Une alliance PJD-PAM aux élections législatives n'est plus impossible

Après s’être livré une bataille sans merci depuis 2008, le PAM et le PJD ont pris tout le monde de court en s’alliant dans la région de Tanger. La ligne rouge franchie, les deux anciens ennemis n’excluent plus aucune possibilité. Pas même une alliance aux législatives. Pourquoi un tel virage ?

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Une alliance PJD-PAM aux élections législatives n'est plus impossible

Le 21 novembre 2019 à 11:46

Modifié le 24 novembre 2019 à 11:02

Le 21 octobre, à une semaine de l’élection du successeur d’El Omari à la tête de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, le bureau régional du PJD se fendait d’un communiqué pour dénoncer "des tentatives de tahakoum visant à constituer des alliances et une majorité" au conseil régional. Le 28 octobre, à la surprise générale, le candidat du PJD s’est retiré in extremis de la course à l’élection, laissant la voie libre à Fatima El Hassani, élue ainsi à l’unanimité.

Une décision d’autant plus surprenante que le parti de la lampe a scellé une alliance avec son ennemi politique pour rejoindre les rangs de la majorité. C’est une première au niveau régional. La hache de guerre est-elle enterrée entre les deux adversaires, à couteaux tirés depuis 2008 ? Considéré il y a peu comme une ligne rouge, ce rapprochement est aujourd’hui assumé par le PAM comme par le PJD. Exit onze années de rivalités ! Désormais, les dirigeants des deux partis n’excluent pas des alliances moins locales.

"Le PJD n’est pas une ligne rouge"

"Si nous avions des alliances avec le PJD au niveau des communes, c’est une première, en effet, au niveau d’une région. J’ai moi-même contribué, auprès des instances régionales du parti, à la gestion de l’élection à la présidence d'une femme de qualité avec des valeurs morales et des compétences certaines, entourée d’un bureau censé donner de bons résultats’’, confirme Fatima Zahra Mansouri, qui justifie ce rapprochement par l’idée "de mettre en place un bureau qui puisse être le plus efficace possible avec les meilleures compétences qui soient".

Est-ce à dire que la guerre contre le parti islamiste appartient désormais au passé, Ilyas El Omari ayant quitté le navire ? "On est un parti d’opposition, on n’est pas au gouvernement. Oui, il y a des divergences avec le PJD, il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Mais, personnellement, je n’ai jamais perçu le PAM comme un projet qui est né en opposition à qui que ce soit. C’était la ligne de conduite de certains dirigeants à un moment donné, notamment Ilyas El Omari. Cela n’a jamais été ma perception des choses", nous répond la présidente du conseil national du PAM.

Et de renvoyer la balle au parti d’El Othmani : "Ce n’est pas tant le PAM qui a changé. C’est possible que ce soit le PJD qui a revu ses positions", nous dit-elle. Une alliance au gouvernement est-elle alors possible ? Il ne s’agit pas, en tout cas, d’une ligne rouge. "On n’en est pas encore là. Il y a des débats économiques, sociaux et idéologiques aussi qui font qu’il y a des oppositions entre nous et le PJD, souligne-t-elle. Mais on va bientôt rentrer dans un processus de campagne électorale, on verra en fonction des programmes de chacun. Aujourd’hui, le PAM est plus préoccupé par ses problèmes internes."

"Il faut arriver avec un projet intelligent, c’est l’essentiel. Il n’y a pas de ligne rouge en ce qui me concerne, dès lors qu’on est face à des gens de bonne foi et avec un programme et une vision claire. Ce qui a manqué jusqu’ici au champ politique, c’est justement la clarté et surtout la cohérence", estime Fatima Zahra Mansouri. En clair, tout est possible.

La faute au "tahakoum" ?

Même son de cloche du côté du numéro 2 du PJD, Slimane El Omrani. "On a déjà fait des alliances avec le PAM en 2015 dans des communes. Pourquoi cette première alliance dans une région ? A la demande du PAM, nous avons répondu positivement, car il s’agit d’une alliance locale et non politique. Notre but est de faire avancer la région. En quatre ans, le bilan est presque nul. Il faut rattraper le retard, pour le bien de la région en premier", explique-t-il à Médias24.

N’était-ce pas une ligne rouge pour ce parti qui dénonçait à tout bout de champ le "tahakoum", incarné à ses yeux par le tracteur ? "Dans notre discours, il nous arrivait de le dire mais nous n’avons jamais vraiment eu de ligne rouge. En 2009, après les élections communales, nous avions décidé de nous allier au PAM à Marrakech et c’est le PAM qui avait refusé. Aujourd’hui, dans la région de Marrakech, nous sommes dans l’opposition, mais, en réalité, nous sommes dans la gestion comme si on était dans la majorité", illustre le porte-parole du PJD, précisant qu' "au niveau local, tout est possible, aujourd’hui comme à l’avenir".

Comme Fatima Zahra Mansouri, Slimane El Omrani ne veut pas insulter l’avenir. "Toute décision est dictée par un contexte. La naissance du PAM et son discours faisaient qu’on devait réagir en conséquence. Dans la politique, il n’y a pas de choix arrêté. Toutes les expériences démocratiques dans le monde le prouvent".

Colère des partisans de Benkirane

Inquiets de ce virage, les tenants de la ligne dure contre le PAM n’ont pas manqué d’exprimer leur mécontentement. "Il y a, au sein du PJD, un courant qui refuse toute alliance avec le PAM. Et un autre courant agacé, car comment justifier le fait que la direction ait sanctionné en juillet dernier des membres du conseil de la ville à Oujda pour s’être alliés au PAM tout en décidant de s’allier au même parti dans la région de Tanger ?", s’interroge Bilal Talidi, membre du conseil national du PJD et ancien éditorialiste du défunt Attajdid, porte-voix du PJD et du MUR.

Une colère qui a gagné même le secrétariat général du parti. Réputé proche d’Abdelilah Benkirane, Mohamed Amahjour, membre du SG, est monté au créneau sur Facebook pour dénoncer l’alliance, avant de se faire réprimander par la direction du PJD et effacer illico son texte. "Le PJD est un parti démocratique où tout le monde peut s’exprimer. Mais nous avons des institutions aussi. Une fois que nous avons expliqué la méthode, la majorité a compris le choix du parti. Au sein du groupe du PJD dans la région, il y a quasiment un consensus autour de l’alliance. Ils sont sur place, ils savent où réside notre intérêt. Le parti a validé ce choix", répond Slimane El Omrani, pour qui la comparaison avec la sanction qui a frappé les membres du PJD à Oujda n’a pas lieu d’être. "Il y a eu un problème à Oujda. Le parti avait décidé de répondre à une demande de rejoindre la majorité mais ils sont allés dans une autre direction".

Autre argument des contempteurs de cette entente dans le Nord : l’héritage d’Abdelilah Benkirane, qui faisait de son opposition au PAM son cheval de bataille, s’évapore. Et, avec lui, le principal argument électoral du PJD. "Le PJD n’a jamais fait campagne sur la base de son bilan. Pour Benkirane, il fallait aller aux élections avec le slogan anti-tahakoum et ensuite avec les réalisations. Défendre le bilan du parti était secondaire", analyse Bilal Talidi, qui considère que le PJD a perdu une de ses principales cartes.

Pour le porte-parole du PJD, "tout dépend du contexte". Et de remonter à l’origine de l’animosité entre "al wafid al jadid" et le parti de la lampe : "Quand Benkirane faisait ses sorties contre le PAM, il s’agissait des positions du parti. Lors du congrès de 2008, la thèse était de défendre le modèle démocratique car on allait vers le parti unique : le PAM. On avait fait le choix de le contrer".

La défaite du PAM et le départ d’El Omari ont-ils changé la donne ? "Tout avait été fait pour que le PAM arrive premier. En 2016, il a été exclu des négociations. Lorsque El Othmani a été nommé chef du gouvernement, nous avons rencontré tous les partis, y compris le PAM et l’Istiqlal, alors que Benkirane était encore secrétaire général du parti. C’est le contexte qui dicte nos décisions", sourit El Omrani.

Une alliance contre le RNI ?

Y a-t-il d’autres raisons à ce rapprochement inattendu ? Beaucoup d’observateurs en sont convaincus. "Le vrai concurrent pour le PJD n’est plus le PAM mais le RNI. Et le PAM se sent aussi menacé par le RNI qui chasse sur ses terrains (notables, électeurs…). Cela leur fait un adversaire commun", estime Abderrahim El Allam, professeur de sciences politiques à l'université Cadi Ayyad et spécialiste du PJD. Pour le politologue, "étant donné que le PAM s’est considérablement affaibli et que le PJD n’entre pas en concurrence avec des partis faibles, le RNI reste le véritable adversaire pour les prochaines élections".

Un mariage de raison, selon lui, qui peut s’étendre aux prochaines législatives. "Si cette alliance a lieu à Tanger, elle peut avoir lieu à Marrakech ou ailleurs. C’est une compétition pour les prochaines élections".

Interrogé sur cette thèse, Slimane El Omrani a cette réponse sibylline : "Ces lectures existent, oui. Tout est possible. Le RNI fait partie aujourd’hui de la coalition gouvernementale et il y a une charte de la majorité qui nous lie. Le PAM, lui, est dans l’opposition. En 2021, ce sera autre chose. Tout est possible. Rien n’est définitif. Pour le reste, il s’agit d’analyses qui peuvent être fondées totalement ou partiellement".

Du côté du PAM, rongé par ses querelles intestines, rien n’est encore sûr. "Très sincèrement, à cause du conflit interne, il n’y a plus de débats au sein des instances du parti, desquelles un certain nombre de militants sont absents, y compris moi. Cela dit, il n’y a aucune volonté de destruction ni du RNI ni du PJD. Le combat que je mène en interne avec Me Ouahbi et d’autres militants a pour but de mettre en place une vision claire du PAM comme à sa naissance : un projet et une vraie vision moderniste assumée", conclut Fatima Zahra Mansouri. 

Une alliance PJD-PAM aux élections législatives n'est plus impossible

Le 21 novembre 2019 à12:22

Modifié le 24 novembre 2019 à 11:02

Après s’être livré une bataille sans merci depuis 2008, le PAM et le PJD ont pris tout le monde de court en s’alliant dans la région de Tanger. La ligne rouge franchie, les deux anciens ennemis n’excluent plus aucune possibilité. Pas même une alliance aux législatives. Pourquoi un tel virage ?

Le 21 octobre, à une semaine de l’élection du successeur d’El Omari à la tête de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, le bureau régional du PJD se fendait d’un communiqué pour dénoncer "des tentatives de tahakoum visant à constituer des alliances et une majorité" au conseil régional. Le 28 octobre, à la surprise générale, le candidat du PJD s’est retiré in extremis de la course à l’élection, laissant la voie libre à Fatima El Hassani, élue ainsi à l’unanimité.

Une décision d’autant plus surprenante que le parti de la lampe a scellé une alliance avec son ennemi politique pour rejoindre les rangs de la majorité. C’est une première au niveau régional. La hache de guerre est-elle enterrée entre les deux adversaires, à couteaux tirés depuis 2008 ? Considéré il y a peu comme une ligne rouge, ce rapprochement est aujourd’hui assumé par le PAM comme par le PJD. Exit onze années de rivalités ! Désormais, les dirigeants des deux partis n’excluent pas des alliances moins locales.

"Le PJD n’est pas une ligne rouge"

"Si nous avions des alliances avec le PJD au niveau des communes, c’est une première, en effet, au niveau d’une région. J’ai moi-même contribué, auprès des instances régionales du parti, à la gestion de l’élection à la présidence d'une femme de qualité avec des valeurs morales et des compétences certaines, entourée d’un bureau censé donner de bons résultats’’, confirme Fatima Zahra Mansouri, qui justifie ce rapprochement par l’idée "de mettre en place un bureau qui puisse être le plus efficace possible avec les meilleures compétences qui soient".

Est-ce à dire que la guerre contre le parti islamiste appartient désormais au passé, Ilyas El Omari ayant quitté le navire ? "On est un parti d’opposition, on n’est pas au gouvernement. Oui, il y a des divergences avec le PJD, il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Mais, personnellement, je n’ai jamais perçu le PAM comme un projet qui est né en opposition à qui que ce soit. C’était la ligne de conduite de certains dirigeants à un moment donné, notamment Ilyas El Omari. Cela n’a jamais été ma perception des choses", nous répond la présidente du conseil national du PAM.

Et de renvoyer la balle au parti d’El Othmani : "Ce n’est pas tant le PAM qui a changé. C’est possible que ce soit le PJD qui a revu ses positions", nous dit-elle. Une alliance au gouvernement est-elle alors possible ? Il ne s’agit pas, en tout cas, d’une ligne rouge. "On n’en est pas encore là. Il y a des débats économiques, sociaux et idéologiques aussi qui font qu’il y a des oppositions entre nous et le PJD, souligne-t-elle. Mais on va bientôt rentrer dans un processus de campagne électorale, on verra en fonction des programmes de chacun. Aujourd’hui, le PAM est plus préoccupé par ses problèmes internes."

"Il faut arriver avec un projet intelligent, c’est l’essentiel. Il n’y a pas de ligne rouge en ce qui me concerne, dès lors qu’on est face à des gens de bonne foi et avec un programme et une vision claire. Ce qui a manqué jusqu’ici au champ politique, c’est justement la clarté et surtout la cohérence", estime Fatima Zahra Mansouri. En clair, tout est possible.

La faute au "tahakoum" ?

Même son de cloche du côté du numéro 2 du PJD, Slimane El Omrani. "On a déjà fait des alliances avec le PAM en 2015 dans des communes. Pourquoi cette première alliance dans une région ? A la demande du PAM, nous avons répondu positivement, car il s’agit d’une alliance locale et non politique. Notre but est de faire avancer la région. En quatre ans, le bilan est presque nul. Il faut rattraper le retard, pour le bien de la région en premier", explique-t-il à Médias24.

N’était-ce pas une ligne rouge pour ce parti qui dénonçait à tout bout de champ le "tahakoum", incarné à ses yeux par le tracteur ? "Dans notre discours, il nous arrivait de le dire mais nous n’avons jamais vraiment eu de ligne rouge. En 2009, après les élections communales, nous avions décidé de nous allier au PAM à Marrakech et c’est le PAM qui avait refusé. Aujourd’hui, dans la région de Marrakech, nous sommes dans l’opposition, mais, en réalité, nous sommes dans la gestion comme si on était dans la majorité", illustre le porte-parole du PJD, précisant qu' "au niveau local, tout est possible, aujourd’hui comme à l’avenir".

Comme Fatima Zahra Mansouri, Slimane El Omrani ne veut pas insulter l’avenir. "Toute décision est dictée par un contexte. La naissance du PAM et son discours faisaient qu’on devait réagir en conséquence. Dans la politique, il n’y a pas de choix arrêté. Toutes les expériences démocratiques dans le monde le prouvent".

Colère des partisans de Benkirane

Inquiets de ce virage, les tenants de la ligne dure contre le PAM n’ont pas manqué d’exprimer leur mécontentement. "Il y a, au sein du PJD, un courant qui refuse toute alliance avec le PAM. Et un autre courant agacé, car comment justifier le fait que la direction ait sanctionné en juillet dernier des membres du conseil de la ville à Oujda pour s’être alliés au PAM tout en décidant de s’allier au même parti dans la région de Tanger ?", s’interroge Bilal Talidi, membre du conseil national du PJD et ancien éditorialiste du défunt Attajdid, porte-voix du PJD et du MUR.

Une colère qui a gagné même le secrétariat général du parti. Réputé proche d’Abdelilah Benkirane, Mohamed Amahjour, membre du SG, est monté au créneau sur Facebook pour dénoncer l’alliance, avant de se faire réprimander par la direction du PJD et effacer illico son texte. "Le PJD est un parti démocratique où tout le monde peut s’exprimer. Mais nous avons des institutions aussi. Une fois que nous avons expliqué la méthode, la majorité a compris le choix du parti. Au sein du groupe du PJD dans la région, il y a quasiment un consensus autour de l’alliance. Ils sont sur place, ils savent où réside notre intérêt. Le parti a validé ce choix", répond Slimane El Omrani, pour qui la comparaison avec la sanction qui a frappé les membres du PJD à Oujda n’a pas lieu d’être. "Il y a eu un problème à Oujda. Le parti avait décidé de répondre à une demande de rejoindre la majorité mais ils sont allés dans une autre direction".

Autre argument des contempteurs de cette entente dans le Nord : l’héritage d’Abdelilah Benkirane, qui faisait de son opposition au PAM son cheval de bataille, s’évapore. Et, avec lui, le principal argument électoral du PJD. "Le PJD n’a jamais fait campagne sur la base de son bilan. Pour Benkirane, il fallait aller aux élections avec le slogan anti-tahakoum et ensuite avec les réalisations. Défendre le bilan du parti était secondaire", analyse Bilal Talidi, qui considère que le PJD a perdu une de ses principales cartes.

Pour le porte-parole du PJD, "tout dépend du contexte". Et de remonter à l’origine de l’animosité entre "al wafid al jadid" et le parti de la lampe : "Quand Benkirane faisait ses sorties contre le PAM, il s’agissait des positions du parti. Lors du congrès de 2008, la thèse était de défendre le modèle démocratique car on allait vers le parti unique : le PAM. On avait fait le choix de le contrer".

La défaite du PAM et le départ d’El Omari ont-ils changé la donne ? "Tout avait été fait pour que le PAM arrive premier. En 2016, il a été exclu des négociations. Lorsque El Othmani a été nommé chef du gouvernement, nous avons rencontré tous les partis, y compris le PAM et l’Istiqlal, alors que Benkirane était encore secrétaire général du parti. C’est le contexte qui dicte nos décisions", sourit El Omrani.

Une alliance contre le RNI ?

Y a-t-il d’autres raisons à ce rapprochement inattendu ? Beaucoup d’observateurs en sont convaincus. "Le vrai concurrent pour le PJD n’est plus le PAM mais le RNI. Et le PAM se sent aussi menacé par le RNI qui chasse sur ses terrains (notables, électeurs…). Cela leur fait un adversaire commun", estime Abderrahim El Allam, professeur de sciences politiques à l'université Cadi Ayyad et spécialiste du PJD. Pour le politologue, "étant donné que le PAM s’est considérablement affaibli et que le PJD n’entre pas en concurrence avec des partis faibles, le RNI reste le véritable adversaire pour les prochaines élections".

Un mariage de raison, selon lui, qui peut s’étendre aux prochaines législatives. "Si cette alliance a lieu à Tanger, elle peut avoir lieu à Marrakech ou ailleurs. C’est une compétition pour les prochaines élections".

Interrogé sur cette thèse, Slimane El Omrani a cette réponse sibylline : "Ces lectures existent, oui. Tout est possible. Le RNI fait partie aujourd’hui de la coalition gouvernementale et il y a une charte de la majorité qui nous lie. Le PAM, lui, est dans l’opposition. En 2021, ce sera autre chose. Tout est possible. Rien n’est définitif. Pour le reste, il s’agit d’analyses qui peuvent être fondées totalement ou partiellement".

Du côté du PAM, rongé par ses querelles intestines, rien n’est encore sûr. "Très sincèrement, à cause du conflit interne, il n’y a plus de débats au sein des instances du parti, desquelles un certain nombre de militants sont absents, y compris moi. Cela dit, il n’y a aucune volonté de destruction ni du RNI ni du PJD. Le combat que je mène en interne avec Me Ouahbi et d’autres militants a pour but de mettre en place une vision claire du PAM comme à sa naissance : un projet et une vraie vision moderniste assumée", conclut Fatima Zahra Mansouri. 

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