Santé: des démissions individuelles dès la prochaine rentrée sociale

Le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP) annonce une nouvelle série de grèves durant le mois d'août. Les médecins ont également décidé de présenter des démissions individuelles à partir de la prochaine rentrée sociale. 

Santé: des démissions individuelles à partir de la prochaine rentrée sociale photo d'archives

Le 09 juillet 2019 à 11:30

Modifié le 09 juillet 2019 à 13:09

Le SIMSP annonce deux nouvelles grèves de 48h, les 15 et 16 août et les 22 et 23 août, ainsi qu’une grève de 24h le 19 août 2019 dans tous les établissements de santé publics, excepté dans les services de réanimation et d'urgence. Ces derniers porteront le brassard noir 509.

"Les médecins du public seront toujours en deuil, et seront ainsi tous vêtus d'une tenue noire." 

Egalement, une semaine de colère sera décrétée du 22 au 23 juillet, durant laquelle les médecins arrêteront toutes les consultations médicales dans les centres de diagnostic, et n'attribueront aucune attestation (tels que les certificats pour les permis de conduire et les certificats médicaux), excepté celles de naissance ou de décès.

Ils vont aussi boycotter les campagnes chirurgicales aléatoires, et vont présenter de nouvelles listes de démissions collectives, quoique celles-ci n'aient aucune valeur ni juridique ni administrative. Rappelons que sur le plan légal, seules les demandes de démission individuelle qui respectent les conditions légales peuvent être considérées.

Ainsi, les médecins affiliés à la SIMSP ont décidé de présenter des demandes de démission individuelles à partir de la prochaine rentrée sociale, annonce un communiqué du syndicat.

Ils continueront toutefois à boycotter la campagne médicale scolaire, "en raison de l’absence des normes médicales et administratives minimales", ainsi que les prestations administratives, notamment les rapports périodiques, les statistiques (excepté les maladies à déclaration obligatoire), les réunions et les formations.

Concours de résidanat: le ministère revient sur son engagement

Rappelons que les principaux points du dossier revendicatif des médecins du secteur public sont: 

- L'amélioration des conditions de travail du personnel du secteur de la santé publique et promouvoir les services de soins fournis aux citoyens;

- L’attribution des salaires selon l’indice 509: Les médecins du public se plaignent de l'échelon ou indice sur la base duquel leur salaire est calculé. Actuellement de 336, l'équivalent d'un master (Bac+5), ils réclament que celui-ci passe à 509, l'équivalent d'un doctorat (Bac+8); 

- Examiner la possibilité de rajouter deux échelles au-delà du hors-cadre;

- Faire de la médecine générale une spécialité à part entière;

- L'amélioration de la sécurité dans les hôpitaux;

- Réglementer et activer le partenariat entre les secteurs public et privé dans les deux sens, afin de garantir les intérêts des praticiens et des citoyens;

- Le paiement des indemnités de garde et des astreintes; 

- La révision du décret relatif à la garde dans le secteur de la santé;

- Répondre aux demandes de démission qui remplissent les conditions légales; 

- La révision de la circulaire relative à la procédure applicable en vue de rejoindre le conjoint.

Le syndicat déplore également la décision du ministère de la Santé (en mars dernier) qui fixe l'âge des médecins qui accompagnent les pèlerins marocains à moins de 50 ans.

Par ailleurs, le SIMSP réitère son refus quant à la dernière décision du ministère, relative aux concours de résidanat et de recrutement de professeurs d'enseignement supérieur assistants. Les médecins généralistes du public ont de nouveau besoin de l'approbation du ministère pour passer ces examens. 

Contacté par Médias 24, Abdellah El Montadar Alaoui, secrétaire général du syndicat nous explique que le ministère est revenu sur son engagement, puisqu'il s'agit de l'un des rares points sur lequel les deux parties s'étaient accordées l'an dernier.

En 2018, "le ministère de la Santé s'est engagé à permettre aux médecins généralistes de passer le concours de résidanat pour faire leurs spécialités. Le ministère est revenu sur sa décision, il y a près d'une semaine, en raison du manque en ressources humaines". En effet, selon la même source, 500 postes ont été ouverts au début de l'année dans le secteur de la santé. Seule une centaine de candidats se sont présentés. 

photo d'archives

Santé: des démissions individuelles dès la prochaine rentrée sociale

Le 09 juillet 2019 à12:57

Modifié le 09 juillet 2019 à 13:09

Le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP) annonce une nouvelle série de grèves durant le mois d'août. Les médecins ont également décidé de présenter des démissions individuelles à partir de la prochaine rentrée sociale. 

Le SIMSP annonce deux nouvelles grèves de 48h, les 15 et 16 août et les 22 et 23 août, ainsi qu’une grève de 24h le 19 août 2019 dans tous les établissements de santé publics, excepté dans les services de réanimation et d'urgence. Ces derniers porteront le brassard noir 509.

"Les médecins du public seront toujours en deuil, et seront ainsi tous vêtus d'une tenue noire." 

Egalement, une semaine de colère sera décrétée du 22 au 23 juillet, durant laquelle les médecins arrêteront toutes les consultations médicales dans les centres de diagnostic, et n'attribueront aucune attestation (tels que les certificats pour les permis de conduire et les certificats médicaux), excepté celles de naissance ou de décès.

Ils vont aussi boycotter les campagnes chirurgicales aléatoires, et vont présenter de nouvelles listes de démissions collectives, quoique celles-ci n'aient aucune valeur ni juridique ni administrative. Rappelons que sur le plan légal, seules les demandes de démission individuelle qui respectent les conditions légales peuvent être considérées.

Ainsi, les médecins affiliés à la SIMSP ont décidé de présenter des demandes de démission individuelles à partir de la prochaine rentrée sociale, annonce un communiqué du syndicat.

Ils continueront toutefois à boycotter la campagne médicale scolaire, "en raison de l’absence des normes médicales et administratives minimales", ainsi que les prestations administratives, notamment les rapports périodiques, les statistiques (excepté les maladies à déclaration obligatoire), les réunions et les formations.

Concours de résidanat: le ministère revient sur son engagement

Rappelons que les principaux points du dossier revendicatif des médecins du secteur public sont: 

- L'amélioration des conditions de travail du personnel du secteur de la santé publique et promouvoir les services de soins fournis aux citoyens;

- L’attribution des salaires selon l’indice 509: Les médecins du public se plaignent de l'échelon ou indice sur la base duquel leur salaire est calculé. Actuellement de 336, l'équivalent d'un master (Bac+5), ils réclament que celui-ci passe à 509, l'équivalent d'un doctorat (Bac+8); 

- Examiner la possibilité de rajouter deux échelles au-delà du hors-cadre;

- Faire de la médecine générale une spécialité à part entière;

- L'amélioration de la sécurité dans les hôpitaux;

- Réglementer et activer le partenariat entre les secteurs public et privé dans les deux sens, afin de garantir les intérêts des praticiens et des citoyens;

- Le paiement des indemnités de garde et des astreintes; 

- La révision du décret relatif à la garde dans le secteur de la santé;

- Répondre aux demandes de démission qui remplissent les conditions légales; 

- La révision de la circulaire relative à la procédure applicable en vue de rejoindre le conjoint.

Le syndicat déplore également la décision du ministère de la Santé (en mars dernier) qui fixe l'âge des médecins qui accompagnent les pèlerins marocains à moins de 50 ans.

Par ailleurs, le SIMSP réitère son refus quant à la dernière décision du ministère, relative aux concours de résidanat et de recrutement de professeurs d'enseignement supérieur assistants. Les médecins généralistes du public ont de nouveau besoin de l'approbation du ministère pour passer ces examens. 

Contacté par Médias 24, Abdellah El Montadar Alaoui, secrétaire général du syndicat nous explique que le ministère est revenu sur son engagement, puisqu'il s'agit de l'un des rares points sur lequel les deux parties s'étaient accordées l'an dernier.

En 2018, "le ministère de la Santé s'est engagé à permettre aux médecins généralistes de passer le concours de résidanat pour faire leurs spécialités. Le ministère est revenu sur sa décision, il y a près d'une semaine, en raison du manque en ressources humaines". En effet, selon la même source, 500 postes ont été ouverts au début de l'année dans le secteur de la santé. Seule une centaine de candidats se sont présentés. 

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