Vente des participations de la Samir: la Douane et la BCP hésitent

Le contrôleur représentant des salariés est défavorable à la cession en lots de la Samir. La Douane et la Banque Centrale Populaire devront s'exprimer dans une semaine. 

Vente des participations de la Samir: la Douane et la BCP hésitent

Le 03 avril 2019 à 16:29

Modifié le 03 avril 2019 à 16:30

Initiée par le syndic Abdelkbir Safadi, la demande tendant à la cession des parts détenues par la Samir dans ses filiales est toujours à l’étude. Le juge-commissaire a présidé, mardi 2 avril, une audience au tribunal de commerce en présence du syndic et des trois contrôleurs à la liquidation.

Pour l’heure, seulement un des trois contrôleurs a formulé sa position. Il s’agit de Houssine El Yamani, représentant les salariés. Comme prévu, ce dernier a déposé un mémoire requérant le refus de la vente en lots des actifs de la Samir, et ce eu égard «au préjudice éventuel aux droits des employés ainsi qu’aux intérêts des créanciers».

Les salariés semblent très inquiets à l'idée de séparer la raffinerie de sociétés (Salam Gaz, SOMAS, SDCC, etc.) avec qui elle noue des relations « opérationnelles » et qui font donc partie du coeur de métier de la maison mère, l'énergie.

Dans son mémoire, M. El Yamani a appelé au maintien du procédé actuel qui consiste en la cession de tous les actifs en un seul bloc. Le contrôleur demande aussi un diagnostic des raisons pour lesquelles cette méthode, adoptée depuis maintenant deux ans, n’a pas porté ses fruits.

Solliciter une banque d'affaires pour la cession

Par ailleurs, M. El Yamani a réclamé l’examen, par le juge-commissaire, de la possibilité d’un recours à une banque d’affaires pour mener la cession. Cette proposition est portée par l’assemblée des créanciers du raffineur, qui se réunit ce mercredi 3 avril, à Mohammedia.

Outre la cession aux tiers, le juge-commissaire devra se pencher sur deux autres options aujourd’hui sur la table. La première, rappelle le contrôleur, concerne la « gérance libre avec les moyens propres » de la Samir. La deuxième, proposée par l’un des créanciers (Glencore), tend à « la remise en état de l’outil industriel et son redémarrage en vue de sa vente dans les meilleures conditions ».

Les participations de la Samir dans des filiales sont évaluées à plus de 827 MDH. Le syndic veut les céder séparément du reste des actifs car, selon lui, le processus actuel a échoué par manque d’offres sérieuses. D’où sa requête déposée le 19 mars devant le juge-commissaire Abderrafii Bouhamria.

Le juge-commissaire poursuivra l’examen de cette demande lors d’une audience programmée le 9 avril au tribunal de commerce. Encore hésitants sur la question, les deux contrôleurs (la Douane et la BCP) devront se positionner d’ici là.

Tags : La Samir

Vente des participations de la Samir: la Douane et la BCP hésitent

Le 03 avril 2019 à17:07

Modifié le 03 avril 2019 à 16:30

Le contrôleur représentant des salariés est défavorable à la cession en lots de la Samir. La Douane et la Banque Centrale Populaire devront s'exprimer dans une semaine. 

Initiée par le syndic Abdelkbir Safadi, la demande tendant à la cession des parts détenues par la Samir dans ses filiales est toujours à l’étude. Le juge-commissaire a présidé, mardi 2 avril, une audience au tribunal de commerce en présence du syndic et des trois contrôleurs à la liquidation.

Pour l’heure, seulement un des trois contrôleurs a formulé sa position. Il s’agit de Houssine El Yamani, représentant les salariés. Comme prévu, ce dernier a déposé un mémoire requérant le refus de la vente en lots des actifs de la Samir, et ce eu égard «au préjudice éventuel aux droits des employés ainsi qu’aux intérêts des créanciers».

Les salariés semblent très inquiets à l'idée de séparer la raffinerie de sociétés (Salam Gaz, SOMAS, SDCC, etc.) avec qui elle noue des relations « opérationnelles » et qui font donc partie du coeur de métier de la maison mère, l'énergie.

Dans son mémoire, M. El Yamani a appelé au maintien du procédé actuel qui consiste en la cession de tous les actifs en un seul bloc. Le contrôleur demande aussi un diagnostic des raisons pour lesquelles cette méthode, adoptée depuis maintenant deux ans, n’a pas porté ses fruits.

Solliciter une banque d'affaires pour la cession

Par ailleurs, M. El Yamani a réclamé l’examen, par le juge-commissaire, de la possibilité d’un recours à une banque d’affaires pour mener la cession. Cette proposition est portée par l’assemblée des créanciers du raffineur, qui se réunit ce mercredi 3 avril, à Mohammedia.

Outre la cession aux tiers, le juge-commissaire devra se pencher sur deux autres options aujourd’hui sur la table. La première, rappelle le contrôleur, concerne la « gérance libre avec les moyens propres » de la Samir. La deuxième, proposée par l’un des créanciers (Glencore), tend à « la remise en état de l’outil industriel et son redémarrage en vue de sa vente dans les meilleures conditions ».

Les participations de la Samir dans des filiales sont évaluées à plus de 827 MDH. Le syndic veut les céder séparément du reste des actifs car, selon lui, le processus actuel a échoué par manque d’offres sérieuses. D’où sa requête déposée le 19 mars devant le juge-commissaire Abderrafii Bouhamria.

Le juge-commissaire poursuivra l’examen de cette demande lors d’une audience programmée le 9 avril au tribunal de commerce. Encore hésitants sur la question, les deux contrôleurs (la Douane et la BCP) devront se positionner d’ici là.

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