Stroc Industrie: l'avenir de l'entreprise se jouera ce jeudi 9 mai

Le projet de plan de sauvegarde de Stroc Industrie sera-t-il validé ? La décision du tribunal de commerce est attendue pour le jeudi 9 mai 2019. En attendant, voici ce que l'on sait.

Stroc Industrie: l'avenir de l'entreprise se jouera ce jeudi 9 mai

Le 08 mai 2019 à 15:07

Modifié le 10 mai 2019 à 12:17

Stroc industrie est dans l’expectative. Le tribunal de commerce de Casablanca statuera ce jeudi 9 mai sur son projet de plan de sauvegarde. L’affaire est mise en délibéré depuis une semaine. Le tribunal adoptera le plan s’il estime qu’il existe des possibilités sérieuses pour l’entreprise d’être sauvegardée.

Le verdict du tribunal sera basé, entre autres, sur un rapport déposé début avril par Mohamed Tougani, syndic chargé de la procédure. Comme le veut la loi, le rapport détaille le bilan financier, économique et social de l’entreprise.

Nous l’avions annoncé il y a deux semaines : le syndic a proposé au tribunal de valider le plan de sauvegarde élaboré par Stroc Industrie, tout en surveillant de près l’évolution de l’entreprise. Ce qui est généralement bon signe. Mais le spécialiste en ingénierie contient son optimisme : "Nous avons fait ce que nous avions à faire. La décision revient au tribunal", commente laconiquement Me Hamid Adsaoui, avocat de Stroc.

Le dossier avait été transmis au juge-commissaire Mehdi Salem avant d’atterrir sur le bureau du ministère public. Les deux ont été sollicités pour avis. Selon nos informations, ils ont formulé des avis favorables, à l'instar des contrôleurs (BCP, AIR Liquid Maroc et les salariés) dont les observations sont plutôt positives.

Ce que l'on sait

Stroc industrie n'est pas une petite entreprise. Elle est cotée en bourse et intervient dans un secteur compliqué, celui de l'ingénierie industrielle. Son sauvetage ne peut se faire que sur une durée plus ou moins longue, proche du maximum légal qui est de 5 ans.

C’est le tribunal qui fixe une durée pour l’exécution du plan de sauvegarde. S’il est validé, le plan devra être exécuté dans ce délai. Si elle n’exécute pas ses engagements, Stroc risque de voir la procédure de sauvegarde convertie en redressement, voire en liquidation.

Etant en difficulté, Stroc ne peut naturellement être sauvée du redressement ou de la liquidation que par des rééchelonnements et des remises partielles ou totales de dettes, des annulation d’intérêts et de pénalités...

En contrepartie, l'entreprise s'engagera à régler ses créances à partir de la date du jugement, s'il est favorable à la sauvegarde. Selon nos informations, malgré ses difficultés, Stroc table sur une bonne croissance de son chiffre d’affaires, dispose d'un bon carnet de commandes et d'engagements contractuels pour la réalisation de grands projets.

Mais pour atteindre ses objectifs, la société doit pouvoir accéder à ses fonds bloqués aujourd’hui gelés auprès de certaines banques. Elle voudrait également se faire restituer des montants encaissés par des créanciers postérieurement au jugement de sauvegarde.

Rappelons qu'après le jugement de sauvegarde, une centaine de créanciers s’étaient empressés pour déclarer leurs créances auprès du syndic. Entre les créances reconnues par Stroc, celles contestées et celles en cours d’examen, le montant global de la dette dépasse les 900 MDH. Mais ce montant ne sera définitif qu’au terme de la procédure de vérification de créances.

Stroc Industrie: l'avenir de l'entreprise se jouera ce jeudi 9 mai

Le 08 mai 2019 à18:23

Modifié le 10 mai 2019 à 12:17

Le projet de plan de sauvegarde de Stroc Industrie sera-t-il validé ? La décision du tribunal de commerce est attendue pour le jeudi 9 mai 2019. En attendant, voici ce que l'on sait.

Stroc industrie est dans l’expectative. Le tribunal de commerce de Casablanca statuera ce jeudi 9 mai sur son projet de plan de sauvegarde. L’affaire est mise en délibéré depuis une semaine. Le tribunal adoptera le plan s’il estime qu’il existe des possibilités sérieuses pour l’entreprise d’être sauvegardée.

Le verdict du tribunal sera basé, entre autres, sur un rapport déposé début avril par Mohamed Tougani, syndic chargé de la procédure. Comme le veut la loi, le rapport détaille le bilan financier, économique et social de l’entreprise.

Nous l’avions annoncé il y a deux semaines : le syndic a proposé au tribunal de valider le plan de sauvegarde élaboré par Stroc Industrie, tout en surveillant de près l’évolution de l’entreprise. Ce qui est généralement bon signe. Mais le spécialiste en ingénierie contient son optimisme : "Nous avons fait ce que nous avions à faire. La décision revient au tribunal", commente laconiquement Me Hamid Adsaoui, avocat de Stroc.

Le dossier avait été transmis au juge-commissaire Mehdi Salem avant d’atterrir sur le bureau du ministère public. Les deux ont été sollicités pour avis. Selon nos informations, ils ont formulé des avis favorables, à l'instar des contrôleurs (BCP, AIR Liquid Maroc et les salariés) dont les observations sont plutôt positives.

Ce que l'on sait

Stroc industrie n'est pas une petite entreprise. Elle est cotée en bourse et intervient dans un secteur compliqué, celui de l'ingénierie industrielle. Son sauvetage ne peut se faire que sur une durée plus ou moins longue, proche du maximum légal qui est de 5 ans.

C’est le tribunal qui fixe une durée pour l’exécution du plan de sauvegarde. S’il est validé, le plan devra être exécuté dans ce délai. Si elle n’exécute pas ses engagements, Stroc risque de voir la procédure de sauvegarde convertie en redressement, voire en liquidation.

Etant en difficulté, Stroc ne peut naturellement être sauvée du redressement ou de la liquidation que par des rééchelonnements et des remises partielles ou totales de dettes, des annulation d’intérêts et de pénalités...

En contrepartie, l'entreprise s'engagera à régler ses créances à partir de la date du jugement, s'il est favorable à la sauvegarde. Selon nos informations, malgré ses difficultés, Stroc table sur une bonne croissance de son chiffre d’affaires, dispose d'un bon carnet de commandes et d'engagements contractuels pour la réalisation de grands projets.

Mais pour atteindre ses objectifs, la société doit pouvoir accéder à ses fonds bloqués aujourd’hui gelés auprès de certaines banques. Elle voudrait également se faire restituer des montants encaissés par des créanciers postérieurement au jugement de sauvegarde.

Rappelons qu'après le jugement de sauvegarde, une centaine de créanciers s’étaient empressés pour déclarer leurs créances auprès du syndic. Entre les créances reconnues par Stroc, celles contestées et celles en cours d’examen, le montant global de la dette dépasse les 900 MDH. Mais ce montant ne sera définitif qu’au terme de la procédure de vérification de créances.

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