-rondes et encouragé "la reprise des concertations entre le prochain Envoyé personnel" et les parties prenantes à ce différend régional, à savoir le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le polisario.

Dans ce sens, l’instance exécutive des Nations-Unies souligne l’importance que les parties s’engagent à nouveau à faire avancer le processus politique sous les auspices du Secrétaire général de l’ONU, tout en affirmant qu’il est "indispensable que les parties fassent preuve de réalisme et d’un esprit de compromis pour aller de l’avant".

Le conseil appelle également à tenir compte "des efforts faits depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable".

La résolution appelle aussi à faire montre de volonté politique et à travailler dans une atmosphère propice au dialogue, assurant ainsi la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité depuis 2007, qui est l’année de la présentation par le Maroc de son initiative d’autonomie.

Le Conseil de sécurité reconnait, à cet égard, que "la concrétisation d’une solution politique à ce différend de longue date et le renforcement de la coopération entre les Etats membres de l’Union du Maghreb Arabe contribueraient à la stabilité et à la sécurité, induisant à son tour la création d’emplois, de croissance et d’opportunités pour l’ensemble des peuples de la région du Sahel”.

Quelques explications de vote

>La France a exprimé, vendredi, son inquiétude vis-à-vis de "la situation de blocage en cours" provoquée par le polisario et ses milices dans la zone tampon de Guerguerat, avertissant qu'une telle situation est susceptible de créer "des tensions de nature à porter atteinte au processus politique" visant à aboutir à une solution définitive au différend régional sur le Sahara marocain.

"La France s’inquiète (…) de la situation de blocage en cours dans la zone tampon de Guerguerat, qui est susceptible de créer des tensions de nature à porter atteinte au processus politique", a souligné l’ambassadeur représentant permanent de la France à l’ONU, dans son explication de vote sur la résolution 2548 sur le Sahara marocain, adoptée vendredi par le Conseil de sécurité.

"Nous apportons notre plein soutien à la déclaration du porte-parole du Secrétaire général appelant les parties à la retenue, afin d’éviter toute escalade, notamment à Guerguerat. Nous appuyons également son appel à ne pas entraver le trafic commercial et civil et à ne pas changer le statu quo de la zone tampon. La France apporte son appui aux efforts de de la MINURSO à cet égard", a affirmé M. Nicolas De Rivière.

L’ambassadeur a également réitéré "la préoccupation" de la France à l’égard de "la hausse des violations attestée dans le dernier rapport du Secrétaire général des Nations-Unies", en allusion directe aux provocations et aux violations par le polisario des accords militaires au Sahara qui se comptent par milliers, selon le dernier rapport du chef de l’ONU. Le diplomate a également appelé à la pleine mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu.

"Nous réitérons, parallèlement, notre plein appui à la MINURSO, qui joue un rôle essentiel pour assurer le respect du cessez-le-feu et constitue un facteur clé pour assurer la stabilité de la zone. Elle contribue également à créer les conditions favorables à la reprise du processus politique", a ajouté M. De Rivière.

Evoquant ce processus politique, l’ambassadeur français a réitéré la position de son pays qui "considère que le plan d’autonomie marocain de 2007 constitue une base sérieuse et crédible de discussions en vue de la reprise du dialogue".

A cet égard, il a rappelé le plein soutien de la France aux efforts du Secrétaire général de l'ONU en faveur d'une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable" à la question du Sahara, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité.

>Les Etats-Unis ont réaffirmé, vendredi suite à l’adoption de la résolution 2548 du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara marocain, que l’initiative marocaine d’autonomie est "sérieuse, crédible et réaliste" pour la règlement de ce différend régional.

"Nous considérons le plan marocain d’autonomie comme sérieux, crédible et réaliste, et il représente une approche potentielle pour satisfaire les aspirations" de la population du Sahara pour gérer ses affaires locales "dans la paix et la dignité", a souligné la délégation américaine à l’ONU dans son explication de vote sur cette résolution.

Les Etats-Unis ont également réitéré leur appel aux parties concernées par ce différend régional à "démontrer leur attachement à une solution politique réaliste, pragmatique et durable, basée sur le compromis, en reprenant les négociations sans conditions préalables et de bonne foi", soulignant que "les positions pré-établies ne doivent pas faire obstacle au progrès" du processus politique mené sous les auspices exclusifs des Nations-Unies.

La délégation américaine a également émis l’espoir que "l’ensemble des parties respecteront leurs obligations au titre du cessez-le-feu, coopéreront pleinement avec la MINURSO et s'abstiendront de toute action qui pourrait déstabiliser la situation ou menacer le processus onusien".

"Nous appelons toutes les parties à faire preuve de retenue, en particulier à la lumière des récents événements à Guerguerat - qui constituent une menace pour la paix et la stabilité dans la région - et de l’augmentation générale des violations soulignées dans le dernier rapport du Secrétaire général" de l’ONU, a souligné la délégation américaine, en allusion directe aux provocations et aux violations commises par le polisario et ses milices dans la zone tampon de Guerguerat et à l’Est du dispositif de défense au Sahara marocain.

Et d’avertir à cet égard que "des changements unilatéraux du statu quo sur le terrain ne nous aideront pas à parvenir à une solution durable et pacifique" à ce différend régional.

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