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Zaghnoun: Comment la CDG va intervenir dans la régionalisation avancée

EXCLUSIF. Régionalisation, startups, transition énergétique, organisation interne, rentabilité: Abdellatif Zaghnoun répond aux questions de Médias24 sous forme de bilan d'étape du plan stratégique 2017-2022. La CDG monte en puissance pour mieux servir le développement du Maroc tout en préservant la rentabilité des fonds qui y sont déposés. Voici la première partie du grand entretien que M. Zaghnoun nous a accordés.

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Zaghnoun: Voici comment la CDG va intervenir dans la régionalisation avancée (Photo Médias24)

Le 28 octobre 2019 à 14:36

Modifié le 29 octobre 2019 à 11:31

Médias24: Que s’est-il passé depuis le lancement de votre plan stratégique 2017-2022 ? Quel bilan peut-on faire ?

Abdellatif Zaghnoun: Nous avons opéré une série d’actions de restructuration du groupe depuis 2 à 3 ans. Nous l’avons fait en recentrant notre intervention sur des métiers qui ont un fort potentiel en termes de création d’emplois et de valeur ajoutée, tout en respectant des principes comme l’additionnalité et la rentabilité.

Nous voulons que notre intervention soit additionnelle et structurante, elle crée de la valeur ajoutée par rapport au privé et au public, elle n’est pas là pour concurrencer le privé, mais pour accompagner, ouvrir la voie, créer l’attractivité.

Structurante signifie qu’elle a un impact économique et social, notamment en termes d’emplois.

-Citez-nous des exemples.

-Prenez l’offshoring. Nous avons réalisé 4 parcs, Casa Nearshore, Technopolis à Rabat, ainsi que les parcs de Fès et d’Oujda.

Celui de Casablanca par exemple est le plus grand parc du Maroc, il emploie aujourd’hui plus de 25.000 personnes. C’est ce genre d’activités qu’il faut développer. C’est ce qui nous motive à en développer dans d’autres régions où il n’y a pas beaucoup d’attractivité. D’où les parcs de Fès et Oujda.

D'ici la fin de l'année, des hôtels seront cédés

-Vous investissez les métiers où il y a de l’additionnalité. Mais vous restez aussi dans des métiers où vous concurrencez le privé. C’est le contraire de l’additionnalité.

-Justement, nous avons déjà commencé à sortir des métiers où le privé est très présent, où il n’y a pas de valeur ajoutée pour nous. Par exemple le logement social. La présence de la CDG dans ce secteur n’est plus justifiée. C'est pour ça que nous avons décidé de  sortir de ce segment.
Je cite également la cession d’un certain nombre d’actifs hôteliers, de petits hôtels. D’ici la fin de l’année, nous aurons cédé une petite série de quelques hôtels.

-Ça, c’est donc pour les secteurs. Il était question d’un changement des modes d’intervention de la CDG dans l’économie marocaine.

-Oui, nous avons inauguré de nouveaux modes d’intervention.

Nous ne sommes plus dans le mode opérateur où la CDG et ses filiales étaient présents dans tous les maillons du processus, de l’initiation d’un projet jusqu’à sa commercialisation, en passant par l’acquisition du foncier, l’apurement, le développement…

Aujourd’hui, la CDG s’oriente vers trois nouveaux modes d’intervention :

*le mode expert en mettant l'expérience accumulée par le groupe dans un certain nombre de domaines à la disposition de l'Etat est à la disposition des collectivités territoriales ;

*le mode cofinanceur pour contribuer au financement des collectivités territoriales soit à travers un refinancement soit en cofinancement avec d'autres institutions  financières et bancaires et bien sûr le financement des PME notamment au niveau des régions ;

*le 3e mode, c'est le mode investisseur pour contribuer à faire émerger, à développer des métiers mondiaux orientés export et créateurs de valeur ajoutée.

-Le Maroc va vivre une inflexion importante, celle de la régionalisation avancée. Les régions pour la plupart ont élaboré leurs plans de développement où il y aura de nombreux projets ainsi qu’un important besoin de financement.

- Et pas seulement de financement.

La CDG s’implique fortement dans le soutien et l’accompagnement des régions car il s’agit d’un domaine stratégique pour le Maroc.

Il y a des discussions avec les régions dans le cadre de la mise en place de la régionalisation avancée.

Nous sommes en train de préparer une offre globale intégrée des prestations que nous comptons mettre à disposition des régions, notamment tout ce qui est ingénierie technique et ingénierie financière. Notre bureau d'études Novec est l’un des plus grands du Maroc et bénéficie d'une grande expérience dans différents domaines, des infrastructures, du bâtiment, des barrages, de l’agriculture, des canaux d’irrigation.

Notre filiale CDG Capital, une banque d'investissement, est également à la disposition des régions pour le conseil et l'accompagnement des régions en matière d'élaboration des business plans et les financements.

-Donc, CDG Capital pour la partie financière, Novec pour la partie technique…..

-N’oubliez pas MEDZ pour l’aménagement et le développement. Et Finéa, pour le financement des PME.

Et dans tout cela, nous allons intégrer la dimension développement durable et la dimension sociale.

L'Etat ne pourra jamais faire face seul aux besoins de financement des différentes régions

-Les plans de développement régional -PDR- de 8 régions sont prêts et nécessitent 110 MMDH de fonds...

- Il est évident que l’Etat ne pourra jamais faire face aux besoins de financement des différentes régions.

C’est pour cela qu’il faut mener un travail de fond pour mettre en place des PPP, partenariats public-privé.

La CDG, en tant qu'investisseur stratégique, peut accompagner les régions et les pouvoirs publics pour mettre en place des PPP et pour la mobilisation des financements privés pour financer ces projets.

Notre groupe peut offrir cet accompagnement parce que nous sommes une entreprise financière publique qui jouit du statut de tiers de confiance, qui a une grande expérience en matière de développement et d'investissement dans des grands projets et qui a également le souci de rentabilité parce que de par la loi, nous devons rémunérer les fonds déposés auprès de la CDG.

Expérience, tiers de confiance, contrainte de rentabilité : ce sont des atouts pour structurer des projets de qualité et pour la mise en place des financements, notamment auprès d’investisseurs privés.

Les régions ont besoin de proposer des projets qui attirent les investisseurs

Les régions ont besoin d’identifier et de structurer des projets de qualité qui donnent confiance aux investisseurs, qui les rassurent. C’est un gros travail. Si un projet n’offre pas la garantie, la transparence, la rentabilité, il ne peut pas attirer les investisseurs. Nous, on peut aider l’Etat et les régions à structurer ces projets.

D’un autre côté, compte tenu de notre statut d’entreprise publique, de tiers de confiance, de notre expérience, nous pouvons également aider l’Etat à aller vers les PPP, à les structurer, à constituer des tours de table avec les investisseurs privés pour pouvoir financer ces projets.

Le financement lui-même, au profit de l’Etat, peut être innovant. Cela peut revêtir plusieurs formes, dont la titrisation des revenus issus d’un certain nombre de projets déjà réalisés.

-Le gouvernement vient de confirmer que l’étude de la titrisation du port de Safi est en cours…

-L’avantage dans le cas du port de Safi, c’est que le projet est déjà développé. Ce qui va être titrisé, ce sont les revenus futurs.

Les investisseurs qui vont investir dans ce fonds de titrisation vont bénéficier de revenus de qualité, parce que ce sont des projets avec la garantie de l’Etat, cela va leur épargner le risque de développement et de réalisation des projets.

Les montages financiers innovants, il y en a eu d’autres au Maroc. Par exemple, le projet Renault: la CDG avait investi dans les installations de production, en laissant le partenaire investir dans l’exploitation et effectuer sa montée en puissance en toute sérénité.

Je peux citer le PPP avec l’Espagnol Abengoa pour réaliser la station de dessalement d’eau de mer à Agadir.

-PPP, titrisation, vous intervenez à travers CDG Capital et/ou la branche CDG Invest également.

-Nous avons créé cette branche CDG Invest pour pouvoir justement structurer ces investissements et ces financements soit en mettant en place des fonds, soit pour développer les métiers mondiaux et les écosystèmes industriels des métiers mondiaux, des métiers d’avenir, des métiers stratégiques, tels que l’automobile, l’aéronautique, l’agro-industrie etc…

Nous avons également créé un fonds pour financer les PME qui ont un potentiel de croissance important pour les pousser vers plus de productivité et de performance. Nous avons aussi mis en place des financements de la PME et de la TPE à travers notre filiale FINEA soit par la mobilisation de financements auprès d’instances internationales, à des taux intéressants ; soit l’encouragement de l’innovation et de la créativité à travers l’accompagnement des startups, c’est comme ça que nous pourrons mener l’entrepreneuriat digital et numérique vers le tissu industriel. En encourageant les startups, en les poussant vers l’industrialisation, en injectant cette innovation dans notre tissu industriel qui en a besoin.

-On termine sur les régions. Vous êtes prêts, les régions sont prêtes...

-Nous avons déjà signé une convention avec la région Marrakech-Tensift.

 -Vous allez en signer d’autres ?

-Bien sûr. Nous avons commencé par une seule région pour mettre au point le modèle avant de le généraliser aux autres.

-La convention porte sur quoi ? Les financements…

-…les études techniques, l’ingénierie technique, les aménagements, le développement, le développement durable, le financement des PME régionales. Quand les régions mettront en place leurs projets, il ne faudra plus continuer à ramener les entreprises d’autres régions. Il faudra avoir un tissu de PME locales, sur place. Il faut pousser les entreprises locales qui ont du potentiel à intégrer cet écosystème régional. Et c’est comme ça qu’on va créer de la valeur sur place, des emplois, un tissu industriel régional. Tout cela, il faut le construire.

[A SUIVRE]

(Photo Médias24)

Zaghnoun: Comment la CDG va intervenir dans la régionalisation avancée

Le 28 octobre 2019 à16:01

Modifié le 29 octobre 2019 à 11:31

EXCLUSIF. Régionalisation, startups, transition énergétique, organisation interne, rentabilité: Abdellatif Zaghnoun répond aux questions de Médias24 sous forme de bilan d'étape du plan stratégique 2017-2022. La CDG monte en puissance pour mieux servir le développement du Maroc tout en préservant la rentabilité des fonds qui y sont déposés. Voici la première partie du grand entretien que M. Zaghnoun nous a accordés.

Médias24: Que s’est-il passé depuis le lancement de votre plan stratégique 2017-2022 ? Quel bilan peut-on faire ?

Abdellatif Zaghnoun: Nous avons opéré une série d’actions de restructuration du groupe depuis 2 à 3 ans. Nous l’avons fait en recentrant notre intervention sur des métiers qui ont un fort potentiel en termes de création d’emplois et de valeur ajoutée, tout en respectant des principes comme l’additionnalité et la rentabilité.

Nous voulons que notre intervention soit additionnelle et structurante, elle crée de la valeur ajoutée par rapport au privé et au public, elle n’est pas là pour concurrencer le privé, mais pour accompagner, ouvrir la voie, créer l’attractivité.

Structurante signifie qu’elle a un impact économique et social, notamment en termes d’emplois.

-Citez-nous des exemples.

-Prenez l’offshoring. Nous avons réalisé 4 parcs, Casa Nearshore, Technopolis à Rabat, ainsi que les parcs de Fès et d’Oujda.

Celui de Casablanca par exemple est le plus grand parc du Maroc, il emploie aujourd’hui plus de 25.000 personnes. C’est ce genre d’activités qu’il faut développer. C’est ce qui nous motive à en développer dans d’autres régions où il n’y a pas beaucoup d’attractivité. D’où les parcs de Fès et Oujda.

D'ici la fin de l'année, des hôtels seront cédés

-Vous investissez les métiers où il y a de l’additionnalité. Mais vous restez aussi dans des métiers où vous concurrencez le privé. C’est le contraire de l’additionnalité.

-Justement, nous avons déjà commencé à sortir des métiers où le privé est très présent, où il n’y a pas de valeur ajoutée pour nous. Par exemple le logement social. La présence de la CDG dans ce secteur n’est plus justifiée. C'est pour ça que nous avons décidé de  sortir de ce segment.
Je cite également la cession d’un certain nombre d’actifs hôteliers, de petits hôtels. D’ici la fin de l’année, nous aurons cédé une petite série de quelques hôtels.

-Ça, c’est donc pour les secteurs. Il était question d’un changement des modes d’intervention de la CDG dans l’économie marocaine.

-Oui, nous avons inauguré de nouveaux modes d’intervention.

Nous ne sommes plus dans le mode opérateur où la CDG et ses filiales étaient présents dans tous les maillons du processus, de l’initiation d’un projet jusqu’à sa commercialisation, en passant par l’acquisition du foncier, l’apurement, le développement…

Aujourd’hui, la CDG s’oriente vers trois nouveaux modes d’intervention :

*le mode expert en mettant l'expérience accumulée par le groupe dans un certain nombre de domaines à la disposition de l'Etat est à la disposition des collectivités territoriales ;

*le mode cofinanceur pour contribuer au financement des collectivités territoriales soit à travers un refinancement soit en cofinancement avec d'autres institutions  financières et bancaires et bien sûr le financement des PME notamment au niveau des régions ;

*le 3e mode, c'est le mode investisseur pour contribuer à faire émerger, à développer des métiers mondiaux orientés export et créateurs de valeur ajoutée.

-Le Maroc va vivre une inflexion importante, celle de la régionalisation avancée. Les régions pour la plupart ont élaboré leurs plans de développement où il y aura de nombreux projets ainsi qu’un important besoin de financement.

- Et pas seulement de financement.

La CDG s’implique fortement dans le soutien et l’accompagnement des régions car il s’agit d’un domaine stratégique pour le Maroc.

Il y a des discussions avec les régions dans le cadre de la mise en place de la régionalisation avancée.

Nous sommes en train de préparer une offre globale intégrée des prestations que nous comptons mettre à disposition des régions, notamment tout ce qui est ingénierie technique et ingénierie financière. Notre bureau d'études Novec est l’un des plus grands du Maroc et bénéficie d'une grande expérience dans différents domaines, des infrastructures, du bâtiment, des barrages, de l’agriculture, des canaux d’irrigation.

Notre filiale CDG Capital, une banque d'investissement, est également à la disposition des régions pour le conseil et l'accompagnement des régions en matière d'élaboration des business plans et les financements.

-Donc, CDG Capital pour la partie financière, Novec pour la partie technique…..

-N’oubliez pas MEDZ pour l’aménagement et le développement. Et Finéa, pour le financement des PME.

Et dans tout cela, nous allons intégrer la dimension développement durable et la dimension sociale.

L'Etat ne pourra jamais faire face seul aux besoins de financement des différentes régions

-Les plans de développement régional -PDR- de 8 régions sont prêts et nécessitent 110 MMDH de fonds...

- Il est évident que l’Etat ne pourra jamais faire face aux besoins de financement des différentes régions.

C’est pour cela qu’il faut mener un travail de fond pour mettre en place des PPP, partenariats public-privé.

La CDG, en tant qu'investisseur stratégique, peut accompagner les régions et les pouvoirs publics pour mettre en place des PPP et pour la mobilisation des financements privés pour financer ces projets.

Notre groupe peut offrir cet accompagnement parce que nous sommes une entreprise financière publique qui jouit du statut de tiers de confiance, qui a une grande expérience en matière de développement et d'investissement dans des grands projets et qui a également le souci de rentabilité parce que de par la loi, nous devons rémunérer les fonds déposés auprès de la CDG.

Expérience, tiers de confiance, contrainte de rentabilité : ce sont des atouts pour structurer des projets de qualité et pour la mise en place des financements, notamment auprès d’investisseurs privés.

Les régions ont besoin de proposer des projets qui attirent les investisseurs

Les régions ont besoin d’identifier et de structurer des projets de qualité qui donnent confiance aux investisseurs, qui les rassurent. C’est un gros travail. Si un projet n’offre pas la garantie, la transparence, la rentabilité, il ne peut pas attirer les investisseurs. Nous, on peut aider l’Etat et les régions à structurer ces projets.

D’un autre côté, compte tenu de notre statut d’entreprise publique, de tiers de confiance, de notre expérience, nous pouvons également aider l’Etat à aller vers les PPP, à les structurer, à constituer des tours de table avec les investisseurs privés pour pouvoir financer ces projets.

Le financement lui-même, au profit de l’Etat, peut être innovant. Cela peut revêtir plusieurs formes, dont la titrisation des revenus issus d’un certain nombre de projets déjà réalisés.

-Le gouvernement vient de confirmer que l’étude de la titrisation du port de Safi est en cours…

-L’avantage dans le cas du port de Safi, c’est que le projet est déjà développé. Ce qui va être titrisé, ce sont les revenus futurs.

Les investisseurs qui vont investir dans ce fonds de titrisation vont bénéficier de revenus de qualité, parce que ce sont des projets avec la garantie de l’Etat, cela va leur épargner le risque de développement et de réalisation des projets.

Les montages financiers innovants, il y en a eu d’autres au Maroc. Par exemple, le projet Renault: la CDG avait investi dans les installations de production, en laissant le partenaire investir dans l’exploitation et effectuer sa montée en puissance en toute sérénité.

Je peux citer le PPP avec l’Espagnol Abengoa pour réaliser la station de dessalement d’eau de mer à Agadir.

-PPP, titrisation, vous intervenez à travers CDG Capital et/ou la branche CDG Invest également.

-Nous avons créé cette branche CDG Invest pour pouvoir justement structurer ces investissements et ces financements soit en mettant en place des fonds, soit pour développer les métiers mondiaux et les écosystèmes industriels des métiers mondiaux, des métiers d’avenir, des métiers stratégiques, tels que l’automobile, l’aéronautique, l’agro-industrie etc…

Nous avons également créé un fonds pour financer les PME qui ont un potentiel de croissance important pour les pousser vers plus de productivité et de performance. Nous avons aussi mis en place des financements de la PME et de la TPE à travers notre filiale FINEA soit par la mobilisation de financements auprès d’instances internationales, à des taux intéressants ; soit l’encouragement de l’innovation et de la créativité à travers l’accompagnement des startups, c’est comme ça que nous pourrons mener l’entrepreneuriat digital et numérique vers le tissu industriel. En encourageant les startups, en les poussant vers l’industrialisation, en injectant cette innovation dans notre tissu industriel qui en a besoin.

-On termine sur les régions. Vous êtes prêts, les régions sont prêtes...

-Nous avons déjà signé une convention avec la région Marrakech-Tensift.

 -Vous allez en signer d’autres ?

-Bien sûr. Nous avons commencé par une seule région pour mettre au point le modèle avant de le généraliser aux autres.

-La convention porte sur quoi ? Les financements…

-…les études techniques, l’ingénierie technique, les aménagements, le développement, le développement durable, le financement des PME régionales. Quand les régions mettront en place leurs projets, il ne faudra plus continuer à ramener les entreprises d’autres régions. Il faudra avoir un tissu de PME locales, sur place. Il faut pousser les entreprises locales qui ont du potentiel à intégrer cet écosystème régional. Et c’est comme ça qu’on va créer de la valeur sur place, des emplois, un tissu industriel régional. Tout cela, il faut le construire.

[A SUIVRE]

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