Voici la nouvelle composition de l'état-major de l'UE

Voici la nouvelle composition de l'état-major de l'UE

Le 03 juillet 2019 à 10:00

Modifié le 03 juillet 2019 à 11:03

Après 48 heures de marchandages, les dirigeants européens se sont entendus mardi 2 juillet sur leur casting pour diriger l'UE, qui verra deux femmes occuper pour la première fois deux postes clés: la ministre allemande Ursula von der Leyen à la Commission et la Française Christine Lagarde à la BCE.

La présidence du Conseil européen sera occupée par l'actuel Premier ministre libéral belge Charles Michel, tandis que le ministre socialiste espagnol Josep Borrell hérite du poste de haut représentant pour les Affaires étrangères.

L'actuel président du Conseil européen, Donald Tusk, s'est félicité d'un "parfait équilibre entre les sexes" avec deux hommes et deux femmes.

Les quatre dirigeants sont en revanche tous issus d'Europe de l'ouest, même si l'est pourrait hériter de la présidence du Parlement européen, sur lequel les eurodéputés se prononcent mercredi 3 juillet à Strasbourg. Le nom du socialiste bulgare Sergueï Stanichev circule.

Inconnue à l'étranger, la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, une proche d'Angela Merkel, sera la première femme et seulement la deuxième Allemande à la tête de la Commission. A partir du 1er novembre et pour cinq ans.

Son nom a été proposé par le président français Emmanuel Macron, ce qui a ouvert la voie à une Française, Christine Lagarde, pour prendre la tête de la Banque centrale européenne (BCE). Là aussi une première pour une femme.

"Solidarité"

L'ancienne ministre française des Finances, qui sera nommée pour 8 ans, s'est dite "très honorée".

"Elle va occuper ce nouveau poste avec beaucoup de prudence et d'engagement", a estimé Angela Merkel.

Le ticket von der Leyen/Lagarde permet à la France et à l'Allemagne d'obtenir chacune un poste européen d'envergure, et à la droite européenne de conserver la tête de la Commission.

Le futur président du Conseil européen, le libéral Charles Michel, a promis de préserver "l'unité, la diversité et tout spécialement la solidarité" dans l'UE.

"L'Espagne est de retour avec force pour représenter la politique étrangère et de défense de l'UE", s'est félicité le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sanchez à propos de Josep Borrell, son ministre des Affaires étrangères proposé pour la diplomatie de l'UE.

Ce compromis met fin à de profondes divisions entre les dirigeants européens sur la nouvelle équipe amenée à diriger l'UE.

Médecin de formation, mère de sept enfants, Ursula von der Leyen parle couramment français et anglais et a occupé plusieurs postes ministériels.

A 60 ans, cette native de Bruxelles est cependant impopulaire en Allemagne, en raison d'un bilan controversé au ministère de la Défense.

Hostilité

Signe de l'hostilité qui entoure son nom, Angela Merkel a été contrainte de s'abstenir mardi lors du vote au sommet européen, pour ne pas froisser ses alliés sociaux-démocrates au sein de la coalition gouvernementale.

Le groupe socialiste au Parlement européen a aussi fait part de sa déception. Or, la nomination d'Ursula von der Leyen devra être approuvée par un vote dans l'hémicycle.

L'Allemande a en revanche obtenu l'indispensable soutien des quatre pays du Groupe de Visegrad (Hongrie, Slovaquie, République tchèque, Pologne), qui s'étaient frontalement opposés dans la matinée à un autre candidat, le socialiste néerlandais Frans Timmermans.

Quant à l'Allemand Manfred Weber, chef de file du PPE (droite) au Parlement et qui a pour cette raison longtemps revendiqué la Commission, il a officiellement abandonné en fin d'après-midi. Il devrait même renoncer, selon son entourage, à présider dans l'immédiat le Parlement.

Après une nuit de marchandages stériles entre dimanche et lundi, les 28 s'étaient promis de se mettre d'accord pour éviter de prêter le flanc aux attaques des populistes en offrant l'image d'une Europe divisée.

Le renouvellement de ces postes a été rendu complexe par le morcellement du paysage politique européen.

Les élections de mai ont vu le tandem PPE et social-démocrate perdre le contrôle de la majorité qu'il détenait au Parlement européen.

La situation n'est pas pire qu'en 2014, où il avait fallu trois sommets aux Européens pour se décider.

(Avec AFP)

Voici la nouvelle composition de l'état-major de l'UE

Le 03 juillet 2019 à11:03

Modifié le 03 juillet 2019 à 11:03

Après 48 heures de marchandages, les dirigeants européens se sont entendus mardi 2 juillet sur leur casting pour diriger l'UE, qui verra deux femmes occuper pour la première fois deux postes clés: la ministre allemande Ursula von der Leyen à la Commission et la Française Christine Lagarde à la BCE.

La présidence du Conseil européen sera occupée par l'actuel Premier ministre libéral belge Charles Michel, tandis que le ministre socialiste espagnol Josep Borrell hérite du poste de haut représentant pour les Affaires étrangères.

L'actuel président du Conseil européen, Donald Tusk, s'est félicité d'un "parfait équilibre entre les sexes" avec deux hommes et deux femmes.

Les quatre dirigeants sont en revanche tous issus d'Europe de l'ouest, même si l'est pourrait hériter de la présidence du Parlement européen, sur lequel les eurodéputés se prononcent mercredi 3 juillet à Strasbourg. Le nom du socialiste bulgare Sergueï Stanichev circule.

Inconnue à l'étranger, la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, une proche d'Angela Merkel, sera la première femme et seulement la deuxième Allemande à la tête de la Commission. A partir du 1er novembre et pour cinq ans.

Son nom a été proposé par le président français Emmanuel Macron, ce qui a ouvert la voie à une Française, Christine Lagarde, pour prendre la tête de la Banque centrale européenne (BCE). Là aussi une première pour une femme.

"Solidarité"

L'ancienne ministre française des Finances, qui sera nommée pour 8 ans, s'est dite "très honorée".

"Elle va occuper ce nouveau poste avec beaucoup de prudence et d'engagement", a estimé Angela Merkel.

Le ticket von der Leyen/Lagarde permet à la France et à l'Allemagne d'obtenir chacune un poste européen d'envergure, et à la droite européenne de conserver la tête de la Commission.

Le futur président du Conseil européen, le libéral Charles Michel, a promis de préserver "l'unité, la diversité et tout spécialement la solidarité" dans l'UE.

"L'Espagne est de retour avec force pour représenter la politique étrangère et de défense de l'UE", s'est félicité le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sanchez à propos de Josep Borrell, son ministre des Affaires étrangères proposé pour la diplomatie de l'UE.

Ce compromis met fin à de profondes divisions entre les dirigeants européens sur la nouvelle équipe amenée à diriger l'UE.

Médecin de formation, mère de sept enfants, Ursula von der Leyen parle couramment français et anglais et a occupé plusieurs postes ministériels.

A 60 ans, cette native de Bruxelles est cependant impopulaire en Allemagne, en raison d'un bilan controversé au ministère de la Défense.

Hostilité

Signe de l'hostilité qui entoure son nom, Angela Merkel a été contrainte de s'abstenir mardi lors du vote au sommet européen, pour ne pas froisser ses alliés sociaux-démocrates au sein de la coalition gouvernementale.

Le groupe socialiste au Parlement européen a aussi fait part de sa déception. Or, la nomination d'Ursula von der Leyen devra être approuvée par un vote dans l'hémicycle.

L'Allemande a en revanche obtenu l'indispensable soutien des quatre pays du Groupe de Visegrad (Hongrie, Slovaquie, République tchèque, Pologne), qui s'étaient frontalement opposés dans la matinée à un autre candidat, le socialiste néerlandais Frans Timmermans.

Quant à l'Allemand Manfred Weber, chef de file du PPE (droite) au Parlement et qui a pour cette raison longtemps revendiqué la Commission, il a officiellement abandonné en fin d'après-midi. Il devrait même renoncer, selon son entourage, à présider dans l'immédiat le Parlement.

Après une nuit de marchandages stériles entre dimanche et lundi, les 28 s'étaient promis de se mettre d'accord pour éviter de prêter le flanc aux attaques des populistes en offrant l'image d'une Europe divisée.

Le renouvellement de ces postes a été rendu complexe par le morcellement du paysage politique européen.

Les élections de mai ont vu le tandem PPE et social-démocrate perdre le contrôle de la majorité qu'il détenait au Parlement européen.

La situation n'est pas pire qu'en 2014, où il avait fallu trois sommets aux Européens pour se décider.

(Avec AFP)

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