Tourisme: Quel avenir pour le marché émetteur chinois ? Premières réponses

L’ONMT vient de signer un accord avec la plus grande agence chinoise de voyages et la RAM finalise l’ouverture imminente d’une ligne directe Casablanca-Pékin qui drainera près de 100.000 sièges aériens, soit autant d’arrivées en plus. Selon Adel El Fakir, ces changements positionneront, à terme, ce marché émergent comme un des plus importants du secteur touristique, mais il faudra être patient et éviter de fantasmer...

Tourisme : Quel avenir pour le marché émetteur chinois ? Premières réponses

Le 09 septembre 2019 à 18:47

Modifié le 10 septembre 2019 à 15:52

Depuis quelques jours, les opérateurs marocains spécialisés dans l’accueil du marché émetteur chinois se frottent littéralement les mains avec deux nouvelles qu’ils attendaient depuis longtemps.

La première concerne la signature d’un gros contrat entre l’ONMT et la société chinoise Ctrip qui permettra d’accroître la visibilité médiatique de la destination Maroc dans l’ex-empire du Milieu.

D’autre part, l’ouverture d’une ligne directe Casa-Pékin, assurée par la RAM avec un Boeing Dreamliner 787-9 (3 A/R hebdomadaires soit 93.000 sièges/an) devrait également contribuer à le renforcer.

Ce n'est pas encore le Pérou

Trois jours après avoir signé le contrat avec son partenaire, le DG de l’ONMT préfère cependant rester prudent sur le futur volume additionnel, tout en se disant très optimiste sur la croissance de ce marché.

Sachant qu’en Chine, l’essentiel des achats de séjours à l’étranger se fait en ligne et que cet énorme prescripteur digital de voyages gère un portefeuille de 300 millions d’utilisateurs actifs, il est en effet plus que probable que le flux de ces visiteurs augmentera très sensiblement à la fin de l’année 2020.

"Quand j’ai parlé de 500.000 touristes chinois par an, c’est un potentiel qui devrait être atteint ou dépassé en 2022. Pour amorcer cette accélération, il y a des préalables comme la multiplication des partenariats avec des pourvoyeurs de voyages ou le développement de l’aérien.

"Une fois mis en place, notamment le déploiement de la ligne directe Casa-Pékin (RAM), on pourra atteindre ou même dépasser les 500.000 visiteurs", explique El Fakir qui refuse d’évoquer un chiffre plus important.

"Il est trop prématuré de penser au million de touristes chinois, car ce chiffre est très loin de la réalité actuelle de ce marché qui n’est pas encore majeur (au sens propre et figuré). En termes de moyens, 500.000 touristes est tout à fait atteignable, si de bonnes conditions sont mises en place.

"A contrario, nous avons une offre qui nous rend capables de largement dépasser ce chiffre.

"Le Maroc dispose, en effet, d’une offre culturelle dépaysante qui plaît beaucoup aux Chinois avec des marqueurs très forts au niveau de la gastronomie, l’architecture, l’accueil, les coutumes mais aussi parce que le royaume est à la fois arabe, musulman et africain.

"Tout cela fait qu’on arrive à satisfaire les attentes de leurs voyageurs long-courrier alors que le Maroc n’est jamais le 1er ou le 2ème choix de voyage. En effet, dans le cadre des voyages combinés qu’ils affectionnent, notre pays vient après leur séjour en Asie puis en Europe", affirme le DG.

A la question de savoir quelles seront les actions concrètes de Ctrip et de l’ONMT pour accroître la visibilité du royaume en Chine, El Fakir déclare que cette société est "en Chine, un faiseur de voyages qui propose des packs complets de séjour (avion, hôtel, circuit…)".

2020, l’année du Maroc en Chine et de la Chine au Maroc

"Dans le contrat signé avec notre partenaire, il y a deux aspects qui vont changer la donne :

"D’abord, commercial, pour gérer plus de flux et la mise en avant de la destination marocaine. Avec les équipes de Ctrip, on va pouvoir développer des campagnes pour notre marque qui seront bien plus pertinentes et efficientes car elles ont une maîtrise parfaite de la big data et leurs 300 millions de clients.

"On sera donc beaucoup plus pointu en termes de ciblage auprès des Chinois. De plus, l’année 2020 est une échéance importante car ce sera l’année du Maroc en Chine et l’année de la Chine au Maroc.

Nouveaux partenariats chinois et augmentation des budgets promotion de l’ONMT

"Ces différentes actions spécifiques et contextuelles permettront à la fois d’améliorer notre présence sur place et nous faire profiter de ces événements pour booster le tourisme marocain.

"Du côté de l’ONMT, nous allons signer d’autres partenariats avec des opérateurs chinois qui seront fonctionnels en 2020.

"L’Office va également augmenter son budget chinois et ses ressources humaines à Pékin. L’objectif étant d’atteindre, fin 2020 (hors apport additionnel de la ligne directe de la RAM) le cap des 200.000 visiteurs chinois contre environ 150.000 en 2019.

"En plus de tout cela, l’ouverture prochaine d’une ligne directe va permettre d’augmenter très sensiblement le nombre d’arrivées de touristes et d’hommes d’affaires chinois aux frontières.

"Cela va beaucoup améliorer la connectivité du Maroc vers l’Asie qui va certainement se développer, si la RAM initie ensuite des partenariats avec d’autres compagnies aériennes", conclut, optimiste, El Fakir qui semble prendre le dossier du marché chinois comme une des priorités de son mandat.

La ligne de la RAM n’a pas encore ses autorisations chinoises

Selon une source autorisée, requérant l’anonymat, l’ouverture de la ligne aérienne directe Casablanca-Pékin par la RAM n’est pas encore complètement sûre pour des raisons administratives.

"Cette ouverture n’est pas encore figée car notre compagnie n’a pas encore reçu l’ensemble des autorisations des autorités chinoises de l’aviation civile mais ce n’est qu’une question de temps.

"La communication et la commercialisation commenceront dès que l’on aura leur feu vert.

"A ceux qui critiquent le choix de Pékin, la RAM a lancé des études sur plusieurs destinations (Shanghai, Guangzhou ou Pékin), et a conclu que celle qui présentait le plus de potentiel et donc de rentabilité, aussi bien en termes de touristes que d'hommes d’affaires, est la capitale de la Chine", conclut notre interlocuteur qui se félicite de la concomitance de cette ouverture avec la signature du contrat ONMT-Ctrip.

Sollicité à son tour, le président de l’Observatoire du tourisme, Said Mouhid a souligné que la signature du partenariat de collaboration entre l’ONMT et le 1er Tour Opérateur Chinois C Trip est un événement majeur dans la stratégie de développement du tourisme entre le Maroc et la Chine.

Pourquoi la signature avec Ctrip est un événement majeur

"Evénement majeur, car il intervient à un moment stratégique pour le Maroc dans sa volonté récente de conquérir le marché chinois et qui coïncide avec deux événements importants qui interviendront tous les deux dès le 1er janvier 2020.

"D’une part, l’inauguration de l'année du tourisme chinois au Maroc et du tourisme marocain en Chine et d’autre part, l'ouverture, en exclusivité  par notre compagnie nationale, de la 1ère ligne aérienne directe Casablanca-Pékin, à raison de 3 fréquences hebdomadaires dans un premier temps.

"Le partenariat avec Ctrip, expert international dans le domaine du marketing digital et dans le recours à l'intelligence artificielle notamment dans la connaissance pointue de la demande chinoise en matière de voyages et de loisirs, est de nature à constituer un vrai levier pour une nouvelle approche beaucoup plus structurante et plus ciblée dans le développement du flux vers le Maroc .

"C'est véritablement une aubaine pour le Maroc car j'ai eu l’occasion de le constater tout dernièrement. Ctrip est à la pointe de la technologie de l'exploitation du Big data et de la blockchain dans le domaine du "data driven CRM". C’est dire sa connaissance aiguë de la clientèle chinoise et de ses attentes et sa capacité d'orientation intelligente de cette dernière.

"Ainsi, dans le cadre de ce partenariat, Ctrip pourra nous apporter de précieuses données pour l'adaptation de notre produit à la clientèle chinoise, à commencer par l'accélération de la digitalisation de notre communication et de nos services comme la signalétique ou le guidage pour cette cible.

"Ce partenariat est aussi un levier qui vient à point nommé pour accompagner le lancement de la nouvelle ligne directe entre Casablanca et Pékin et contribuer à l'optimisation de son économie.

"Au regard de sa notoriété et crédibilité, l'implication de Ctrip auprès du tourisme marocain est un signal fort qui devrait entraîner dans son sillage moultes entreprises, opérateurs touristiques, voire investisseurs chinois.

Attention aux attentes et exigences de la clientèle chinoise

"Ceci dit, la clientèle chinoise, ultra connectée, a des attentes minimales vis-à-vis de la disponibilité de "smart devices", de "smart applications", du e-guide, du mobile payment et spécialement via 'alipay' et 'wechat' et ceci avec une couverture wifi généralisée.

"Il est donc inutile d'évoquer la nécessaire adaptation de notre accueil vis-à-vis de cette clientèle très exigeante que ce soit au niveau des aéroports ou dans les établissements touristiques et culturels.

"S’il convient de capitaliser sur cet heureux partenariat, il faut éviter de faire un "faux-départ" sur ce marché stratégique et saisir l'opportunité de mettre en œuvre rapidement un plan intégré d'accélération digitale dans notre secteur touristique.

"En effet, la clientèle chinoise ou autre, outre une qualité de service et une intégrité de comportement, requiert de nouveaux services et une connectivité permanente qui devraient constituer le socle de notre nouvelle offre touristique, véritablement smart", explique un Mouhid très enthousiaste, mais également réaliste sur les limites actuelles du tourisme national.

Tourisme: Quel avenir pour le marché émetteur chinois ? Premières réponses

Le 09 septembre 2019 à18:47

Modifié le 10 septembre 2019 à 15:52

L’ONMT vient de signer un accord avec la plus grande agence chinoise de voyages et la RAM finalise l’ouverture imminente d’une ligne directe Casablanca-Pékin qui drainera près de 100.000 sièges aériens, soit autant d’arrivées en plus. Selon Adel El Fakir, ces changements positionneront, à terme, ce marché émergent comme un des plus importants du secteur touristique, mais il faudra être patient et éviter de fantasmer...

Depuis quelques jours, les opérateurs marocains spécialisés dans l’accueil du marché émetteur chinois se frottent littéralement les mains avec deux nouvelles qu’ils attendaient depuis longtemps.

La première concerne la signature d’un gros contrat entre l’ONMT et la société chinoise Ctrip qui permettra d’accroître la visibilité médiatique de la destination Maroc dans l’ex-empire du Milieu.

D’autre part, l’ouverture d’une ligne directe Casa-Pékin, assurée par la RAM avec un Boeing Dreamliner 787-9 (3 A/R hebdomadaires soit 93.000 sièges/an) devrait également contribuer à le renforcer.

Ce n'est pas encore le Pérou

Trois jours après avoir signé le contrat avec son partenaire, le DG de l’ONMT préfère cependant rester prudent sur le futur volume additionnel, tout en se disant très optimiste sur la croissance de ce marché.

Sachant qu’en Chine, l’essentiel des achats de séjours à l’étranger se fait en ligne et que cet énorme prescripteur digital de voyages gère un portefeuille de 300 millions d’utilisateurs actifs, il est en effet plus que probable que le flux de ces visiteurs augmentera très sensiblement à la fin de l’année 2020.

"Quand j’ai parlé de 500.000 touristes chinois par an, c’est un potentiel qui devrait être atteint ou dépassé en 2022. Pour amorcer cette accélération, il y a des préalables comme la multiplication des partenariats avec des pourvoyeurs de voyages ou le développement de l’aérien.

"Une fois mis en place, notamment le déploiement de la ligne directe Casa-Pékin (RAM), on pourra atteindre ou même dépasser les 500.000 visiteurs", explique El Fakir qui refuse d’évoquer un chiffre plus important.

"Il est trop prématuré de penser au million de touristes chinois, car ce chiffre est très loin de la réalité actuelle de ce marché qui n’est pas encore majeur (au sens propre et figuré). En termes de moyens, 500.000 touristes est tout à fait atteignable, si de bonnes conditions sont mises en place.

"A contrario, nous avons une offre qui nous rend capables de largement dépasser ce chiffre.

"Le Maroc dispose, en effet, d’une offre culturelle dépaysante qui plaît beaucoup aux Chinois avec des marqueurs très forts au niveau de la gastronomie, l’architecture, l’accueil, les coutumes mais aussi parce que le royaume est à la fois arabe, musulman et africain.

"Tout cela fait qu’on arrive à satisfaire les attentes de leurs voyageurs long-courrier alors que le Maroc n’est jamais le 1er ou le 2ème choix de voyage. En effet, dans le cadre des voyages combinés qu’ils affectionnent, notre pays vient après leur séjour en Asie puis en Europe", affirme le DG.

A la question de savoir quelles seront les actions concrètes de Ctrip et de l’ONMT pour accroître la visibilité du royaume en Chine, El Fakir déclare que cette société est "en Chine, un faiseur de voyages qui propose des packs complets de séjour (avion, hôtel, circuit…)".

2020, l’année du Maroc en Chine et de la Chine au Maroc

"Dans le contrat signé avec notre partenaire, il y a deux aspects qui vont changer la donne :

"D’abord, commercial, pour gérer plus de flux et la mise en avant de la destination marocaine. Avec les équipes de Ctrip, on va pouvoir développer des campagnes pour notre marque qui seront bien plus pertinentes et efficientes car elles ont une maîtrise parfaite de la big data et leurs 300 millions de clients.

"On sera donc beaucoup plus pointu en termes de ciblage auprès des Chinois. De plus, l’année 2020 est une échéance importante car ce sera l’année du Maroc en Chine et l’année de la Chine au Maroc.

Nouveaux partenariats chinois et augmentation des budgets promotion de l’ONMT

"Ces différentes actions spécifiques et contextuelles permettront à la fois d’améliorer notre présence sur place et nous faire profiter de ces événements pour booster le tourisme marocain.

"Du côté de l’ONMT, nous allons signer d’autres partenariats avec des opérateurs chinois qui seront fonctionnels en 2020.

"L’Office va également augmenter son budget chinois et ses ressources humaines à Pékin. L’objectif étant d’atteindre, fin 2020 (hors apport additionnel de la ligne directe de la RAM) le cap des 200.000 visiteurs chinois contre environ 150.000 en 2019.

"En plus de tout cela, l’ouverture prochaine d’une ligne directe va permettre d’augmenter très sensiblement le nombre d’arrivées de touristes et d’hommes d’affaires chinois aux frontières.

"Cela va beaucoup améliorer la connectivité du Maroc vers l’Asie qui va certainement se développer, si la RAM initie ensuite des partenariats avec d’autres compagnies aériennes", conclut, optimiste, El Fakir qui semble prendre le dossier du marché chinois comme une des priorités de son mandat.

La ligne de la RAM n’a pas encore ses autorisations chinoises

Selon une source autorisée, requérant l’anonymat, l’ouverture de la ligne aérienne directe Casablanca-Pékin par la RAM n’est pas encore complètement sûre pour des raisons administratives.

"Cette ouverture n’est pas encore figée car notre compagnie n’a pas encore reçu l’ensemble des autorisations des autorités chinoises de l’aviation civile mais ce n’est qu’une question de temps.

"La communication et la commercialisation commenceront dès que l’on aura leur feu vert.

"A ceux qui critiquent le choix de Pékin, la RAM a lancé des études sur plusieurs destinations (Shanghai, Guangzhou ou Pékin), et a conclu que celle qui présentait le plus de potentiel et donc de rentabilité, aussi bien en termes de touristes que d'hommes d’affaires, est la capitale de la Chine", conclut notre interlocuteur qui se félicite de la concomitance de cette ouverture avec la signature du contrat ONMT-Ctrip.

Sollicité à son tour, le président de l’Observatoire du tourisme, Said Mouhid a souligné que la signature du partenariat de collaboration entre l’ONMT et le 1er Tour Opérateur Chinois C Trip est un événement majeur dans la stratégie de développement du tourisme entre le Maroc et la Chine.

Pourquoi la signature avec Ctrip est un événement majeur

"Evénement majeur, car il intervient à un moment stratégique pour le Maroc dans sa volonté récente de conquérir le marché chinois et qui coïncide avec deux événements importants qui interviendront tous les deux dès le 1er janvier 2020.

"D’une part, l’inauguration de l'année du tourisme chinois au Maroc et du tourisme marocain en Chine et d’autre part, l'ouverture, en exclusivité  par notre compagnie nationale, de la 1ère ligne aérienne directe Casablanca-Pékin, à raison de 3 fréquences hebdomadaires dans un premier temps.

"Le partenariat avec Ctrip, expert international dans le domaine du marketing digital et dans le recours à l'intelligence artificielle notamment dans la connaissance pointue de la demande chinoise en matière de voyages et de loisirs, est de nature à constituer un vrai levier pour une nouvelle approche beaucoup plus structurante et plus ciblée dans le développement du flux vers le Maroc .

"C'est véritablement une aubaine pour le Maroc car j'ai eu l’occasion de le constater tout dernièrement. Ctrip est à la pointe de la technologie de l'exploitation du Big data et de la blockchain dans le domaine du "data driven CRM". C’est dire sa connaissance aiguë de la clientèle chinoise et de ses attentes et sa capacité d'orientation intelligente de cette dernière.

"Ainsi, dans le cadre de ce partenariat, Ctrip pourra nous apporter de précieuses données pour l'adaptation de notre produit à la clientèle chinoise, à commencer par l'accélération de la digitalisation de notre communication et de nos services comme la signalétique ou le guidage pour cette cible.

"Ce partenariat est aussi un levier qui vient à point nommé pour accompagner le lancement de la nouvelle ligne directe entre Casablanca et Pékin et contribuer à l'optimisation de son économie.

"Au regard de sa notoriété et crédibilité, l'implication de Ctrip auprès du tourisme marocain est un signal fort qui devrait entraîner dans son sillage moultes entreprises, opérateurs touristiques, voire investisseurs chinois.

Attention aux attentes et exigences de la clientèle chinoise

"Ceci dit, la clientèle chinoise, ultra connectée, a des attentes minimales vis-à-vis de la disponibilité de "smart devices", de "smart applications", du e-guide, du mobile payment et spécialement via 'alipay' et 'wechat' et ceci avec une couverture wifi généralisée.

"Il est donc inutile d'évoquer la nécessaire adaptation de notre accueil vis-à-vis de cette clientèle très exigeante que ce soit au niveau des aéroports ou dans les établissements touristiques et culturels.

"S’il convient de capitaliser sur cet heureux partenariat, il faut éviter de faire un "faux-départ" sur ce marché stratégique et saisir l'opportunité de mettre en œuvre rapidement un plan intégré d'accélération digitale dans notre secteur touristique.

"En effet, la clientèle chinoise ou autre, outre une qualité de service et une intégrité de comportement, requiert de nouveaux services et une connectivité permanente qui devraient constituer le socle de notre nouvelle offre touristique, véritablement smart", explique un Mouhid très enthousiaste, mais également réaliste sur les limites actuelles du tourisme national.

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