La justice maintient les inculpations de Tariq Ramadan pour viols

La justice a rejeté, jeudi 14 mars, la demande de levée des deux inculpations pour viols réclamée par Tariq Ramadan, remis en liberté mi-novembre après neuf mois de détention provisoire.

La justice maintient les inculpations de Tariq Ramadan pour viols

Le 15 mars 2019 à 09:45

Modifié le 15 mars 2019 à 09:45

Les magistrats ont confirmé la décision des juges qui avaient considéré l'été dernier cette requête "prématurée". Le célèbre intellectuel musulman est inculpé depuis le 2 février 2018 pour deux viols, dont un sur personne vulnérable, ce qu'il conteste fermement.

Il est accusé de viols le 9 octobre 2009 à Lyon sur une femme surnommée Christelle dans les médias et, au printemps 2012 à Paris, sur une ancienne salafiste devenue militante laïque, Henda Ayari.

Jusqu'à une volte-face retentissante en octobre, après neuf mois de détention provisoire, Tariq Ramadan, 56 ans, avait persisté à nier tout rapport sexuel avec ces deux plaignantes.

Contraint par l'enquête à changer de version, il plaide désormais des relations de domination "consenties".

Tariq Ramadan avait demandé dès l'été dernier aux juges d'instruction de le placer sous le statut intermédiaire de témoin assisté, première étape vers le non-lieu qu'il réclame.

Recours "prématuré", lui avaient répondu les trois magistrats instructeurs. A l'époque, l'intellectuel niait encore tout rapport physique avec les plaignantes. Il avait seulement fini par admettre des relations extraconjugales avec d'anciennes maîtresses et une troisième plaignante, pour laquelle il n'est pas inculpé.

Mi-janvier, la cour d'appel a donc examiné à huis clos l'appel formé par Tariq Ramadan contre cette décision.

Mais entre-temps, la donne a changé. Tariq Ramadan a reconnu en octobre une relation sexuelle avec chacune des deux plaignantes. 

La position de Ramadan était devenu intenable depuis la révélation en septembre de centaines de SMS sans ambiguïté exhumés d'un vieux téléphone de Christelle.

Les magistrats qui se sont prononcés sont ceux qui avaient, à la surprise générale, remis en liberté Tariq Ramadan mi-novembre, après cette volte-face.

(Avec AFP)

La justice maintient les inculpations de Tariq Ramadan pour viols

Le 15 mars 2019 à09:45

Modifié le 15 mars 2019 à 09:45

La justice a rejeté, jeudi 14 mars, la demande de levée des deux inculpations pour viols réclamée par Tariq Ramadan, remis en liberté mi-novembre après neuf mois de détention provisoire.

Les magistrats ont confirmé la décision des juges qui avaient considéré l'été dernier cette requête "prématurée". Le célèbre intellectuel musulman est inculpé depuis le 2 février 2018 pour deux viols, dont un sur personne vulnérable, ce qu'il conteste fermement.

Il est accusé de viols le 9 octobre 2009 à Lyon sur une femme surnommée Christelle dans les médias et, au printemps 2012 à Paris, sur une ancienne salafiste devenue militante laïque, Henda Ayari.

Jusqu'à une volte-face retentissante en octobre, après neuf mois de détention provisoire, Tariq Ramadan, 56 ans, avait persisté à nier tout rapport sexuel avec ces deux plaignantes.

Contraint par l'enquête à changer de version, il plaide désormais des relations de domination "consenties".

Tariq Ramadan avait demandé dès l'été dernier aux juges d'instruction de le placer sous le statut intermédiaire de témoin assisté, première étape vers le non-lieu qu'il réclame.

Recours "prématuré", lui avaient répondu les trois magistrats instructeurs. A l'époque, l'intellectuel niait encore tout rapport physique avec les plaignantes. Il avait seulement fini par admettre des relations extraconjugales avec d'anciennes maîtresses et une troisième plaignante, pour laquelle il n'est pas inculpé.

Mi-janvier, la cour d'appel a donc examiné à huis clos l'appel formé par Tariq Ramadan contre cette décision.

Mais entre-temps, la donne a changé. Tariq Ramadan a reconnu en octobre une relation sexuelle avec chacune des deux plaignantes. 

La position de Ramadan était devenu intenable depuis la révélation en septembre de centaines de SMS sans ambiguïté exhumés d'un vieux téléphone de Christelle.

Les magistrats qui se sont prononcés sont ceux qui avaient, à la surprise générale, remis en liberté Tariq Ramadan mi-novembre, après cette volte-face.

(Avec AFP)

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