Stress hydrique: le Maroc parmi les pays les plus exposés

Près d’un quart de la population mondiale, vivant dans dix-sept pays, est en situation de "stress hydrique très grave". Le Maroc figure sur la liste des pays avec un "stress hydrique élevé", selon un rapport rendu public début août par le World Resources Institute (WRI).

Stress hydrique: le Maroc parmi les pays les plus exposés

Le 18 août 2019 à 11:18

Modifié le 10 septembre 2019 à 18:35

Le stress hydrique commence lorsque la disponibilité en eau est inférieure à 1.700 mètres cubes par an et par personne, explique l'Institut des ressources mondiales.

De fait, dans dix-sept pays – le Qatar, Israël, le Liban, l’Iran, la Jordanie, la Libye, le Koweït, l’Arabie saoudite, l’Erythrée, les Emirats arabes unis, Saint Marin, Bahreïn, le Pakistan, le Turkménistan, Oman, le Botswana et l’Inde – "l’agriculture, l’industrie, et les municipalités absorbent 80% de la surface disponible et des eaux souterraines lors d’une année moyenne", écrit l’institut.  Ces pays sont proches du "jour zéro" lors duquel plus aucune eau ne sortira du robinet. 

"La pénurie en eau est la plus grande crise, dont personne ne parle. Ses conséquences prennent la forme d'insécurité alimentaire, de conflit, de migration, et d'instabilité financière", a indiqué Andrew Steer, PDG de WRI.

"Lorsque la demande rivalise avec les réserves, même de petits épisodes de sécheresse - qui vont augmenter avec le changement climatique - peuvent provoquer de terribles conséquences", comme les récentes crises à Cape Town, Sao Paulo ou Chennai, détaille l'institut.

La région MENA est la plus touchée

Selon ce rapport, la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) est la plus touchée par le stress hydrique.

Douze des 17 pays les plus touchés se trouvent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. La région est chaude et sèche, donc l’approvisionnement en eau est faible, mais la demande est croissante. 

Les changements climatiques vont encore compliquer les choses, ajoute le rapport. La Banque mondiale a constaté que cette région présentait les pertes économiques attendues les plus importantes dues à la rareté de l'eau liée au climat, estimées à 6-14% du PIB d'ici 2050.

Par ailleurs, vingt-sept autres pays figurent sur la liste des pays présentant une "pénurie hydrique élevée", notamment le Maroc.

Le Royaume est classé parmi les pays au stress hydrique élevé, ce qui signifie que la demande en eau est supérieure à la quantité disponible.

Le Maroc est classé à la 22e place sur un total de 164 pays.

 Lire aussi: 

Au Maroc, le stress hydrique est situé entre 25% et 70% (ONU)

Stress hydrique au Maroc: les experts tirent la sonnette d'alarme

Stress hydrique: le Maroc parmi les pays les plus exposés

Le 18 août 2019 à11:55

Modifié le 10 septembre 2019 à 18:35

Près d’un quart de la population mondiale, vivant dans dix-sept pays, est en situation de "stress hydrique très grave". Le Maroc figure sur la liste des pays avec un "stress hydrique élevé", selon un rapport rendu public début août par le World Resources Institute (WRI).

Le stress hydrique commence lorsque la disponibilité en eau est inférieure à 1.700 mètres cubes par an et par personne, explique l'Institut des ressources mondiales.

De fait, dans dix-sept pays – le Qatar, Israël, le Liban, l’Iran, la Jordanie, la Libye, le Koweït, l’Arabie saoudite, l’Erythrée, les Emirats arabes unis, Saint Marin, Bahreïn, le Pakistan, le Turkménistan, Oman, le Botswana et l’Inde – "l’agriculture, l’industrie, et les municipalités absorbent 80% de la surface disponible et des eaux souterraines lors d’une année moyenne", écrit l’institut.  Ces pays sont proches du "jour zéro" lors duquel plus aucune eau ne sortira du robinet. 

"La pénurie en eau est la plus grande crise, dont personne ne parle. Ses conséquences prennent la forme d'insécurité alimentaire, de conflit, de migration, et d'instabilité financière", a indiqué Andrew Steer, PDG de WRI.

"Lorsque la demande rivalise avec les réserves, même de petits épisodes de sécheresse - qui vont augmenter avec le changement climatique - peuvent provoquer de terribles conséquences", comme les récentes crises à Cape Town, Sao Paulo ou Chennai, détaille l'institut.

La région MENA est la plus touchée

Selon ce rapport, la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) est la plus touchée par le stress hydrique.

Douze des 17 pays les plus touchés se trouvent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. La région est chaude et sèche, donc l’approvisionnement en eau est faible, mais la demande est croissante. 

Les changements climatiques vont encore compliquer les choses, ajoute le rapport. La Banque mondiale a constaté que cette région présentait les pertes économiques attendues les plus importantes dues à la rareté de l'eau liée au climat, estimées à 6-14% du PIB d'ici 2050.

Par ailleurs, vingt-sept autres pays figurent sur la liste des pays présentant une "pénurie hydrique élevée", notamment le Maroc.

Le Royaume est classé parmi les pays au stress hydrique élevé, ce qui signifie que la demande en eau est supérieure à la quantité disponible.

Le Maroc est classé à la 22e place sur un total de 164 pays.

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Au Maroc, le stress hydrique est situé entre 25% et 70% (ONU)

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