Tout ce qu'il faut savoir sur les 35.000 pièces archéologiques pillées au Maroc

Le ministère de la Culture et de la communication est en train de finaliser les procédures en vue de récupérer 35.000 pièces archéologiques marocaines pillées. D'où viennent ces pièces, et comment ont-elles été retrouvées? Le point avec Youssef Khiara, directeur du patrimoine culturel.

Tout ce qu'il faut savoir sur les 35.000 pièces archéologiques pillées au Maroc

Le 07 octobre 2019 à 15:40

Modifié le 08 octobre 2019 à 13:40

Les pièces en question ont été sorties illicitement du Maroc en 2005, apprend Médias 24 auprès de la direction du Patrimoine, au ministère de la Culture et de la communication.

"Vu la quantité et la qualité des œuvres, tout indique qu’il s’agit d’une commande qui a ciblé certaines catégories d’artefacts préhistoriques", nous a confié Youssef Khiara, directeur du patrimoine culturel.

"Les recherches ont duré plusieurs mois et ont concerné plusieurs sites et gisements. D’après la nature des objets, les sites vandalisés seraient du sud et sud-est du Maroc".

"Les pièces ont été découvertes le 15 novembre 2005 au péage d'Arles en France, lors d'un contrôle d'une voiture immatriculée au Maroc et se rendant en Allemagne. Les douaniers français y ont découvert près de 22.000 artefacts archéologiques et fossiles. Une première saisie a donc été effectuée".

"Une seconde saisie a eu lieu le 14 décembre 2005 à Perpignan. Des objets ont été découverts à bord d'un véhicule immatriculé en Italie et conduit par un ressortissant marocain, qui a déclaré les avoir achetés au Maroc pour les revendre en Italie".

D'après notre source, "des outils lithiques préhistoriques comme des pointes de flèches, des haches, des colliers en pierre et en os ainsi que des gravures sur pierres représentant des animaux et des fossiles paléontologiques, constituent l’essentiel de cette collection. Les pièces étaient rangées dans des boîtes en carton et enveloppées avec du papier journal".

La direction du Patrimoine culturel du ministère de la Culture et de la communication a relancé cette affaire suite à des pourparlers avec les services de l'ambassade de France au Maroc. Un premier déplacement du directeur du patrimoine s'est effectué en France en juillet dernier.

Lors de ce déplacement, ce dernier a eu des entretiens avec les autorités de la douane française à Marseille. Une autre délégation composée d'archéologues préhistoriens de la direction du Patrimoine culturel s'est ensuite rendue en France pour faire une appréciation de l'état et la nature des objets. Les 35.000 pièces archéologiques seront rapatriées dans les semaines à venir, une fois les démarches techniques et administratives achevées.

"Le retard du rapatriement de ces pièces archéologiques (de 2005 à 2019) est dû, en partie, aux procédures judiciaires à l'encontre des deux personnes interceptées par les douaniers français, ainsi qu'à l'examen des pièces retrouvées par des experts français", conclut notre source.

Il est à signaler que les responsables marocains qui supervisent cette opération n’ont cessé de souligner la qualité d’engagement et de coopération des différents partenaires français impliqués dans cette affaire notamment les douanes et les services de la coopération culturelle de l’ambassade de France à rabat démontrant par l’occasion la qualité exceptionnelle qui lient le Maroc et la France et la densité exemplaire de la coopération culturelle entre les deux pays.
 

(Outils lithiques préhistoriques)

(Gravure rupestre)

(Perles et collier)

(pièces archéologiques rangées dans des boîtes en carton)

Tout ce qu'il faut savoir sur les 35.000 pièces archéologiques pillées au Maroc

Le 07 octobre 2019 à15:52

Modifié le 08 octobre 2019 à 13:40

Le ministère de la Culture et de la communication est en train de finaliser les procédures en vue de récupérer 35.000 pièces archéologiques marocaines pillées. D'où viennent ces pièces, et comment ont-elles été retrouvées? Le point avec Youssef Khiara, directeur du patrimoine culturel.

Les pièces en question ont été sorties illicitement du Maroc en 2005, apprend Médias 24 auprès de la direction du Patrimoine, au ministère de la Culture et de la communication.

"Vu la quantité et la qualité des œuvres, tout indique qu’il s’agit d’une commande qui a ciblé certaines catégories d’artefacts préhistoriques", nous a confié Youssef Khiara, directeur du patrimoine culturel.

"Les recherches ont duré plusieurs mois et ont concerné plusieurs sites et gisements. D’après la nature des objets, les sites vandalisés seraient du sud et sud-est du Maroc".

"Les pièces ont été découvertes le 15 novembre 2005 au péage d'Arles en France, lors d'un contrôle d'une voiture immatriculée au Maroc et se rendant en Allemagne. Les douaniers français y ont découvert près de 22.000 artefacts archéologiques et fossiles. Une première saisie a donc été effectuée".

"Une seconde saisie a eu lieu le 14 décembre 2005 à Perpignan. Des objets ont été découverts à bord d'un véhicule immatriculé en Italie et conduit par un ressortissant marocain, qui a déclaré les avoir achetés au Maroc pour les revendre en Italie".

D'après notre source, "des outils lithiques préhistoriques comme des pointes de flèches, des haches, des colliers en pierre et en os ainsi que des gravures sur pierres représentant des animaux et des fossiles paléontologiques, constituent l’essentiel de cette collection. Les pièces étaient rangées dans des boîtes en carton et enveloppées avec du papier journal".

La direction du Patrimoine culturel du ministère de la Culture et de la communication a relancé cette affaire suite à des pourparlers avec les services de l'ambassade de France au Maroc. Un premier déplacement du directeur du patrimoine s'est effectué en France en juillet dernier.

Lors de ce déplacement, ce dernier a eu des entretiens avec les autorités de la douane française à Marseille. Une autre délégation composée d'archéologues préhistoriens de la direction du Patrimoine culturel s'est ensuite rendue en France pour faire une appréciation de l'état et la nature des objets. Les 35.000 pièces archéologiques seront rapatriées dans les semaines à venir, une fois les démarches techniques et administratives achevées.

"Le retard du rapatriement de ces pièces archéologiques (de 2005 à 2019) est dû, en partie, aux procédures judiciaires à l'encontre des deux personnes interceptées par les douaniers français, ainsi qu'à l'examen des pièces retrouvées par des experts français", conclut notre source.

Il est à signaler que les responsables marocains qui supervisent cette opération n’ont cessé de souligner la qualité d’engagement et de coopération des différents partenaires français impliqués dans cette affaire notamment les douanes et les services de la coopération culturelle de l’ambassade de France à rabat démontrant par l’occasion la qualité exceptionnelle qui lient le Maroc et la France et la densité exemplaire de la coopération culturelle entre les deux pays.
 

(Outils lithiques préhistoriques)

(Gravure rupestre)

(Perles et collier)

(pièces archéologiques rangées dans des boîtes en carton)

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