Thé : les nouvelles normes d’importation sont entrées en vigueur

Le thé importé depuis le 1er juillet respecte une nouvelle réglementation plus stricte. Selon nos informations, à ce jour aucun cas de non conformité n'a été détecté.

Thé : les nouvelles normes d’importation sont entrées en vigueur

Le 05 juillet 2019 à 14:21

Modifié le 05 juillet 2019 à 16:59

Depuis le 1er juillet, les importateurs marocains de thé sont censés respecter une nouvelle réglementation en matière d’importation de ce produit. Ils ont en été informés le 27 février dernier par une lettre de l’Office Nationale de la Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires (ONSSA).

Cette lettre disait : « conformément à l’arrêté n°156-14 fixant les limites maximales des résidus (LMR) des pesticides sur les denrées alimentaires et faisant suite à la dernière réunion de concertation ONSSA-AITM (association des importateurs de thé au Maroc, ndlr) tenue en octobre 2018, j’ai l’honneur de vous informer que les valeurs des LMR qui seront appliquées aux thés importés de Chine, à compter du 1er juillet 2019, sont celles fixées dans la liste jointe à la présente lettre".

A l’époque, les importateurs avaient jugé ce délai impossible à tenir. Qu’en est-il aujourd’hui ? Les nouvelles normes sont-elles entrées en vigueur ? Les professionnels ont-ils pu s’y conformer ?

Il nous a été difficile d’obtenir des réponses détaillées à toutes ces questions car les différentes parties prenantes du dossier rechignent à communiquer.

Médias24 a néanmoins appris de sources fiables que les nouvelles normes sont bien entrées en vigueur ce 1er juillet comme convenu, malgré les réserves des professionnels. 

Nous avons également appris que l'ONSSA effectue les contrôles et les tests nécessaires sur la base des nouvelles normes et qu’à ce jour, « aucun cas de non conformité n’a été détecté ».

Bien entendu, il faut attendre pour faire une bonne appréciation de la situation car la nouvelle réglementation est appliquée depuis 4 jours seulement.

Des normes plus strictes

La lettre de l’ONSSA faisait référence à une nouvelle liste de LMR à respecter pour 48 produits phytosanitaires utilisés dans la culture du thé.

"Ces LMR ont été fixées suite à des études et à des évaluations faites par les services compétents de l’ONSSA", nous assurait une source bien informée en mars dernier. 

Médias24 a pu consulter la liste des nouvelles LMR. Selon une première lecture, il y a au moins 11 produits phytosanitaires dont les LMR marocaines sont aujourd’hui plus strictes que celles adoptées en Chine. Il s’agit de :

-       l'Acétamipride (0,05mg/kg),

-       Carbendazime (0,1 mg/kg), 

-       Chlorfénapyr (50 mg/kg ), 

-       Cypermethrine (15 mg/kg), 

-       Difenoconazole (0,05 mg/kg), 

-       Diflubenzuron (0,1 mg/kg), 

-       Fenpropathrine (3 mg/kg),

-       Lambda-cyhalothrine (1 mg/kg), 

-       Méthomyl (0,1 mg/kg),  

-       Pyridaben (0,05 mg/kg). 

Certains produits phytosanitaires sont tout bonnement interdits d'utilisation par l'ONSSA. L’office y faisait référence dans sa lettre du 27 février. "Il y a lieu de noter également que pour les matières actives non autorisées sur la culture de thé en Chine, aucun résidu de pesticide ne doit être détecté sur le produit et la limite de 0,01 mg/kg ou la limite de quantification (LOQ) leurs sont appliquées", est-il précisé. 

Sept produits phytosanitaires sont concernés : Diafenthiuron, Imidaclothiz, Isazofos, Isocarbophos, Phosfolan, Phosfolan Methyl et Terbufos. 

Silence des importateurs

Depuis l’annonce des nouvelles normes, les professionnels n’ont fait aucune sortie officielle. Quelques commentaires nous avaient été présentés officieusement.

"Nous n’allons pas prétendre pouvoir respecter ces exigences dans les délais impartis par l’ONSSA. Toute décision a besoin d'un temps matériel pour être appliquée, d'autant plus quand cela touche des cultures", avançait une source proche des professionnels.

Pour notre interlocuteur, respecter les nouvelles normes nécessite un accompagnement stratégique des producteurs locaux et attendre un certain temps pour que les cultures puissent être conformes.

Le deuxième argument prôné par les professionnels est celui du prix. "Le thé est un produit sensible. Ces normes auront un impact sur les prix", affirme-t-on. "Cela induira forcément une augmentation des prix et même une rareté du produit", ajoutent-ils.

Médias24 reviendra dans un prochain article sur l’impact de cette réglementation sur les prix. 

>>Lire aussi : Du plomb, de l’arsenic, de l’aluminium… dans votre thé

Thé : les nouvelles normes d’importation sont entrées en vigueur

Le 05 juillet 2019 à14:44

Modifié le 05 juillet 2019 à 16:59

Le thé importé depuis le 1er juillet respecte une nouvelle réglementation plus stricte. Selon nos informations, à ce jour aucun cas de non conformité n'a été détecté.

Depuis le 1er juillet, les importateurs marocains de thé sont censés respecter une nouvelle réglementation en matière d’importation de ce produit. Ils ont en été informés le 27 février dernier par une lettre de l’Office Nationale de la Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires (ONSSA).

Cette lettre disait : « conformément à l’arrêté n°156-14 fixant les limites maximales des résidus (LMR) des pesticides sur les denrées alimentaires et faisant suite à la dernière réunion de concertation ONSSA-AITM (association des importateurs de thé au Maroc, ndlr) tenue en octobre 2018, j’ai l’honneur de vous informer que les valeurs des LMR qui seront appliquées aux thés importés de Chine, à compter du 1er juillet 2019, sont celles fixées dans la liste jointe à la présente lettre".

A l’époque, les importateurs avaient jugé ce délai impossible à tenir. Qu’en est-il aujourd’hui ? Les nouvelles normes sont-elles entrées en vigueur ? Les professionnels ont-ils pu s’y conformer ?

Il nous a été difficile d’obtenir des réponses détaillées à toutes ces questions car les différentes parties prenantes du dossier rechignent à communiquer.

Médias24 a néanmoins appris de sources fiables que les nouvelles normes sont bien entrées en vigueur ce 1er juillet comme convenu, malgré les réserves des professionnels. 

Nous avons également appris que l'ONSSA effectue les contrôles et les tests nécessaires sur la base des nouvelles normes et qu’à ce jour, « aucun cas de non conformité n’a été détecté ».

Bien entendu, il faut attendre pour faire une bonne appréciation de la situation car la nouvelle réglementation est appliquée depuis 4 jours seulement.

Des normes plus strictes

La lettre de l’ONSSA faisait référence à une nouvelle liste de LMR à respecter pour 48 produits phytosanitaires utilisés dans la culture du thé.

"Ces LMR ont été fixées suite à des études et à des évaluations faites par les services compétents de l’ONSSA", nous assurait une source bien informée en mars dernier. 

Médias24 a pu consulter la liste des nouvelles LMR. Selon une première lecture, il y a au moins 11 produits phytosanitaires dont les LMR marocaines sont aujourd’hui plus strictes que celles adoptées en Chine. Il s’agit de :

-       l'Acétamipride (0,05mg/kg),

-       Carbendazime (0,1 mg/kg), 

-       Chlorfénapyr (50 mg/kg ), 

-       Cypermethrine (15 mg/kg), 

-       Difenoconazole (0,05 mg/kg), 

-       Diflubenzuron (0,1 mg/kg), 

-       Fenpropathrine (3 mg/kg),

-       Lambda-cyhalothrine (1 mg/kg), 

-       Méthomyl (0,1 mg/kg),  

-       Pyridaben (0,05 mg/kg). 

Certains produits phytosanitaires sont tout bonnement interdits d'utilisation par l'ONSSA. L’office y faisait référence dans sa lettre du 27 février. "Il y a lieu de noter également que pour les matières actives non autorisées sur la culture de thé en Chine, aucun résidu de pesticide ne doit être détecté sur le produit et la limite de 0,01 mg/kg ou la limite de quantification (LOQ) leurs sont appliquées", est-il précisé. 

Sept produits phytosanitaires sont concernés : Diafenthiuron, Imidaclothiz, Isazofos, Isocarbophos, Phosfolan, Phosfolan Methyl et Terbufos. 

Silence des importateurs

Depuis l’annonce des nouvelles normes, les professionnels n’ont fait aucune sortie officielle. Quelques commentaires nous avaient été présentés officieusement.

"Nous n’allons pas prétendre pouvoir respecter ces exigences dans les délais impartis par l’ONSSA. Toute décision a besoin d'un temps matériel pour être appliquée, d'autant plus quand cela touche des cultures", avançait une source proche des professionnels.

Pour notre interlocuteur, respecter les nouvelles normes nécessite un accompagnement stratégique des producteurs locaux et attendre un certain temps pour que les cultures puissent être conformes.

Le deuxième argument prôné par les professionnels est celui du prix. "Le thé est un produit sensible. Ces normes auront un impact sur les prix", affirme-t-on. "Cela induira forcément une augmentation des prix et même une rareté du produit", ajoutent-ils.

Médias24 reviendra dans un prochain article sur l’impact de cette réglementation sur les prix. 

>>Lire aussi : Du plomb, de l’arsenic, de l’aluminium… dans votre thé

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